WELTTAG DER PRESSEFREIHEIT (II), KLEINE GESCHICHTE, LAGE IN MALI, MEINUNG – Journée internationale de la liberté de la presse (II): histoire, situation au Mali, opinion

1. Welttag der Pressefreiheit: Wie ist der Stand der Dinge, und wann werden wir die Entkriminalisierung von Pressedelikten in Mali erleben?
Bamako ( Inf@sept) – 2. Mai 2016
Von Dieudonné Tembely
Morgen begeht Mali, wie die internationale Gemeinschaft, den Welttag der Pressefreiheit. In Mali, muss betont werden, findet dies in einem Kontext des Aufblühens der privaten Zeitungen und Radiosender statt, wozu jetzt mit TNT die Geburt des Privatfernsehens kommt. Allerdings scheint ein allgemeines Einverständnis darüber zu bestehen, dass die malische Presse als Ganzes sich noch mit mehreren Übeln herumschlagen muss, darunter dem Mangel an Professionalität und Ressourcen.
2. Nationale Woche für die Pressefreiheit: Eine Vielzahl von Aktivitäten im Programm
Bamako (L’Aube) – 2. Mai 2016
Morgen, am 3. Mai 2016 feiert die Welt den Internationalen Tag der Pressefreiheit. Zu diesem Ereignis hat das Pressehaus ein Programm initiiert, das die ganze Woche dauern wird.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Foto (c) maliweb: Maison de la presse à Bamako

Foto (c) maliweb: La Maison de la presse à Bamako
Das Haus der Presse in Bamako


1. Journée mondiale de la liberté de la presse : Quel état des lieux et à quand la dépénalisation des délits de presse au Mali ?
Bamako (Inf@sept) – 2 Mai 2016
Par Dieudonné Tembely
Demain mardi 3 mai 2016, le Mali, à l’instar de la communauté internationale célèbrera la Journée mondiale de la Liberté de la Presse. Au Mali, faut-il le souligner, cette célébration intervient dans un contexte marqué par la floraison des journaux et des radios privées auxquels il faut ajouter la naissance avec la TNT des télévisions privées. Il y a aussi le fait que tout le monde s’accorde à reconnaitre que la Presse malienne dans son ensemble reste confrontée à plusieurs maux dont le manque de professionnalisme et de moyens mais aussi et surtout la spécialisation qui reste le plus grand défi de la Presse malienne.
Mais pour que les journalistes puissent mieux faire leur travail, il est fondamental dans le pays du 26 Mars 1991, où le rôle de la Presse a été déterminant dans l’avènement de la Démocratie, que l’on aille vers la dépénalisation des délits de presse à l’instar d’autres pays de la sous-région comme le Niger….
La dépénalisation des délits de presse veut dire, ou du moins, ce que nous souhaitons pour le Mali est qu’un journaliste condamné pour délits de presse ne soit plus envoyé en prison. Il ne doit, pour renforcer la liberté d’expression, qu’écoper d’une amende. Si l’amende plutôt que la prison avait été votée au Mali, des journalistes émérites comme Alexis kalambry, Sambi Touré, Birama Fall et autres n’auraient pas séjourné à la prison centrale de Bamako pour l’affaire de « la Maitresse du président ». La dépénalisation des délits de diffamation, d’injure ou de propagation de fausses nouvelles que nous appelons de tous nos vœux pour la presse malienne, ne saurait signifier une carte blanche aux journalistes pour en faire à leur tête. Nous voulons simplement que nos directeurs de publications et nos journalistes soient écroués à la suite de personnalités proches du pouvoir ou de «Ma famille d’abord» plaintes de personnalités proches du pouvoir. (…)
Historique de la journée mondiale de la Liberté de la Presse
Faut-il le rappeler, la Journée mondiale de la liberté de la presse a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du Séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste. C’est ce séminaire, qui s’était déroulé à Windhoek en Namibie en 1991, qui avait conduit à l’adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion des médias indépendants et pluralistes. En effet, la Déclaration de Windhoek exige l’établissement, le maintien et la promotion d’une presse pluraliste, libre et indépendante en mettant l’accent sur l’importance d’une presse libre pour le développement et la préservation de la démocratie au sein d’un État, ainsi que pour le développement économique. La Journée mondiale de la liberté de la presse est ainsi célébrée le 3 mai de chaque année, date à laquelle la Déclaration de Windhoek a été adoptée.
Même si l’on ne célèbre que depuis 1993 la Journée mondiale de la liberté de la presse, il faut dire que la liberté de la presse prend ses racines dans l’histoire des Nations Unies. On peut lire déjà dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 que : “tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.” L’article 7 de la Constitution malienne du 25 février 1992 garantit en ces termes la liberté de la presse : « La liberté de presse est reconnue et garantie. Elle s’exerce dans les conditions fixées par la loi. L’égal accès pour tous aux médias d’Etat est assuré par un organe indépendant dont le statut est fixé par une loi organique. »

Aujourd’hui, dans le monde entier, la date du 3 mai est devenue l’occasion d’informer le public à propos des violations du droit à la liberté d’expression et le moment de se rappeler que plusieurs journalistes ont payé au prix de leur vie leur soif d’informer et beaucoup risquent encore la mort ou la prison juste en essayant de transmettre l’information au public.
Ainsi, selon l’UNESCO, la Journée mondiale de la liberté de la presse est aussi un moment d’action, qui favorise et permet de mettre sur pied des initiatives qui visent la défense et l’évaluation de l’état du respect de la liberté de la presse à travers le monde. Cette date rappelle aux États le respect des engagements qu’ils ont pris envers la liberté de la presse et alerte le public à accroître la sensibilisation pour la cause. Pour les hommes de médias, cette date est une journée de réflexion, pour stimuler le débat parmi les professionnels des médias sur les problèmes qui touchent la liberté de la presse à l’éthique et à la déontologie professionnelles.
La date du 3 mai est aussi l’occasion d’appuyer les médias qui sont victimes de mesures qui entravent la liberté de la presse ou qui visent à l’abolir. La liberté de la presse est considérée comme une pierre angulaire des droits de la personne et comme une assurance que les autres droits sont respectés. Elle favorise la transparence et une bonne gouvernance. Elle représente, pour la société, la garantie que règne une véritable justice. La liberté de la presse est le pont qui relie la compréhension au savoir.

Etat des lieux de la presse malienne : Réformer à tout prix
Au Mali, et dans la plupart des pays africains, les conditions de vie et de travail des hommes de médias laissent à désirer. Rappelons que les défis auxquels sont confrontés les médias en plus de la spécialisation et de leur légitime revendication de dépénalisation des délits de presse, restent nombreux. Mais le plus grand dénominateur commun est principalement la faible capacité financière de nos entreprises de presse africaines. Ces difficultés économiques ont pour noms, le manque de ressources financières, matérielles, logistiques et humaines ainsi que le professionnalisme lié au manque de formation. Selon le constat, ces contraintes économiques expliqueraient en grande partie les dérives et les violations de l’éthique et de la déontologie. Idem pour les radios et les télévisions privées qui sont confrontées aux mêmes problèmes économiques et financiers. A juste titre, selon cet observateur de la scène médiatique malienne, «l’espoir suscité par la presse écrite privée dans les années 1990, avant et pendant la Révolution de Mars 1991, s’est estompé depuis quelques années. Les titres, à la « UNE », des journaux sont plus attractifs que leurs contenus. Les analyses sont rares et ont cédé la place aux atteintes à l’honneur et à la dignité des citoyens. Les opinions personnelles des journalistes ont remplacé l’information. Les violations répétées de l’éthique et de la déontologie ont fini par discréditer la presse et le non-respect de la confraternité est monnaie courante ». Cependant, reconnait-il «malgré ses lacunes, la presse écrite privée joue son rôle de 4ème pouvoir en dénonçant les abus, les violations des libertés et les tentatives de corruption tant politique qu’économique. Toute chose qui tend à faire éviter certaines dérives des pouvoirs publics».
Avec des journalistes mal formés, mal payés et qui ont «atterris » dans la presse pour la plupart d’entre eux par manque d’emplois et non par vocation, ils vivent dans des conditions de précarité totale dont près de la moitié n’ont ni contrat de travail, ni d’assurances maladies encore moins de déclaration à l’INPS. Ces journalistes, toujours sur le terrain respirent le plus souvent grâce aux organisateurs de séminaires, ateliers et autres rencontres qui payent le plus souvent des subsides pour les frais de transport. Cette précarité économique et financière dans laquelle vit la presse malienne favorise toutes les formes de pression et de corruption du pouvoir économique et politique. Dans ces conditions, on voit bien que l’espoir né de la liberté de la presse avec l’avènement de la démocratie s’est vite estompé au Mali.
Pour Kassim Traoré, directeur de publication du journal «Le Reporter», «la presse malienne est à l’image de notre société. Tout le monde peut devenir journaliste et créer un journal sans contrôle ni rien. Et, les responsables des associations de presse sont devenus des businessmans. Ainsi, chaque jour on entend des affaires de sous entre des responsables de la presse et des structures». Pour lui, depuis 2012, il n’y a pas eu de formations pour la presse et les débutants sont laissés à eux-mêmes. «C’est au Mali que ceux qui n’ont aucun diplôme, sont promoteurs de journaux et de radios. Et, les organes de régulation ont peur de jouer leur rôle. Et c’est au Mali aussi que des directeurs de journaux deviennent des portes paroles du pouvoir. Et quand cela pète on nous parle de confraternité» lance-t-il. D’où, dit-il, la nécessité de sa réforme.
Hamidou N’Gatté, chargé de l’information au Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés, aborde dans le même sens et reconnait que «la presse malienne vit dans une précarité indescriptible, ce qui empêche tout espoir d’indépendance pour le moment. Il y a certes certains professionnels dans ce milieu, mais force est de reconnaitre que beaucoup manque de formation en la matière. Ce qui est primordiale pour pouvoir exceller et sortir de cette situation de « misère » de certains organes (journalistes). Il faut que les responsables à tous les niveaux fassent en sorte que la presse malienne sorte de cette situation où n’importe qui se lève du jour au lendemain pour se réclamer journaliste ou créer un organe de presse. Que la convention collective qui est pendante devant les élus de la Nation depuis plusieurs années déjà soit signée et mis en application. Il faut également mettre l’accent sur la formation des jeunes journalistes et cultiver en eux l’esprit du respect de l’éthique et de la déontologie de ce noble métier, sans quoi les dérives ne cesseront jamais. Que chacun y mette du sien afin que nous puissions voir une presse indépendante, juste et surtout épanouis».

En somme, pour une Presse malienne professionnelle, spécialisée et responsable, il faut la mise en œuvre de la Convention collective, élaborée depuis 2009, qui propose un cadre réglementaire et moral à l’action du journaliste, dont elle fixe les modalités de travail. Bien que signée par la grande majorité des organes de presse, cette Convention n’est à ce jour quasiment pas mise en application. L’École de journalisme dont on attend incessamment l’ouverture, devrait renforcer l’offre de formation au métier de journaliste.
Il faut aussi que la Haute Autorité de la communication, en collaboration avec les faitières de Presse fasse asseoir plus de professionnalisme et plus de responsabilité dans le secteur. Les nouvelles initiatives de la Maison de la Presse conduite par M. Dramane Alou Koné, directeur de publication du journal «l’Indicateur du Renouveau » et promoteur de la Télé privée Renouveau TV, sont à saluer, comme celles qui verra bientôt la naissance du «Tribunal des Pairs » chargé de moraliser les manquements à la déontologie et à l’éthique professionnelle au Mali.

© 2016 Inf@sept

2. Semaine nationale de la liberté de la presse : Une kyrielle d’activités au programme
Bamako (L’Aube) – 2 Mai 2016
Demain 3 mai 2016, le monde célèbre la journée internationale de la liberté de la presse. Pour marquer cet évènement, la Maison de la presse a initié un programme qui s’étalera sur toute cette semaine.
Ainsi, ce lundi 2 mai, s’ouvre la semaine nationale de la liberté. L’édition de cette année, placée sous le thème « rôles de la presse dans la lutte contre les extrémismes », sera marquée par une série d’activités organisées par la Maison de la presse du Mali et ses partenaires. Des conférences débats, des rencontres et des activités sanitaires sont au programme. Dès aujourd’hui, Diomassi Bomboté animera, à la Maison de la presse, une conférence sur la « problématique de l’accès à l’information ». La journée se poursuivra, toujours à la MP, avec une cérémonie de vernissage  photos, organisée par l’association des reporters photographes. Durant la journée de demain et du mercredi, auront lieu, respectivement un conférence-débat sur « rôles de la presse dans la lutte contre les extrémismes » (animé par Sidiki N’Fa Konaté et Naffet Keïta) et des rencontres avec les écoles de formation en journalisme, les médias et les consommateurs. Le jeudi et le vendredi, d’autres conférences sont à l’affiche, notamment sur « autorégulation des médias français : quelles solutions ? » et « la liberté de la presse au Mali ».
© 2016 L’Aube

1. Welttag der Pressefreiheit: Wie ist der Stand der Dinge, und wann werden wir die Entkriminalisierung von Pressedelikten in Mali erleben?
Bamako ( Inf@sept) – 2. Mai 2016
Von Dieudonné Tembely
Morgen begeht Mali, wie die internationale Gemeinschaft, den Welttag der Pressefreiheit. In Mali, muss betont werden, findet dies in einem Kontext des Aufblühens der privaten Zeitungen und Radiosender statt, wozu jetzt mit TNT die Geburt des Privatfernsehens kommt. Allerdings scheint ein allgemeines Einverständnis darüber zu bestehen, dass die malische Presse als Ganzes sich noch mit mehreren Übeln herumschlagen muss, darunter dem Mangel an Professionalität und Ressourcen, aber auch auch und vor allem bleibt die Spezialisierung die größte Herausforderung für die malische Presse. Aber damit Journalisten besser ihre Arbeit tun können, ist es von grundlegender Bedeutung für das Land vom 26. März 1991 (Volksaufstand gegen die Militärdiktatur, Ed), in dem die Rolle der Presse zur Einführung der Demokratie viel beigetragen hat, dass man sich der Entkriminalisierung von Pressedelikten wie in anderen Ländern der Subregion, z.B. in Niger, nähert….
Das bedeutet, oder zumindest das, was wir für Mali wollen ist, dass ein wegen Pressedelikten verurteilter Journalist keine Gefängnisstrafe mehr verbüßen muss. Er sollte, um die Meinungsfreiheit zu stärken, nur zu einer Geldstrafe verurteilt werden. Wenn diese Regelung in Mali gelten würde, hätten sich verdiente Journalisten wie Alexis Kalambry, Sambi Touré, Birama Fall und andere nicht wegen des Falls der „Geliebten des Präsidenten“ im Zentralgefängnis in Bamako aufhalten müssen. Die Entkriminalisierung von Verleumdung, Beleidigung oder Verbreitung falscher Nachrichten, die wir uns für die malische Presse wünschen, bedeutet nun aber nicht, einen Blankoscheck für Journalisten auszustellen. Wir wollen nur, dass unsere Herausgeber und unsere Journalisten nicht festgehalten werden eingesperrt, wenn sie sich über Persönlichkeiten, die der Macht nahestehen, auslassen. (…)
Zur Geschichte des Welttages der Pressefreiheit
Der Welttag der Pressefreiheit wurde im Dezember 1993 von der Generalversammlung der Vereinten Nationen eingerichtet nach Durchführung des Seminars über die Förderung einer unabhängigen und pluralistischen afrikanischen Presse. Dies Seminar, das im Jahr 1991 in Windhoek, Namibia, stattfand, hatte zur Verabschiedung der „Windhoek-Erklärung“ über die Förderung unabhängiger und pluralistischer (afrikanischer, Ed.) Medien geführt. Tatsächlich fordert diese Erklärung die Einrichtung, Pflege und Förderung einer pluralistischen, freien und unabhängigen Presse, wobei die Bedeutung einer freien Presse für die Entwicklung und Erhaltung der Demokratie innerhalb eines Staates, als auch für die wirtschaftliche Entwicklung betont wird. Die World Press Freedom Day wird am 3.Mai eines jeden Jahres gefeiert, dem Tag an dem die Windhoek-Erklärung verabschiedet wurde.
… Der Welttag der Pressefreiheit ist jedoch bereits in der Geschichte der Vereinten Nationen verwurzelt. Artikel 19 der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte von 1948 sagt: „Jeder Mensch hat das Recht auf Meinungsfreiheit und freie Meinungsäusserung; dieses Recht umfasst die Freiheit, Meinungen unangefochten anzuhängen sowie über Medien jeder Art und ohne Rücksicht auf Grenzen Informationen und Gedankengut zu suchen, zu empfangen und zu verbreiten.“ Artikel 7 der malischen Verfassung vom 25. Februar 1992 garantiert die Pressefreiheit in folgenden Worten: „Die Pressefreiheit ist anerkannt und garantiert. Sie wird unter den durch das Gesetz festgelegten Bedingungen ausgeübt. Ein gleichberechtigter Zugang für alle zu den staatlichen Medien wird durch ein unabhängiges Organ .. zugesichert.“
(…)
So ist nach der UNESCO der Tag der Pressefreiheit auch ein Zeitpunkt zum Handeln, der Initiativen entwickeln hilft zur Verteidigung und Evaluation der Einhaltung der Pressefreiheit weltweit. Dieses Datum erinnert Staaten an ihre Verpflichtungen…
Der 3. Mai ist auch eine Gelegenheit, um die Medien zu unterstützen, die Opfer von Maßnahmen sind, die die Freiheit der Presse beschränken oder versuchen, sie zu beseitigen. Die Freiheit der Presse wird als Eckpfeiler der Menschenrechte betrachtet und als Zusicherung, dass andere Rechte respektiert werden. Sie fördert Transparenz und gute Regierungsführung. … Die Pressefreiheit ist die Brücke zwischen Verständnis und Wissen.

Aktuelle Situation der malischen Presse: auf jeden Fall reformieren!
In Mali und in den meisten afrikanischen Ländern lassen die Lebens- und die Arbeitsbedingungen der Medienleute zu wünschen übrig. Die Herausforderungen… bleiben zahlreich. Aber der gemeinsame Nenner ist vor allem die schwache Finanzlage unserer afrikanischen Medienhäuser. Diese wirtschaftlichen Schwierigkeiten sind der Mangel an finanziellen, materiellen, logistischen und personellen Mitteln, und an Professionalität durch Mangel an Ausbildung. Nach der Aussage … eines Beobachters der malischen Medienlandschaft ist „die vor und während der Revolution vom März 1991 durch die private Presse erzeugte Hoffnung in den letzten Jahren verblasst. Schlagzeilen sind attraktiver als ihr Inhalt. Analysen sind selten und Angriffe auf die Ehre und Würde der Bürger häufig. Persönliche Meinungen von Journalisten ersetzen Informationen. Wiederholte Verstöße gegen die Ethik und Deontologie (das Berufsethos) diskreditieren schließlich die Presse, und mangelnder Respekt gegenüber dem Berufsstand ist alltäglich.“ Allerdings räumt er ein: „Trotz dieser Mängel spielt die private Presse die Rolle der vierten Gewalt, indem sie Missbrauch, Verletzungen der Freiheiten und Versuche der politischen und wirtschaftlichen Korruption anprangert…“
Mit schlecht ausgebildeten, schlecht bezahlten Journalisten, und die sind bei der Presse gelandet“, die meisten von ihnen, durch fehlende Arbeitsplätze und nicht durch Berufung, sie leben in prekären Verhältnissen, in denen insgesamt fast die Hälfte von ihnen weder einen Arbeitsvertrag noch eine Krankenversicherung haben, geschweige denn beim INPS gemeldet sind. Diese Journalisten atmen hauptsächlich dank der Organisatoren von Konferenzen, Workshops und anderen Veranstaltungen, die meist Subventionen für die Transportkosten zahlen. Diese wirtschaftliche und finanzielle Unsicherheit, in der die malische Presse lebt, fördert alle Formen von Druck und Korruption der politischen und wirtschaftlichen Macht. Unter diesen Umständen ist es klar, dass die Hoffnung auf die Freiheit der Presse, die mit dem Aufkommen der Demokratie geboren wurde, in Mali schnell verblasste.
Für Kassim Traoré, den Herausgeber der Zeitung „Le Reporter“, ist „die malischen Presse ein Spiegelbild unserer Gesellschaft. Jeder kann Journalist werden und eine Zeitung ohne jegliche Kontrolle oder sonst was aufmachen. Und die Leiter der Presseverbände sind Geschäftsleute geworden. Jeden Tag hört man von Affairen….“ Ihm zufolge gab es seit 2012 keine Ausbildung für die Presse, und Anfänger bleiben sich selbst überlassen. „In Mali sind viele, die keine Qualifikation haben, Promoter von Zeitungen und Radiostationen. Und Aufsichtsbehörden haben Angst, ihre Rolle zu spielen. Und es ist auch in Mali, dass Zeitungsherausgeber Sprecher der Regierung werden. Und wenn es kracht, erzählen sie uns was von Kollegialität.“ Daher sagt er, die Notwendigkeit einer Reform..
Hamidou N’Gatté, Informationsbeauftragter vom UNHCR, äußert sich in der gleichen Richtung und erkennt an, dass „die malische Presse in unbeschreiblichen prekären Umständen lebt, was momentan jede Hoffnung auf Unabhängigkeit verhindert. Es gibt sicherlich einige Profis in dieser Domaine, aber so viele mit mangelnder Ausbildung. … Es ist notwendig, dass die Verantwortlichen auf allen Ebenen dafür sorgen, dass die malische Presse aus dieser Situation herauskommt, wo jemand über Nacht aufstehen und eine Zeitung machen kann. Dass der Tarifvertrag, der vor dem Parlament seit vielen Jahren anhängig ist, unterzeichnet und umgesetzt wird. Man sollte sich auch auf die Ausbildung junger Journalisten konzentrieren und ihnen den Geist der Ethik und Deontologie dieses edlen Berufs einprägen – ohne dies werden die Auswüchse nie aufhören. Jeder möge das seine tun, so dass wir eine unabhängige, faire und vor allem entfaltete“ Presse haben.

Summa summarum brauchen wir für eine professionelle, spezialisierte und verantwortliche malische Presse die Umsetzung des Tarifvertrags, seit 2009 ausgearbeitet, der einen rechtlichen und moralischen Rahmen für das Handeln des Journalisten setzt und Arbeitsregelungen festlegt. Obwohl die überwiegende Mehrheit der Medien unterzeichnet hat, ist dieses Übereinkommen bisher fast nicht zur Anwendung gekommen. Die Journalistenschule, deren Eröffnung in Kürze erwartet wird, sollte die Versorgung der Ausbildung im Journalismus stärken.
Es ist auch notwendig, dass die Hohe Behörde der Kommunikation … mehr Professionalität und Verantwortlichkeit in der Branche ansiedelt. Die neuen Initiativen des Pressehauses unter Leitung von Herrn Dramane Alou Koné, Herausgeber der Zeitung «L’Indicateur du Renouveau » und Promoter des privaten Fensehsenders Renouvau-TV, sind willkommen, ebenso wie das bald zu erwartende «Tribunal des Pairs », das moralische Standards in der beruflichen Ethik und dem Berufsethos in Mali durchsetzen soll.

© 2016 Inf@sept

2. Nationale Woche für die Pressefreiheit: Eine Vielzahl von Aktivitäten im Programm
Bamako (L’Aube) – 2. Mai 2016
Morgen, am 3. Mai 2016 feiert die Welt den Internationalen Tag der Pressefreiheit. Zu diesem Ereignis hat das Pressehaus ein Programm initiiert, das die ganze Woche dauern wird.
Eröffnet wird die nationale Woche am Montag, 2. Mai. Dieses Jahr steht sie unter dem Thema „Die Rolle der Medien im Kampf gegen den Extremismus“ und präsentiert eine Reihe von Aktivitäten, vom Pressehaus von Mali und seinen Partnern organisiert. Vorträge und Debatten, Sitzungen und Gesundheitsaktivitäten sind geplant. Heute moderiert Diomassi Bombote im Pressehaus eine Konferenz über das „Problem des Zugangs zu Informationen“, gefolgt von der Vernissage einer Ausstellung der Vereinigung der Fotojournalisten. Dienstag und Mittwoch werden jeweils eine Podiumsdiskussion zum Thema „Die Rolle der Medien im Kampf gegen den Extremismus“ (unter der Leitung von Sidiki N’fa Konaté und Naffet Keïta) und Treffen der Journalismus-Schulen mit Medien und Verbrauchern stattfinden. Am Donnerstag und Freitag sind weitere Konferenzen angekündigt, darunter „Welche Lösungen für die Selbstregulation der französischen Medien“ und „Die Pressefreiheit in Mali.“
© 2016 L’Aube

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