MALICK SIDIBE: EIN GANZ GROSSER DER AFRIKANISCHEN FOTOGRAFIE – Malick Sidibé, „trésor national“, a tiré sa révérence

MALICK EST PARTI, MALICK EST PARTOUT

(André Magnin)

Oben: Foto (c) AFP/HABIBOU KOUYATE: Le photographe malien Malick Sidibé le 12 juillet 2006 à Plouha

1. Malick Sidibé ist von der Bühne des Lebens abgetreten
Journal du Mali – 15/04/2016
Ein „Schatz“ und Nationalheld, der Fotograf Malick Sidibé, starb Donnerstag Nacht. Die ganze Welt ehrt einen der größten malischen Fotografen.
Der große malische Fotograf Malick Sidibé starb am 14. April abends im Alter von 80 Jahren, infolge seines Diabetes.
Seit mehr als 50 Jahren hat dieser leidenschaftliche Fotograf, dessen Ruhm sich schnell international verbreitete, die afrikanische Fotografie verkörpert.
2. Mit 80 Jahren stirbt der Fotograf Malick Sidibé
AFP – 15/04/2016 um 17:00 Uhr
Der malische Fotograf Malick Sidibé, der als einer der afrikanischen Pioniere seiner Kunst gilt, …machte sich durch seine einfühlsamen Porträts des täglichen Lebens in seinem Land bekannt.
3. In Bamako, der letzte Tribut an den Fotografen Malick Sidibé
AFP – 17.04.2016 04:30
Die sterblichen Überreste des Fotografen Malick Sidibé, einem afrikanischen Pionier seiner Kunst, bedeckt mit der malischen Nationalflagge, kommen am Samstag (16.04.) auf dem Fußballplatz in einem beliebten Stadtteil von Bamako an. Tausend Menschen sind gekommen, um ihm die letzte Ehre zu erweisen.
4. Chronist der neuen Freiheit (Nachruf)
SZ – 17. April 2016 18:48
Als Malick Sidibés Schwarz-Weiß-Fotografien aus den Sechziger- und Siebzigerjahren bereits in den Museen und Galerien Europas und Amerikas gezeigt wurden, blieb sein Studio in Bamako ein gut versteckter Ort.

DEUTSCH (#1-3 VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DER FOTOGALERIE

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+ a wonderful interview recorded in Rouen, 2008

VOIR AUSSI
=> Disparition du photographe malien Malick Sidibé
LE MONDE – 15.04.2016 à 09h07 – Par Roxana Azimi

=> Malick Sidibé, une vie à observer les autres
jeune afrique – 15 avril 2016
Interview, propos recueillis en 2007 par Séverine Kodjo-Grandvaux

=> Malick Sidibé, le photographe euphorique de la jeunesse malienne
télérama.fr – 15.04.2016

Voilà la Monographie d’André Magnin (1998)
et sa page facebook -> https://www.facebook.com/andre.magnin.3?fref=nf

1. Malick Sidibé a tiré sa révérence
Journal du Mali – 15/04/2016
Par Olivier DUBOIS
« Trésor national », le photographe Malick Sidibé, est décédé jeudi soir. Le monde entier rend hommage à un des plus grands photographes maliens.
Le grand photographe malien Malick Sidibé s’est éteint jeudi 14 avril au soir, à 80 ans, à la suite d’un diabète. C’est par un communiqué lapidaire qu’André Magnin marchand d’art africain et ami du photographe a révélé la mort de celui qu’on surnommait « l’oeil de Bamako », sur Facebook.
jdm 140416 Malick Sidibé
Foto (c) JournalduMali: Malick Sidibé
Pendant plus de 50 ans, ce photographe passionné dont la renommée et rapidement devenue internationale, incarnait la photographie africaine. Il a été récompensé en 2003 par le prestigieux Prix de la photographie Hasselblad et en 2007 d’un lion d’or à la biennale d’art contemporain de Venise [et en 2008, la distinction du Centre International de la Photographie, New York -> ICP Infinity Award for Lifetime Achievement]. Une sélection de ses photos étaient exposées dernièrement dans la section « Bamako eyes » des rencontres de Bamako 2015. Il officiait généralement dans son studio boutique de Bagadadji, le studio Malick, une pièce sombre de taille moyenne, aujourd’hui véritable capharnaüm de la photographie, avec un grand rideau en fond, dans lequel il a fixé sur celluloïd les plus beaux moments de la vie populaire et des fêtes bamakoises des années 60-70, les mariages, la jeunesse qui s’éclate sur les pistes de danse ou en écoutant les nouveaux courants musicaux venus d’Europe ou des État-Unis.
C’est avec des appareils photo aux marques de référence comme rolleiflex, Nikon ou Canon mais aussi plus confidentiel comme Lubitel, Zénit ou Zenza, qu’il a raconté en images cette époque festive et insouciante. Son travail mettra la vie populaire malienne sur l’avant-scène et sera exposé internationalement. Il a formé nombre de photographe à l’instar Youssouf Sogodogo, directeur du CFP Bamako, l’école de photographie de la capitale. « Je l’ai connu, et nous sommes tous passés par lui pour notre formation, ils nous a beaucoup appris dans la photographie, sa disparition est une grande perte pour le Mali et pour moi, mais je me dis qu’il reste avec nous à travers ses photos et les personnes qu’il a formées ». Au dernier jour de sa vie il ne sortait plus beaucoup amoindri par sa santé. Le studio tenu par son fils tournait beaucoup plus lentement qu’aux belles heures de sa renommée, mais l’antre de l’artiste photographe ne s’est pas dépareillé du charme vintage et créatif qu’il a laissé dans ce lieu chargé de souvenirs.
© 2016 journaldumali.com

2. Décès à 80 ans du photographe Malick Sidibé
AFP – 15.04.2016 à 17:00
Par Serge DANIEL
Le photographe malien Malick Sidibé, considéré comme un des pionniers africains de son art, décédé à Bamako à l’âge de 80 ans, s’était fait connaître par ses portraits sensibles de la vie quotidienne de son pays….
„C’est une grande perte pour le Mali. Il faisait partie de notre patrimoine culturel“, a déclaré à l’AFP la ministre de la Culture N’Diaye Ramatoulaye Diallo.
(…)
„Malick Sidibé est un grand. Il a documenté la vie bamakoise, avec des photos qui ont une valeur incontournable“, a rappelé Samuel Sidibé, directeur du musée national de Bamako et délégué général de la Biennale africaine de la photographie, où l’artiste avait été mis en l’honneur dès la première édition de l’événement, en 1994.
„Il aidait les gens de sa communauté, il était très sociable. Nous perdons vraiment une boussole“, a ajouté Samuel Sidibé.
(…)
Le galeriste parisien André Magnin, spécialisé dans l’art contemporain africain et auteur d’une monographie de Malick Sidibé, a rendu hommage sur sa page Facebook à l’auteur de „milliers d’images pleines de tendresse et de beauté“.
Il a salué le photographe „d’une jeunesse insouciante, libre, moderne, pleine de joie et d’espoir, qui partage les musiques et les danses modernes, twist, rock, afrocubaines, la mode, les looks des années 60, 70…“
Pour son confrère Olivier Sultan, „le grand Malick Sidibé a refermé sa boîte noire“.
„Un angle, le choix d’une position, un clin d’œil complice, le sourire aussi, et, en une seconde, le portrait d’une vie était dans la boîte“, résume Olivier Sultan sur Facebook.
„Tous avaient leur place dans son Studio, du musicien au paysan, des sœurs jumelles aux +apprentis fumeurs+, venus de loin pour se faire tirer le portrait avec leur première cigarette, étonnés de leur propre audace“, poursuit-il.
„Il reste un modèle pour nous. C’était un homme pieux, qui est resté malgré son succès très modeste“, a complété son neveu Oumar Sidibé. (…)
© 2016 AFP

3. A Bamako, le dernier hommage au photographe Malick Sidibé
AFP – 17.04.2016 à 04:30
Par Serge DANIEL
La dépouille recouverte du drapeau national du photographe malien Malick Sidibé, un des pionniers africains de son art, arrive samedi sur le terrain de football d’un quartier populaire de Bamako. Un millier de personnes se lève pour un dernier hommage.
AFP 20.04.16Des photographes devant la dépouille du photographe malien Malick Sidibé
Foto (c) AFP/HABIBOU KOUYATE: Des photographes, lors des obsèques du photographe malien Malick Sidibé, à Bamako, le 16 avril 2016
Fotografen während der Trauerfeier für Malick Sidibé in Bamako am 1.April 2016

Devant le corps déposé sur un catafalque, 11 militaires se positionnent pour rendre les honneurs.
Dans le public, plusieurs femmes se mettent à pleurer. „J’ai perdu mon soutien, j’ai perdu mon meilleur soutien“, hurle une femme voilée. Sa voisine, également en pleurs, lance: „Dieu est le seul grand. Il prend ce qu’il a donné. Malick, tu manqueras à jamais“.
De jeunes photographes maliens venus à la fois pour couvrir et participer à la cérémonie d’hommages expriment leur tristesse. „C’est vraiment une grande tristesse pour nous jeunes. C’est Malick qui m’a acheté mon premier appareil photo. Il était vraiment notre guide“, déclare Ousmane Diarra, un indépendant.
Malick Sidibé était un des photographes maliens les plus connus à l’étranger.
Il était „souvent qualifié de père de la photo africaine“ avec Seydou Keïta, a commenté le ministère français de la Culture après l’annonce de sa mort. Seydou Keïta, décédé en 2001, et considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du XXe siècle, est le premier artiste africain exposé seul au Grand Palais, à Paris, pour une rétrospective jusqu’en juillet.
Son oeuvre a notamment été récompensée par le Lion d’Or à la Biennale de Venise (Italie), les prix Hasselblad (Suède) et de l’ICP (Centre International de la Photographie, New York, Etats-Unis).
– Inhumé dans son village –
Venu en voisin du Mali, Alpha Diallo, photographe guinéen mitraillant avec son appareil la dépouille mortelle de l’illustre disparu, juge que „le Mali, l’Afrique et le monde entier viennent de perdre un titan de la culture“.
La ministre malienne de la Culture N’Diaye Ramatoulaye Diallo salue dans un discours „le grand humaniste disparu“. „La mort dans toute sa tristesse vient de nous arracher Malick Sidibé. (…) Malick Sidibé grâce à son art savait mettre en valeur l’unité, mais également la diversité du Mali“, ajoute-t-elle, visiblement très affectée.
Une photo géante trône derrière le corps. „C’est une photo qui date des années 1980“, confie un membre de sa famille, selon qui „l’homme était surtout quelqu’un de généreux“.
Tiéoulé Sidibé, jeune frère du disparu, rappelle que Malick Sidibé fut le „pilier de la famille qui subvenait à tous les besoins des membres de sa communauté“. „C’était aussi celui qui au sein de la famille rassemblait tout le monde“, ajoute-t-il.
Mort de maladie à l’âge de 80 ans, il a immortalisé grâce à ses photos et son studio les nuits bamakoises dans les années 1960, après l’indépendance de cette ex-colonie française.
Entre 1995 et 2015, il avait, selon son frère, exposé ses photos notamment aux Etats-Unis, en Suisse, en France, en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud, au Bénin, en Australie et en Italie.
Entre 1950 et 1960, il avait livré un travail remarquable sur „une période importante de l’histoire africaine, qui fut une étape d’émancipation, de bouleversements culturels, de fierté et d’espoir pour l’avenir“, avait souligné le jury PhotoEspaña en lui attribuant son prix en 2009. „Tu n’imagines pas pouvoir parvenir jusque-là quand tu viens d’un petit village et sans être jamais allé à l’école“, avait réagi Malick Sidibé à l’annonce de ce prix.
Après la cérémonie, le corps de celui considéré par ses compatriotes comme un „baobab“ de la photographie africaine a été transporté dans son village de Soloba (sud), où il souhaitait être enterré selon sa famille.
© 2016 AFP

Studio Malick (c) André Magnin

Foto (c) André Magnin: Studio Malick

Foto (c) Robin Taylor: Malick Sidibe’s studio, Bamako, Mali, 2004

Foto (c) Benoït Facchi: Studio de Malick Sidibé, 2011

Malick Sidibé par André Magnin Edition Scalo, 1998

Une page de la monographie Malick Sidibé par André Magnin
Edition Scalo, 1998

Malick Sidibé 15.03.2014 facebook-Titelbild

© Malick Sidibé Courtesy Galerie MAGNIN-A, Paris. Foto (c) Malick Sidibé: Nuit de Noël (Happy Club), 1963 – publiée en 2014 sur sa page facebook en photo de couverture

Malick Sidibé 15.03.2014 facebook-Profilbild

Foto (c) Malick Sidibé, publiée en 2014 sur sa page facebook en photo de profil

Malick Sidibé 16.04.2016 (c) John Kalapo

Foto (c) John Kalapo: Des hommes transportent la dépouille de Malick Sidibé, lors de ses obsèques à Bamako le 16 avril 2016
Männer tragen die sterbliche Hülle von Malick Sidibé bei seiner Trauerfeier in Bamako am 16 April

AFP 20.04.16Des soldats près de la dépouille du photographe malien Malick Sidibé

Foto (c) AFP/HABIBOU KOUYATE: Des soldats près de sa dépouille

Foto (c) metmuseum.org: Malick Sidibé, „Je veux être seule“, 1979
(cf. commentaire de Teju Cole, en bas)

1. Malick Sidibé ist von der Bühne des Lebens abgetreten
Journal du Mali – 15/04/2016
Von Olivier DUBOIS
Ein „Schatz“ und Nationalheld, der Fotograf Malick Sidibé, starb Donnerstag Nacht. Die ganze Welt ehrt einen der größten malischen Fotografen.
Der große malische Fotograf Malick Sidibé starb am 14. April abends im Alter von 80 Jahren, infolge seines Diabetes. Mit einem lapidaren Kommuniqué gab André Magnin, Händler afrikanischer Kunst und Freund des Fotografen, den Tod des Menschen bekannt, dem man auf Facebook den Spitznamen „das Auge von Bamako“ gab.
Seit mehr als 50 Jahren hat dieser leidenschaftliche Fotograf, dessen Ruhm sich schnell international verbreitete, die afrikanische Fotografie verkörpert. Er wurde 2003 mit dem angesehenen Hasselblad-Preis der Fotografie und im Jahr 2007 mit dem Goldenen Löwen der Biennale für zeitgenössische Kunst in Venedig ausgezeichnet [und erhielt 2008 den ICP Infinity Award for Lifetime Achievement des Internationalen Zentrums der Fotografie, New York, für sein Lebenswerk]. Eine Auswahl seiner Fotos wurde kürzlich in „Bamako eyes“ bei der Bamakoer Biennale der Fotografie 2015 ausgestellt. Üblicherweise arbeitete er in seiner Studio-Boutique im Stadtteil Bagadadji, dem Malick Studio, einem dunklen Raum von mittlerer Größe, heute wahres Karphanaum der Fotografie, mit einem großen Vorhang als Hintergrund, wo er auf Zelluloid die schönsten Momente des Lebens und der Feste in Bamako der 60-70 Jahre, Hochzeiten festgehalten hatte: Hochzeiten, die Jugend auf der Tanzfläche oder beim Hören der neuen musikalischen Trends aus Europa oder den Vereinigten Staaten.
Mit Kameras der großen Marken wie Rollei, Nikon oder Canon, aber auch der weniger verbreiteten wie Lubitel, Zenit oder Zenza, erzählte er in Bildern diese festliche und unbeschwerte Zeit. Seine Arbeit holt das Leben der Malier an die Öffentlichkeit und wird international ausgestellt. Er hat viele Fotografen wie Sogodogo Yusuf, den Direktor des CFS Bamako, der Schule der Fotografie der Hauptstadt, ausgebildet. „Ich habe ihn kennengelernt, und wir gingen bei unserer Ausbildung alle durch seine Schule, er hat uns in der Fotografie viel beigebracht, sein Tod ist ein großer Verlust für Mali und für mich, aber ich sage mir, er bleibt bei uns durch seine Fotografien und die Leute, die er ausgebildet hat.“ Am Ende seines Lebens ging er nicht mehr aus, seine Gesundheit erlaubte es nicht mehr. Das Studio, von seinem Sohn übernommen, drehte sich viel langsamer als au dem Höhepunkt seines Schaffens, aber die Höhle des Künstlerfotografen hat nichts von seinem nostalgischen und kreativen Charme verloren, den er diesem Ort voller Erinnerungen hinterließ.
© 2016 journaldumali.com

2. Mit 80 Jahren stirbt der Fotograf Malick Sidibé
AFP – 15/04/2016 um 17:00 Uhr
Von Serge DANIEL
Der malische Fotograf Malick Sidibé, der als einer der afrikanischen Pioniere seiner Kunst gilt, …machte sich durch seine einfühlsamen Porträts des täglichen Lebens in seinem Land bekannt ….
„Es ist ein großer Verlust für Mali. Er ist Teil unseres kulturellen Erbes“, sagte AFP, die Minister für Kultur N’Diaye Ramatoulaye Diallo.(…)
„Malick Sidibé ist eine Persönlichkeit. Er dokumentierte das Leben von Bamako mit Bildern, die einen unumgänglichen Wert haben“, erinnert sich Samuel Sidibé, Direktor des Bamakoer Nationalmuseums und Geschäftsführer der Biennale der Afrikanischen Fotografie, wo der Künstler seit der ersten Ausgabe der Veranstaltung im Jahr 1994 geehrt wurde.
„Er half den Menschen in seiner Gemeinschaft, er war ein Integrierer. Wir haben wirklich einen Kompass (die Orientierung) verloren“, fügte Samuel Sidibé hinzu. (…)
Der Pariser Galerist André Magnin, ein Kenner der zeitgenössischen afrikanischen Kunst und Autor einer Monographie über Malick Sidibé, ehrte ihn auf seiner Facebook-Seite als den Schöpfer von „Tausenden von Bildern voller Zärtlichkeit und Schönheit.“
Er lobte den Fotografen „einer unbeschwerten Jugend, frei, modern, voller Freude und Hoffnung, junge Leute, die moderne Musik und Tanz, Twist, Rock, afrokubanische Tänze, die Mode, den Look der 60er, 70er Jahre genossen … “
Sein Kollege Olivier Sultan meinte: „der große Malick Sidibé schloss seine black box“.
„Ein bestimmter Winkel, die Wahl der richtigen Position, ein komplizenhaftes Augenzwinkern, auch das Lächeln, und innerhalb einer Sekunde war das Porträt eines Lebens im Kasten“, fasste Olivier Sultan auf Facebook zusammen.
„Sie hatten alle ihren Platz in seinem Studio, der Musiker der Bauer, von den Zwillingsschwestern bis zu den +Raucher-Lehrlingen+, die von weither anreisten um sich mit ihrer ersten Zigarette ablichten zu lassen, über ihre eigenen Kühnheit erstaunt“, fährt er fort.
„Er bleibt ein Modell für uns. Er war ein frommer Mann, der trotz seines Erfolges bescheiden geblieben ist“, schloss sein Neffe Oumar Sidibé. (…)
© 2016 AFP

3. In Bamako, der letzte Tribut an den Fotografen Malick Sidibé
AFP – 17.04.2016 04:30
Von Serge Daniel
Die sterblichen Überreste des Fotografen Malick Sidibé, einem afrikanischen Pionier seiner Kunst, bedeckt mit der malischen Nationalflagge, kommen am Samstag (16.04.) auf dem Fußballplatz in einem beliebten Stadtteil von Bamako an. Tausend Menschen sind gekommen, um ihm die letzte Ehre zu erweisen.
Vor dem Leichnam,
aufgebart auf einem Katafalk, stellen sich 11 Soldaten auf, um ihm die militärischen Ehren zu erweisen.
Unter den Trauergästen fangen Frauen an zu weinen. „Ich habe meine Unterstützung verloren, meine beste Unterstützung“, schreit eine verschleierte Frau. Ihr Nachbar, auch in Tränen, ruft aus: „Gott ist der einzig Große. Er nimmt, was er gegeben hat. Malick, du wirst uns für immer fehlen.“
Junge malische Fotografen, die an der Zeremonie der Hommage teilnehmen, bekunden ihre Trauer. „Es ist wirklich sehr traurig für uns Junge. Es ist Malick, der mir meine erste Kamera gekauft hat. Er war wirklich unser Meister“, sagt Ousmane Diarra, ein Unabhängiger.
Malick Sidibé war einer der bekanntesten malischen Fotografen im Ausland. Er wurde mit Seydou Keïta „oft der Vater des afrikanischen Fotos genannt“, sagte das französische Kultur-Ministerium nach der Ankündigung seines Todes. Seydou Keïta, 2001 verstorben, gilt als einer der größten Porträtisten der zweiten Hälfte des zwanzigsten Jahrhunderts und ist der erste afrikanische Künstler, der im Grand Palais in Paris eine Soloausstellung hat, in einer Retrospektive bis zum 11. Juli.
(…)
– In seinem Dorf begraben –
Aus dem benachbarten Guinea schießt der Fotograf Alpha Diallo viele Bilder der sterblichen Hülle des berühmten Toten. Er meint, dass „Mali, Afrika und die Welt einen Titan der Kultur verloren haben.“
Die malische Kulturministerin Diallo Ramatoulaye N’Diaye grüßt in einer Rede „den verstorbenen großen Humanisten“. (…) „Malick Sidibé konnte durch seine Kunst den Wert der Einheit, aber auch der Vielfalt von Mali erschließen“, sagt sie, sichtlich betroffen .
Ein riesiges Foto thront hinter dem Leichnam. „Es ist ein Bild aus den 1980er Jahren“, sagt ein Familienmitglied, wonach „er ein besonders großzügiger Mensch“ war.
Tiéoulé Sidibé, jüngerer Bruder des Verstorbenen, erinnert daran, dass Malick Sidibé die „Säule der Familie, der alle Erfordernisse der Mitglieder seiner Gemeinschaft unterstützte.“ „Es war auch derjenige, der in der Familie alle zusammenhielt“, fügt er hinzu.
Im Alter von 80 seiner Krankheit erlegen, hat er durch seine Bilder und sein Studio in Bamako die Nächte Bamakos in den 1960er Jahren unsterblich gemacht, nach der Unabhängigkeit der ehemaligen französischen Kolonie.
Zwischen 1995 und 2015 hatte er, so sagt sein Bruder, seine Fotos insbesondere in den Vereinigten Staaten, der Schweiz, Frankreich, Großbritannien, Südafrika, Benin, Australien und Italien ausgestellt.
Zwischen 1950 und 1960 hatte er hervorragende Arbeit geleistet über „eine wichtige Periode der afrikanischen Geschichte, die einen Schritt der Emanzipation darstellte, des kulturellen Umbruchs, des Stolzes und der Hoffnung für die Zukunft“, betonte die Jury PhotoEspaña bei der Preisverleihung im Jahr 2009. „Du kannst dir kaum vorstellen, so weit zu kommen, wenn du aus einem kleinen Dorf kommst, ohne jemals zur Schule gegangen zu sein“, reagierte Malick Sidibé auf die Ankündigung dieses Preises.
Nach der Zeremonie wurde der Leichnam des Menschen, der von seinen Landsleuten auch ein „Baobab“ afrikanischer Fotografie genannt wurde, in sein Dorf Soloba (Südmali) gebracht, wo er laut seiner Familie begraben werden wollte.
© 2016 AFP

4. Chronist der neuen Freiheit (Nachruf)
SZ – 17. April 2016 18:48
Von Jonathan Fischer
Der Fotograf Malick Sidibé ist gestorben, der in Mali die Popkultur der postkolonialen Jahre aufnahm.
Als Malick Sidibés Schwarz-Weiß-Fotografien aus den Sechziger- und Siebzigerjahren bereits in den Museen und Galerien Europas und Amerikas gezeigt wurden, blieb sein Studio in Bamako ein gut versteckter Ort. Nicht einmal im Telefonbuch war es zu finden. Man musste schon Passanten im Stadtteil Bagadadji nach ihm fragen, dann wiesen sie einem freundlich den Weg zu einem kleinen unverputzten Flachbau, der sich äußerlich lediglich durch die schwarz-weiße Tafel „Malick Sidibe“ von den benachbarten Teeküchen und Frisiersalons unterscheidet.
Wenn Malick selbst da war – und seinem Sohn und Fotografen-Nachfolger Karim Gesellschaft leistete – dann befeuerte ein gutmütiges Lachen die Teerunde vor seiner Tür. Und Malick Sidibé beschwor mit leiser Stimme eine Ära, in der Schlangen junger Menschen in zusammengeliehener Kleidung und mit frischen Frisuren in der abendlichen Schwüle vor seinem Laden anstanden.
Das ist inzwischen ein Stück afrikanische Geschichte. Das Studio aber hat sich bis heute nicht verändert. In Regalen verstauben Dutzende alter Rolleiflex-Kameras. Und tiefer im Halbdunkel erkennt man die schwarz-weiß karierten Linoleumböden und die Vorhänge, die als Kulisse für viele von Sidibés Klassikern dienten: Junge Männer in Schlaghosen, die stolz ihre Uhren, Radios oder Motorräder herzeigen. Frauen mit traditioneller Kleidung und Sonnenbrillen. Und manchmal auch Paare, die – bis dato in Mali undenkbar – selbstbewusst miteinander flirten.
Nicht nur die offenen Blicke beeindrucken. Mode und Posen der oft auf den Tanzflächen lokaler Clubs fotografierten Jugendlichen spiegeln den gesellschaftlichen Aufbruch. Die jungen Menschen in Mali sahen sich nach der Unabhängigkeit 1960 wie überall in Afrika als Teil einer weltweiten Bewegung. London und Paris waren nicht weit. Und das Versprechen von Mobilität und der Teilhabe an einer Popkultur, die damals noch eine Zukunft für alle versprach, lag in der Luft. Malick Sidibé gehörte mit seinem malischen Kollegen Seydou Keita zu den besten Chronisten dieser Zeit. Er stellte in einer auf Tradition fixierten Kultur den Überschwang jugendlicher Lebensfreude in den Fokus seiner Fotografie. Eine Revolution.
Als Malick Sidibé geboren wurde, hieß Mali noch Französisch-Sudan. Als der Sohn eines Schafzüchters 1952 ein Stipendium an der Ecole des Artisans Soudanais in Bamako gewann, kam er dort mit der Gesellschaftsfotografie in Berührung. Er lernte bei Gérard Guillat. Der Franzose fotografierte die Weißen. Die schwarzen Parties überließ er Malick mit seiner Brownie-Kamera. Ab 1962 betrieb der sein eigenes Studio. Samstagabends pendelte er mit seinem Fahrrad zwischen den verschiedenen Nachtclubs und In-Bars. Nach einer durchgearbeiteten Nacht hatte er sonntagmorgens die Schwarz-Weiß-Abzüge in seinem Laden hängen.
Im Westen wurde Malick Sidibé Anfang der 1990er-Jahre entdeckt. Heute sind seine Bilder – auf Großformat gezogen – Ikonen der modernen Fotografie und Bestandteile renommierter Sammlungen vom New York Museum of Modern Art bis zum Getty Museum in Los Angeles. 2007 wurde Malick Sidibé als erstem Fotografen überhaupt für sein Lebenswerk der goldene Löwe der Biennale in Venedig verliehen. Sidibé genoss die späte Anerkennung. Sein Geld allerdings gab er – “ er kann nicht anders“, seufzte sein Sohn Karim einmal – vor allem dafür aus, seinem alten Dorf Schulen und Erntefahrzeuge zu finanzieren, und jedem unter die Arme zu greifen, der Hilfe suchend sein Studio aufsuchte.
Was an Sidibés Fotos bis heute fasziniert: ihr authentisch malischer Soul, die tief humanistische Fusion alter und neuer Ideen. Nicht zuletzt deshalb wird sein Werk noch lange leuchten. Am 15. April starb Malick Sidibé in Bamako. Er wurde 80 Jahre alt.
© 2016 sueddeutsche.de

2 Gedanken zu „MALICK SIDIBE: EIN GANZ GROSSER DER AFRIKANISCHEN FOTOGRAFIE – Malick Sidibé, „trésor national“, a tiré sa révérence

  1. Maestro Sidibé
    Africa is a Country – 15/04/2016
    By Teju Cole
    I have never been to Bamako, never been to Malick Sidibé’s studio in that city. In the later years, he would receive visitors, and his son would take their pictures against those famous Sidibé backdrops. But the heyday of the work had been in the 60s and 70s in that post-independence ferment that one also heard in the silvered and world-knowing tunes of the Super Rail Band and Boubacar Traoré, that galaxy of greatness.
    The Maestro Sidibé, the Eye of Bamako, was blind in one eye. That is a time-saver for a photographer, to see the world with monocular vision as a camera does. An optical faculty ever-ready to pounce, economical as a cat.

    Observe the immediacy of “Regardez-moi!” Could a photograph be more audible than this? This young man of fifty four years ago is full of life, zest, display, and joy, and the Eye of Bamako catches with unerring sympathy that irrepressible presence. Sidibé prised photographic practice from its classic studio precincts, where it had been brought to perfection by Seydou Keïta. They were of the line of great duos that sometimes haunt the arts, Picasso and Matisse, Hokusai and Utamaro. Keïta worked during the day. Sidibé made the night real: parties, dancing, flash photos. He was the obverse, keyed in to the unexpected point of view.
    And the stamina! “At night, from midnight to 4 am or 6 am, I went from one party to another. I could go to four different parties. If there were only two, it was like having a rest. But if there were four, you couldn’t miss any. If you were given four invitations, you had to go. You couldn’t miss them.” He drank the full draught, and retained the evidence.

    In “Je veux être seule”, a beautiful young woman has asked specifically to be shown without the man who was in the picture. The photographer is at her service, and so the man is dodged away into a ghostly nothing. No questions asked.
    Malick Sidibé made many great pictures of African modernity. They will outlive him, and us. He showed us as we were, between the desire for solitude (Je veux être seule) and the wish to be seen and celebrated (Regardez-moi!), between the contained and the exuberant. All of it is there.
    I received the sad news today that Malick Sidibé has died, at the age of 80. May his soul rest in peace.
    © 2016 africasacountry.com

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    => https://www.brooklynmuseum.org/opencollection/objects/199052

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    Malick Sidibé: Directing Light
    Africa is a Country – 02.05.2016
    By Zachary Rosen
    Legendary Malian photographer Malick Sidibé passed away on April 14. Immediately following his death, we published a short tribute by the writer and photographer, Teju Cole. As Cole wrote, “… Malick Sidibé made many great pictures of African modernity. They will outlive him, and us. He showed us as we were, between the desire for solitude (Je veux être seule) and the wish to be seen and celebrated (Regardez-moi!), between the contained and the exuberant. All of it is there.” Since then we have reached out to friends and colleagues to reflect on the myriad ways Sidibé directed light in his lifetime – in and outside his camera.

    Amy Sall: Malick Sidibé was one of the greatest, pioneering African visionaries to push against Western subjectivity, forging a space for African autonomy and agency to be recognized by the masses. His work shone a beautiful and important light on the robust youth culture, sartorial prowess and rich daily lives in Mali. Whereas Western entities saw Africans as one-dimensional, and developed warped theoretical constructions on who we were, Sidibé fought against such ignorance by simply showing the world who we were, in all of our nuanced glory. We are forever indebted to the Eye of Bamako.

    Candace Keller: Malick Sidibé was arguably one of the most influential photographers of our time. Most renowned in international art circles for dynamically composed black and white studio portraits and photographs taken of youth at parties and celebratory events in Bamako, during the 1960s and 1970s, Sidibé’s images have inspired numerous fashion designers, photographers, videographers, and filmmakers around the globe. Accordingly, in the past two decades, Sidibé was commissioned to take fashion photographs for magazines such as Vogue, Elle, Cosmopolitan, Paper, and the New York Times Magazine.

    In Mali, Sidibé was the patron saint of photography. For much of his career, he was one of few people in the country who could repair medium format and 35mm film cameras. As a result, Studio Malick became a nexus for photographers. Over time, his studio acquired a large collection of cameras, which he regularly gifted to young men and women aspiring to enter the profession. Later in his career, he facilitated several photographic workshops, training future generations, and as the president of the Groupement National des Photographes Professionels du Mali advocated on behalf of the trade and its practitioners at the National Assembly.

    Those who knew him admired his generous, humble spirit, jovial sense of humor, and philanthropic endeavors. For his 21st-century fashion shoots and Vues de dos (Back Views) series, he hired single mothers and orphans from his neighborhood to serve as models, providing them with communal support and a source of income. For decades, as he noticed passersby or was reminded of someone who had recently or long since passed, he would find their portrait in his archives and reprint it for their family – unsolicited – as a memento. As president of his hometown association, he helped provide support for the construction and renovation of schools, roads, and other community resources for his village, Soloba.

    Over the past 15 years, as I have studied the history of photographic practice in Mali, spending hours in his studio, darkroom, and home, Malick has remained one of my greatest teachers and an inspiration for what it means to be a good person, neighbor, and friend. Sobekela de don! His legacy lives on in the hearts and minds of those he touched. May he forever rest in peace.
    Cherif Keita viewing photo album with Malick Sidibé.One of the contributors to this article, Cherif Keita, viewing a photo album with Malick Sidibé.

    Drew Thompson: Malick Sidibé’s practice flourished outside of the commercial studio, where he initially trained as a photographer. The poses and dress styles of his photographed subjects mirrored the processes of globalization that accompanied the end of French colonial rule in Mali. In fact, his photographs illustrate the material worlds inhabited by his photographed subjects and the forms of appropriation that characterized the presence of diverse technologies like cars, radios, and clocks. Sidibé’s physical movements with the camera blur the boundaries that distinguish social, professional, and political spaces, and as a consequence display the ways in which photography’s practice and acts of looking were fundamental to Malian daily life.

    Sidibé humanizes his unidentified subjects through the lenses of fashion, leisure, and romance, and his use of the camera and the prints that resulted prompt a rethinking of popular culture’s role in processes of colonization and decolonization. Furthermore, his pictures were formative to the creation of Recontres de Bamako, the major photography biennial, and the curatorial endeavors of Okwui Enwezor – both of which have transformed the public’s engagement with and study of photographers from the continent of Africa. Sidibé’s photographs represent a distant memory when compared to recent historical events in Mali. In fact, insurgency movements have used the representational contents of and symbolic value embodied by Sidibé’s practice and photographs to challenge political rule and to unsettle state boundaries. What then are captivated viewers to do with such mesmerizing prints and an illustrious professional legacy, especially when the photographer is no longer living and when geopolitical circumstances render the contents of photographic prints as artifacts of the past? Sidibé’s death presents such questions while providing few, if any, answers.

    Thato Mogotsi: Upon hearing of the passing of Malick Sidibé ‘The Eye of Bamako’, my initial reaction was one of both sadness and regret. I will never have the opportunity to meet him, to visit him at his world famous studio.

    Seeing several artists I knew post portraits on social media, taken in front of one of his recognizable backdrops, or posing with the great man himself, I couldn’t help but feel a pang of narcissistic envy. The visit to Sidibé’s studio, it seemed to me, was considered a kind of art world pilgrimage, one that often coincided with a visit to the long running and ever crucial Recontres de Bamako Biennale.

    But then I recalled how seminal Sidibé’s work was for me in my years as a student of photography. It had indeed opened up a whole new way of reading the imaged black body. The weight and density of his extensive archive, gave incredible validity to my understanding of how one might attempt to encapsulate the lived experience of blackness through the language of photography. Sidibé’s work is evidentiary of how, as black artists, there is an innate responsibility we bear — to claim and uphold the visibility of our communities and our imaged self in a world that systemically attempts to diminish or even appropriate it.

    We can only hope that future generations will stand to inherit from Sidibe’s legacy, this empowered sense of visual literacy that transcends a cerebral response to photography as a mere technical tool. I remain grateful for the many ways in which his work illuminated my young creative journey, even from afar.

    Cherif Keita: Malick Sidibé, the man who lived several lives, has left to join his elder colleague Seydou Keïta, in the land of immortality. What an abundant legacy he has left to posterity.

    It was in 2010 that I had the unique opportunity of meeting this father of African Photography. One January afternoon I arrived at his studio in the populous neighborhood of Bagadadji, with 21 American students in tow. Smiles, wide-open arms and loud greetings! It was as if Malick had known each of us in the not too distant past. Truly, we had arrived home, at his studio.

    Our conversations over his numerous photo albums were a unique moment for me, the Malian exile, as well as for the young Americans, freshly arrived in Mali, as part of a study trip, with the theme of Malian history and culture. Each photo spoke volumes about a feverish period of my own youth in Bamako, on the eve of the military coup of 1968. My students had finally under their eyes the vibrant social landscape I had tried my best to paint for them in my classes on the other side of the Atlantic.

    After spending a good hour traveling through time, Malick told us that it was time to stand in front of his camera. In general, for Malick, it was a matter of simply catching the joyful moment that we were sharing that afternoon. Such was his overall artistic philosophy.

    The last time I saw Malick was in June 2015. Not having found him at the studio, I went to his house in Magnambougou, because I had for him a signed copy of a book written by my friend, Professor Tsitsi Jaji, with one of Malick’s photos on the cover. Even though he was ill and weakened by old age, he had not lost his legendary smile. Very quickly, some albums came out, which we had to vigorously dust off before going through them. They are right, those who say that the world has seen only a small fraction of the thousands of photos taken by this tireless photographer.

    It is said that when Photography was first introduced in Mali and elsewhere in Africa, people were afraid of it, because in the Bamana language, for instance, it was considered a dangerous act: jà tàa meant to take the soul or the shadow of the person who was being photographed. Going from that to Mali becoming the capital of Photography in Africa, clearly we all owe a debt of gratitude to Malick Sidibé – with his mild manners and disarming smile – for having convinced tens of thousands of people to entrust their souls or shadows to a black hand holding a shiny little box that produced a blinding light. Rest in Peace, Malick, illustrious son of the village of Soloba, in Wassulu.
    © 2016 africasacountry.com

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