APDF PLANT GEWALTSCHUTZZENTRUM FÜR FRAUEN IN NORDMALI IN KOOPERATION MIT TDF – Entretien lors du 8 mars avec la présidente de l’ONG des femmes APDF

1. Mali: Erstes Gewaltschutzzentrum für Frauen geplant
Berlin (tdf) – 12. April 2016
Logo APDFlogo tdf TERRE DES FEMMES setzt sich mit der ehemaligen malischen Botschafterin in Deutschland dafür ein, Frauen vor gewaltsamen Übergriffen in Mali zu schützen. Dazu hat die Frauenrechtsorganisation geplant das erste Gewaltschutzzentrum für Mädchen und Frauen in Nordmali zu eröffnen.
2. Wir wollen noch mehr bewegen in der internationalen Zusammenarbeit…
Berlin (tdf) – Februar 2016
… Um die Perspektiven für weitere zukünftige BMZ-Projekte auszuloten, war Renate Staudenmeyer (Referat IZ) vom 06.-14.02.2016 auf Projektbesuch in Mali und Burkina Faso.

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La présidente de l’APDF, Fatoumata Siré Diakité : “La journée du 8 mars doit être une tribune de revendications et non de folklore comme on le voit dans certains pays africains comme le nôtre”
niarela – 5 mars 2016
Dans une interview exclusive qu’elle a bien voulu nous accorder à quelques jours du 8 mars, journée dédiée aux femmes dans le monde entier, la présidente de l’Association pour la promotion et la défense des femmes (Apdf), Fatoumata Siré Diakité, ex-ambassadeur du Mali en République fédérale d’Allemagne, explique la symbolique de cette journée, ainsi que les différents acquis et défis dans le cadre du combat pour la promotion du droit des femmes.
Réalisé par Kassoum THERA
Aujourd’hui-Mali : En tant que femme leader d’opinion de la société civile malienne, quelle est selon vous la symbolique du 8 mars ?
Fatoumata Siré Diakité : La symbolique du 8 mars est très importante et pour nous elle se situe dans le cadre de la revendication des droits des femmes. Car à titre de rappel, ce sont des femmes qui se sont battues aux USA pour que leurs droits soient respectés. Elles ont fait la grève jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. C’est à partir de ce combat que le 8 mars a été choisi par les Nations-unies comme Journée internationale des droits des femmes.Cette journée au sens réel du terme est une journée de revendications et de bilan. Les femmes doivent profiter de cette journée pour faire le bilan des acquis et remettre aux autorités des revendications. Aujourd’hui, ces revendications ont pour noms : l’autonomisation des femmes, l’accès des femmes à la justice, la levée de la discrimination dont les femmes font l’objet.
Est-ce que c’est le cas au Mali ?
Malheureusement non. Il n’y a que du folklore, des uniformes, et on se retrouve au Cicb avec des gros sacs, des défilés de mode. Juste vous dire jusqu’à quel point la journée du 8 mars a été dénaturée complètement dans certains pays africains comme le nôtre.
S’agissant du bilan dans le cadre de la promotion du droit des femmes, quels sont de nos jours les acquis et les défis à relever ?
Je ne pourrais pas faire un bilan de façon globale sur les acquis au Mali. Je laisse le soin de le faire au ministre de la Promotion de la femme. Mais s’agissant de l’Apdf, nous pouvons dire que notre bilan est globalement positif. Car nous nous sommes fixé pour objectif de créer un centre d’hébergement des femmes victimes de violences et nous l’avons créé ici à Bamako, avec 40 lits. A Mopti également, nous avons un centre pareil avec 20 lits, avec des salles de prises en charge psychologique, médicales. De 2015 à nos jours, ce sont plus d’une cinquantaine de femmes qui ont bénéficié de consultation psychologique. De janvier 2015 à aujourd’hui, plus de 300 femmes ont été écoutées par l’Apdf dans le domaine de l’aide juridique et l’assistance judiciaire. Et 6O ont bénéficié d’une prise en charge médicale. Même en début de cette semaine, nous avons reçu un couple en manque de communication. Pour la petite histoire, le mari voulait impérativement que sa femme travaille, qu’elle soit active avec son diplôme. Nous avons réglé ce différend en offrant à la jeune femme un stage à l’Apdf. Nous recevons quotidiennement des couples de ce genre avec des motifs différents.
Il y a des femmes qui viennent nous voir aussi pour des problèmes fonciers, des problèmes d’héritage.
Dans la journée d’hier aussi, nous avons reçu une femme de Bafoulabé dont le mari est décédé. Bien vrai que son mari défunt a des héritiers, le maire de la localité a transféré le titre de propriété de sa maison au nom du frère du défunt, avec pour argument que le défunt mari avait déjà une maison à son nom et pourquoi ne pas donner celle-là. Vous avez vu comment les choses sont compliquées. Dans nos différentes actions sur le terrain, nous avons donné des actes de naissance aux enfants de Tombouctou et Gao qui sont nés sous la crise car l’acte de naissance est le premier document administratif et civil d’une personne. Nous en avons donné 1 200 à Gao, 1 000 à Tombouctou. Nous allons faire 1 500 à Kidal, mais cette fois-ci ce ne serait pas avec les enfants nés sous la crise, mais les enfants nés entre 2009 et 2015. Et nous projetons de prendre en charge l’inscription des filles de Kidal à l’école pour la première année en leur donnant en même temps les fournitures scolaires. Après Kidal ville, nous allons établir des actes de naissance pour les enfants de Tessalit, à la demande du député de cette localité. Hombori et Douentza font partie de notre plan d’actions pour 2016.
Toutes ces actions demandent forcément des moyens. D’où tirez-vous donc vos ressources financières ?
Nous faisons toutes ces actions grâce à l’accompagnement de nos partenaires. C’est l’occasion pour nous de les remercier pour leur confiance. Ces partenaires savent aussi que quand ils nous donnent de l’argent pour quelque chose, on investit dedans. C’est pourquoi, nous prenons soin aussi de leur envoyer les rapports des différentes activités. En plus d’une Ong allemande qui nous finance, tous les ans pour les actes de naissance, nous partons aussi vers le secteur privé comme la Fondation Bank of Afrika qui nous appuie beaucoup. Bref, nos partenaires sont nombreux. Je tiens aussi à vous préciser que nous célébrons des mariages civils entre des couples qui sont mariés de façon coutumière. Pour votre information, certains de ces mariages sont vieux de plus de 30 ans. Nous faisons aussi la formation des hommes afin qu’ils soient nos ambassadeurs contre les violences faites aux femmes. Nous avons fait aussi la formation de la chaine professionnelle qui s’occupe de ces violences, à savoir les médecins, les policiers, les gendarmes, les magistrats, les avocats et les gardiens de prisons. Toute cette chaine de formation a été préparée par nos soins afin de les amener à un changement de comportement pour qu’on puisse avoir des points focaux au niveau de ces différents services
Dans le cadre de la protection des droits des femmes, avez-vous un appel à lancer aux autorités et aux femmes maliennes ?
J’invite les autorités à avoir une volonté politique affichée et progressiste car nous avons eu la loi sur la promotion du genre, mais nous, à l’Apdf, nous pensons que les femmes maliennes méritent plus que les 30% qui demeurent en deçà de l’engagement des femmes dans le développement de notre pays. Les femmes sénégalaises en sont à la parité. Elles ne sont pas meilleures que nous dans le cadre de leur implication dans la vie active. Si nous commençons par 30%, quand atteindrons-nous la parité ? Par ailleurs, je demande aux autorités de faire en sorte que le code de la famille et des personnes qui a été adopté dans la précipitation et sous le chantage en 2011 soit déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale pour qu’elle soit en phase avec nos époques et les réalités du pays.
L’autre phénomène sur lequel je vais insister, c’est le fait que, de plus en plus de femmes sont tuées par leur conjoint. Cela est inacceptable et inadmissible. Nous avons assisté ces derniers temps à des scènes horribles et aucun membre du gouvernement n’a réagi pour condamner ces actes barbares, je voudrais parler du cas Kamissa et d’autres. En plus de cela, une autre fille a reçu plusieurs balles de son mari. La fille est parvenue à faire condamner l’auteur des coups à cinq ans de prison au tribunal, avant que la justice, après appel de son bourreau, ne le blanchisse encore plus tard. Ce sont ces injustices judiciaires dont les femmes sont victimes. Les femmes maliennes ont besoin de justice.L’appel que j’ai à lancer aux femmes, c’est de les inviter à l’unité. Nous devons mettre de côté nos ambitions personnelles afin que les autorités puissent prendre au sérieux nos préoccupations.
© 2016 Aujourd’hui-Mali

1. Mali: Erstes Gewaltschutzzentrum für Frauen geplant
Berlin (tdf) – 12. April 2016
logo tdf TERRE DES FEMMES setzt sich mit der ehemaligen malischen Botschafterin in Deutschland dafür ein, Frauen vor gewaltsamen Übergriffen in Mali zu schützen. Dazu hat die Frauenrechtsorganisation geplant das erste Gewaltschutzzentrum für Mädchen und Frauen in Nordmali zu eröffnen. Es soll im Laufe des kommenden Jahres gemeinsam mit der „Association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes“ (APDF) verwirklicht werden, deren Präsidentin die ehemalige Botschafterin Fatoumata Siré Diakité *) ist.
„Wir engagieren uns in Mali, um von Gewalt und Terrorakten betroffenen Frauen vor Ort zu helfen und damit Fluchtursachen zu bekämpfen“, erklärte Christa Stolle, Bundesgeschäftsführerin von TERRE DES FEMMES (TDF). Dazu soll die Zusammenarbeit mit der APDF, mit der TDF seit mehr als sieben Jahren in Kontakt steht, perspektivisch ausgebaut werden. Die APDF fördert und verteidigt die Rechte der Frauen in Mali, betreibt in Bamako und Mopti Frauenschutzhäuser und hat an weiteren Standorten im Land Projektbüros.
Doch im Norden von Mali, der immer wieder von Anschlägen der islamistischen Dijhadisten betroffen ist, fehlt es an Hilfseinrichtungen für durch Terror und Gewalt traumatisierte Frauen. „Wir wollen sie medizinisch, psychologisch und juristisch betreuen und ihnen so gezielte Hilfe im eigenen Land bieten“, erklärte die ehemalige Botschafterin Malis.
Aktuell ist sie nicht nur Präsidentin der APDF, sondern auch die nationale Vertreterin des Forums der westafrikanischen Organisationen der Zivilgesellschaft FOSCAO und Regionaldirektorin der Afrikanischen Koalition gegen schädliche traditionelle Praktiken und für die Stärkung von Frauen (ACTPEW). Fatoumata Siré Diakité wird während ihres fünftägigen Berlinaufenthalts bei TDF gemeinsam mit der deutschen Frauenrechtsorganisation ihren frauenpolitischen Einsatz in Gesprächen mit PolitikerInnen erörtern. Sie treffen unter anderen die neue Menschrechtsbeauftragte der Bundesregierung, Bärbel Kofler, sowie den Beauftragten des Auswärtigen Amtes für die Regionen Subsahara-Afrika und Sahel, Georg Schmidt.
© 2016 TERRE DES FEMMES

2. Wir wollen noch mehr bewegen in der internationalen Zusammenarbeit…
Berlin (tdf) – Februar 2016
Die Projekte der internationalen Zusammenarbeit von TDF leben von der hilfreichen Unterstützung unserer SpenderInnen. Wenn größere Projektvorhaben umgesetzt werden sollen, dann können wir gemeinsam mit unseren PartnerInnenorganisationen Fördermittel beim BMZ, dem Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung, beantragen. Eines unserer zurzeit laufenden BMZ-Vorhaben ist das Gewaltschutzzentrum in Ouagadougou, welches wir gemeinsam mit Bangr Nooma aufgebaut und im Juni 2015 feierlich eröffnet haben. Um die Perspektiven für weitere zukünftige BMZ-Projekte auszuloten, war Renate Staudenmeyer (Referat IZ) vom 06.-14.02.2016 auf Projektbesuch in Mali und Burkina Faso.

tdf-malireise-2016

Foto © TERRE DES FEMMES: La déléguée de TDF avec la conseillère juridique de l’APDF – Renate Staudenmeyer im Gespräch mit der juristischen Beraterin von APDF.

In Mali ging es zunächst darum, die PartnerInnenorganisation „Association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes“ – APDF näher kennenzulernen. Die Organisation zur Förderung und Verteidigung der Rechte der Frauen engagiert sich in Mali für Frauenrechte, betreibt in Bamako ein Frauenschutzhaus und hat an weiteren malischen Standorten Projektbüros. Seit 2009/2010 ist TDF in Kontakt mit APDF und wir wollen die Zusammenarbeit perspektivisch ausbauen.
(…) Seit Juli 2013 kämpft die UNO-Mission MINUSMA [dafür], den malischen Staat zu stabilisieren und gegen islamistische Kämpfer zu verteidigen. Der MINUSMA-Einsatz (Multidimensionale Integrierte Stabilisierungsmission der Vereinten Nationen in Mali) hat zu einer Stabilisierung im Land führen können, aber bis heute ist die Situation noch immer als prekär einzuschätzen.
Und dies ganz besonders für Mädchen und Frauen.

tdf-mali-2016-2

Foto © TERRE DES FEMMES: Mme Fatoumata Siré Diakité, Präsidentin der APDF, und Renate Staudenmeyer.

Viele Frauen haben vor dem islamistischen Terror unter der Scharia die Flucht ergriffen. APDF konnte immerhin einigen von ihnen in Bamako Zuflucht bieten. Vielen Frauen stand allerdings diese Möglichkeit nicht offen, sie waren hilflos den gewaltsamen Terroraktionen der Djihadisten in Nordmali ausgesetzt. Es gab furchtbare Vergewaltigungen und APDF arbeitet noch heute daran, den extrem traumatisierten Frauen Hilfe zukommen zu lassen. In der Region Nordmali hat APDF zwar Projektbüros in Goa und Timbuktu, aber kein Frauenschutzhaus. Die betroffenen Frauen müssen weite Wege auf sich nehmen, um in Bamako gezielte Unterstützung erhalten zu können.
Beim Projektbesuch in Bamako berichtet das Fachpersonal von APDF von schlimmen Vergewaltigungsfällen und wie die Mädchen und Frauen bei APDF gezielte Hilfe bekommen. Medizinische, psychologische und juristische Betreuung gehen dabei Hand in Hand.
Im Austausch mit der Präsidentin von APDF, Mme Fatoumata Siré Diakité, überlegen wir, ob und wie der Aufbau eines Frauenschutzhauses in Nordmali als Kooperationsprojekt APDF-TDF realisiert werden kann.
© 2016 frauenrechte.de

*) LESEN SIE AUCH das Portrait
=> CHANGE Plus-Schirmherrin Fatoumata Siré Diakité, die „Jeanne d’Arc Afrikas“, kämpft für Frauenrechte in Mali
Im westafrikanischen Mali ist jede einzelne Frau von mindestens einer geschlechtsspezifischen Form von Gewalt betroffen. Dies stellte das malische Frauenministerium im Rahmen einer Studie im Jahr 2002 fest. Neben körperlicher und sexueller sowie psychischer und ökonomischer Gewalt, gehören auch Formen sozialer/gesellschaftlicher bzw. traditioneller Gewalt dazu. Im Bericht von ONE „Armut ist sexistisch“ (2016) belegt Mali den dritten Platz der Länder, wo es Mädchen weitweit am Schwierigsten haben.
Den Kampf gegen Gewalt an Mädchen und Frauen hat sich Madame Fatoumata Siré Diakité zum Lebensmotto gemacht...Weiterlesen

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