„MEISTER DER TAXIS“, ENDLICH EINE DAILY SOAP, DIE IN MALI SPIELT – “Taxi Tigui”, le nouveau feuilleton qui carbure à l’inspiration locale

„Taxi Tigui“, eine lokal inspirierte Fernsehserie
AFP – 06.04.2016 12:00
In seinem zerbeulten Taxi fährt „F-One“ Markthändler, Politiker, Prominente, Beamte, Alte und Junge durch die Straßen von Bamako. Er ist der Held einer neuen malischen TV-Serie namens „Taxi Tigui“, die die allgegenwärtigen südamerikanischen Telenovelas abschütteln will.

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„Taxi Tigui“, une série télévisée qui carbure à l’inspiration locale
AFP – 06.04.2016 à 12:00
Par Sébastien RIEUSSEC
Dans son taxi cabossé, „F-One“ transporte commerçants, hommes politiques, stars, fonctionnaires, jeunes et vieux à travers les rues de Bamako. Il est le héros d’une nouvelle série télévisée malienne, „Taxi Tigui“, qui veut bousculer les omniprésentes telenovelas sud-américaines.
AFP 060416Koman Diabaté dans la série Taxi-tigui
Foto (c) AFP/SÉBASTIEN RIEUSSEC: Der Schauspieler Koman Diabaté im Taxi „F-One“ der Serie „Taxi Tigui“ in Bamako, am 11. März 2016

„Ce taxi n’est pas n’importe quel taxi“, lance F-One, interprété par Koman Diabaté, à une passagère dans le premier épisode de „Taxi Tigui“ – „chauffeur de taxi“ en bambara, l’une des langues les plus parlées au Mali. Le chauffeur dit avoir échappé à des bombardements en Afghanistan, en Irak, à un tremblement de terre „au pied de la Tour Eiffel“ et il assure être „le plus rapide de tout le Mali“, d’où son surnom de „F-One“, comme Formule 1, qui fait écho à la brièveté des épisodes – 3 minutes chacun.
„Taxi Tigui“, c’est „avant tout une comédie de divertissement, une caricature de la société“, explique à l’AFP le Franco-Malien Toumani Sangaré, réalisateur et producteur de cette série diffusée depuis mi-mars par la télévision publique ORTM. „Chaque client est prétexte à un sketch, à une aventure“.
La série crée des situations souvent loufoques auxquelles peut facilement s’identifier le public malien, estime la société de production de la série, BanKO, cofondée par Toumani Sangaré et Nicolas Frébault, un Français installé depuis une dizaine d’années dans ce pays de quelque 16 millions d’habitants.
– Deux premières saisons, 44 épisodes –
Le duo de BanKO ambitionne de créer du contenu audiovisuel „100% malien“.
Dans le taxi, „on retrouve le quotidien du Mali“, affirme Koman Diabaté, colosse habitué à camper des personnages très divers. „Tout ce qui se passe chez nous – aux plans culturel, économique, politique… on parle de tout“.
„Les thèmes sensibles, on les a souvent tournés en dérision pour que le côté tabou disparaisse derrière le rire“, précise la coscénariste Sirafily Django, qui joue aussi dans la série. Dans un épisode, le héros se trouve ainsi tiraillé entre l’appât du gain et son devoir religieux: il finira par accepter une course supplémentaire payée double et ratera l’heure de la grande prière.
A voir la réaction initiale du public, la série, dans laquelle apparaîtront des célébrités comme le comédien Habib Dembélé dit „Guimba national“ et la chanteuse Babani Koné, suscite déjà l’intérêt des spectateurs, dans des proportions cependant difficiles à quantifier, faute de mesures d’audience dans le pays.
„Ça m’a beaucoup plu, c’est ce que nous vivons tous les jours au Mali“, s’est réjouie Mariétou Togola, étudiante, après une projection en avant-première le 11 mars à Bamako.
Modibo Haïdara, réparateur de télévision, a regardé le premier épisode dans son quartier avec ses voisins. Il raconte avoir été plié de rire et compte regarder tous les numéros. „Ce sont les coutumes, la réalité du Mali, que Koman et les comédiens connaissent bien“, dit-il.
Deux mois de préparation et douze jours de tournage ont été nécessaires pour réaliser les deux premières saisons, soit 44 épisodes. Trois épisodes inédits sont diffusés en soirée du lundi au mercredi, puis rediffusés en matinée les autres jours.
– ‚A l’image de la population‘ –
Selon le réalisateur, il s’agit de la première série malienne intégralement tournée en incrustation: cette technique d’effets spéciaux consiste à intégrer dans une même image le jeu des acteurs tourné en studio sur un fond vert et le décor constitué par les images de circulation dans les rues de Bamako. Elle a permis de réduire considérablement les coûts et la durée de tournage.
„Les productions audiovisuelles se font généralement sur un schéma Nord–Sud. On cherche à s’émanciper de ce système-là“, explique Toumani Sangaré: „On a voulu créer un schéma de production nationale. La série a été produite uniquement grâce au soutien d’acteurs économiques locaux“.
Une initiative saluée par Moussa Ouane, directeur général du Centre national de cinématographie du Mali (CNCM), qui souligne que la plupart des séries produites auparavant dans le pays, dont „Les rois de Ségou“ (par Boubacar Sidibé), ont nécessité l’appui d’autres pays ou d’institutions internationales.
Les contraintes financières du cinéma et le déclin des salles – elles ont pratiquement toutes fermé au Mali – laissent un boulevard aux contenus pour la télévision, constate M. Ouane. „Il est désormais plus facile de produire des séries télévisées que des fictions pour le cinéma“. Et les opportunités de diffusion se multiplient.
De plus, estime-t-il, „les gens ont besoin de se voir à l’écran“, pas seulement de consommer des productions étrangères – surtout les feuilletons sud-américains qui inondent les petits écrans au Mali comme dans de nombreux pays africains.
„Les gens sont dans l’attente, c’est ce qu’on a découvert avec +Taxi Tigui+“, confirme Toumani Sangaré, qui juge „très important de créer un contenu à l’image de la population“.
© 2016 AFP
AFP 060416Tournage de la série Taxi-tigui à Bamako
AFP 060416Tournage Taxi-tigui
Fotos (c) MOHAMED CAMARA/BANKO: Dreharbeiten bei der Serie „Taxi Tigui“ in Bamako, am 25. Februar 2016

„Taxi Tigui“, eine Fernsehserie, die auf lokaler Inspiration gedeiht
AFP – 06.04.2016 12:00
Von Sébastien RIEUSSEC
In seinem zerbeulten Taxi fährt „F-One“ Markthändler, Politiker, Prominente, Beamte, Alte und Junge durch die Straßen von Bamako. Er ist der Held einer neuen malischen TV-Serie namens „Taxi Tigui“, die die allgegenwärtigen südamerikanischen Telenovelas abschütteln will.
„Dieses Taxi ist nicht irgendein Taxi“, erzählt der von Koman Diabaté gespielte F-One einer Passagierin in der ersten Episode von „Taxi Tigui“ – „Taxifahrer“ in Bambara, einer der am meisten in Mali gesprochenen Sprachen.**)
Der Fahrer behauptet, er sei der Bombardierung in Afghanistan entkommen, und im Irak, und einem Erdbeben „am Fuße des Eiffelturms“, und er versichert, „der schnellste in ganz Mali“ zu sein, daher der Spitzname „F- One“ wie Formel 1, welcher auch die kurzen Episoden – jeweils 3 Minuten – reflektiert.
„Taxi Tigui“ ist „in erster Linie eine Entertainment-Komödie, eine Karikatur der Gesellschaft“, sagte gegenüber AFP der französisch-malische Regisseur und Produzent dieser Serie Toumani Sangaré. Man ist auf Sendung seit Mitte März im öffentlich-rechtlichen Fernsehen ORTM. „Jeder Kunde ist ein Vorwand für einen Sketch, ein Abenteuer.“
Die Serie erschafft oft verrückte Situationen, mit denen die malische Öffentlichkeit sich leicht identifizieren kann, meint die Produktionsfirma der Serie, BanKO. Diese wurde mitbegründet von Toumani Sangaré und Nicolas Frébault, einem in diesem Land von gut 16 Millionen Einwohnern seit gut zehn Jahren lebenden Franzosen.
– Die ersten beiden Staffeln, 44 Episoden –
Das Duo von BanKO will „100% malische“ audiovisuelle Inhalte erschaffen.
Im Taxi „finden wir das Alltagsleben in Mali“, sagte Koman Diabaté, ein Koloss, der sehr unterschiedliche Charaktere darzustellen gewöhnt ist. „Alles, was hier geschieht – auf der kulturellen, wirtschaftlichen, politischen Ebene… wir reden über alles.“
„Die sensiblen Themen haben wir oft mit nettem Spott gebracht, so dass das Tabu auf der Vorderseite hinter dem Lachen verschwunden ist“, präzisiert die Co-Autorin Sirafily Django, die auch in der Serie mitspielt. In einer Episode beispielsweise wird der Held zwischen Profitgier und seiner religiöse Pflicht zerrissen: er wird schließlich eine doppelt bezahlte zusätzliche Tour akzeptieren und damit die Stunde des großen Gebetes verpassen.
Nach ersten Reaktion der Öffentlichkeit zieht die Serie, in der Prominente wie der Schauspieler Habib Dembélé (genannt der „nationale Guimba“) und die Sängerin Babani Kone auftreten, bereits das Interesse von Zuschauern an. Das ist jedoch schwierig in Proportionen zu quantifizieren, in Ermangelung von Quotenmessung im Land.
„Es hat mir viel Spaß gemacht, es ist das, was wir jeden Tag in Mali leben“, begrüßte die Studentin Mariétou Togola nach einer Vorpremiere am 11. März in Bamako.
Der TV-Reparateur Modibo Haidara sah die erste Episode in seinem Bezirk mit seinen Nachbarn. Er sagt, er habe sich vor Lachen gebogen und will alle Episoden anschauen. „Dies sind die Gewohnheiten, die Realität von Mali, die Koman und die anderen Schauspieler gut kennen“, sagte er.
Zwei Monate der Vorbereitung und zwölf Drehtage waren notwendig, um die ersten beiden Staffeln, oder 44 Episoden, zu produzieren. Drei neue Episoden werden jeden Abend von Montag bis Mittwoch ausgestrahlt und am folgnden Morgen wiederholt.
– „Nach dem Bild der Bevölkerung“ –
Laut dem Regisseur ist dies die erste komplett in Bluescreen-Technik*) gefertigte malische Serie: Studio-Aufnahmen vor einem grünen Hintergrund und Bilder vom Verkehr in den Straßen von Bamako werden in eine Aufnahme gemischt. Das habe die Kosten und die Dauer der Dreharbeiten reduziert.
„Audiovisuelle Produktionen werden in der Regel nach einem Nord-Süd-Muster gemacht. Wir versuchen, uns aus diesem System zu emanzipieren“, sagt Toumani Sangare: „Wir wollten ein inländisches Produktionsschema erschaffen. Produziert wurde die Serie nur mit Unterstützung der lokalen wirtschaftlichen Akteure. “
Eine Initiative, die Moussa Ouane, Generaldirektor des Nationalen Mali Film Centre (CNCM), begrüßt, der darauf hinweist, dass die meisten der zuvor im Land produzierten Serien wie „Segou Kings“ (von Boubacar Sidibe), die Unterstützung anderer Länder oder internationaler Institutionen brauchten.
Die finanziellen Zwänge des Kinofilms und der Rückgang der Kinosäle – in Mali haben fast alle geschlossen – machen einen Weg für Inhalte für das Fernsehen frei, sagt Herr Ouane. „Es ist nun einfacher, TV-Shows als Spielfilme für das Kino produzieren“. Und die Chancen für Verbreitung multiplizieren sich.
Darüber hinaus, glaubt er, „brauchen die Menschen es, sich selbst auf dem Bildschirm zu sehen“, nicht nur ausländische Produktionen zu konsumieren – vor allem die südamerikanischen Seifenopern, die den kleinen Bildschirm in Mali, wie in vielen afrikanischen Ländern, überfluten .
„Die Menschen warten auf das, was wir mit ‚Taxi Tigui‘ gefunden haben“, sagt Toumani Sangare: „Es ist sehr wichtig, Inhalte nach dem Bild der Bevölkerung zu erschaffen.“
© 2016 AFP
*) https://de.wikipedia.org/wiki/Bluescreen-Technik
**) Taxi-tigui heißt auf Bambara eigentlich „Meister der Taxis“

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