MALI UND DIE RECHTE DER FRAUEN VORANBRINGEN – 3 portraits – Faire avancer le Mali et les droits des femmes

Nachtrag zum Frauentag: diese Interviews waren zunächst bei RFI nur als Audiodokument verfügbar.

Mali voranbringen und die Rechte der Frauen verteidigen [Portraits]
RFI – 2016.08.03
Anlässlich des Internationalen Frauentages am 8. März erzählen drei junge Menschen in Bamako zwischen 15 und 18, wie sie ihre Zukunft als Frau sehen. Paarbeziehung, Arbeit, Gesellschaft: Was sind ihre Träume? Die drei jungen Frauen haben alle den Wunsch, ihr Land und die Rechte der Frauen voranzubringen.

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Faire avancer le Mali et les droits des femmes [portraits]
RFI – 08-03-2016
Par David Baché
A l’occasion de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, trois jeunes Bamakoises de 15 à 18 ans racontent comment elles envisagent leur avenir de femme. Couple, travail, société : quels sont leurs rêves ? Les trois jeunes femmes partagent le désir de faire avancer leur pays et les droits des femmes.

8mars_Fati, Malienne de 15 ans

Foto © RFI/David Baché: Fati, Malienne de 15 ans: «J’aimerais devenir pédiatre …»
Fati, Malierin, 15: „Ich möchte Kinderärztin werden, um Leben zu retten und das Land zu verbessern, um Kindern eine Zukunft zu bieten.“


« J’aimerais devenir pédiatre pour sauver des vies et améliorer le pays, pour offrir un avenir aux enfants. », rêve Fati, 15 ans. Sa vocation, elle l’a conçue en mêlant un altruisme spontané et une expérience personnelle douloureuse. « Ma cousine est morte dans un accident de voiture avec ses deux enfants. Elle n’a pas été soignée à temps. Il y a des médecins au Mali, mais pas assez pour les besoins de tous les Maliens. » Alors, Fati construit son Mali du progrès social et sanitaire : « J’imagine un futur où tout le monde pourra venir consulter, témoigne-t-elle avec une douce colère. Ici, c’est très difficile : si tu n’as pas les moyens, tu ne peux pas te soigner, parce que les médicaments sont chers. »
En quatre ans, le Mali a connu une rébellion indépendantiste, un coup d’Etat, une guerre et l’avènement d’une menace terroriste omniprésente. Le retour à l’ordre constitutionnel puis la signature d’un accord de paix ont remis le pays sur les rails, mais n’ont pas encore suffi à ramener la quiétude pour ses habitants. « Le Mali actuel me préoccupe vraiment, affirme Fati avec gravité. J’aimerais que le terrorisme prenne fin et que la paix y règne définitivement. » Là encore, l’expérience familiale est déterminante : « J’ai mes oncles dans le Nord, dans le Gourma Rharous (entre Gao et Tombouctou, ndlr). J’ai très peur que les terroristes ne tombent sur eux et s’emparent de tous leurs biens, qu’ils leur fassent du mal. Dans dix ans, quinze ans, je rêve que le Mali avance, que les terroristes arrêtent de faire la guerre et que les disputes entre les différentes communautés prennent fin. »
Mais le pays n’est pas tout, et Fati pense aussi à sa vie familiale. « Je veux me marier et avoir des enfants… mais pas trop ! Trois ou quatre, c’est suffisant ! », prévient-elle, alors que le taux de fécondité au Mali frôle les sept enfants par femme, avant de s’expliquer : « Quand on en a plus, ça fait trop de dépenses, et si on n’en a qu’un seul, c’est triste. » Au Mali, conformément aux règles de l’islam, chaque homme est autorisé à épouser quatre femmes. « Mon père n’a qu’une femme : ma mère, précise Fati d’un air décidé, et moi je ne m’imagine pas avec des co-épouses. J’ai peur des disputes qui empêchent la paix dans la famille. »
Indépendance
« Je veux devenir ingénieur agronome. Mon père, paix à son âme, était ingénieur agronome et je veux faire comme lui, pour moi-même et pour le Mali, parce que cette activité est nécessaire. » Mariam, 15 ans, partage avec son amie Fati un engagement précoce et l’amour de son pays. « Le Mali a besoin d’agriculteurs pour mieux se développer. Je veux les aider à se relever, à ne pas rester en bas de l’échelle. Certains manquent d’eau, de terres, c’est eux que je veux aider. » Et comme sa camarade, Mariam puise ses résolutions dans son vécu, dans ces images quotidiennes qui, après avoir touché son cœur, impriment leur marque dans son esprit : « Tous les jours, quand je pars à l’école, je passe devant des agriculteurs qui ne cultivent que de petites parcelles. Ils n’ont pas assez de terrain. C’est joli à voir : quand je me réveille, ils sont dans la nature, ça me plaît. Pendant la saison sèche, leur puits ne donne pas assez d’eau. Si je deviens ingénieur agronome, je pourrais les aider. »
Mais pour Mariam, le développement du Mali passe aussi par celui des droits des femmes. Et cette conviction, c’est une affaire de famille : « Ma mère travaille dans un centre pour la promotion des jeunes filles et des femmes. Elle veut que la femme soit fière dans le monde, qu’elle ne se rabaisse pas. C’est important pour moi aussi. Ici, les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes. » Une pensée nourrie d’exemples concrets, qui la mettent en colère : « Dans certaines familles, on empêche les femmes de travailler, de gagner leur propre argent. Il y a aussi des violences contre les femmes, et même des violences sexuelles. Je pense aussi à l’excision. Ce n’est pas une bonne chose, ça crée des problèmes de santé et ça fait mal. » Dans un pays où 85% des femmes subissent cette pratique, les propos de Mariam sont un signe d’indépendance d’esprit et de force de caractère. Là encore, l’ombre bienfaitrice de la mère n’y est pas étrangère : « Dans ma famille, nous ne sommes pas excisées. Notre mère l’est, mais elle n’a pas voulu ça pour ses enfants. C’est dans la tradition, mais ce n’est pas bon pour les femmes. »
Le discours de Mariam devient alors plus militant : « Nous, les jeunes Maliennes, nous pouvons changer les choses. Moi, par exemple, je fais du football et du kung-fu. Ce sont des sports de garçon, mais c’est ça que j’aime et nous avons les mêmes droits, donc je ne me gêne pas ! Nous devons nous battre. » Ce qui n’empêche pas la jeune femme de rêver d’un foyer : « Je veux me marier et avoir des enfants. J’en veux quatre ou cinq, puis c’est fini ! Je ne suis pas contre l’idée que mon mari ait plusieurs femmes, s’il le souhaite, parce qu’aujourd’hui les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Ce n’est pas contradictoire avec le fait de défendre les droits des femmes : si je refuse d’avoir une co-épouse, comment les autres femmes non mariées vont faire ? » Logique et rigueur, indépendance et liberté de réflexion : Mariam ne triche pas. Ni dans un sens, ni dans l’autre, comme quelqu’un qui a tout à réaliser mais rien à prouver.
Détermination
« Je veux être comptable dans une entreprise, parce que j’aime compter l’argent ! », confie Malado, 18 ans. Son immédiat éclat de rire rassure… Lycéenne en terminale Eco-Comptabilité, Malado veux « avoir une bonne place. » Derrière ce discours très pragmatique se cache une volonté farouche d’émancipation. « J’aimerais gérer ma famille moi-même, être indépendante, ne pas devoir compter sur mon mari. » Un désir d’autonomie qu’elle développe avec plaisir et logique : « Si tu travailles, tu peux t’occuper de tes envies sans avoir à demander d’aide à qui que ce soit. Je ne veux pas être une femme au foyer qui demande tout à son mari, ça ne me fait pas rêver du tout ! Ici, la majorité des femmes dépend de son mari, et moi je pense que ce n’est pas une bonne chose. Une femme doit pouvoir se débrouiller seule. Sinon c’est comme une prison ! »
Dès lors, difficile d’imaginer la jeune femme avec un mari polygame. « J’aimerais être la seule épouse de mon mari. Les autres font ce qu’elles veulent, mais moi je veux être tranquille avec mon mari. » Politiquement, Malado semble moins engagée que ses deux camarades, mais son discours n’en est pas moins marqué par l’actualité récente : « Je veux le meilleur pour mon pays. Il y a plein de conflits, de désaccords, de problèmes… Il faudrait se donner la main pour que le pays avance. Il faut en finir avec le racisme et les rivalités. »
Fati la Songhoye, Mariam la Bambara, Malado la Peule : trois jeunes femmes, trois communautés, et la même envie de vivre et travailler pour faire avancer le Mali. Et pour faire évoluer les droits des femmes, dans un pays où le Code de la famille continue de leur attribuer officiellement un statut inférieur.
© 2016 RFI.fr

Malado Sidibé, Malienne de 18 ans: «J’aimerais gérer ma famille moi-même, être indépendante, ne pas devoir compter sur mon mari.»

Foto © RFI/David Baché: Malado Sidibé, Malienne de 18 ans: «J’aimerais gérer ma famille moi-même, être indépendante, ne pas devoir compter sur mon mari.»
Malado Sidibé, Malierin, 18: „Ich würde gern meine Familie selbst managen, unabhängig sein, mich nicht auf meinen Mann verlassen müssen.“

Mali voranbringen und die Rechte der Frauen verteidigen [Portraits]
RFI – 2016.08.03
Von David Baché
Anlässlich des Internationalen Frauentages am 8. März, erzählen drei junge Menschen in Bamako zwischen 15 und 18, wie sie ihre Zukunft als Frau sehen. Paarbeziehung, Arbeit, Gesellschaft: Was sind ihre Träume? Die drei jungen Frauen haben alle den Wunsch, ihr Land und die Rechte der Frauen voranzubringen.

… Davon träumt Fati, 15. Ihre Berufung entwarf sie in der Mischung eines spontanen Altruismus und einer schmerzlichen persönlichen Erfahrung. „Meine Cousine starb bei einem Autounfall mit ihren zwei Kindern. Sie wurde nicht rechtzeitig behandelt. Es gibt Ärzte in Mali, aber nicht genug für die Bedürfnisse aller Malier.“ So baut Fati ihr Land eines sozialen und gesundheitlichen Fortschritts auf: „Ich stelle mir eine Zukunft vor, in der jeder kommen und sich behandeln lassen kann“, sagt sie mit sanfter Wut. „Hier ist es sehr schwierig: wenn man kein Geld hat, kann man nicht viel für seine Gesundheit tun, weil die Medikamente teuer sind.“
In vier Jahren hat Mali einen separatistischen Aufstand, einen Staatsstreich, einen Krieg und das Aufkommen einer allgegenwärtigen terroristischen Bedrohung erlebt. Die Rückkehr zur Verfassungsordnung und die Unterzeichnung des Friedensabkommens haben das Land wieder auf Kurs gebracht, aber das ist nicht genug gewesen, um seinen Menschen wirkliche Ruhe zu bringen. „Das aktuelle Mali macht mir wirklich Sorgen“, sagt Fati ernst. „Ich möchte, dass der Terrorismus aufhört und endlich Frieden herrscht.“ Auch hier ist die familiäre Erfahrung von entscheidender Bedeutung: „Meine Onkel wohnen im Norden, in Gourma Rharous (zwischen Gao und Timbuktu, ) Ich habe große Angst, dass die Terroristen sie überfallen und ihnen alles wegnehmen, ihnen Schlimmes zufügen. Ich träume davon, dass in zehn, fünfzehn Jahren Mali vorankommt, dass die Terroristen ihren Krieg stoppen und die Streitigkeiten zwischen den verschiedenen Gemeinschaften aufhören.“
Aber das Land ist nicht alles, und Fati denkt auch an ihr Familienleben. „Ich will heiraten und Kinder haben … aber nicht zu viele! Drei oder vier ist genug!“ warnt sie, während die Fertilitätsrate in Mali bei fast sieben Kindern pro Frau liegt. Und erklärt dann: „Wenn man mehr hat, sind das zu viele Ausgaben, und wenn man nur eins hat, ist das traurig. „In Mali darf jeder Mann nach den Regeln des Islam vier Frauen heiraten. „Mein Vater hat nur eine Frau: meine Mutter“, sagt Fati mit Bestimmtheit, „und ich kann mir Mitfrauen nicht vorstellen. Ich fürchte die Streitigkeiten, die den Frieden in der Familie stören.“
Unabhängigkeit
„Ich will Agraringenieurin werden. Mein Vater, Friede seiner Seele, war Agraringenieur und ich möchte so sein wie er, für mich und für Mali, weil dieser Beruf notwendig ist.“ Mariam, 15, hat wie ihre Freundin Fati frühzeitiges Engagement und die Liebe zu ihrem Land. „Mali braucht die Landwirte für eine bessere Entwicklung. Ich will ihnen helfen, nicht am unteren Ende der Leiter zu bleiben. Einigen fehlt Wasser, Ländereien, denen will ich helfen.“ Und wie bei ihrer Mitschülerin entstanden Entscheidungen Mariams in ihr in diesen alltäglichen Bildern, die erst ihr Herz berührten, um dann Spuren in ihrem Kopf zu lassen: „Jeden Tag, wenn ich in die Schule gehe, komme ich an Bauern vorbei, die nur kleine Parzellen bearbeiten. Sie haben nicht genug Land. Es ist schön zu sehen: wenn ich aufwache, sind sie in der Natur, ich mag das. Während der Trockenzeit geben ihre Brunnen nicht genug Wasser. Wenn ich Agraringenieurin werde, werde ich ihnen helfen können.“
Aber für Mariam beinhaltet Malis Entwicklung auch die Rechte der Frauen. Und diese Überzeugung ist eine Familienangelegenheit: „Meine Mutter arbeitet in einem Zentrum für die Förderung von Mädchen und Frauen. Sie will, dass die Frau in der Welt stolz ist, dass sie sich nicht beugt. Das ist auch wichtig für mich. Hier haben Frauen nicht die gleichen Rechte wie Männer.“ Ein Gedanke, von konkreten Beispiele genährt, der sie wütend macht: „In manchen Familien werden die Frauen daran gehindert zu arbeiten, ihr eigenes Geld zu verdienen. Es gibt auch Gewalt gegen Frauen, und auch sexuelle Gewalt. Ich denke auch an die Mädchenbeschneidung. Das ist keine gute Sache, es schafft gesundheitliche Probleme und es tut weh.“ In einem Land, in dem 85% der Frauen unter dieser Praxis leiden, sind Mariams Worte ein Zeichen geistiger Unabhängigkeit und von Charakterstärke. Auch hier ist der wohltuende Schatten der Mutter nicht fern: „In meiner Familie sind wir nicht beschnitten. Unsere Mutter ist es, aber sie wollte das nicht für ihre Kinder. Es ist in der Tradition, aber es ist nicht gut für die Frauen.“
Mariams Rede wird jetzt militanter: „Wir, die jungen Malierinnen, können die Dinge ändern. Ich zum Beispiel spiele Fußball und mache Kung-Fu. Das sind Jungensportarten, aber das mag ich und wir haben die gleichen Rechte, also stört mich das nicht! Wir müssen uns durchkämpfen.“ Das hindert die junge Frau nicht, von einem Heim zu träumen: „Ich will heiraten und Kinder haben. Ich möchte vier oder fünf, dann Schluss! Ich bin nicht gegen die Idee, dass mein Mann mehrere Frauen hat, wenn er es wünscht, weil es heute mehr Frauen gibt als Männer. Dies steht nicht im Widerspruch zu der Tatsache, die Rechte der Frauen zu verteidigen: wenn ich mich weigere eine Mitfrau zu haben, was tun dann die anderen ledigen Frauen?“ Logik und Strenge, Unabhängigkeit und Freiheit des Denkens: Mariam schummelt nicht. Weder auf die eine noch auf die andere Weise, wie jemand, der alles erreichen kann, aber nichts zu beweisen hat.
Entschiedenheit
„Ich will Buchhalterin in einer Firma werden, weil ich gern Geld zähle!“ sagt Malado,18. Ihr unmittelbares Lachen beruhigt … In der Abiturklasse für Öko-Buchhaltung, will Malado „einen guten Job bekommen.“ Hinter dieser sehr pragmatischen Rede verbirgt sich ein heftiger Wunsch nach Emanzipation. „Ich würde gern meine Familie selbst managen, unabhängig sein, mich nicht auf meinen Mann verlassen müssen.“ Ein Wunsch nach Autonomie, den sie mit Freude und Logik ausführt: „Wenn du arbeitest, kannst du dich um deine Wünsche kümmern, ohne jemanden um Hilfe bitten zu müssen. Ich will keine Hausfrau zu sein, die um alles ihren Mann bittet, das ist überhaupt kein Traum für mich! Hier hängt die Mehrheit der Frauen von ihrem Mann ab, und ich denke, das ist keine gute Sache. Eine Frau sollte in der Lage sein, sich allein durchzuschlagen. Ansonsten ist es wie ein Gefängnis!“
Von daher ist es schwierig, sich die junge Frau mit einem polygamen Mann vorzustellen. „Ich will die einzige Frau meines Mannes sein. Die andere sollen tun, was sie wollen, aber ich will mit meinem Mann Ruhe haben.“ Politisch scheint Malado weniger engagiert als ihre beiden Mitschülerinnen, aber ihre Worte sind nicht weniger durch die jüngsten Ereignisse geprägt: „Ich will das Beste für mein Land. Es gibt viele Konflikte, Meinungsverschiedenheiten, Probleme … Wir sollten uns die Hände reichen, um das Land voranzubringen. Rassismus und Rivalitäten müssen aufhören.“
Fati die Songhaï, Mariam die Bambara, Malado die Peulh: drei junge Frauen, drei Gemeinschaften und der gleiche Wunsch zu leben und zu arbeiten um Mali voranzubringen. Und die Rechte der Frauen in einem Land zu entwickeln, wo das Familiengesetz ihnen weiterhin offiziell einen niedrigeren Status zuweist.
© 2016 RFI.fr

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