ANALYSEN DER INTERNATIONAL CRISISGROUP UND IRIN: KOMMT DER FRIEDEN IM SAHEL VON UNTEN? UND NEUE STRATEGIEN DER AQMI – La paix dans le sahel vient-elle d’en bas? Et la nouvelle stratégie jihadiste

Frieden von unten ?
Dakar / Brüssel (International Crisis group) – 14. Dezember 2015
ZUSAMMENFASSUNG
Nach einem durch erneute Zusammenstöße im Norden Malis geprägten Sommer begann eine überraschende Entspannung nach einer Reihe von Gesprächen im Oktober 2015 Gestalt anzunehmen, zwischen Führungskräften der Koalition der Azawad-Bewegungen (CMA), der wichtigsten Rebellenkoalition, und denen der Plattform, der pro-Regierungs-Koalition.

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Mali: la paix venue d’en bas?
Dakar/Bruxelles (International Crisis group) – 14 Dec 2015
Briefing Afrique N°115

A fighter from the Coordination of Azawad Movements (CMA) stands on his vehicle covered in mud for camouflage outside Anefis, Mali, August 26, 2015. The United Nations has deployed 10,000 peacekeepers and poured more than $1 billion into Mali but its efforts to end a three-year conflict are threatened by the reemergence of a centuries-old rivalry between Tuareg clans. Picture taken August 26. To match Insight MALI-VIOLENCE/MILITIA REUTERS/Souleymane Ag Anara

Foto (c) Reuters/Souleymane Ag Anara (VOIR plus de photos en bas): Un combattant de la coordination des mouvements Azawad (CMA) se trouve sur son véhicule couvert de boue pour le camouflage en dehors de Anefis au Mali, le 26 Août 2015. L’ONU a déployé 10.000 soldats de la paix et versé plus de 1 milliard de $ au Mali, mais ses efforts pour mettre fin à un conflit qui a duré trois ans sont menacés par la résurgence d’une rivalité séculaire entre clans touaregs. – Ein Kämpfer der Koordination der Azawad-Bewegungen (CMA) steht auf seinem zur Tarnung schlammbedeckten Fahrzeug außerhalb Anefis am 26. August 2015. Die Vereinten Nationen haben 10.000 Blauhelme eingesetzt und mehr als 1 Miliarde $ in Mali ausgegeben, aber ihre Bemühungen einen dreijährige Konflikt zu beenden, werden durch das Wiederauftauchen einer Jahrhunderte alten Rivalität zwischen Tuareg-Clans bedroht. (Siehe Fotoreportage unten im gelben Kasten.)

SYNTHESE – => VOIR la Version complète PDF
Après un été 2015 marqé par de nouveaux affrontements au Nord Mali, une détente surprenante est survenue en octobre à l’issue de pourparlers entre des responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), principale coalition rebelle, et ceux de la Plateforme d’Alger, regroupement de mouvements proches de l’Etat malien. Pendant trois semaines, des négociations ont eu lieu à Anefis, théâtre de combats récents et ville-carrefour au sud-ouest de Kidal. Elles ont débouché sur des « pactes d’honneur » signés au nom des principales communautés nomades de la région. A Bamako, le pessimisme des derniers mois cède le pas à un optimisme prudent. Cette réconciliation « venue d’en bas » peut relancer l’application de l’accord de Bamako en panne depuis l’été. Il faut cependant en faire un usage habile car le processus d’Anefis comporte aussi des risques que se reconstitue au Nord un système politico-économique à l’origine de nombreuses violences.

Les rencontres d’Anefis marquent une réappropriation par une partie des acteurs locaux d’un processus de paix jusqu’alors largement impulsé par les partenaires extérieurs. Il ne faut cependant pas se méprendre sur ceux qui ont pris l’initiative: il s’agit moins de responsables communautaires « traditionnels » que de dirigeants politico-militaires et d’hommes d’affaires qui dirigent les groupes armés. Mais c’est précisément en cela que les pactes d’Anefis peuvent renforcer le processus de paix de Bamako : ils impliquent des acteurs locaux majeurs et renforcent la confiance que ces derniers placent dans un accord de paix imposé de l’extérieur. Les rencontres d’Anefis permettent d’aborder des questions centrales pour les élites politico-militaires du Nord du Mali, celles des flux économiques, du partage de pouvoir et des rivalités intercommunautaires, autant d’enjeux délicats que les négociations d’Alger n’ont pas su ou voulu aborder.

Le processus de paix reste cependant fragile. L’attaque de l’hôtel Radisson le 20 novembre rappelle que les groupes radicaux tenus à l’écart du processus de paix demeurent une force de nuisance. Par ailleurs, il ne faut pas confondre un moment d’accalmie avec le retour d’une paix durable. La période actuelle doit servir à poser les jalons d’une application de l’accord de Bamako, non pas comme une fin en soi, mais pour permettre un changement réel de la gouvernance au Mali. En privé, la majorité des acteurs avouent pourtant avoir renoncé à cette ambition. Le risque persiste donc de voir le Mali renouer avec les formes passées de la mauvaise gouvernance et de la violence au Nord. Pour l’éviter, les parties maliennes et leurs partenaires devraient se remobiliser autour d’une application intelligente de l’accord de Bamako, une application ambitieuse qui, dans le temps, permettrait de « démilitariser » l’économie et la politique dans le septentrion malien. Pour cela, plusieurs mesures devraient être prises :

  • le Mali et ses principaux partenaires, réunis dans l’équipe de médiation élargie, devraient soutenir des initiatives locales, comme les rencontres intercommunautaires, afin d’élargir le processus d’Anefis au-delà des seules élites politico-militaires ; en parallèle elles devraient ménager un droit de poursuite légal des grands criminels, en particulier ceux impliqués dans les trafics de drogue et d’armes, fussent-ils acteurs de ce processus.
  • Les mêmes acteurs doivent faire du processus de démobilisation, désarmement, réintégration (DDR) leur priorité. Pour cela, les parties maliennes doivent se conformer au texte de l’accord de Bamako, notamment sur les mécanismes relatifs à la période intérimaire, et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) doit se concentrer sur la préparation, logistique comme politique, du processus.
  • A Bamako, l’équipe de médiation internationale et les parties maliennes doivent clarifier les rôles de chacun dans la mise en application et le suivi de l’accord de paix. Ils devraient également relancer la discussion sur la formation d’un gouvernement d’union nationale afin de renforcer le processus de paix et faciliter l’appli­cation de l’accord.
  • Cette période d’accalmie doit enfin être mise à profit pour rompre avec les modes de gestion hérités du passé : les projets de développement au Nord doivent s’ac­compagner de mécanismes concrets de contrôle et de lutte contre la corruption qui garantiront que les investissements ne profitent pas aux seules élites mais se font au plus près des populations. De son côté, l’État doit rompre avec la politique de division des communautés qui nourrit la « militarisation » du Nord et fragilise la sécurité de l’Etat malien.

© 2015 http://www.crisisgroup.org

Frieden von unten ?
Dakar / Brüssel (International Crisis group) – 14. Dezember 2015
ZUSAMMENFASSUNG
Nach einem durch erneute Zusammenstöße im Norden Malis geprägten Sommer begann eine überraschende Entspannung nach einer Reihe von Gesprächen im Oktober 2015 Gestalt anzunehmen, zwischen Führungskräften der Koalition der Azawad-Bewegungen (CMA), der wichtigsten Rebellenkoalition, und denen der Plattform, der pro-Regierungs-Koalition. Drei Wochen lang fanden Verhandlungen in Anefis statt, dem Ort kürzlicher Kämpfe und regionale Drehscheibe südwestlich von Kidal. Die Gespräche führten zu mehreren „Ehrenpakten“, unterzeichnet im Namen der großen Nomadengemeinschaften der Region. In Bamako weicht der Pessimismus der vergangenen Monate vorsichtigem Optimismus. Diese „bottom-up“-Versöhnung könnte die Umsetzung des Friedensabkommens neu in Gang bringen, unterzeichnet im Juni in Bamako, die seit dem Sommer ins Stocken geraten war. Dennoch wird man diese örtlichen Pakte sorgfältig überwachen müssen, da der Anefis-Prozess auch Risiken birgt, inklusive dem der Wiederherstellung eines militarisierten politisch-ökonomischen Systems, das die Quelle eines Großteils der Gewalt im Norden war.
Die Anefis-Treffen stellen eine Wiederaneignung eines Friedensprozesses durch einige lokalen Akteure dar, der bisher weitgehend von externen Partnern angetrieben war. Man sollte sich keinem Irrtum überlassen, wer die Initiative ergriffen hat: das sind weniger „traditionelle“ Führer als politisch-militärische Führer und Geschäftsleute an der Spitze der bewaffneten Gruppen. Doch genau auf diese Weise können die Anefis-Pakte den Friedensprozess von Bamako verstärken: wichtige lokale Akteure einbeziehen und ihr Vertrauen in einen Frieden stärken, der ansonsten weitgehend von außen auferlegt war. Die Anefis-Treffen haben es ermöglicht, in wichtigen Fragen die politisch-militärischen Eliten des Nordens anzusprechen, einschließlich Themen der Handels- (und Schmuggel-)ströme, der Teilung der Macht und interkommunaler Rivalitäten. Dies sind sensible Themen, die zu bewältigen die Verhandlungen in Algier entweder nicht willens oder nicht in der Lage waren.
Der Friedensprozess bleibt jedoch fragil. Der Angriff vom 20. November auf das Hotel Radisson Blu war eine deutliche Erinnerung an die anhaltende Bedrohung durch die aus dem Friedensprozess ausgeschlossenen radikalen Gruppen. Tatsächlich sollte dieser Moment der Ruhe nicht mit einer Rückkehr zu einem nachhaltigen Frieden verwechselt werden. Das aktuelle Fenster sollte als Chance genutzt werden, die Aufmerksamkeit auf die Umsetzung des Bamako-Abkommens zu konzentrieren, nicht als Selbstzweck, sondern für eine echte Veränderung des Regierens in Mali. Ein Großteil der Akteure jedoch gibt privat zu, dieses Ziel bereits aufgegeben zu haben. Folglich bleibt das Risiko, dass Mali zu einem Muster von schlechter Regierungsführung und Gewalt im Norden zurückkehren könnte. Um dies zu vermeiden, sollten die malischen Parteien und ihre Partner sich zusammenfinden zu einer intelligenten Umsetzung des Bamako-Abkommens, ein ehrgeiziges Unterfangen, das im Laufe der Zeit für eine „Entmilitarisierung“ von Wirtschaft und Politik im Norden sorgen könnte. Dazu sollten folgende Maßnahmen ergriffen werden:

  • Mali und seine wichtigsten Partner im erweiterten Vermittlungsteam sollten lokale Initiativen wie Treffen zwischen den Gemeinschaften unterstützen, um den Anefis-Prozess über die politisch-militärischen Eliten hinaus auszuweiten. Parallel dazu sollten sie das Recht zur Verfolgung Großkrimineller erhalten, speziell der Beteiligten in Waffen- und Drogenhandel, unabhängig von deren Teilnahme an diesem Prozess.
  • Die gleichen Akteure sollten Demobilisierung, Entwaffnung und Wiedereingliederung (DDR) zu ihrer Priorität machen. Dabei sollten die malischen Parteien den Text des Bamako-Abkommens einhalten, insbesondere die Mechanismen für die Übergangszeit, und die UN-Mission MINUSMA soll den Fokus auf die logistische und politische Vorbereitung dieses Prozesses richten.
  • In Bamako müssen die malischen Parteien und die internationale Vermittlung die Rolle eines jeden bei der Umsetzung und Nachbereitung des Friedensabkommens klären. Sie sollten auch neue Gespräche über die Bildung einer Regierung der nationalen Einheit starten, um den Friedensprozess zu stärken und die Umsetzung des Abkommens zu erleichtern.
  • Diese Periode der reduzierten Spannungen sollte schließlich genutzt werden, um die Regierungsprobleme der Vergangenheit zu überwinden: Entwicklungsprojekte im Norden müssen von konkreten Maßnahmen begleitet werden, um die Korruption zu bekämpfen und sicherzustellen, dass Investitionen der lokalen Bevölkerung zugute kommen, und nicht nur den Eliten. Die Regierung wiederum muss die Politik der Teilung aufgeben, die die „Militarisierung“ der Gesellschaft schürt und die Sicherheit des malischen Staates bedroht.

© 2015 crisisgroup.org

SEE MORE Insight – Clan warfare trumps diplomacy in Mali’s fragile north
GAO (Reuters) – 31 .08.2015
By Emma Farge

Mali: Peace from Below?
Dakar/Brussels (International Crisis group) – 14 Dec 2015
Africa Briefing N°115
OVERVIEW – => Read full report (pdf)
After a summer marked by renewed clashes in northern Mali, a surprising détente began taking shape in October 2015 following a series of talks between leaders of the Coalition of Azawad Movements (CMA), the main rebel coalition, and those of the Algiers Platform, the pro-government coalition. For three weeks, negotiations took place in Anefis, the site of recent fighting and a regional hub south west of Kidal. The talks led to several “honour pacts” signed on behalf of the major nomad communities in the region. In Bamako, the pessimism of the past few months is giving way to cautious optimism. This “bottom-up” reconciliation could restart implementation of the Bamako accord signed in June, itself stalled since summer. Nevertheless, these local pacts will have to be carefully monitored as the Anefis process also carries risks, including that of the reestablishment of a militarised political-economic system that was the source of much of the violence in the north.

The Anefis meetings represent a reappropriation by some local actors of a peace process until now largely driven by external partners. There should be no mistaking who took the initiative: these are less “traditional” community leaders than politico-military leaders and businessmen at the head of armed groups. Yet, this is precisely how the Anefis pacts can reinforce the Bamako peace process: by involving major local actors and strengthening their trust in a peace otherwise largely externally imposed. The Anefis meetings have allowed for important questions concerning the north’s politico-military elite to be addressed, including issues of trafficking, power sharing, and intercommunal rivalries. These are sensitive subjects that the negotiations in Algiers were either unwilling or unable to tackle.

The peace process nevertheless remains fragile. The 20 November attack on the Hotel Radisson was a stark reminder of the persistent threat posed by radical groups excluded from the peace process. Indeed, this moment of calm should not be confused with a return to sustainable peace. The current window should be seized as an opportunity to refocus attention on the implementation of the Bamako agreement, not as an end in itself, but rather to allow for genuine change of governance in Mali. A majority of actors, however, privately admit to having given up on this goal. Consequently, the risk remains that Mali could revert back to a pattern of poor governance and violence in the north. To avoid this, Malian parties and their partners should remobilise around an intelligent and ambitious implementation of the Bamako accord that, with time, will allow for a “demilitarisation” of economics and politics in the north. For this to occur, the following measures should be taken:

  • Mali and its main partners, gathered in the extended mediation team, should support local initiatives such as the intercommunal meetings, to allow for the extension of the Anefis process beyond political-military elites. In parallel, they should maintain a right to prosecute important criminals, specifically those involved in arms and drug trafficking, regardless of their participation in the process.
  • The same actors should prioritise demobilisation, disarmament and reintegration (DDR). In doing so, Malian parties should adhere to the text of the Bamako accord, specifically concerning the mechanisms for the interim period, and the UN mission, MINUSMA focus on the logistical and political preparation of the DDR process.
  • In Bamako, Malian parties and the international mediation team must clarify each actor’s role in the implementation and follow-up of the peace agreement. They should also restart discussions on the creation of a government of national unity in order to reinforce the peace process and facilitate the implementation of the accord.
  • This period of reduced tensions should, in sum, be seized upon to break with the governance problems of the past: development projects in the north must be accompanied by concrete mechanisms to fight corruption and guarantee that investments benefit local populations, rather than just the elites. The government in turn must cease the politics of division that fuel the “militarisation” of society and threaten the security of the Malian state.

© 2015 http://www.crisisgroup.org

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Ein Gedanke zu “ANALYSEN DER INTERNATIONAL CRISISGROUP UND IRIN: KOMMT DER FRIEDEN IM SAHEL VON UNTEN? UND NEUE STRATEGIEN DER AQMI – La paix dans le sahel vient-elle d’en bas? Et la nouvelle stratégie jihadiste

  1. IS und Al Quaida
    Nordwestafrika unter dem Druck der Terrormilizen
    Deutschlandradio Kultur – 29.02.2016
    Von Jens Borchers

    Angriffe auf Hotels in Burkina Faso und Mali, Terror-Anschläge in Tunesien, Niger und Nigeria. In Nordwestafrika wächst die Angst – und zwar sowohl vor einer Zusammenarbeit als auch vor einem Konkurrenzkampf zwischen den Terrormilizen des sogenannten IS und Al Quaida.

    Senegal versucht, sich auf das Schlimmste vorzubereiten. Die Behörden des westafrikanischen Staates haben Hotels zu Sicherheitsmaßnahmen verdonnert. Sie sollen vor Terror-Anschlägen nach dem Muster von Ouagadougou oder Bamako schützen. Wer diese Sicherheitsmaßnahmen nicht befolgt, dessen Hotel werde geschlossen. Gleichzeitig forderte die Regierung die Senegalesen zur Wachsamkeit auf. Das Resultat: 900 Hinweise auf verdächtiges Verhalten an einem einzigen Wochenende. Die Angst vor Anschlägen grassiert.

    Senegal hat bisher keine Terror-Attacke erlebt. Aber Präsident Macky Sall sagt rundheraus: Die Bedrohung ist da.
    „Sie ist total präsent bei uns. Obendrein gibt es eine ungeheure Propaganda für diese Organisationen im Internet, unkontrollierbar. Und eine Finanzierung gewisser Nichtregierungsorganisationen die sich in die Religion einmischen, obwohl die Staaten sehr wachsam sind.“
    In Westafrika haben die Staats- und Regierungschefs aufmerksam verfolgt, wie Al Qaida im islamischen Maghreb die Bedrohung immer weiter nach Westafrika hineinträgt.

    „Al Qaida fürchtet zunehmenden Druck des IS“

    Während die Welt seit langem fast nur auf den sogenannten Islamischen Staat starrt, galt Al Qaida als geschwächt. Vor allem im Wettlauf um neue Rekruten, Erfolgsimage, Geld und Einfluss-Zonen. Dschihadismus-Experte Wassim Nasr:
    „Während der laufenden Operation in Ouagadougou hat einer der Täter mit der Propagandastelle von Al Qaida im islamischen Maghreb telefoniert. Und noch einmal seine Treue zu Al Qaida-Chef Al-Zawahiri beschworen. Al Qaida fürchtet den zunehmenden Druck des Islamischen Staates. Der IS ist in Nigeria präsent, hat dort die Gefolgschaft von Boko Haram. Und er ist präsent in Schwarzafrika.“
    Auch der Terrorismusforscher Philippe Hugon vom Institut internationale und strategische Studien in Paris verfolgt dieser Entwicklung. Der Islamische Staat, sagt er, sucht die Expansion in Afrika:
    „Der IS will offensichtlich seinen Einfluss ausweiten. Boko Haram war früher nur im Nordwesten von Nigeria aktiv. Dann hat Boko Haram schrittweise seine Angriffe in die Region um den Tschad-See ausgeweitet. Also in Niger, Kamerun und Tschad. Dann haben sie dem IS Gefolgschaft geschworen. Das bedeutet nicht, dass sie vollständig in den IS integriert sind, aber es gibt diese Verbindung.“

    Terrorismusabwehr für Nordwestafrika

    Al Qaida weitet seine Angriffsziele immer weiter auf das südliche Westafrika aus. Unterdessen versucht der sogenannte IS zunehmend südlich von Libyen Einfluss zu gewinnen. Von dort aus gehen Waffentransporte in Richtung Westafrika. Gleichzeitig versucht der IS, Tunesien zu destabilisieren. Das Attentat auf einen Bus mit Soldaten der Wachmannschaft des tunesischen Präsidenten ist nur ein Beleg dafür. Ende November sprengte sich ein Selbstmordattentäter in einem Bus der Präsidentschaftsgarde in die Luft – 12 tunesische Gardisten starben. Der IS bekannte sich zu dem Anschlag. Für Extremismusforscher Kader Abderahim ist die Botschaft klar:
    „Dass niemand wirklich den tunesischen Präsidenten schützen kann. Auch nicht diejenigen, die den Präsidenten eigentlich vor Anschlägen bewahren sollen. Die Botschaft der Angreifer ist: Entweder gab es Fehler im Sicherheitsapparat des Präsidenten oder es gab Komplizen. Beide Möglichkeiten sind gravierend.“
    Tunesien fürchtet die Unterwanderung durch den IS. Marokko, vielleicht der Staat mit dem stabilsten Sicherheitssystem in Nordafrika, meldet ein ums andere Mal die Verhaftung angeblicher Terroristen-Zellen. Und was in Algerien geschieht, entzieht sich weitgehend der Öffentlichkeit.
    Die Staaten Nordwestafrikas versuchen, eine Terrorismusabwehr aufzubauen. Zumindest was Polizei und Militär anbetrifft. Gleichzeitig fürchten sie aber, dass Organisationen wie Al Qaida und der sogenannte Islamische Staat weiter Zulauf bekommen.
    © 2016 deutschlandradiokultur.de

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