LEILA ALAOUI – ZUM ANDENKEN – Hommage

1. Décédée dans l’attaque de Ouagadougou, Leila Alaoui avait signé de superbes images sur le Maroc

SLATE AFRIQUE – 19.01.2016
Le travail de cette Franco-marocaine de 33 ans portait sur la migration, l’identité et l’exil à travers le monde.
Elle est l’une des 30 victimes qui ont péri dans l’attaque terroriste revendiquée par al-Qaïda au Magreb islamique qui a frappé Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, dans la nuit du 15 au 16 janvier. Leila Alaoui, 33 ans, est décédée lundi 18 janvier en soirée des suites de ses blessures dans une clinique de Ouagadougou, a indiqué l’agence de presse marocaine MAP, citant l’ambassade du Maroc au Burkina Faso. Elle était assise à la terrasse du Cappuccino quand les terroristes ont surgi et avait été grièvement blessée, selon l’AFP.
Dans un article «en hommage» à cette artiste qui était exposée jusqu’à ce dimanche 17 janvier, à la Maison Européenne de la Photographie à Paris dans le cadre de la première Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain, le site Clique publie des images prises par la photographe au Maroc et en Syrie.

«“Les Marocains“ est une série de portraits grandeur nature pris dans un studio transporté à travers le Maroc. Exploitant mon héritage marocain, j’ai passé beaucoup de temps avec différentes communautés pour prendre des photographies à travers leur perspective à eux, dans le but d’avoir un angle plus riche que celui qu’un documentariste extérieur à la communauté pourrait prendre», écrivait Leila Alaoui sur son site web au sujet de son portfolio „Les Marocains“.
„Die Marokkaner“ ist eine Serie von lebensgroßen fotografischen Porträts, in einem mobilen Studio, quer durch Marokko transportiert, aufgenommen. Mein marokkanisches Erbe erschließend, verbrachte ich Zeit beim Aufenthalt in verschiedenen Gemeinschaften, um Fotos aus der Perspektive der teilnehmenden Beobachterin zu machen, mit dem Ziel eines fundierteren Blickwinkels als eine externe Dokumentarfotografin ihn haben könnte.
Das schrieb Leila Alaoui auf ihrer Website über ihr Portfolio „Les Marocains“.

Leila Alaoui se trouvait au Burkina Faso dans le cadre d’un projet intitulé „Mon corps : mes droits“ , une campagne d’information commandée par Amnesty International sur le mariage précoce au Burkina Faso et au Mali, rapporte France24.
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Hommage du MEP et de l’IMA / Nachruf des MEP und IMA:

« C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris que Leila Alaoui est décédée hier soir des suites de ses blessures à Ouagadougou.
Elle était jeune, elle était belle, elle avait du talent. C’était une artiste rayonnante. Elle menait un combat pour redonner vie aux oubliés de la société, aux sans-abris, aux migrants, avec pour seule arme la photographie.
C’était une correspondante de paix.
Toute l’équipe de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain se joint à sa famille et à ses proches dans cette épreuve. »
Jack Lang, Président de l’Institut du Monde Arabe
Jean-Luc Monterosso, Directeur de la Maison Européenne de la Photographie

„Mit großer Trauer haben wir erfahren, dass Leila Alaoui gestern in Ouagadougou ihren Verletzungen erlag.
Sie war jung, sie war schön, sie war talentiert. Sie war eine strahlende Künstlerin. Sie führte einen Kampf für die Vergessenen der Gesellschaft, für die Obdachlosen, für die Migranten, nur mit der Fotografie bewaffnet.
Sie war eine Botschafterin des Friedens.
Das gesamte Team der Biennale der zeitgenössischen arabischen Fotografen trauert mit ihrer Familie und den ihr Nahestehenden.“
Jack Lang, Präsident des Instituts der Arabischen Welt (IMA)
Jean-Luc Monterosso, Direktor des Europäischen Hauses der Fotografie (MEP)
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2. Attaque de Ouagadougou : la photographe franco-marocaine Leila Alaoui est décédée

france24 – 19.01.2016
Par Sarah LEDUC
(…)
Interrogés par France 24 lundi, des responsables d’Amnesty International avaient affirmé que son état de santé n’inspirait plus d’inquiétude. L’ONG a confirmé le décès de la jeune femme mardi matin sur son compte Twitter.
Son chauffeur, dont l’identité n’a pas été révélée, n’a pas non plus survécu à l’attaque. „Nous l’avons recherché pendant deux jours et son corps a finalement été identifié dimanche“, indique Samira Daoud. Cette dernière déplore „la mort tragique“ d’un homme avec qui Amnesty International collaborait depuis plusieurs années. „Nous sommes aux côtés de la famille qui recevra tout le soutien nécessaire de la part d’Amnesty“, ajoute-t-elle.
Rendre hommage à ses modèles
Leila Alaoui avait été engagée par l’organisation internationale pour un projet intitulé „Mon corps : mes droits“, une campagne d’information sur le mariage précoce au Burkina Faso et au Mali. Un rapport ainsi qu’une exposition de ses photos devaient initialement être présentés au public en avril prochain.
„Leila avait déjà envoyé de très bons clichés“, assure Samira Daoud. „Malheureusement, elle s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Elle était parfaite pour ce travail : à la fois à l’aise sur le terrain tout en gardant de la distance. De plus, le fait qu’elle soit une femme facilitait le dialogue avec ses modèles“, poursuit-elle. Leila avait initié une série de portraits de jeunes filles, „sans les victimiser mais au contraire pour leur rendre hommage“, poursuit Samira Daoud.
Une démarche quasi-anthropologique
Née en 1982 à Paris, Leila Alaoui a passé son enfance à Marrakech, avant de s’envoler pour New York, le bac en poche, pour suivre des études en sociologie et photographie documentaire. Elle partageait dernièrement son temps entre le Liban et le Maroc.
Fine connaisseuse du terrain nord-africain, elle avait entamé au Burkina Faso un reportage dans la lignée de sa série „Les Marocains“, exposé à la MEP jusqu’au 17 janvier 2016, à Paris, dans le cadre de la Biennale de la photo du Monde arabe. Photographe sensible, à la démarche quasi-anthropologique, Leila Alaloui prenait un soin particulier à se tenir à l’écart des clichés ethnocentristes ou orientalistes – cet „Orient créé par l’Occident“ tel que l’a défini Edward Saïd, cherchant à montrer la fierté et la dignité de ses modèles.
Dans sa dernière exposition, elle présentait une série de portraits d’hommes et de femmes en tenue traditionnelle, mue par la volonté de témoigner d’une richesse culturelle menacée, plutôt que par une quête d’exotisme. „Cette série est un travail d’archives pour témoigner d’une diversité qui risque de disparaître“, expliquait la photographe début novembre à France 24 .
Leila Alaoui avait précisé ne jamais faire poser ses modèles, rencontrés au cours d’un périple à travers les régions reculées du Maroc. „J’installe mon studio en extérieur, les jours de marché. Les gens passent, ceux qui veulent s’arrêtent. La seule chose que je leur demande, c’est de rester face à moi“, avait expliqué la photographe, qui ne reniait pas l’influence de Robert Franck, qui a parcouru les États-Unis à la fin des années 1950 pour photographier „Les Américains“.
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3. Décès de la photographe Leila Alaoui et de Mahamadi Ouédraogo

amnesty.fr – 19.01.2016Foto (c) Augustin Le Gall, Haytham pictures / Private: Fotografin Leila Alaoui und Fahrer Mahamadi Ouédraogo wurden bei einem Anschlag in Burkina Faso am 15. Januar 2016 getötet
Leila était une photographe franco-marocaine talentueuse, qui était partie dans le cadre d’une mission d’Amnesty International au Burkina Faso pour réaliser un reportage photo sur les droits des femmes. Mahamadi Ouédraogo était le père de quatre enfants, c’était un grand ami d’Amnesty International : il accompagnait depuis 2008 le personnel et les conseillers venus en mission dans le pays. Nos pensées vont à son épouse, à ses enfants et à sa famille. Il va nous manquer terriblement.
Mahamadi et Leila étaient garés devant le café Cappucino, en face de l’hôtel Splendid, lorsque l’attentat a eu lieu.
La ville de Ouagadougou n’était pas considérée comme une destination à haut risque et Leila était soutenue par les collègues de notre bureau national au Burkina Faso durant sa mission et était accompagnée par Mahamadi, ressortissant du Burkina Faso.
Mahamadi Ouédraogo a trouvé la mort dans sa voiture. Leila a reçu deux balles, dans la jambe et le thorax, avant d’être rapidement conduite à l’hôpital. Après avoir été opérée, elle se trouvait tout d’abord dans un état stable. Les préparatifs pour son rapatriement sanitaire étaient en cours, mais elle a succombé à une crise cardiaque.
La priorité absolue d’Amnesty International est d’apporter le meilleur soutien possible aux familles de Mahamadi et de Leila. Des représentants d’Amnesty se trouvent à l’hôpital et assurent la liaison avec sa famille, les médecins et tous les organismes nécessaires.
Nous condamnons l’attaque violente contre les civils à Ouagadougou, qui a tué et blessé des dizaines de personnes de différentes nationalités et religions..Vers le haut

2. Angriff in Ouagadougou: die französisch-marokkanische Fotografin Leila Alaoui ist tot

France24 – 19.01.2016
Von Sarah LEDUC
.. Die Nichtregierungsorganisation Amnesty International hat den Tod der jungen Frau am Dienstagmorgen auf ihrem Twitter-Account bestätigt. Ihr Fahrer überlebte den Angriff ebenfalls nicht. „Wir haben zwei Tage lang gesucht und seine Leiche wurde schließlich am Sonntag identifiziert“, sagt Samira Daoud (AI). Sie beklagte „den tragischen Tod“ eines Mannes, mit dem Amnesty International seit mehreren Jahren zusammenarbeitete. „Wir stehen zu seiner Familie, die die notwendige Unterstützung von Amnesty erhalten wird“, fügt sie hinzu.
– Ihren Modellen Ehre erweisen –
Leila Alaoui war von der internationalen Organisation für ein Projekt mit dem Titel „Mein Körper: meine Rechte“ engagiert worden, eine Informationskampagne über Kinderheirat Heirat in Burkina Faso und Mali. Ein Bericht und eine Ausstellung ihrer Bilder sollten ursprünglich der Öffentlichkeit im April vorgestellt werden.
„Leila schon einige sehr gute Aufnahmen geschickt“, sagt Samira Daoud. „Leider war sie am falschen Ort zur falschen Zeit. Sie eignete sich perfekt für diesen Job: sie fühlte sich wohl vor Ort und behielt gleichzeitig Abstand. Darüber hinaus erleichterte die Tatsache, dass sie eine Frau ist, den Dialog mit ihren Motiven“, fährt sie fort. Leila hatte eine Serie von Porträts von jungen Mädchen begonnen“, ohne diese zum Opfer zu machen, sondern im Gegenteil um sie zu ehren“, sagt Samira Daoud.
– Ein quasi-anthropologischer Ansatz –
Geboren in Paris im Jahre 1982, verbrachte Leila Alaoui ihre Kindheit in Marrakesch, bevor sie wegging nach New York, das Abitur in der Tasche, zu einem Studium der Soziologie und Dokumentarfotografie. In letzter Zeit lebte sie mal im Libanon, mal in Marokko.
Als Kennerin Nordafrikas hatte sie in Burkina Faso eine Reportage in Fortsetzung ihrer Serie „Die Marokkaner“ begonnen, die im Maison Européenne de la Photographie (MEP) bis zum 17. Januar 2016 in Paris ausgestellt war, im Rahmen der Biennale der Fotografie der Arabischen Welt. Sensible Fotografin mit einem fast anthropologischen Ansatz, bemühte sich Leila Alaloui besonders darum, weg von ethnozentrischen oder orientalistischen Klischees zu kommen – diesen „Orient vom Okzdent geschaffen“, wie Edward Saïd es definiert hat -, um den Stolz und die Würde der von ihr aufgenommenen Menschen zu zeigen.
In ihrer letzten Ausstellung präsentierte sie eine Reihe von Porträts von Männern und Frauen in traditioneller Kleidung, mit dem Wunsch, von einem bedrohten kulturellen Reichtum zu zeugen, außerhalb jeder Exotik. „Diese Serie ist eine Archivarbeit, um eine Vielfalt, die verschwinden könnte, widerzuspiegeln“, erklärte die Fotografin Anfang November im Sender France 24.
Leila Alaoui hatte gesagt, dass sie ihre Modelle nie posieren ließ, die sie auf ihrer Reise durch die abgelegenen Gebiete von Marokko traf. „Ich baue mein mein Atelier draußen auf, an Markttagen. Die Menschen gehen vorbei , manche bleiben stehen. Das einzige, um das ich sie bitte, ist, mir gegenüber stehen zu bleiben“, erklärte die Fotografin, die nicht den Einfluss von Robert Frank verleugnete, der in den späten 1950ern durch die Vereinigten Staaten gereist ist, um „Die Amerikaner“ zu fotografieren.
© 2016 france24.com
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3. Amnesty trauert um Leila Alaoui und Mahamadi Ouédraogo

amnesty.de -19.01.2016
Foto (c) Augustin Le Gall, Haytham pictures / Private: Fotografin Leila Alaoui und Fahrer Mahamadi Ouédraogo wurden bei einem Anschlag in Burkina Faso am 15. Januar 2016 getötet
Mit großer Trauer gibt Amnesty International bekannt, dass die Fotografin Leila Alaoui und der Fahrer Mahamadi Ouédraogo bei dem Al-Qaida-Anschlag in Ouagadougou, der Hauptstadt von Burkina Faso, am vergangenen Freitag getötet wurden.
Leila Alaoui war eine talentierte Fotografin französisch-marokkanischer Herkunft, die sich im Auftrag von Amnesty International in Burkina Faso aufhielt, um eine Fotostrecke über Frauenrechte aufzunehmen.
Ouagadougou galt nicht als besonders gefährlicher Ort. Zudem wurde Leila Alaoui während ihrer Reise von Kolleginnen und Kellegen des dortigen Amnesty-Büros und von Mahamadi Ouédraogo, einem Staatsangehörigen Burkina Fasos, begleitet.
Die Fotografin wurde durch Schüsse ins Bein und in den Brustkorb verletzt. Man brachte sie zwar schnellstmöglich in ein Krankenhaus, wo ihr Zustand nach einer Operation zunächst stabil war. Als die Vorbereitungen für eine medizinische Evakuierung getroffen wurden, erlag sie jedoch einem Herzinfarkt.
Mahamadi Ouédraogo wurde in seinem Auto getötet. Der Vater von vier Kindern hat Amnesty International viele Jahre unterstützt. Seit 2008 hat er Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und Beraterinnen und Berater von Amnesty auf Missionsreisen in Burkina Faso begleitet.
Unsere aufrichtige Anteilnahme gilt den Hinterbliebenen von Leila Alaoui und Mahamadi Ouédraogo. Beide werden schmerzlich vermisst werden. Amnesty versucht nun mit höchster Priorität, die Familien der beiden bestmöglich zu unterstützen.
Amnesty International verurteilt den Anschlag in Ouagadougou, bei dem zahlreiche Menschen verschiedener Nationalitäten und Glaubensrichtungen getötet oder verletzt wurden, auf das Schärfste.
© 2016 amnesty.de
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5 Gedanken zu „LEILA ALAOUI – ZUM ANDENKEN – Hommage

  1. Amnesty International expose les dernières photos de Leïla Alaoui
    jeune afrique – 08 mars 2016
    Par Nadia Lamlili
    À partir de ce 8 mars, les dernières images que l’objectif de Leïla Alaoui a capturées pour le compte d’Amnesty International avant sa mort tragique sont exposés au Burkina. Des portraits captivants de femmes dont le point commun est de lutter contre les violations de leurs droits.
    Malika, Martine, Awa… Des portraits de femmes burkinabè qui luttent pour libérer leurs compatriotes du mariage forcé et de la violence, des regards tournés vers l’horizon, mêlant courage et défi. Comme pour signifier que, derrière chaque peine, il y a toujours un espoir…

    On ne peut pas rester insensible devant les photos prises par Leïla Alaoui avant sa mort et celle de son chauffeur Mahamadi dans l’attentat de Ouagadougou qui a fait 30 victimes dans la nuit du 15 au 16 janvier. Ce 8 mars, Amnesty International dévoile les derniers clichés que la photographe franco-marocaine a réalisés dans le cadre d’une exposition qui raconte l’histoire de femmes et de jeunes filles burkinabè dont les droits fondamentaux ont été violés. …En lire plus

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  2. L’écrivain Tahar Ben Jelloun a salué sur son blog „une artiste passionnée et qui savait débusquer le réel derrière l’apparence, montrer la splendeur d’un corps derrière le voile des préjugés“. „Aujourd’hui, le monde de l’art perd une étoile (…) pour les droits de l’Homme, pour les droits de montrer ce que le grand public ne voit pas“. (AFP 19.01.2016)
    Der Schriftsteller Tahar Ben Jelloun lobte in seinem Blog „eine leidenschaftliche Künstlerin, die das Wirkliche hinter der Erscheinung aufstöbern, den Glanz eines Körpers hinter dem Schleier der Vorurteile zeigen konnte.“ „Heute verliert die Welt der Kunst einen Stern (…) für die Menschenrechte , für die Rechte, das zu zeigen, was die breite Öffentlichkeit nicht sieht.“

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