IN MALI WIE IN AFRIKA: ZWANGSHEIRATEN SIND EINE GEISSEL UND EINE VERLETZUNG DER MENSCHENRECHTE – Au Mali comme en Afrique, le mariage précoce est un fléau des sociétés traditionnelles et une violation des droits humains

Afrika: Kinderheirat, eine Geißel der traditionellen Gesellschaften
AFP – 2015.11.25 12:30
„Eines Tages kam ein junger Mann hierher, um eine Frau zu wählen, und er hat mich gewählt. Und dann wurde ich schwanger“, sagt Lucia Felix, 15, unter dem Mangobaum in der Nähe von ihrem Haus in Jangamo im südlichen Mozambique. Geißel der traditionellen afrikanischen Gesellschaften, wird Kinderheirat das Thema eines ersten Symposiums der Afrikanischen Union sein, am 26. und 27. November in Lusaka, Sambia, in Anwesenheit der Minister der AU und von Vertretern von Nichtregierungsorganisationen und der UN-Agenturen.

DEUTSCH (DANK FÜR DIE ÜBERSETZUNG AN AFRIKANEWS) WEITERLESEN UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Aktuelle Allgemeininfo: Zwangsheirat : Unicef warnt vor neuen Höchstzahlen bei Kinderehen
Info de fond, actuel: Les mariages forcés d’enfants risquent d’augmenter considérablement

=> VOIR la vidéo en bas / SEHEN SIE DAS VIDEO ganz unten: ZALISSA’S CHOICE

Jetzt auch mit deutschen Untertiteln

Afrique: le mariage des enfants, un fléau des sociétés traditionnelles
AFP – 25.11.2015 à 12:30
Par Adrien BARBIER
„Un jour un jeune est arrivé ici pour choisir une femme, et il m’a choisie moi. Et puis je suis tombé enceinte », explique Lucia Felix, 15 ans, sous le manguier situé à proximité de sa maison à Jangamo, dans le sud du Mozambique. Fléau des sociétés traditionnelles africaines, le mariage des enfants fera l’objet d’un premier colloque de l’Union africaine le 26 et 27 novembre à Lusaka, en Zambie, en présence des ministres de l’UA et de représentants d’ONG et d’agences de l’ONU.


Eine junge Frau von 17 Jahren, mit 15 verheiratet, und ihr Kind, in Inhambane, Mosambik

Lucia en est à son huitième mois de grossesse et revient de chez le médecin. Elle a contracté le paludisme, et se plaint de douleurs dans le ventre qui ressemblent à des contractions. Sa mère, Zaida Zunguze, assise sur la natte à côté d’elle, est préoccupée. Si elle a accepté dans un premier temps que le jeune Velasco épouse Lucia, elle a néanmoins demandé à ce qu’ils attendent que Lucia ait 18 ans pour se marier.
Mais depuis que Lucia est enceinte, le père de Velasco – un guérisseur traditionnel dont Zaida se méfie – insiste pour que Lucia accouche chez lui. Elle deviendrait de fait femme au foyer.
« C’est encore une enfant, elle ne sait rien. Je veux continuer à lui enseigner comment s’occuper du foyer », explique Zaida.
Le mariage est légal à partir de 18 ans au Mozambique, ou 16 ans lorsque les parents donnent leur consentement (pareil au Mali, ndlr). Mais beaucoup de filles se retrouvent mariées traditionnellement avant leur majorité, voire avant 15 ans, pour 14,3% d’entre elles, selon le dernier recensement mené en 2011.
« Ici le concept de l’enfant est différent. Dès qu’il montre les premiers signes physiques de puberté, il est déjà considéré comme un adulte », explique Pascoa Ferrao, la directrice des services provinciaux d’action sociale, à Inhambane (sud), le chef-lieu de la province.
– „Filles, pas épouses“ –
La principale cause des mariages précoces dans la région est la grossesse à l’adolescence, estime la directrice.
Interrogée sur la contraception, Cidalia Daniel, 17 ans, reste évasive. Son fils, Eclercio, a 10 mois. « Maintenant, j’ai la pilule. C’est l’hôpital qui me l’a donnée », explique-t-elle, oscillant entre sourires et timidité.
Cidalia a arrêté l’école en 4e parce que son père ne voulait plus lui payer ses cahiers. Alors elle s’est mise à fréquenter un garçon plus âgé, et est partir vivre chez lui après un mariage traditionnel.
Mais lorsqu’elle est tombée enceinte, le garçon, qui la battait régulièrement, est parti vivre en Afrique du Sud, où beaucoup de Mozambicains partent travailler, le plus souvent dans les mines d’or ou de charbon. Depuis, Cidalia refuse de le voir, et est retournée vivre chez sa mère et son beau-père.
« Avec ma grossesse, j’ai perdu mon emploi. Les patrons n’aiment pas ça », dit-elle, en attrapant son fils pour l’allaiter.
D’après la coalition d’ONG « Filles, pas épouses », les filles qui se marient mineures sont plus exposées au sida, aux violences domestiques et à la malnutrition. Elles sont également moins éduquées et leurs opportunités économiques sont moindres.
Plus généralement, d’après l’Unicef, si 87 % des filles au Mozambique sont inscrites à l’école primaire, elles ne sont que 17% à fréquenter le collège.
Cidalia compte reprendre l’école à la rentrée de février prochain. Mais son beau-père, qui la fait vivre, ne semble pas complètement convaincu. « C’est cher, si seulement vous pouviez m’aider un peu », demande Vicente Nhanale à Ana Machaieie, de l’Unicef Mozambique.
– „Pour payer les dettes“ –
Par chance, ils habitent tout près du poste administratif où l’action sociale pourra les aider pour l’inscription de Cidalia, et peut-être lui donner une bourse. Mais à l’échelle de toute la province, il n’y a que 14 assistants sociaux. En 2007, l’Etat a donc créé des comités communautaires pour prendre le relais.
La sensibilisation autour du mariage des mineurs gagne du terrain, estime cependant Mme Ferrao. « On constate moins de mariages intergénérationnels“, dit-elle.
Même si, selon elle, „on a également les cas de parents qui donnent leur fille au guérisseur traditionnel pour payer leurs dettes, et avec le poids des traditions et la pauvreté, c’est moins évident à combattre ».
Elle espère que les discussions de l’UA à Lusaka s’orienteront vers le renforcement de la législation.
Epouser un mineur ou marier son enfant n’est pas répréhensible pénalement au Mozambique. Et jusqu’à la modification du code pénal survenue en 2014, un violeur pouvait épouser sa victime pour éviter la prison.
© 2015 AFP

Afrika: Kinderheirat, eine Geißel der traditionellen Gesellschaften
AFP – 2015.11.25 12:30
Von Adrien BARBIER –
„Eines Tages kam ein junger Mann hierher, um eine Frau zu wählen, und er hat mich gewählt. Und dann wurde ich schwanger“, sagt Lucia Felix, 15, unter dem Mangobaum in der Nähe von ihrem Haus in Jangamo im südlichen Mozambique. Geißel der traditionellen afrikanischen Gesellschaften, wird Kinderheirat das Thema eines ersten Symposiums der Afrikanischen Union sein, am 26. und 27. November in Lusaka, Sambia, in Anwesenheit der Minister der AU und von Vertretern von Nichtregierungsorganisationen und der UN-Agenturen.
Lucia ist im achten Monat der Schwangerschaft und kommt vom Arzt. Sie hatte Malaria bekommen und klagt über Schmerzen im Bauch, die Kontraktionen ähneln. Ihre Mutter, Zaida Zunguze, sitzt auf der Matte neben ihr, sie grübelt. Wenn sie zunächst akzeptiert hatte, dass die junge Frau Lucia und Velasco heiraten, hatte sie dennoch gebeten, das sie dafür warten, bis Lucia über 18 Jahre alt ist.
Aber seit Lucia schwanger ist, besteht der Vater von Velasco – ein traditioneller Heiler, dem Zaida nicht über den Weg traut – darauf, dass Lucia zu Hause gebiert. Sie würde dann Hausfrau werden.
„Sie ist noch ein Kind, sie kann nichts. Ich möchte sie weiterhin lehren, wie man einen Haushalt führt“, sagt Zaida.
Die Ehe ist ab 18 Jahren legal in Mosambik, oder ab 16 Jahren, wenn die Eltern ihre Zustimmung geben (wie in Mali, Ed). Aber viele Mädchen finden sich schon davor traditionell verheiratet wieder, auch vor dem Alter von 15 (14,3% von ihnen, nach der letzten Volkszählung im Jahr 2011).
„Hier ist das Konzept des Kindes anders. Sobald es die ersten körperlichen Anzeichen der Pubertät zeigt, gilt es bereits als ein Erwachsener „, sagt Pascoa Ferrao, Direktor der Landeswohlfahrtsdienste in Inhambane (Süden), die Hauptstadt der Provinz.
– „Mädchen, keine Ehefrauen“ –
Die Hauptursache für frühe Heirat in der Region ist Schwangerschaft in der Adoleszenz, sagt der Direktor.
Auf die Frage der Empfängnisverhütung bleibt Cidalia Daniel, 17, ausweichend. Ihr Sohn Eclercio ist 10 Monate alt. „Jetzt habe ich die Pille. Das Krankenhaus gab sie mir“, sagt sie, zwischen Lächeln und Schüchternheit oszillierend.
Cidalia verließ die Schule im vierten Jahr, weil ihr Vater nicht mehr für Schulhefte zahlen wollte. Dann frequentierte sie einen älteren Jungen und lebte bei ihm zu Hause nach einer traditionellen Hochzeit.
Aber als sie schwanger wurde, ging der Junge, der sie regelmäßig schlug, nach Südafrika, wo viele Mosambikaner hingehen, um meistens in den Gold- oder Kohleminen zu arbeiten. Seitdem weigert sich Cidalia, ihn zu sehen, und kehrte zu Mutter und Stiefvater zurück.
„Mit meiner Schwangerschaft verlor ich meinen Job. Die Chefs mögen es nicht“, sagte sie und griff nach ihrem Sohn um ihn zu stillen.
Nach Angaben der NGO-Koalition „Mädchen, keine Ehefrauen“, sind Mädchen, die im Kindesalter heiraten, anfälliger für AIDS, häusliche Gewalt und Unterernährung. Sie sind auch weniger gebildet und ihre wirtschaftlichen Möglichkeiten sind mager.
Allgemeiner gesagt, laut UNICEF, wenn 87% der Mädchen in Mosambik in der Grundschule eingeschrieben sind, findet man nur 17% im College.
Cidalia Konto will wieder in die Schule im nächsten Februar. Aber ihr Stiefvater, der ihr das Leben zahlt, scheint nicht ganz überzeugt. „Es ist teuer, wenn Sie mir bloß ein wenig helfen könnten“, bittet Vicente Nhanale bei Ana Machaieievon UNICEF Mozambique.
– „Um die Schulden zu bezahlen“
Glücklicherweise leben sie in der Nähe der Verwaltung, wo die soziale Aktion bei der Einschreibung von Cidalia helfen und ihr vielleicht ein Stipendium geben kann. Aber in der gesamten Provinz gibt es nur 14 Sozialarbeiter. Im Jahr 2007 hat der Staat Gemeindeausschüsse geschaffen, um das zu übernehmen.
Sensibilisierung rund um Kinderehen ist auf dem Vormarsch, glaubt aber Frau Ferrao. „Es gibt weniger generationenübergreifende Ehen“, sagte sie.
Auch wenn es „es auch den Fall von Eltern gibt, die ihre Tochter dem traditionellen Heiler geben, um ihre Schulden zu bezahlen, und mit dem Gewicht der Tradition und der Armut ist es weniger offensichtlich, das zu bekämpfen.“
Sie hofft, dass die Diskussionen der AU in Lusaka zur Stärkung der Rechtsvorschriften gerichtet werden.
Heirat mit einem Minderjährigen oder sein Kind verheiraten ist nicht strafbar in Mosambik. Und bis die Änderung des Strafgesetzbuches im Jahr 2014 kam, konnte ein Vergewaltiger sein Opfer heiraten, um dem Gefängnis zu entgehen.
© 2015 AFP

Sehen Sie hier das Video einer niederländischen NGO, das in vorbildlicher Weise das Thema Kinderheirat und mariage précoce behandelt, über ein Mädchen in Burkina Faso, dem Nachbarland Malis, wo die Verhältnisse (und die im Film gezeigten Lebensumstände) ähnlich sind. In Burkina werden die Hälfte aller Mädchen vor dem Alter von 18 verheiratet. Zalissa (14) sieht eine andere Zukunft. Um ihre Geschichte geht es in dem kleinen Film, produziert von BrandOutLoud.

Das Video existiert auch mit englischen Untertiteln => HIER.

Die Wahl, die Zalissa getroffen hat

Le choix de Zalissa


Veröffentlicht am / Publiée le 10.11.2015
Regardez ici la vidéo d’une ONG néerlandaise qui traite d’une manière exceptionnelle le problème des mariages forcés d’enfants, des mariages précoces. Elle est tournée au Burkina Faso, pays voisin au Mali, où les conditions de vie et la situation des jeunes filles sont pareilles. Au Burkina une fille sur deux est donnée en mariage avant l´âge de 18 ans. Zalissa (14 ans) voit un autre avenir. Il s’agit de son histoire (produit par BrandOutLoud)

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Ein Gedanke zu “IN MALI WIE IN AFRIKA: ZWANGSHEIRATEN SIND EINE GEISSEL UND EINE VERLETZUNG DER MENSCHENRECHTE – Au Mali comme en Afrique, le mariage précoce est un fléau des sociétés traditionnelles et une violation des droits humains

  1. In der 16-Tage-Aktion der Minusma (16 jours d’activisme contre les violences sexistes) gab es auch diese Botschaft:
    Helft uns im Kampf gegen Zwangsheirat
    Jour 9 – Message N°9: Mme DJILLA Habibatou Nagnouma Traoré Présidente du REJEFPO (Réseau des Jeunes Femmes Leaders du MALI)
    „Aidez-nous dans la lutte contre le mariage précoce“
    => https://youtu.be/ny1jllvqMtU

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