GUTE UND SCHLECHTE NACHRICHTEN AUS DEM NORDEN, ABER DER FRIEDENSPROZESS IST IM GANG – Les Ifoghas et les Imghads veulent tourner la page: accord malgré plusieurs embuscades meurtrières

1.u.2. Von Misstrauen zerfressen
Süddeutsche Zeitung – 14. Oktober 2015, 18:58
Die Soldaten kamen, nachdem schon alles vorbei war. Ein Auto war auf eine Mine gefahren und explodiert, die folgenden Fahrzeuge blieben stehen, dann stürmten die Angreifer, manche davon bewaffnet mit Raketenwerfern, aus der Deckung und feuerten auf die Insassen. Die Opfer hatten Pech, dass sie im selben Konvoi auf der Straße zwischen den Städten Gossi und Gao im Norden Malis unterwegs waren wie drei Tanklaster der UN-Mission Minusma.

DEUTSCH WEITER UNTER DEN FRANZÖSISCHEN ARTIKELN

1. Accord intercommunautaire : Les Ifoghas et les Imghads veulent tourner la page
Bamako (L’Indicateur du Renouveau) – 15 oct 2015
Par Youssouf Coulibaly
Deux tribus touarègues, les Ifoghas et les Imghads, ont conclu le week-end dernier un accord censé mettre fin à des décennies d’hostilité qui ont entretenu la violence dans la région, selon des documents que Reuters a pu consulter.

La vieille rivalité entre les deux groupes a pris une nouvelle dimension quand les séparatistes des Ifoghas ont pris le contrôle du nord en 2012, avec l’aide de groupes islamistes. Ces islamistes ont été repoussés à la suite d’une intervention militaire française en janvier 2013 mais la tension a persisté entre le gouvernement de Bamako et les séparatistes touaregs. Un accord de paix conclu en juin dernier n’a pas permis de mettre fin à la violence.
La Plateforme, coalition de groupes armés favorables au gouvernement de Bamako et comprenant notamment les Imghads, a lancé cet été une offensive dans les zones tenues par les séparatistes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), sans parvenir à prendre leur bastion de Kidal.
A la suite de discussions la semaine dernière, les deux tribus touarègues ont décidé de tourner la page et de se concerter sur les dossiers politiques et économiques de la région.
“Les deux communautés s’engagent à s’entraider sur tous les aspects sécuritaires et s’entraideront sur la gestion de leurs intérêts partout où elles sont”, précise le texte de l’accord daté du 10 octobre. Les deux parties acceptent de résoudre tous leurs désaccords par le dialogue et de tout faire pour renforcer la sécurité et l’unité.
Une commission va être créée pour contrôler l’application de cet accord.
“Les gens sont fatigués de la guerre”, a dit un responsable du Gatia (Groupe armé touareg imghad et alliés), qui fait partie de la Plateforme.
– Le gouvernement veut consacrer 100 milliards de FCFA –
Lundi, le gouvernement a annoncé qu’il consacrerait 100 milliards de francs CFA (environ 154 millions d’euros) par an entre 2016 et 2018 au financement des mesures prévues par l’accord de paix signé en juin sous l’égide de l’Algérie et avec l’appui de l’Onu.
La France et d’autres pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) organisent le 22 octobre à Paris une conférence sur la paix et le développement dans le nord du Mali.
– L’Amscid apporte sa contribution –
L’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement (Amscid) apporte sa contribution au processus de sortie de crise en organisant un colloque sur la coopération décentralisée.
“La coopération décentralisée en temps de crise et poste crise : quelle réponse ?” est le thème du colloque international de Bamako de l’Amscid qui se tient du 14 au 15 octobre. L’ouverture des travaux, hier, était présidée par le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat, Adama Cissouma, en présence du président de l’Amscid, Bassirou Diarra, et plusieurs de ses partenaires étrangers.
L’objectif de ce colloque est de booster la coopération décentralisée après la crise multidimensionnelle que le Mali a connue. Par cette activité, l’Amscid contribue à la réconciliation nationale et au processus de sortie de crise en favorisant une coopération décentralisée entre les collectivités du Mali et d’autres à travers le monde, précisément en France et l’Espagne.
Selon les organisateurs, compte tenu de place occupée par celle-ci dans le développement économique et social des collectivités et vu le recul de cette coopération depuis le début de la crise que notre pays a connue, ce colloque a toute sa raison d’être en ce moment dans notre pays.
Par cette rencontre, a précisé le président, l’Amscid contribuera à la relance de l’économie des collectivités : en mettant en place les voies et moyens pour inciter les partenaires à investir davantage dans la coopération décentralisée, mais aussi les collectivités à encourager ces investissements.
Ce colloque, selon le représentant du ministre de la Décentralisation, M. Cissouma, offre une opportunité salutaire dans la situation actuelle de notre pays et une occasion de partager et d’acquérir de l’expérience sur le sujet. Il a assuré les organisateurs de l’engagement du gouvernement à impulser la coopération décentralisée.
Les partenaires de l’Amscid, tour à tour, ont salué cette initiative, qui va permettre de relancer une nouvelle ère de coopération décentralisée entre les 2 parties. Au cours de ce colloque des thèmes comme “l’impact de la coopération internationale” ; “quelle gouvernance pour quelle décentralisation (la question de transfert de compétence et de ressource)” et “le rôle et la place de la femme dans la gestion de la coopération internationale” seront abordés.
A noter que l’Amscid intervient dans 5 des 8 régions du Mali et du district de Bamako dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement agricole, de l’accès à l’eau potable…
© 2015 L’Indicateur du Renouveau

2. Six civils tués dans une embuscade „terroriste“ dans la région de Tombouctou
AFP – 13.10.2015 à 23:00
Six civils ont été tués dans une embuscade „terroriste“ contre leur convoi mardi dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, a annoncé le gouvernement malien, confirmant des informations rapportées auparavant à l’AFP par des sources de sécurité et administrative.
D’après les sources jointes par l’AFP, il s’agit d’une double attaque attribuée à des islamistes – et qui n’avait pas été revendiquée jusqu’à mardi soir – dans une localité proche de Gossi, au sud-est de Tombouctou, chef-lieu de la région.
La zone est à plus de 100 km au sud-ouest de Gao, autre capitale régionale et plus grande ville du Nord malien.
Mardi „aux environs de 7H30 (locales et GMT), un convoi de véhicules civils parti de Hombori (région de Mopti, centre), escorté par des éléments des forces armées et de sécurité nationales, est tombé dans une embuscade à 105 km de Gao“, écrit le gouvernement dans un communiqué diffusé mardi soir.
„L’attaque terroriste perpétrée à coups de lance-roquettes a causé la mort de six personnes, des civils, et a fait deux blessés dont un militaire“ qui ont été „évacués sur l’hôpital régional de Gao“, explique-t-il.
Le bilan comprend également trois camions-citernes „brûlés“…
Selon une source de sécurité malienne, „les islamistes ont d’abord posé une mine“ sur le chemin emprunté par le convoi.
„Un véhicule civil a sauté sur la mine. Après l’explosion, deux autres véhicules civils qui venaient par l’arrière ont été accidentés et les islamistes sont sortis de leur cachette pour tirer sur les civils“, a expliqué cette source.
„Derrière les trois véhicules, arrivaient trois camions-citernes travaillant pour le compte de la Minusma (Mission de l’ONU au Mali)“ qui ont été incendiés“ par les mêmes islamistes, a-t-elle ajouté. (…)
Joint par l’AFP depuis Bamako, un habitant de la région a précisé:
„Les islamistes ont aussi tué des gens. J’ai vu le feu. Les militaires maliens sont venus mais les terroristes étaient déjà partis.“
Le 9 octobre, trois civils ont été tués dans la région de Mopti, zone à la lisière du vaste Nord, dans une attaque également attribuée à des islamistes, selon des sources de sécurité et administrative malienne.
(…)
© 2015 AFP

Während zwei Tuareg-Clans, die Imghads der Plattform und die Ifoghas der CMA versuchten, ihre Feindschaft zu überwinden versuchen im Sinne des Friedensabkommens, gab es einen weiteren tödlichen Anschlag, der die Verhandlungen vorübergehend stoppte:
Nouvelle flambée de violence intercommunautaires dans le nord : Plusieurs civils proches du GATIA retrouvés morts dans la région de Gao
maliweb – 09.10.2015
Alors qu’à Anefis des discussions de paix se tenaient depuis le début de la semaine entre la CMA et la Plateforme, un autre drame s’est produit dans la nuit mardi 6 au mercredi 7 octobre provoquant l’interruption de cette rencontre. En effet, plusieurs personnes proches du GATIA ont été retrouvées mortes près de la localité de Tighérissène, située à environ 130 km à l’est de Gao. Selon nos informations, il s’agirait d’un assaut lancé par des éléments de la communauté touareg Doussak alliée à la CMA. Ils entendaient ainsi se venger de l’enlèvement et de l’exécution d’une dizaine de personnes qui leur seraient proches, au mois de juillet dernier.
Apparemment, l’appel à la paix et au dépassement de soi lancé au début de la rencontre d’Anefis par le Général Elhadj Gamou (Plateforme) et Algabass Ag Intalla (CMA) n’aura servi à rien.
…En lire plus

Von Misstrauen zerfressen
Süddeutsche Zeitung – 14. Oktober 2015, 18:58
Das afrikanische Land kommt nicht zur Ruhe, seitdem sich Regierung, Islamisten und Tuareg bekämpfen.
Von Tobias Zick
Die Soldaten kamen, nachdem schon alles vorbei war. Ein Auto war auf eine Mine gefahren und explodiert, die folgenden Fahrzeuge blieben stehen, dann stürmten die Angreifer, manche davon bewaffnet mit Raketenwerfern, aus der Deckung und feuerten auf die Insassen. Die Opfer hatten Pech, dass sie im selben Konvoi auf der Straße zwischen den Städten Gossi und Gao im Norden Malis unterwegs waren wie drei Tanklaster der UN-Mission Minusma; sie waren offenbar das eigentliche Ziel der Attentäter. Nachdem sie die drei Lastwagen in Brand gesteckt hatten, verschwanden sie wieder in die Wüste, zurück blieben Autowracks und verkohlte Leichen.
Mindestens sechs Menschen starben bei dem Attentat am Dienstag, laut UN-Informationen könnten es auch deutlich mehr gewesen sein. Sicher ist, dass es sich um einen der schwersten Anschläge der vergangenen Monate in Nord-Mali handelte. Er ist ein weiterer Beleg dafür, wie instabil die Lage nach wie vor ist, trotz massiver Präsenz von UN-Truppen und französischer Anti-Terror-Einheiten, trotz eines Friedensvertrags, auf den sich die Hauptakteure des Konflikts schon im Juni geeinigt hatten. Es gebe in der Region einfach „nach wie vor viele Kräfte, die an Frieden und Stabilität kein Interesse haben“, räumte Mongi Hamdi, der Chef der UN-Mission in Mali (Minusma), vergangene Woche vor dem Sicherheitsrat in New York ein.
Im März 2012 war der schon seit Jahrzehnten schwelende Konflikt zwischen Tuareg-Rebellen und der malischen Zentralregierung erneut eskaliert und hatte eine bis dahin ungekannte Dynamik angenommen. Die separatistischen Gruppen hatten sich mit Islamisten verbündet und gemeinsam im nördlichen Teil Malis einen neuen Staat namens „Azawad“ ausgerufen. Doch das Zweckbündnis zerbrach nach kurzer Zeit. Die Islamisten rissen die Macht an sich, schlugen ihre Tuareg-Mitstreiter zurück und errichteten einen Gottesstaat. Nach langem Hadern der internationalen Gemeinschaft startete die frühere Kolonialmacht Frankreich schließlich im Januar 2013 eine Offensive und schlug, zusammen mit der desolaten malischen Armee, die Besatzer aus den größeren Städten der Region zurück. Timbuktu und Gao waren befreit, doch die Invasoren waren weder besiegt noch verschwunden; sie hatten sich lediglich in ihre Verstecke in der Wüste zurückgezogen, ein Terrain, das sie weitaus besser kennen als ihre Gegner.
Der daraus resultierende Krisenzustand dauert bis heute an. Der malische Staat hat in weiten Teilen des Nordens de facto keine Macht. Die Tuareg-Hochburg Kidal ist nach wie vor unter der Kontrolle separatistischer Rebellen, und in den riesigen Wüstengebieten marodieren eine Vielzahl bewaffneter Milizen, die mal unter islamistischer, mal unter vermeintlich säkularer Flagge operieren und wenig Interesse daran haben, die Kontrolle über die äußerst lukrativen Transsahara-Schmuggelrouten an die verhasste, schwache Zentralregierung in Bamako abzutreten.
Nach monatelangem Feilschen und Taktieren und auf massiven internationalen Druck hin unterzeichneten im Juni dieses Jahres schließlich die diversen Tuareg-Rebellengruppen ein Friedensabkommen mit der Regierung und den mit ihr verbündeten Milizen. Doch zwei Monate später brachen wieder Kämpfe aus. Eine regierungstreue Miliz eroberte die Stadt Anéfis, etwa 120 Kilometer südlich von Kidal, was für die Tuareg-Rebellen einen eindeutigen Bruch des ohnehin mit großer Skepsis behafteten Abkommens darstellte.
Die Minusma konnte die Miliz schließlich dazu bewegen, sich wieder aus Anéfis zurückzuziehen – doch das Misstrauen auf beiden Seiten ist durch den Zwischenfall eher noch größer geworden. Zugleich haben verschiedene islamistische Gruppen ihre Attentate auf die malische Armee und die Blauhelme in Gebiete hinein ausgeweitet, in denen es bis dato ruhig gewesen war; vor allem in der Region Mopti, südlich des zuvor von den Dschihadisten kontrollierten Landesteils.

Am Wochenende haben immerhin zwei seit Jahrzehnten verfeindete Tuareg-Clans ein Abkommen geschlossen, in dem sie sich darauf verpflichten, „alle Differenzen künftig im Dialog zu lösen“. Unterzeichner sind jeweils die Anführer der Ifoghas, die die Mehrheit der separatistischen Gruppen stellen, und die Inghad, die hauptsächlich an der Seite der Regierung kämpfen. Mit einer Beilegung der Rivalitäten könnte ein Haupthindernis bei den Friedensbemühungen in Mali wegfallen – vorausgesetzt, beide Seiten halten sich dauerhaft an ihr Abkommen. Von westlichen Diplomaten in Bamako ist dazu vorsichtiger Optimismus zu vernehmen. Nicht mehr und nicht weniger.
© 2015 sueddeutsche.de

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