WIDERSTAND IN SAHOU UND SANAMADOUGOU GEHT WEITER – La résistance contre l’accaparement des terres continue

1. Zusammenfassende Darstellung der Geschichte des Widerstands von Sanamadougou und Sahou
aei – September 2015
Seit 5 Jahren kämpfen die beiden Dörfer Sanamadougou und Sahou in Mali gegen die Vertreibung von ihrem Land durch den malischen Großinvestor Modibo Keita. Das transnationale Netzwerk Afrique-Europe-Interact (an dem Basisinitiativen in Mali, Burkina Faso, Togo, Tunesien, Österreich, Deutschland und den Niderlanden beteiligt sind) unterstützt den Protest. … Nachdem sich lange kaum etwas bewegt hat, ist es seit Mai 2014 durch mehrere Aktionen in Mali und Deutschland gelungen, nicht nur den verantwortlichen Investor, sondern auch die malischen Behörden erheblich unter Druck zu setzen.…Weiterlesen
2. Landenteignung in der Region Ségou: Risiko der sozialen Implosion in Sanamadougou und Sahou
Bamako (L’Indépendant) – 2015.07.28
Nichts geht mehr in den Dörfern und Sanamadougou und Sahou in der Region Ségou. Die Bewohner der Ortschaften, deren Felder seit sechs Jahren von dem Wirtschaftsmagnaten Modibo Keïta besetzt sind, haben beschlossen sich nicht mehr so behandeln zu lassen.
3.Widerstand in Sahou und Sanamadougou geht weiter +++ Weitere Aktionen geplant, hierfür werden dringend Spenden gesucht +++ Protestbriefe an die malische Botschaft und das Ministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung

DEUTSCHE ARTIKEL WEITER UNTER DEN FRANZÖSISCHEN UND DEM FOTO

Letzter Beitrag zu den Aktionen bzgl. Landgrabbing / Dernier post concernant l’accaparement
=> https://mali4infos.wordpress.com/2015/06/18/landraub-das-dorf-der-landlosen-fordert-die-voellige-streichung-der-20553101/

1.Accaparement de terres a l’office du Niger : Sahou et Sanamadougou maintiennent la pression
Bamako (Le Prétoire) – 27 Juillet 2015
Par Bakary SOGODOGO
Quand bien même les autorités locales leur promettraient de les remettre dans leurs droits dans quelques semaines, les populations de ces deux villages veillent toujours au grain. C’est du moins ce qu’on retient de la conférence de presse que le Réseau «Afrique-Europe interact (AEI)» a animée le jeudi 23 juillet 2015.
C’est au siège du Réseau AEI, à Djélibougou, que ladite conférence a eu lieu, en présence des représentants des deux principaux villages victimes d’accaparement de terres dans la zone Office du Niger, en l’occurrence Sanamadougou et Sahou. L’objectif était de partager avec la presse, partant l’opinion nationale et internationale, les dernières évolutions de ce dossier qui dure depuis 5 ans.
Ainsi, le chargé de communication du Réseau, Alassane Dicko, a rappelé que les récents pourparlers que les autorités locales ont engagés avec les populations ont permis de baisser momentanément la tension. Mais, souligne-t-il, celles-ci restent sur leur position, celle d’envahir les espaces occupés par le PDG de Gdcm, Modibo Keïta, si rien n’est fait. «Les autorités locales ont promis de nous remettre dans nos droits ce mois-ci.
Nous voulons en tout cas cultiver nos champs, cette année», soutient Seydou Diarra, représentant du chef de village de Sahou. De son côté, le représentant du chef du village de Sanamadougou, Mamadou Diarra, en a appelé au sens de la responsabilité et de l’équité du Gouverneur de Ségou qu’il accuse d’avoir pris fait et cause pour Modibo Keïta. «Nous lui demandons de songer aux intérêts de la population au nom de laquelle il est en fonction», a-t-il supplié.
Sahou et Sanamadougou, si l’on croit leurs représentants, peuvent compter sur le soutien de toute la zone Office du Niger dans cette affaire qui, disent-ils, a connu trop de promesses non tenues. Si le Gouvernement Mara a dépêché une mission dans la zone, l’actuelle équipe gouvernementale resterait sourde aux cris de détresse des paysans. En témoigne les vaines tentatives que les populations disent avoir entreprises pour entrer en contact avec le ministre du Développement rural, Bocary Tréta.
En tout état de cause, l’appui du Réseau ne fera pas défaut aux victimes. «La pression sera toujours maintenue et rien ne nous fera changer d’avis tant que Sahou et Sanamadougou n’auront pas eu gain de cause», promet Fasséry Traoré du Mouvement des sans voix et membre influent du Réseau AEI.
Il faut rappeler que dans ce dossier, il est reproché à Modibo Keïta, PDG du Grand distributeur céréalier du Mali (Gdcm), d’avoir exproprié plusieurs villages de l’Office du Niger de centaines d’hectares de superficie cultivable.
© 2015 Le Prétoire

2. Expropriation foncière dans la région de Ségou : Un risque d’implosion sociale à Sanamadougou et à Sahou
Bamako (L’Indépendant) – 28.07.2015
Par Bruno D SEGBEDJI
Rien ne va plus dans les villages de Sanamamdougou et Sahou dans la région de Ségou. Les habitants des localités dont les champs sont occupés actuellement par l’opérateur économique Modibo Kéïta depuis six ans sont décidés à ne plus se laisser faire. » Trop, c’est trop, nous sommes nous aussi des Maliens, il faut que les autorités nous assistent « , déclarent-ils.
Au cours d’une conférence de presse, ils ont décidé d’occuper les superficies agricoles sur lesquelles ils ont été chassés au profit de l’opérateur économique. Une situation qui a occasionné, aujourd’hui, une insécurité alimentaire dans les zones concernées, faute de champ. De nombreux jeunes issus des deux villages ont été contraints à l’immigration. Ce sont des habitants au bord de l’implosion qui ont rencontré la presse à l’initiative du réseau AEI (Afrique-Europe-Interact), une organisation de la société civile, très engagée contre l’occupation illicite des terres.
Selon le porte-parole du chef de village de Sahou, « nous avons été spoliés de nos terres depuis plus de six ans. C’est vous dire que nous ne cultivons plus depuis cette période. Ce sont nos parents installés en ville qui nous envoient des céréales. En raison de la famine, beaucoup de nos proches ont été contraints à l’immigration « .
Même son de cloche chez le représentant du chef de village de Sanamadougou qui a précisé que ce sont les secteurs de Bewani et de Sewabougou qui ont surtout été attribués à l’opérateur Modibo Kéïta.
En plus de cette zone, il a pris possession des champs des villages environnants dont Sahou et Sananmadougou, a-t-il indiqué. Ajoutant que les habitants des villages concernés sont décidés, au risque de leur vie, à exploiter leurs espaces agricoles. Il nous revient que suite à la menace des habitants de revenir dans leur champ, les autorités ont été obligées d’ouvrir des négociations avec ces derniers. En attendant d’y trouver une solution, l’ONG AEI a rassemblé les paysans au sein d’un collectif de paysans de l’Office du Niger. Il s’agit, à travers ce regroupement, d’amener les agriculteurs à conjuguer leurs efforts et parler le même langage.
Les responsables de l’ONG, Amadou Dicko et Fassery Traoré, ont déclaré que l’ancien Premier ministre Moussa Mara avait envoyé des superviseurs dans les zones litigieuses pour tirer cette affaire au clair. Malheureusement, il a quitté la Primature avant qu’il ne puisse se prononcer sur ce dossier, dit-on.
Par ailleurs, les habitants ont fait prévaloir leur droit coutumier sur les superficies agricoles que leurs grands-parents ont exploité depuis des lustres.
© 2015 L’Indépendant

3. Conflit foncier autour de 20 000 ha dans les villages de Sahou et de Sanamadougou : Les habitants envisagent de récupérer leurs champs par la force
Bamako (Le Républicain) – 24 juillet 2015
Démarchés par les autorités locales pour renoncer à leur tentative de récupérer par la force leurs champs « frauduleusement acquis et exploités », depuis 2010, selon eux, par le puissant opérateur économique, Modibo Kéïta, les villageois de Sanamadougou et Sahou reviennent, plus requinqués, à la charge. Ils veulent mettre un terme définitif à plus de 5 ans de galère, de famine et de pacifisme excessif en allant récupérer, à la fin du mois, par la force la seule chose qui leur permette de vivre dignement : les champs laissés comme héritage par leur parent, grand parent et arrière grand parent.…En lire plus


Foto (c) Emmanuel Haddad: Le chef du village de Saou (Novembre 2013)
Der Dorfchef von Saou
VOIR AUSSI le reportage de Haddad: => Mali : la résistance des paysans dépossédés

2. Landenteignung in der Region Ségou: Risiko der sozialen Implosion in Sanamadougou und Sahou
Bamako (L’Indépendant) – 2015.07.28
Von Bruno D. SEGBEDJI
Nichts geht mehr in den Dörfern und Sanamadougou und Sahou in der Region Ségou. Die Bewohner der Ortschaften, deren Felder seit sechs Jahren von dem Wirtschaftsmagnaten Modibo Keïta besetzt sind, haben beschlossen sich nicht mehr so behandeln zu lassen. „Zu viel ist zu viel, auch wir sind Malier, die Behörden müssen uns helfen“, erklären sie.
Während einer Pressekonferenz beschlossen sie, die landwirtschaftlichen Flächen, von denen sie von dem Wirtschaftsoperateur vertrieben worden waren, zu besetzen. Eine Situation, die heute die Ernährungsunsicherheit in den betroffenen Gebieten aufgrund von fehlender Anbaufläche verursacht hat. Viele junge Menschen aus den beiden Dörfern wurden zur Auswanderung gezwungen. Dies sind Menschen am Rande der Implosion, die sich an die Presse gewandt haben auf Initiative des AEI Netzwerks (Africa-Europe-Interact), einer Organisation der Zivilgesellschaft, die sich gegen die illegale Besetzung von Land starkmacht.
Laut dem Sprecher des Dorfchefs von Sahou „wurden wir unseres Landes seit über sechs Jahren beraubt. Das bedeutet, dass wir seitdem nicht mehr anbauen. Es sind unsere Verwandten, die in der Stadt leben, die uns Getreide schicken. Wegen der Hungersnot waren viele aus unseren Familien zur Auswanderung gezwungen.“
Die gleiche Geschichte im Dorf Sanamadougou. Dessen Vertreter sagte, dass es sich vor allem um die Sektoren Bewani und Sewabougou handelte, die dem Betreiber Modibo Keïta zugeteilt wurden.
Außer diesem Bereich ergriff er auch Besitz von Feldern der umliegenden Dörfer, wie Sahou und Sanamadougou, sagte er. Und fügte hinzu, dass die Bewohner der betroffenen Dörfer unter Einsatz ihres Lebens entschlossen sind, ihre landwirtschaftlichen Flächen zu nutzen. Als Antwort auf die Drohung, dass die Bewohner auf ihre Felder zurückkehren, sahen sich die Behörden gezwungen, die Verhandlungen mit ihnen zu eröffnen. Während des Wartens auf eine Lösung versammelte die NGO AEI die Bauern in einem Kollektiv von Bauern des Office du Niger. Dieser Zusammenschluss ermöglicht es den Landwirten, ihre Bemühungen zu vereinen und die gleiche Sprache zu sprechen.
Die Führer der NGO, Amadou Dicko und Fassery Traoré, sagten, der ehemalige Ministerpräsident Moussa Mara hatte Aufsichtsbeamte in die umstrittenen Gebiete geschickt, um die Sache zu klären. Leider verließ er seinen Posten, bevor er in dieser Frage entscheiden konnte, sagen sie.
Darüber hinaus haben die Bewohner ihr Gewohnheitsrecht auf die landwirtschaftlichen Flächen, die ihre Großeltern seit Jahrhunderten bearbeiteten, geltend gemacht.
© 2015 L’Indépendant

3. Widerstand in Sahou und Sanamadougou geht weiter +++ Weitere Aktionen geplant, hierfür werden dringend Spenden gesucht +++ Protestbriefe an die malische Botschaft und das Ministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung
Afrique-Europe-Interact – 09.09.2015
Werte Unterstützer_innen von Sanamadougou und Sahou,
das letzte Mal haben wir uns im Rahmen dieser Crowdfunding-Kampagne im Juni mit einem Newsletter gemeldet. Seitdem ist vieles passiert, vor allem stehen neue Aktionen der beiden Dörfer Sanamadougou und Sahou an. In diesem Sinne möchten wir in diesem Newsletter einen kurzen Blick zurückwerfen, vor allem aber über einiges von dem informieren, was nunmehr geplant ist.
Blick zurück: Nachdem sowohl die europäische als auch die malische Sektion von Afrique-Europe-Interact am 2. und 16. Juni 2015 Aktionen durchgeführt haben, sind die unmittelbaren Aktivitäten seitens der Bauern und Bäuerinnen zunächst einmal schwächer geworden, einfach deshalb, weil die Regenzeit angefangen hat und dies naturgemäß die arbeitsintensivste Phase während des gesamten Jahres ist. Gleichzeitig hat die Situation in Sanamadougou und Sahou auf der politischen Bühne weiterhin die Gemüter erhitzt. Denn der Vorsitzende der malischen Linkspartei SADI hat am 2. Juli den Agrarminister unter Bezug auf die Aktionen von Afrique-Europe-Interact im Parlament buchstäblich ins Kreuzverhör genommen und zugleich die Regierung aufgefordert, endlich eine Lösung im Sinne der beiden Dörfer zu finden. Über diesen Auftritt ist in allen Medien Malis intensiv berichtet worden. Entsprechend passte es, dass die malische Sektion von Afrique-Europe-Interact am 22. Juli eine gut besuchte Pressekonferenz in Bamako durchgeführt hat (zusammen mit mehreren Vertretern der beiden Dörfer), über die ebenfalls intensiv in zahlreichen Medien berichtet wurde.
Was allerdings nicht stattgefunden hat, ist die für das Zuckerfest am Ende des Fastenmonats Ramadan (17.09.) angekündigte Besetzung der geraubten Felder. Denn beide Dörfer waren im Vorfeld mehrfach vom zuständigen Gouverneur und vom zuständigen Präfekten ein- bzw. vorgeladen und intensiv vor einer Besetzung gewarnt worden (konkret hieß es, dass eine Besetzung einen massiven Polizeieinsatz nach sich ziehen würde). Hinzu kam, dass einzelne Bewohner_innen des Dorfes aus Gründen, über die nur spekuliert werden kann, auf eigene Initiative zu den zuständigen Behörden gegangen sind und über eine angeblich bevorstehende Rebellion gewarnt haben, was wiederum intensive Diskussionen innerhalb der Dörfer nach sich gezogen hat. Und doch haben sich die Dorfbewohner_innen mittlerweile auf ein gemeinsames Vorgehen verständigt. Was das konkret bedeutet, soll zum jetzigen Zeitpunkt ausdrücklich noch nicht bekannt gemacht werden.

Dennoch möchten wir dringend darum bitten, das ins Auge gefasste Vorgehen auf zweierlei Weise zu unterstützen: Einerseits suchen wir Spenden, um die Aktivitäten finanziell zu ermöglichen – dabei geht es insbesondere um Fahrtkosten, kollektive Verpflegung, Aktionsmaterialien und Öffentlichkeitsarbeit (inklusive der in Mali üblichen Gebühren für mediale Berichterstattung).

Darüber hinaus möchten wir die geplante Aktion durch Protestbriefe an die malische Botschaft in Deutschland sowie das BMZ begleiten. In diesem Sinne wären wir Ihnen bzw. Euch sehr verbunden, wenn die auf unserer Webseite zum Download bereit stehenden Protestbriefe jeweils ausgefüllt und per Post an die malische Botschaft bzw. das BMZ geschickt würden (erfahrungsgemäß sind reale Briefe, die mit Eingangsstempel versehen und abgelegt werden müssen, ungleich effektiver als Mail- oder Fax-Proteste – zumindest wenn es sich nicht um massenhafte Online-Petitionen handelt):
http://afrique-europe-interact.net/1387-0-Prostbriefe-September-2015.html
Um Irritationen zu vermeiden, sei zudem darauf hingewiesen, dass die Briefe nicht nochmal die gesamte Konfliktgeschichte eigens erklären. Denn diese ist den beiden Adressaten ja bestens bekannt. Wer also nicht in Gänze informiert ist, den Gesamtzusammenhang allerdings nachvollziehen möchte, bevor sie bzw. er den Brief unterschreibt und wegschickt, sei auf die obenstehende Zusammenfassung verwiesen, wo die wichtigsten Informationen dokumentiert sind (einschließlich des bisherigen Briefwechsels mit dem BMZ).

Mit anderen Worten: Nicht nur die malischen Aktivist_innen, auch wir in Europa sind vorsichtig optimistisch, dass es in den nächsten Monaten tatsächlich gelingen könnte, den Investor bzw. den malischen Staat, der dem Investor das Land überlassen hat, ernsthafte Zugeständnisse abzuringen. In diesem Sinne werden wir uns in der näherern Zukunft aller Voraussicht nach noch mehrfach zu Wort melden – und natürlich würden wir uns freuen, wenn unsere Nachrichten auch weiterverbreitet würden.
Mit besten Grüßen,
NoLager Bremen – aktiv bei Afrique-Europe-Interact

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