ZÖGERNDER RÜCKZUG DER PLATTFORM AUS ANEFIS – Anefis se déserte de ses habitants de peur de représailles

Aus Angst vor Repressalien und Abrechnungen: Anefis wird von seinen Bewohnern verlassen
Bamako (L’Indépendant) – 2015.09.09
Offenbar teilt die Bekanntgabe der Rückzugsbewegungen der Plattform aus Anefis weiterhin die öffentliche Meinung.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

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Jeune Afrique – 09 septembre 2015
Quand les troubles politiques du nord du Mali s’aggravent à cause du trafic de drogue…En lire plus

Par peur de représailles et de règlements de comptes : Anefis se déserte de ses habitants
Bamako (L’Indépendant) – 09.09.2015
Par Massiré DIOP
Apparemment, l’annonce du retrait des mouvements de la Plateforme d’Anefis continue à diviser l’opinion publique. Même si, pour certains, cette décision prouve la fermeté de la Communauté internationale et que le chef de l’Etat est encore le seul maître à bord, d’autres estiment, par contre, que c’est le tapis vert qui est déroulé devant la CMA pour un retour triomphal dans cette localité située à une centaine de kilomètres au sud de Kidal.


Foto (c) maliweb: véhicule du MNLA en octobre 2014
Fahrzeug der MNLA im Oktober 2014

Et d’où elle avait été chassée, le 17 août dernier, lors d’affrontements avec la Plateforme. Par peur des représailles et des exactions que pourraient leur faire subir les ex-rebelles, les habitants ont déjà commencé à faire leurs baluchons.
C’est toujours le statu quo qui prévaut à Anefis. Bien que l’on constate un retrait très timide des mouvements de la Plateforme, la situation reste très tendue. Ainsi, l’on observe de nombreux déplacements de populations. Lesquelles fuient la localité par peur d’être prises pour cibles par les ex-rebelles pour se replier sur Gao qui enregistre de nouveaux arrivants tous les jours. D’ailleurs, les unionistes ne se sont même pas encore entièrement retirés de cette localité que ex-rebelles commencent à se positionner aux alentours.
A ce sujet, une source précise que des coups de feu ont été entendus, le lundi 7 septembre dernier, non loin de la ville. Alors que certains parlent d’une manifestation de joie des éléments de la CMA qui observent, triomphants, le retrait de leurs adversaires, d’autres évoquent plutôt des échanges de tirs entre les deux camps.
Pour l’heure, les unionistes que nous avons eus au téléphone réfutent toute idée d’affrontements. En tout cas, du côté des habitants d’Anefis, on se presse pour quitter la localité afin de ne pas faire les frais de la folie revancharde des ex-rebelles. Du coup, la localité est en train de se déserter de ses habitants. A noter que la situation est donc très incertaine, car on ignore qui assurera la sécurité des personnes et des biens une fois que le retrait de la Plateforme sera effectif. Beaucoup redoutent un retour de la CMA.
– Retrait timide –
A cette incertitude s’ajoute le fait que du côté des forces patriotiques, on ne s’empresse pas de quitter la localité. Un cadre de la mission onusienne nous a d’ailleurs confirmé que le retrait est certes entamé, mais il demeure très timide. Bien qu’on ignore tout de la sécurisation des civils et de la date du départ définitif des troupes de la Plateforme, d’aucuns disent qu’il s’agit d’une manœuvre permettant aux unionistes de s’assurer qui prendra leur relais une fois que leur retrait de la localité sera effectif. Ainsi, au cours d’un entretien téléphonique, l’un des leaders de la Plateforme, en l’occurrence Me Harouna Toureh, a affirmé que bien qu’elles aient décidé de quitter Anefis par respect au président de la République, leurs forces n’hésiteront pas à y retourner si la population en faisait la demande à cause des exactions que lui ferait subir la CMA, comme par le passé. Déjà, certains affirment que lorsque la localité était sous leur contrôle, les ex-rebelles se livraient à toutes sortes d’exactions et de sévices à l’encontre de la population civile.
Certains gardent un très mauvais souvenir du passage de la CMA dans cette localité. Selon des témoignages recueillis sur place, une fois, un médecin qui se déplaçait en brousse pour soigner un enfant gravement malade a été braqué et chassé par des éléments de la CMA.
En tout cas, la question de la sécurisation de la ville et de ses habitants après le départ de la Plateforme risque de se poser avec acuité. Même si l’on sait que la condition que les unionistes fixaient pour leur retrait d’Anefis, à savoir un redéploiement de l’armée malienne pour sécuriser les populations, ne tient plus, en revanche on parle d’un effectif plus conséquent des casques bleus, notamment tchadiens, sur place. Reste à savoir si cela sera suffisant pour rappeler la CMA à l’ordre quand il le faudra.
© 2015 L’Indépendant

Aus Angst vor Repressalien und Abrechnungen: Anefis wird von seinen Bewohnern verlassen
Bamako (L’Indépendant) – 2015.09.09
Von Massiré DIOP
Offenbar teilt die Bekanntgabe der Rückzugsbewegungen der Plattform aus Anefis weiterhin die öffentliche Meinung. Selbst wenn für einige diese Entscheidung die Entschlossenheit der internationalen Gemeinschaft zeigt, und dass der Staatschef immer noch der einzige Herr an Bord ist, glauben andere dagegen, dass damit der grüne Teppich für die CMA für eine triumphale Rückkehr in diese Ortschaft ausgerollt wird. Und von wo sie am 17. August vertrieben worden waren, bei Zusammenstößen mit der Plattform. Aus Angst vor Repressalien und Misshandlungen, die ihnen von den ehemaligen Rebellen zustoßen könnten, haben die Bewohner bereits damit begonnen, ihre Siebensachen zu packen.
Das ist der in Anefis herrschende Status quo. Zwar gibt es einen verhaltenen Rückzug der Bewegungen der Plattform, dennoch bleibt die Lage sehr angespannt. So werden viele Menschen beobachtet, die abreisen. Sie fliehen aus der Stadt aus Angst, von den ehemaligen Rebellen als Zielscheibe benutzt zu werden, und ziehen sich nach Gao zurück, wo jeden Tag Neuankömmlinge registriert werden. Übrigens haben sich die Unionisten noch nicht einmal vollständig aus dieser Zone zurückgezogen, wo schon die ehemaligen Rebellen beginnen, sich in der Umgebung aufzustellen.
In diesem Zusammenhang gibt eine Quelle genauer an, dass am Montag (07.09.) nicht weit von der Stadt Schüsse zu hören waren. Während einige von einer Manifestation der Freude von CMA-Mitgliedern sprechen, die triumphierend den Abzug ihrer Gegner beobachten, erwähnen andere eher Schusswechsel zwischen den beiden Lagern.
(…) Somit ist die Situation sehr unsicher, da es unklar ist, wer die Sicherheit von Personen und Gütern nach dem Abzug der Plattform sicherstellen wird. Viele befürchten eine Rückkehr der CMA.
– Verhaltener Rückzug –
Zu dieser Unsicherheit fügt sich die Tatsache hinzu, dass seitens der patriotischen Kräfte keine Eile gezeigt wird, den Ort zu verlassen. Jemand aus der UN-Mission hat uns auch bestätigt, dass der Rückzug sicherlich begonnen hat, aber erst sehr langsam. …Die Unionisten scheinen abzuwarten und sich vergewissern zu wollen, wer sie ablösen wird nach ihrem tatsächlichen Rückzug aus der Stadt. So versicherte während eines Telefoninterviews einer der Führer der Plattform, offensichtlich Herr Harouna Toureh, dass obwohl sie beschlossen hatten, Anefis mit Rücksicht auf den Präsidenten der Republik zu verlassen, ihre Truppen ohne zu zögern wiederkommen würden, wenn die Bevölkerung es aufgrund der Übergriffe, die sie von der CMA möglicherweise wie in der Vergangenheit erleiden müssen, verlangen würde. Schon bestätigen einige, dass, als der Ort unter ihrer Kontrolle war, die ehemaligen Rebellen in alle Arten von Gräueltaten und Übergriffen gegen die Zivilbevölkerung verwickelt waren.
Manche behalten die Anwesenheit der CMA in dieser Gegend in schlechter Erinnerung. Laut vor Ort gesammelten Zeugenaussagen wurde z.B. ein Arzt, der im Busch unterwegs war, um ein schwer krankes Kind zu versorgen, ausgeraubt und von den CMA Elemente verjagt.
Jedenfalls wird sich die Frage der Sicherheit der Stadt und ihrer Bewohner nach dem Weggang der Plattform akut stellen. Selbst wenn man weiß, dass die Bedingung der Unionisten für ihren Rückzug aus Anefis, nämlich der Einsatz der malischen Armee zur Sicherung der Bevölkerung, nicht mehr gilt, spricht man zum Ausgleich von einer wirksameren Zahl von Blauhelmen vor Ort, besonders aus dem Tschad. Die Frage ist, ob dies ausreichen wird, um die CMA zur Ordnung zu rufen, wenn erforderlich.
© 2015 L’Indépendant

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