DIE TERRORGEFAHR IST NICHT GEBANNT UND WECHSELT DAS TERRAIN – Terrorisme : le Sud du Mali face à l’équation jihadiste

Für die Anschläge in Nara (Nordwesten) und Fakola (Süden) wird inzwischen die Terroristengruppe Ansar Dine unter Iyad Ag Ghali verantwortlich gemacht. Der hat natürlich nicht an den Friedensverhandlungen teilgenommen und somit auch das Abkommen nicht unterschrieben.

C’est Ansar Dine, le groupe terroriste avec son leader Iyad Ag Ghali, qui a revendiqué les attaques de Nara (nord-ouest) et Fakola (sud). Evidemment, celui-ci n’a pas signé l’accord de paix, n’ayant pas voulu participer aux négociations.
=> Voir plus de détails et des dessous au-dessus des dernières photos.

Terrorismus: der Süden Malis sieht sich mit der Dschihad-Gleichung konfrontiert
Le Katois – 2. Juli 2015
Mali wird die grenzüberschreitende Zusammenarbeit stärken. Das ging aus der Sitzung des Verteidigungsrates unter dem Vorsitz von Staatschef Ibrahim Boubacar Keïta hervor, die gestern im Palast auf Koulouba stattfand. Dieses Treffen folgt dem Anwachsen der Terroranschläge in Nara in der zweiten Region und Fakola in der dritten Region.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

Terrorisme : le Sud du Mali face à l’équation jihadiste
Le Katois – 2 juil 2015
Le Mali va renforcer la coopération transfrontalière.


Foto (c) maliweb: Une vue de la ville de Nara

C’est ce qui ressort du conseil de défense tenu hier au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Cette réunion fait suite à la recrudescence des attaques terroristes survenues dans les localités de Nara en 2e région et Fakola en 3e région. Ces attaques ont fait plusieurs victimes et d’importants dégâts matériels.
Selon le ministre de la défense, les attaques de Nara et à Fakola sont menées par des assaillants qui se déplacent facilement le long des frontières. « Face à cette situation, il faut un renforcement de la sécurité au niveau des frontières. Cela en coopération avec les forces des pays voisins », a déclaré le ministre Tiéman Hubert Coulibaly.
Samedi, des groupes d’hommes armés ont attaqué la localité de Nara, non loin de la frontière mauritanienne, faisant trois morts dans les rangs de l’armée. Une dizaine de terroristes ont été également neutralisés. Vingt quatre heures plus tard, une incursion de présumés jihadistes a été signalée à Fakola, localité frontalière de la Cote d’Ivoire.
Les assaillants ont saccagé plusieurs bâtiments administratifs et hissé un drapeau islamiste avant de prendre la fuite. La situation reste tendue dans ces différentes localités où les populations ne dorment que d’un oeil. Et cela en dépit du renforcement du dispositif sécuritaire.
« Nous remarquons un certain laxisme de la part de nos autorités », a fulminé le maire de Fakola. Selon lui, les autorités du pays ont été alertées depuis l’attaque de Misséni sur la présence de présumés jihadistes dans la forêt classée.
Pour certains spécialistes des questions de sécurité l’Etat doit prendre des mesures d’anticipation pour prévenir ces attaques. Cela passe selon eux par le déploiement de troupes aux frontières de la Mauritanie et de la Côte d’Ivoire où se trouvent deux grandes forêts classées : la forêt du «Ouagadou» et celui de «Saman». « Les forces armées maliennes ne peuvent pas se limiter à repousser les attaques, mais ils doivent les traquer jusqu’à leur retranchement », a déclaré un élu local.
– Attaques jihadistes : Quand la peur change de région ! –
Trois attaques terroristes en l’espace d’un mois, dans la partie Sud du Mali où un semblant de sécurité a jusqu’ici régné. Le bilan est inquiétant et la panique est en train de changer de zone.
Après Misséni le 10 juin, Nara le 27 juin, c’est la localité de Fakola qui a reçu la visite des présumés jihadistes ce dimanche 28 juin, saccageant et brûlant plusieurs bâtiments administratifs. La fréquence de ces attaques et la facilité avec laquelle elles sont perpétrées commence à installer de la peur au sein des populations basées dans le sud du pays.
Même si plusieurs groupes se disputent la paternité de ces attaques, une chose est sûre les auteurs de ces différentes incursions sont des terroristes qui sont déterminés à transporter la hantise terroriste dans le sud du pays. La signature de l’accord pour la paix et la réconciliation par le Gouvernement avec les groupes rebelles avait suscité de l’espoir pour beaucoup de Maliens.
Pourtant ceux-ci ont commencé à déchanter, seulement quelques jours après l’aboutissement de ce long processus, on assiste à une recrudescence de la violence. Mais cette fois-ci dans le sud du pays. Les populations de certaines localités ne dorment plus que d’un oeil. Et les conséquences de cette psychose risque d’être amères pendant cette période hivernale.
Selon un élu local de la région de Sikasso, cette insécurité pourrait négativement impacter sur la campagne agricole dans la région. «C’est pourquoi nous demandons que les dispositifs sécuritaires soient renforcés», a-t-il déclaré. A Nara un habitant a témoigné que suite à l’attaque de ce week-end, plusieurs personnes ont déjà quitté la ville, craignant une nouvelle attaque des «forces du mal»
© 2015 Le Katois

Les détails (Ouvrir/fermer en cliquant derrière les titres):

3 soldats tués dans une attaque [à Nara] près de la frontière mauritanienne
AFP – 27/06/2015 à 23:15
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Trois soldats ont été tués samedi dans une attaque à Nara, une ville malienne située près de la frontière avec la Mauritanie, a-t-on appris de sources gouvernementale et sécuritaires et auprès de témoins.“
„On déplore la mort de trois soldats“ à la suite de cette attaque survenue „tôt dans la matinée du samedi“, a indiqué le gouvernement malien dans un communiqué publié samedi soir.
L’assaut a été mené „par des individus armés“ sur le „camp militaire de Nara“, ville située à 380 km de la capitale Bamako, a-t-il indiqué.
Le gouvernement a en outre fait état de „neuf morts dans le camp des assaillants“ qui n’ont pas été identifiés.
Une source policière avait auparavant attribué cette attaque à des islamistes et affirmé à l’AFP que deux membres de la garde nationale – une composante de l’armée malienne – „ont été tués“ lors de l’assaut dont l’un a été „égorgé devant une banque“ de Nara.
„Au moins quatre jihadistes ont été abattus par l’armée. Ils portaient tous de longues barbes. De la drogue a été retrouvée dans la poche d’un des jihadistes (tués). Les jihadistes sont repartis avec (certains de leurs) combattants tués“, a indiqué cette source, sans fournir plus de précisions.
Un responsable municipal de Nara a affirmé à l’AFP avoir „vu deux corps de jihadistes dans les rues (de la ville)“, précisant que les habitants étaient terrés chez eux pendant l’attaque.
Selon ce responsable, qui a requis l’anonymat, „des jihadistes s’étaient infiltrés dans la ville“ avant l’attaque. „D’autres sont venus ce samedi et pour créer la confusion, ils ont brisé les portes de la prison“, provoquant la fuite de „quelques dizaines“ de détenus.
Plusieurs habitants ont également attribué cette attaque à des islamistes.
„Ils sont habillés comme des jihadistes. Il y a des Noirs et des Blancs. Ils sont enturbannés et criaient +Allah akbar!+ (Dieu est le plus grand)“, a affirmé l’un de ces témoins à l’AFP.
L’assaut a débuté à „05H00“ (locales et GMT), avait laconiquement indiqué à l’AFP une source militaire.
Plusieurs habitants ont fait état de tirs à l’arme lourde, notamment aux abords du camp militaire, situé dans l’ouest de la ville.
„Il y a aussi quelques tirs à l’est de la ville. Une balle est même tombée dans ma maison sans faire de victime. On ne sait pas qui tire“, avait rapporté dans la journée un ancien élu de la ville.
„Les coups de feu sont nourris. On ne sait pas exactement qui tire. Tout le monde est caché à la maison. Les assaillants sont venus d’une forêt avec plusieurs véhicules. Ils sont lourdement armés. J’ai été obligé d’arrêter mes émissions pour des raisons de sécurité“, avait décrit un responsable d’une radio privée locale.
Des groupes jihadistes ont pris le contrôle en mars-avril 2012 du vaste Nord malien, avant d’en être chassés en grande partie à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.
La rébellion à dominante touareg du nord du Mali, dont des groupes ont été alliés à ces islamistes avant d’être évincés, a signé le 20 juin à Bamako l’accord de paix entériné le 15 mai par le camp gouvernemental et la médiation internationale, censé permettre de tourner la page du jihadisme dans cette partie du Sahel.
© 2015 AFP
VOIR AUSSI: => Urgent – La ville de Nara attaquée ce samedi matin
MALIWEB – 27.06.2015
=> Nara : L’ARMEE RASSURE LA POPULATION
maliactu – 14.07.2015
Mali: incursion jihadiste à Fakola, près de la Côte d’Ivoire
AFP – 28.06.2015 à 20:00
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L’armée malienne s’est positionnée dimanche dans la localité de Fakola, près de la Côte d’Ivoire, après le départ de jihadistes présumés qui y ont fait une brève incursion avec beaucoup de dégâts, a-t-on appris de sources concordantes.
„L’armée malienne a pris le contrôle de la ville de Fakola. Les jihadistes sont partis. Il n’y a pas eu de combats. Mais les jihadistes ont commis beaucoup de dégâts avant de partir“, a déclaré à l’AFP un élu de la localité, sans donner plus de détails.
„Oui, nous tenons actuellement la ville. Mes hommes sont à la mairie, à la préfecture, partout“, a laconiquement déclaré à l’AFP un officier de l’armée malienne, joint à Fakola, une ville à 300 km de la capitale Bamako et à une vingtaine de km de la Côte d’Ivoire.
Un drapeau noir portant l’inscription „Ansardine-Sud“ a été retrouvé à la mairie de la ville, a indiqué à l’AFP un habitant.
Selon l’élu local de Fakola, les jihadistes auteurs de l’attaque sont des représentants du groupe jihadiste Ansardine, dans le nord du Mali, dont la tête de son chef, Iyad Ag Ghaly, est mise à prix par les Etats-Unis.
Ansar Dine fait partie des groupes islamistes qui ont contrôlé le nord du Mali en mars-avril 2012, avant d’en être chassés en grande partie à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.
„Des bâtiments officiels comme la gendarmerie, la mairie, les caisses d’épargne et de crédit, le bâtiment des eaux et forêts ont été saccagés, détruits ou brûlés“ par les assaillants, a fait remarquer une fonctionnaire de Fakola.
Par ailleurs, à Kolondiéba, à 75 km de Fakola, plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche une marche pour demander à l’Etat de renforcer la sécurité des populations, selon des témoins joints au téléphone par l’AFP.
Des hommes armés soupçonnés d’être des jihadistes ont pris le contrôle d’une partie de Fakola, près de la frontière ivoirienne, avaient plus tôt indiqué à l’AFP des sources concordantes.
„Les jihadistes ont attaqué ce matin la ville de Fakola et ils contrôlent actuellement une bonne partie de la ville“, avait déclaré à l’AFP un élu local avant d’ajouter: les assaillants „étaient enturbannés. Ils avaient le drapeau noir et scandaient des versets du Coran“.
Le sous-préfet de Fakola avait indiqué à l’AFP que le siège local de son institution a été saccagé par les assaillants.
C’est la deuxième fois en moins d’une vingtaine de jours que cette partie Sud du Mali est touchée par des attaques jihadistes.
La ville de Misséni, près des frontières ivoirienne et burkinabè, avait été attaquée le 10 juin par des islamistes qui avaient tué un militaire et en avaient blessé deux autres, selon le ministère malien de la Défense.
Les attaques jihadistes étaient jusqu’ici limitées au nord et au centre du pays.
Samedi, au nord du Mali, une attaque imputée à des islamistes a fait trois morts parmi les soldats du camp militaire de Nara, près de la frontière mauritanienne.
© 2015 AFP
Révélations sur l’attaque de Fakola : Les autorités étaient informées depuis plus de 20 jours
Bamako (L’Indicateur du Renouveau) – 30 juin 2015
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Par Bréhima Sogoba
Des preuves irréfutables montrent que l’attaque par les jihadistes dimanche 28 juin du village de Fakola dans le cercle de Kolondiéba est de l’inertie des autorités face aux alertes de la population sur la présence des groupes armés dans la forêt de Sama. Les révélations d’un villageois.
Lundi 29 juin, un habitant du village de Fakola nous a contactés. Il a bien voulu s’entretenir avec nous sous le sceau de l’anonymat. Selon ses témoignages, un front jihadiste semble se développer dans la forêt de Sama, Commune rurale de Fakola. Ce village, qui héberge les assaillants, est situé à une vingtaine de kilomètres de Fakola et bénéficie d’une forêt dense. Les assaillants qui troublent le sommeil des paisibles citoyens à la frontière ivoirienne se réfugient dans cette localité depuis un moment.
Notre source explique que dans le même temps, les populations ont établi des contacts avec les autorités locales et administratives pour une synergie d’action visant à traquer ces individus dont les comportements laissent persister un doute sceptique. Il s’agissait d’informer les autorités de Bamako pour appuyer les militaires de la caserne de Fakola.
Malgré la volonté manifeste des populations d’informer les autorités d’alors de ce qui se tramait dans cette forêt dangereuse, le commandement militaire n’avait pas pris les alertes au sérieux.
C’est ainsi que les jihadistes ont envahi dimanche tôt le matin le village de Fakola. Le premier groupe aperçu au village était constitué d’une quarantaine de personnes, lourdement armées, souligne notre source. Aussitôt entrés en ville, ils ont trouvé six militaires seulement en service au camp de la localité, qui ont par la suite changé leur disposition tactique de sécurité.
– Territoire à part –
Le peu d’éléments en service a pris la fuite laissant un important matériel d’armement à la portée des ennemis. Durant 6 h, les djihadistes ont mis le village à feu. Aucun corps chargé de la sécurité n’a pu faire face. En plus d’être lourdement armés, notre source, indique que les combattants étaient enturbannés. Ils avaient le drapeau noir-et-blanc et psalmodiaient des versets du Coran. Ils ont d’abord attaqué le camp de la gendarmerie et ensuite le camp militaire.
Les bâtiments administratifs, notamment la sous-préfecture, le domicile du sous-préfet, la mairie, la gendarmerie, le camp militaire, les véhicules de service des militaires et le camp des eaux et forêt ont été brûlés, avant de quitter le village aux environs de 11 h, en direction de la forêt, fief de tout ce le Mali compte comme groupes dangereux dans la frontière ivoirienne. Et d’ajouter que le renfort des forces armées et de sécurité venues vers midi, a poursuivi les assaillants dans le village de Sama. Des pertes humaines ont été enregistrées de tous les côtés. Selon le responsable d’ONG à Fakola, la situation était pire que ce que l’opinion imagine.
La situation a dégénéré par la négligence des autorités. « Au cours de mes enquêtes, le chef du village m’a fait savoir qu’il a formellement adressé une correspondance aux autorités de Fakola relative à la présence d’individus dans la forêt, mais personne n’a réagi pour riposter à la menace. Ils ont leur base dans la forêt de Sama Fakola sert de lieu d’échange commercial », explique-t-il.
En réalité, toutes les actions menées contre l’Etat malien dans la partie sud ont été planifiées dans la forêt de Sama.
© 2015 L’Indicateur du Renouveau
Après l’attaque du 28 juin. Nara se vide de ses populations
Le Malien – 06.07.2015
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Par B. Koné
Notre correspondant particulier, dans la ville, a suivi heure après heure le film des évènements. De l’attaque surprise, dès 5 heures du matin, au siège de la maison du Pr. Dioncounda Traoré, en passant par l’antenne locale de la BDM, jusqu’à la fuite des assaillants, il nous les rapporte au moindre détail.
Notre correspondant parle du courage et de la détermination des chefs militaires qui sont restés tout le temps avec leurs hommes : Colonel Mamadou S. Coulibaly, Commandant Bagayogo, Capitaine Samaké, etc. Malgré la débandade des assaillants, regrette-t-il, les populations sont entrain de faire leurs valises.
Parait-il que les bandits armés s’étaient introduits dans le domicile de l’ancien Président de la République, Pr. Dioncounda Traoré, dès leur incursion dans la ville. Non loin, l’antenne locale de la BDM et d’autres maisons faisant face au camp Ould Issa leur servirent de cachettes et d’abris. Au moins, deux éléments de la Garde Nationale auraient trouvé la mort devant la BDM dont un officier, Capitaine de son état. L’attaque avait débuté, faut -il le rappeler, aux environs de 5 heures du matin.
Notre correspondant rapporte que nos braves militaires ont riposté avec une puissance de feu titanesque. Et qu’après seulement quelques heures, 3 ou 4, ils réussirent à déloger les bandits qui faisaient face au camp. Sous le feu, certains militaires qui étaient en ville, rejoignirent immédiatement leurs camarades au camp. Avec courage et détermination, avec pour devise » Mourir ou Sauver le camp « , ils prirent ainsi le dessus sur les assaillants. Les faits des chefs militaires n’ont pas échappé à l’attention de notre correspondant.
» Les chefs militaires, Colonel Mamadou S. Coulibaly, Commandant Bagayogo, Capitaine Mamadou Samaké, entre autres, sont restés aux côtés de leurs troupes et ont agi avec professionnalisme pour repousser l’attaque, tout en évitant les victimes civiles, » indique-t-il.
Pour lui, les militaires du camp Ould Issa ont donné une véritable leçon de bravoure et de patriotisme et ont prouvé qu’ils étaient les dignes héritiers des résistants comme Samory Touré, Babemba Traoré, etc.
» Nos militaires ont ensuite pourchassé les assaillants islamistes en ville. Ces derniers ont laissé sur place sept (7) corps et ont emporté d’autres « , confie notre correspondant. Les assaillants ont en outre réussi à partir avec deux véhicules (de la Garde et de la Gendarmerie) avec eux. Il rappelle que les deux éléments de la Garde Nationale étaient tombés les armes aux mains.
Aujourd’hui, le calme total règne à Nara et environs. Tel est son constat. Seul regret de sa part, les populations sont entrain de vider les lieux. Et pourtant, notre correspondant souligne que les Chef militaires ont entamé des campagnes de sensibilisation à l’endroit des populations. Ils ont reconnu l’esprit de fraternité et de collaboration des uns et des autres.
© 2015 Le Malien

Les dessous:

Présence djihadistes au Sud : «Il faut prendre au sérieux ce langage d’Iyad qui est d’étendre la charia jusqu’à Kolondièba»
Bamako (Le Pouce) – 06.07.2015
LIRE/OPINION
Par Jean GOÏTA
Aussitôt après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issue des négociations d’Alger, la menace terroriste qui planait sur le sud du pays s’est matérialisée. En témoignent les attaques perpétrées par des djihadistes contre les localités de Nara en deuxième région et de Fakola en troisième région et l’assassinat des 6 casques bleus à Douentza.
Bien avant la signature dudit document par la CMA, des islamistes avaient commis leur forfait criminel à Misseni dans le cercle de Kadiolo. Ces attaques qui constituent des menaces réelles pour la campagne agricole, ne sont pas des surprises pour le doyen Younouss Hameye Dicko, leader du RDS (Rassemblement pour le Développement et la Solidarité; professeur Dicko, ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ndlr). Natif du nord et fin connaisseur de la crise sécuritaire qui secoue le Mali depuis 1963, il qualifie ces attaques de matérialisation de l’ambition idéologique initiée par d’Iyad Ag Agali depuis 1989.

Nous vous proposons un large extrait de son analyse clairvoyante : « Pour moi, les attaques contre des localités du sud ne sont pas des surprises. C’est quelque chose à laquelle le Mali aurait dû se préparer depuis toujours. En 1989, Iyad Ag Agali a déclenché la rébellion touareg à partir de Ménaka et plus précisément à Tidakmène, un endroit où il ne restait que des gendarmes. Cette zone est située dans le cœur de la puissance touareg traditionnelle où règnent les Illuimedènes à savoir feu Firhoun, Amatou et Bajan, qui est député à l’assemblée nationale. Iyad a déclenché cette rébellion pour montrer qu’il veut secouer toutes les traditions du Mali et dire que la chefferie s’obtient au bout du fusil. En même temps, j’ai été le premier homme à avoir entre les mains la dépêche qui parle de la position d’Iyad quand il déclenchait la rébellion. On m’a donné ce papier pour analyse. Le BEC m’a personnellement impliqué.
Dans ce document, Iyad disait qu’il voulait libérer le Mali de Kidal à Kolondièba pour établir la démocratie au Mali. A l’époque, des cadres, des intellectuels, des simples chefs de fractions et de villages, de la zone ont écouté Iyad. J’ai dit qu’il faut faire attention car Iyad est un homme sérieux. Mon point de vue a été très simple. J’ai précisé que c’est Iyad qui est dangereux et non les autres. Il était difficile pour les intellectuels de balayer d’un revers de main les propos d’Iyad. Nous avions en ce temps une armée qui pouvait répondre. Tous les autres qui s’agitaient n’étaient rien du tout. Iyad avait une idéologie. Quand les choses ont évolué, surtout avec la présence du MUJAO, d’AQMI, qui sont dans la zone, il a alors décidé d’établir la charia. Son erreur a été de dire cela, mais les gens du nord ont pactisé avec le MUJAO. C’est dire que lorsqu’on parle de l’Islam, les gens du nord ne sont pas effarouchés. Ils s’entendent et ils se comprennent. Un musulman ne peut rien faire à un autre. La seule loi est de respecter l’islam. Même celui qui a les armes, lorsqu’ il ne respecte pas les règles, il sera fusillé. Aujourd’hui, Iyad a légèrement changé de fusil d’épaule.
Au lieu de parler de démocratie qui va mobiliser tout le monde, il parle de charia qui va dans son entendement mobiliser tous les musulmans, plus ou moins. En parlant de charia, il y a forcement des adversaires à savoir des Etats, des intellectuels classiques. Je crois que si on ne fait pas attention la situation peut devenir plus dangereuse. Il faut prendre au sérieux ce langage d’Iyad qui est d’étendre la charia jusqu’à Kolondièba. La situation peut être plus dangereuse que ce que nous avons déjà connu. Pour les uns et les autres, des touaregs ont été stigmatisés, mais pour ce qui est en train de se préparer il faut s’attendre au pire. Car ce qui va venir concernera tout le monde.
L’évolution au sein des groupes sociaux va être différente de ce qu’on a connu jusqu’ici. On verra alors des maliens ordinaires qui vont s ‘entredéchirer. La république du Mali doit prendre des dispositions pour étouffer ça dans l’œuf et tout de suite.
Tous les problèmes qu’on a vécus sont des problèmes de négligences avant d’être des problèmes militaires ou politiques. Jusqu’ici, qu’est ce qui se passait ? Un groupe d’hommes tue des militaires dans leur camp. Des camarades d’armes se lèvent, tuent d’autres et s’en fuient avec des armes. Ensuite il y a un lobbying qui vient dire au président du Mali qu’il faut négocier. J’ai vu ça de mes yeux. A l’époque j’ai même dit qu’il faut faire attention. Quand on tue des militaires, on ne négocie pas. On tire d’abord et ensuite on négocie. Si on continue sur cette même trace, c’est le Mali qui va s’affaiblir d’avantage. Il faut régler cette affaire au plus vite. Déjà, la Côte d’Ivoire a pris des dispositions en sécurisant le long de ses frontières avec le Mali dans ces zones. Il est important que le Mali en rajoute ».
© 2015 Le Pouce

Qui est Amadou Koufa, ce prêcheur radical qui inquiète?
RFI – 06.07.2015
LIRE
Il vient d’appeler à s’attaquer à la France. Amadou Koufa, prêcheur radical originaire de la région de Mopti, fait beaucoup parler de lui depuis un moment. Ses fidèles ont participé aux dernières attaques survenues au centre du Mali, et plus récemment au sud, vers la frontière ivoirienne. Qui est cet homme considéré comme dangereux par les services de sécurité du Mali et qui joue à l’invisible ?
Amadou Koufa. Koufa est le nom de son village situé dans la région de Mopti. C’est un prêcheur radical qui prône la charia dans des discours enflammés en peul. Et pour plusieurs sources, il est d’abord au centre et au sud le principal allié de Iyad Ag Ghali, chef du groupe islamiste Ansar Dine allié à al-Qaïda au Maghreb islamique. Mamoud Dialla est un sociologue malien. Il a effectué des recherches pointues sur le sujet. « Ils ont étudié ensemble et se sont fréquentés après. Et quand l’histoire du jihadisme a commencé au Nord, ils ont renoué le contact », explique-t-il.
« Amadou Koufa c’est un prêcheur musulman très mobilisé pour la guerre – selon lui – sainte, c’est-à-dire l’application de la charia sur toute l’étendue du territoire malien, poursuit le sociologue. Il a pris les armes pour ça. Il est membre influent de la secte Dawa [une secte fondamentaliste d’obédience pakistanaise, ndlr]. Il a fait des voyages à l’extérieur du pays, notamment au Pakistan et en Mauritanie où il a multiplié les contacts qui lui permettent d’alimenter son réseau aujourd’hui. »
Dans un message enregistré, Amadou Koufa déclare la guerre à la France. Mamoud Dialla a vu et traduit en français le document. « Il dit de combattre l’ennemi de l’islam, les Blancs. Il parle de Blancs, pas de Français », souligne-t-il.
Activement recherché par les forces de sécurité du Mali, Amadou Koufa reste introuvable pour le moment. Dans la coalition des jihadistes ayant récemment attaqué la localité malienne de Nara, située au centre, et celle de Fakola au sud, en bonne place figuraient les disciples de ce prêcheur dangereux.
© 2015 rfi.fr

Mopti, dans le centre du Mali
Foto (c) Getty Images/Friedrich Schmidt: Mopti. Koufa est le nom du village du prêcheur jihadiste, situé dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.
Ansicht von Mopti. Koufa in der Region Mopti ist das Heimatdorf des Dschihadistenpredigers Amadou Koufa.

Foto (c) AFP/ROMARIC OLLO HIEN: Iyad Ag Ghali

Terrorismus: der Süden Malis sieht sich mit der Dschihad-Gleichung konfrontiert
Le Katois – 2. Juli 2015
Mali wird die grenzüberschreitende Zusammenarbeit stärken. Das ging aus der Sitzung des Verteidigungsrates unter dem Vorsitz von Staatschef Ibrahim Boubacar Keïta hervor, die gestern im Palast auf Koulouba stattfand. Dieses Treffen folgt dem Anwachsen der Terroranschläge in Nara in der zweiten Region und Fakola in der dritten Region. Diese Angriffe führten zu mehreren Verletzten (auch Toten,Ed) und bedeutenden Sachschäden.
Nach Ansicht des Ministers der Verteidigung, wurden die Angriffe von Nara und Fakola von Angreifern durchgeführt, die sich leicht entlang der Grenzen bewegen. „Angesichts dieser Situation brauchen wir eine Stärkung der Sicherheit an den Grenzen. Und zwar in Zusammenarbeit mit Kräften der Nachbarländer „, sagte Minister Tiéman Hubert Coulibaly.
Am Samstag überfielen Gruppen von bewaffneten Männern die Stadt Nara, in der Nähe der mauretanischen Grenze, und töteten drei Menschen in den Reihen der Armee. Etwa zehn Terroristen wurden neutralisiert. Vierundzwanzig Stunden später wurde ein Überfall mutmaßlicher Dschihadisten in Fakola, einer Grenzstadt zur Elfenbeinküste, gemeldet.
Die Angreifer plünderten mehrere Verwaltungsgebäude und hissten eine islamische Flagge vor der Flucht. Die Situation bleibt angespannt in diesen verschiedenen Ortschaften, wo die Menschen nur mit einem Auge schlafen. Und dies trotz der Verstärkung des Sicherheitsapparates.
„Wir bemerken eine gewisse Nachlässigkeit seitens unserer Behörden“, schimpfte der Bürgermeister von Fakola. Ihm zufolge waren die Behörden des Landes seit dem Angriff auf Misséni über das Vorhandensein von vermutlichen Dschihadisten im Geschützten Wald alarmiert worden
Nach Ansicht einiger Spezialisten für Sicherheitsfragen muss der Staat vorbeugende Maßnahmen ergreifen, um solche Angriffe zu verhindern. Das müsste durch den Einsatz von Truppen an den Grenzen Mauretaniens und der Elfenbeinküste geschehen, wo es zwei große Waldnaturschutzgebiete gibt: den Wald von „Ouagadou“ und den von „Sama(n)“. „Die malischen Streitkräfte können sich nicht darauf beschränken, die Angriffe abzuwehren, sondern sie müssen sie in ihren Verstecken auftreiben“, erklärte ein Lokalpolitiker.
– Dschihad-Angriffe: Wenn die Angst die Region wechselt! –
Drei Terroranschläge im Zeitraum von einem Monat im südlichen Teil von Mali, wo man sich bisher sicher fühlte. Die Bilanz ist besorgniserregend und Panik ist nun auch dort zu spüren.
Nach Misséni am 10. Juni, Nara am 27. Juni ist es nun die Ortschaft Fakola, die am Sonntag, den 28. Juni, von den mutmaßlichen Dschihadisten heimgesucht wurde. Sie plünderten und steckten mehrere Verwaltungsgebäude in Brand. Die Häufigkeit der Angriffe und die Leichtigkeit, mit der sie verübt werden, lässt die Angst bei der Bevölkerung im Süden des Landes wachsen.
Obwohl mehrere Gruppen um die Urheberschaft der Anschläge konkurrieren, eine Sache ist sicher, dass die Urheber dieser Übergriffe Terroristen sind, die entschlossen sind, das Gespenst des Terrors in den Süden zu tragen. Die Unterzeichnung des Abkommens für Frieden und Versöhnung durch die Regierung mit den Rebellengruppen hatte vielen Maliern Hoffnung gemacht.
Doch sie wurden desillusioniert: nur wenige Tage nach der Beendigung dieses langen Prozesses erleben wir ein Wiederaufflammen der Gewalt. Aber dieses Mal im Süden. Die Menschen in einigen Ortschaften schlafen nicht mehr ruhig. Und diese Psychose riskiert bittere Folgen in dieser Regenzeit.
Laut einem Lokalpolitiker der Region Sikasso könnte diese Unsicherheit negative Auswirkungen auf die Ernte in der Region haben. „Deshalb bitten wir, dass die Sicherheitsvorkehrungen verstärkt werden“, erklärte er. Ein Bewohner von Nara sagte aus, dass nach dem Angriff an diesem Wochenende viele Menschen bereits die Stadt verlassen haben, aus Angst vor einem neuen Angriff „böser Mächte.“
© 2015 Le Katois

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