VOR 100 JAHREN WURDE MODIBO KEITA GEBOREN: DER VATER DER NATION – L’histoire du 1er président du Mali indépendant

4. Juni 1915 – 16. Mai 1977: Hommage an den Vater der Nation
maliweb – 11. Mai 2015
(es bleibt mehr, als von jeuneafrique im #2 berichtet, Ed)
Kindheit – Seine ersten Engagements – Seine politische Karriere – Erster Präsident des unabhängigen Mali
2. Malis Unabhängigkeit: was bleibt von Modibo Keïta, hundert Jahre nach seiner Geburt ?
Jeuneafrique.com – 29/05/2015
Modibo Keïta, der erste Präsident der Republik Mali, wäre am heutigen 4. Juni 2015 hundert Jahre alt geworden. Rückblick auf das Leben dieses panafrikanischen Führers, der die Geschichte seines Landes und des Kontinents geprägt hat.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

4 juin 1915 – 16 mai 1977 : Hommage au Père de la Nation
maliweb – 11 mai 2015
Enfance
Modibo Keïta est né le 4 juin 1915 à Bamako, alors capitale du Soudan français, dans une famille malinké et musulmane pratiquante. Après avoir fréquenté l’école primaire urbaine de 1925 à 1931, il intègre le lycée Terrasson de Fougère. Après son baccalauréat, il part à Dakar étudier à l’Ecole Normale Supérieure William Ponty pendant deux ans. Son parcours scolaire est couronné de succès puisqu’il sort major de sa promotion. Il épouse alors Mariam Travele, une éducatrice, fille de cheminot.
Ses premiers engagements :
En septembre 1938, Modibo Keïta devient instituteur de brousse. Il est par la suite muté à Bamako, Sikasso et Tombouctou. Très vite, ses pairs le remarquent et ses supérieurs le décrivent comme un « instituteur d’élite, très intelligent, mais anti-français… agitateur de haute classe à surveiller de près ». Le gouverneur français, Louveau, confirme quelques années plus tard et écrit de Modibo Keïta qu’il est « un illuminé intelligent que j’estime dangereux » et qui « continuellement provoque ou exploite des incidents pour diminuer l’autorité de notre administration ».
Et il est vrai que Keïta est profondément anticolonialiste. Depuis 1937, il multiplie d’ailleurs ses engagements dans de multiples mouvements et associations. En tant qu’animateur d’un groupe de théâtre, Modibo Keïta met en scène des pièces de théâtre qui raillent la bourgeoisie et les autorités coloniales. Alors que les Africains n’ont à l’époque pas le droit de faire de la politique, il fonde avec Mamadou Konaté l’Association des lettrés du Soudan qui devient par la suite le Foyer du Soudan. Il crée avec Ouezzin Coulibaly, originaire de la Haute-Volta, le syndicat des enseignants d’Afrique Occidentale Française dont le mot d’ordre est « égalité avec les Blancs ». En 1943, il inaugure le journal « L’œil du Kénédougou », revue dans laquelle sont émises des critiques virulentes contre le système colonial et ses obligations féodales.
Le pouvoir colonial français réagit finalement et décide de stopper pour un temps ses activités. En 1946, il est alors interné à la prison de la Santé à Paris pour trois semaines. Un peu plus tôt, le député du Soudan Mamadou Konaté avait fait parvenir aux autorités coloniales une lettre protestant contre la peine de six mois de prison infligée à Modibo Keïta.

Sa carrière politique :
Ce passage par la prison ne l’empêche pas de se lancer très vite en politique. En 1946 est créé à Bamako le Rassemblement Démocratique Africain (R.D.A.) que préside Houphouët-Boigny, Modibo Keita en devient rapidement le secrétaire général de la section locale soudanaise (U.S.R.D.A.).
Plus étonnant, c’est finalement au sein de l’appareil colonial de la Quatrième République que Modibo Keïta fait ses premiers pas. En 1953, il est élu conseiller de l’Union française. Trois ans plus tard, il est élu maire de Bamako et député à l’Assemblée nationale française. Il est même nommé pour un temps vice-président de l’Assemblée. De juin à novembre 1957, il est nommé secrétaire d’Etat à la France d’Outre-mer. Puis de novembre à mai 1958, il devient Secrétaire d’Etat à la Présidence. Au Congrès du R.D.A. en août 1958, il soutient les thèses fédéralistes du nigérien Djibo Bakary qui prône « une indépendance dans une union confédérale d’Etats souverains réunis autour de la France ». Et c’est dans cette optique qu’il n’appelle pas à voter « non » au référendum de 1958.
Panafricaniste convaincu qui explique que « l’Afrique angoissée est tiraillée entre le courant morcelant de sa balkanisation et celui, heureusement puissant, de son unité », il se fait élire président de l’Assemblée constituante de la nouvelle Fédération du Mali en 1958. Cette fédération regroupe au départ le Soudan français (ancien Mali), le Sénégal, la Haute-Volta (ancien Burkina Faso) et le Dahomey (ancien Bénin). Le 3 juillet 1959, il est nommé secrétaire du Parti de la Fédération africaine créé à Dakar et dont Léopold Sédar Senghor devient président. Alors que Modibo Keïta est nommé le 10 juillet 1960 président du Gouvernement fédéral, la Côte d’Ivoire attire dans son orbite la Haute-Volta et le Dahomey qui quittent la Fédération pour intégrer le Conseil de l’Entente.

Le premier président du Mali indépendant
Lorsque Léopold Sédar Senghor décide de proclamer l’indépendance du Sénégal, le 4 avril 1960, Modibo Keïta se retrouve seul dans la Fédération du Mali. Dès lors, la scission est claire entre les deux leaders déjà de plus en plus divisés quant à leur conception de l’aventure fédérale, des relations à entretenir avec la France, du marché commun africain et du choix du futur président de la Fédération qui devait être élu le 27 août. Le 23 août 1960, Senghor déclare :
« La colonisation a été plus brutale, plus dure au Soudan qu’au Sénégal. D’où un certain radicalisme soudanais… » Loin d’apaiser cette animosité galopante, Keïta attaque en retour : « Nous avons pendant longtemps violé notre conscience en travaillant avec Senghor. Nous ne pouvions continuer sur cette voie. » Il se montre donc publiquement satisfait du « divorce politique avec quelques dirigeants sénégalais plus français que les Français et qui voulaient franciser le Mali ».
Dès le 22 septembre, la Fédération éclate donc et l’Union Soudanaise – R.D.A. organise un congrès extraordinaire pour annoncer l’indépendance du Soudan français désormais rebaptisé du nom de l’ancien Empire médiéval. La République du Mali nait dans l’euphorie des fêtes populaires. Les congressistes nomment alors Modibo Keïta président. L’U.S.R.D.A. devient le parti unique et tous les opposants se rallient finalement à l’optique de l’union nationale. Le Parti de la Solidarité et du Progrès (P.S.P.), créé en 1946, longtemps partisan du maintien dans l’Union française et d’abord majoritaire sur la scène politique malienne se rallie finalement au parti unique et ses membres intègrent rapidement l’appareil d’Etat. Le 22 septembre 1960, Fily Dabo Sissoko monte d’ailleurs à la tribune du Congrès et assure qu’il accepte de participer à ce mouvement de construction nationale.
Modibo Keïta cherche très rapidement à consolider tous les secteurs du pays afin d’assurer au Mali une réelle indépendance. Il oriente alors le Mali vers une vision socialiste de l’économie. Les industries du sucre, du riz, du ciment, de la céramique, du tabac, de la tannerie, du textile, toutes délaissées par le pouvoir colonial sont considérablement transformées par l’Etat malien. Le barrage de Sotuba sur le Niger, inauguré le 16 décembre 1966, fait partie des investissements les plus massifs. En octobre 1960 est créée la Société Malienne d’Importation et d’Exportation (SOMIEX) qui dispose du monopole sur le commerce des produits manufacturés et des biens alimentaires et sur leur distribution dans tout le pays. Entre 1960 et 1967, près de quarante entreprises d’Etat voient le jour et tous les cadres de ces sociétés se doivent d’être des Africains. Tous les Maliens sont mis à contribution dans cet effort de construction nationale. Chacun a pu participer à l’édification de routes, d’écoles ou de dispensaires. Le Mali reprend alors en main son destin. En 1963, Modibo Keïta reçoit le prix Lénine international récompensant ce nouveau socialisme malien.
Symbole de cette renaissance culturelle recherchée, le 26 mai 1967, le Mali adopte un nouvel alphabet pour transcrire le bambara, le fulbé, le songhaï et le tamasheq.

Source :
Griot.com et Ousmane BAMBA de la Famille de Feu El Hadj Issa BAMBA de Sikasso mancourani. La Famille BAMBA fut la famille tutrice du président Modibo Keita alors instituteur de brousse et animateur du journal l’œil du Kénédougou pendant près de 7 ans. (…)

© 2015 maliweb.net

2. Indépendance du Mali : que reste-t-il de Modibo Keïta, cent ans après sa naissance ?
Jeuneafrique.com – 29/05/2015
Par Benjamin Roger
Modibo Keïta, premier président de la République du Mali, aurait été centenaire le 4 juin 2015. Retour sur la vie de ce leader panafricain qui a marqué l’histoire de son pays et du continent.


Foto (c) ONU: Modibo Keïta aux Nations Unies, à New-York, le 15 septembre 1961.

Curieuse ironie de l’histoire. À l’heure où le Mali tente péniblement de sceller un accord de paix avec les groupes rebelles du Nord, le pays se prépare à fêter le centenaire de la naissance de l’homme qui lui a fait gagner son indépendance et son unité : Modibo Keïta.

Né le 4 juin 1915 à Bamako, alors capitale du Soudan français, le premier président de la République du Mali s’est toujours battu contre la colonisation. Ce Malinké musulman, enseignant de formation, bascule en politique au tournant de la Seconde guerre mondiale. En octobre 1946, il participe, aux côtés de l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, à la création du Rassemblement démocratique africain (RDA), un parti fédératif panafricain qui lutte pour l’évolution des droits des populations d’Afrique francophone. Modibo Keïta est désigné secrétaire général de la section soudanaise, l’Union soudanaise-RDA (US-RDA). Dix ans plus tard, en 1956, après différents mandats locaux, il est élu député à l’Assemblée nationale française et en devient le premier vice-président africain.
Un panafricaniste de la première heure
Commence alors la lente marche vers l’indépendance du Mali. En janvier 1959 est créée la Fédération du Mali, qui regroupe le Sénégal et le Soudan français. Le Sénégalais Léopold Sédar Senghor en est désigné président et Modibo Keïta chef du gouvernement et président de l’Assemblée fédérale. Officiellement indépendante le 20 juin 1960, la Fédération, tiraillée par les tensions entre Sénégalais et Soudanais, tient à peine trois mois et éclate dans la nuit du 19 au 20 août 1960. Le Sénégal proclame unilatéralement son indépendance, l’état d’urgence est décrété, et les dirigeants soudanais, Modibo Keïta en tête, sont expulsés de Dakar.
Moins d’un mois plus tard, le 22 septembre 1960, lors d’un congrès extraordinaire de l’US-RDA à Bamako, le charismatique leader malien proclame à son tour l’indépendance de son pays et l’adoption d’un État socialiste. La République du Mali est née. Son premier président est Modibo Keïta. „Ce fut un moment très poignant, se rappelle Amadou Seydou Traoré, un de ses vieux compagnons de route. Pour un pays pauvre et enclavé, prendre une telle décision était un acte courageux, qui a donné lieu à des scènes d’enthousiasme extraordinaires.“
Fervent partisan du panafricanisme (il fut un des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine, en 1963), militant tiers-mondiste, et défenseur des mouvements nationalistes, Modibo Keïta est aussi considéré comme une figure marquante de l’Histoire contemporaine du continent. Ce géant de près de deux mètres au physique imposant, dont le Général de Gaulle disait qu’il était le seul chef d’État devant lequel il n’était pas „obligé de baisser la tête pour lui parler“, s’est rapidement montré tranchant avec l’ancienne puissance coloniale française, créant notamment, dès 1962, le Franc malien.
Le premier président malien confronté à une rébellion touarègue
Peu après son arrivée au pouvoir, Modibo Keïta est confronté à la première rébellion touarègue du Mali indépendant. En 1963, un incident entre des „hommes bleus“ et des soldats maliens dégénère et débouche sur un conflit armé. Les Touaregs sont durement réprimés jusqu’en 1964. Défendant la gestion de cette crise par Bamako, Amadou Seydou Traoré affirme que Modibo Keïta a beaucoup œuvré pour le Nord du pays, „en y faisant construire des écoles, des dispensaires, ou encore des centres de ravitaillement, alors que les Français n’y avaient jamais fait“.
Au niveau national, la socialisation de l’économie entraine progressivement des difficultés d’approvisionnement et une inflation des prix. La grogne sociale monte. Modibo Keïta, réputé comme un homme à poigne, aux penchants parfois autoritaristes, n’hésite pas à faire emprisonner ses opposants et à mettre en place un Comité national de défense de la révolution (CNDR), chargé de faire régner l’ordre et de lutter contre les „ennemis“ du régime. Le 19 novembre 1968, profitant du mécontentement populaire, le lieutenant Moussa Traoré renverse Modibo Keïta et prend le pouvoir. Modibo Keïta est arrêté et envoyé en prison à Kidal. Le 16 mai 1977, alors âgé de 61 ans, il meurt en détention à Bamako dans des circonstances non-élucidées. Le „père“ de l’indépendance malienne est finalement réhabilité en 1992, après la chute de Moussa Traoré, par le président Alpha Oumar Konaré.
© 2015 Jeuneafrique.com

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Foto (c) maliweb.net: Défilé du président Modibo Kéïta devant les troupes de l’armée le 20 janvier 1961, avant le décret d’évacuation des troupes françaises du Mali
Truppenparade von Präsident Modibo Kéïta am 20.Januar 1961, vor dem Rauswurf der französischen Truppen

4. Juni 1915 – 16. Mai 1977: Hommage an den Vater der Nation
maliweb – 11. Mai 2015
(es bleibt mehr, als von jeuneafrique im #2 berichtet, Ed)
Kindheit
Modibo Keïta wurde am 4. Juni 1915 geboren in Bamako, damals Hauptstadt von Französisch-Sudan, in einer Malinke-Familie praktizierender Muslime. Nach der städtischen Grundschule 1925-1931 besuchte er das Lycée Terrasson de Fougère. Nach dem Abitur ging er nach Dakar, um am Lehrerausbildungsinstitut William Ponty für zwei Jahre zu studieren. Seine Schullaufbahn war von Erfolg gekrönt, er war der Beste seines Jahrgangs. Dann heiratet er Mariam Travele, Erzieherin, Tochter eines Eisenbahners.
Seine ersten Engagements:
Im September 1938 wird Modibo Keïta Lehrer im Busch. Später wird er nach Bamako, Sikasso und Tombouctou versetzt. Bald fällt er seinen Kollegen auf, und Vorgesetzte beschreiben ihn als „Elite-Lehrer, sehr klug, aber anti-Französisch … hochklassiger Agitator, genau zu überwachen.“ Der französische Gouverneur Louveau bestätigt ein paar Jahre später, dass Modibo Keïta „ein intelligenter Phantast ist, den ich für gefährlich halte“ und dass er „ständig Vorfälle provoziert oder ausnutzt, um die Autorität unserer Verwaltung zu verringern.“
Und es stimmt, Keïta ist zutiefst anti-kolonialistisch. Seit 1937 geht er Verpflichtungen in vielen Bewegungen und Verbänden ein. Als Leiter einer Theatergruppe inszeniert Modibo Keïta Stücke, die die Bourgeoisie und die Kolonialbehörden verspotten. Während die Afrikaner damals nicht das Recht haben, Politik zu machen, gründet er mit Mamadou Konaté die Vereinigung der sudanesischen Literaten, die später das Foyer des Sudan wurde. Er ruft mit Ouezzin Coulibaly, gebürtig aus Obervolta, die Lehrergewerkschaft von Französisch-Westafrika ins Leben, deren Motto lautet: „Gleichheit mit den Weißen.“ Im Jahr 1943 eröffnet er die Zeitung „Das Auge von Kénédougou“, in der scharfe Kritiken gegen das Kolonialsystem und seine feudalen Verpflichtungen zu lesen sind.
Die französische Kolonialmacht reagiert schließlich und beschließt, seine Aktivitäten eine Zeitlang zu stoppen. Im Jahr 1946 wird er im Gefängnis de la Santé in Paris drei Wochen lang festgehalten. Zuvor hatte der Abgeordnete für den Sudan, Mamadou Konaté, in einem Brief an die Kolonialbehörden Protest gegen die sechsmonatige Haftstrafe für Modibo Keïta eingelegt.
Seine politische Karriere:
Dieser Gefängnisaufenthalt kann nicht seinen Wechsel in die Politik verhindern. Im Jahr 1946 wird in Bamako der Afrikanische Demokratische Zusammenschluss (R.D.A) gegründet, in dem Houphouët-Boigny als Vorsitzender und Modibo Keïta bald als Generalsekretär der sudanesischen Sektion (U.S.R.D.A) arbeitet.
Erstaunlicher ist, dass Modibo Keïta schließlich in der Kolonialverwaltung der Vierten Republik seine ersten Schritte machte. Im Jahr 1953 wurde er zum Rat der Französischen Union gewählt. Drei Jahre später wurde er zum Bürgermeister von Bamako und Mitglied der französischen Nationalversammlung gewählt. Dort wird er auch für gewisse Zeit zum Vizepräsidenten ernannt. Von Juni bis November 1957 wird er zum Staatssekretär für die Überseegebiete ernannt. Dann, von November bis Mai 1958 wird er Staatssekretär für die Präsidentschaft. Im Congress des R.D.A. im August 1958 unterstützt er die These des nigrischen Föderalisten Djibo Bakary, der „Unabhängigkeit in einer Konföderativen Union souveräner um Frankreich versammelter Staaten“ befürwortet. Und so ist es zu verstehen, das er beim Referendum von 1958 nicht zum „nein“ aufruft.
Als überzeugter Panafrikanist erklärt er, dass „Afrika in Angst zerrissen ist zwischen dem zerstückelnden Strom seiner Balkanisierung und dem glücklicherweise starken der Einheit“. Er wird 1958 zum Präsidenten der Verfassunggebenden Versammlung der neuen Föderation Mali gewählt. Diese Föderation besteht aus Französisch-Sudan (dem ehemaligen Mali), Senegal, Obervolta (dem ehemaligen Burkina Faso) und Dahomey (ehemals Benin). Am 3. Juli 1959 wird er Sekretär der Partei der Afrikanischen Föderation, in Dakar gegründet und mit Senghor als Präsidenten. …
Erster Präsident des unabhängigen Mali
Als Senghor beschließt, die Unabhängigkeit des Senegal am 4. April 1960 zu verkünden, bleibt Modibo Keïta allein in der Föderation Mali. Damit ist die Spaltung zwischen den beiden Führern klar, … Am 23. August 1960 erklärt Senghor:
„Die Kolonisierung war Sudan schärfer, härter, als im Senegal. Daher ein gewisser sudanesischer Radikalismus …“ Keïta greift im Gegenzug an: „Wir haben lange unser Bewusstsein durch die Zusammenarbeit mit Senghor verletzt. Wir können diesen Weg nicht weitergehen.“ Er zeigt sich somit öffentlich zufrieden mit der „politischen Scheidung mit einigen senegalesische Führern, die französischer sind als die Franzosen und die Mali franzisieren wollen.“
Am 22. September also bricht die Föderation auseinander und die Sudanesische Union-RDA organisiert einen außerordentlichen Kongress, der die Unabhängigkeit von Französisch-Sudan verkündet, jetzt umbenannt nach dem alten mittelalterlichen Reich. Die Republik Mali ist in der Euphorie der Volksfeste geboren. Die Delegierten des Kongresses rufen Modibo Keïta zum Präsidenten aus. Die U.S.R.D.A. wird die Einheitspartei, und alle Oppositionellen schließen sich der Perspektive der nationalen Einheit an. …
Modibo Keïta versucht sehr schnell, alle Sektoren des Landes zu konsolidieren, um wirkliche Unabhängigkeit in Mali zu gewährleisten. Er leitet Mali in Richtung einer sozialistischen Vision der Wirtschaft. Die Zuckerindustrie, Reis-, Zement-, Keramik-, Tabak-, Leder-, Textilindustrie, alle von der Kolonialmacht vernachlässigt, werden erheblich durch die malische Regierung umgewandelt. Der Sotuba-Staudamm am Niger, am 16. Dezember 1966 eingeweiht, ist ein Teil der massiven Investitionen. Im Oktober 1960 wird die malische Gesellschaft für Import und Export (SOMIEX) gegründet, die ein Monopol über den Handel mit Industriegütern und Lebensmitteln und deren Verteilung im ganzen Land hat. Zwischen 1960 und 1967 entstehen fast vierzig staatliche Unternehmen, und alle Führungskräfte dieser Unternehmen müssen Afrikaner sein. Alle Malier müssen zu diesen Bemühungen des nationalen Aufbaus beitragen. Jeder konnte sich am Bau von Straßen, Schulen oder Kliniken beteiligen. Mali nimmt sein Schicksal in die Hand. Im Jahr 1963 erhält Modibo Keïta den Internationalen Lenin Preis, um diesen neuen malischen Sozialismus auszuzeichnen.
Als Symbol dieser kulturellen Renaissance verabschiedete Mali am 26. Mai 1967 ein neues Alphabet, um Bambara, Peulh, Songhai und Tamashek zu transkribieren.
© 2015 maliweb.net

2. Malis Unabhängigkeit: was bleibt von Modibo Keïta, hundert Jahre nach seiner Geburt ?
Jeuneafrique.com – 29/05/2015
Von Benjamin Roger
Modibo Keïta, der erste Präsident der Republik Mali, wäre am heutigen 4. Juni 2015 hundert Jahre alt geworden. Rückblick auf das Leben dieses panafrikanischen Führers, der die Geschichte seines Landes und des Kontinents geprägt hat.
Kuriose Ironie der Geschichte. Zu einem Zeitpunkt, an dem Mali mühsam versucht, ein Friedensabkommen mit den Rebellengruppen des Nordens zu besiegeln, ist das Land bei den Vorbereitungen auf die Hundertjahrfeier des Mannes, der es zu seiner Unabhängigkeit und Einheit führte: Modibo Keïta.
Geboren am 4. Juni 1915 in Bamako, damals die Hauptstadt von Französisch-Sudan, hat der erste Präsident der Republik Mali immer gegen die Kolonisierung gekämpft. Dieser muslimische Malinke, von Beruf Lehrer, wechselt am Wendepunkt des Zweiten Weltkriegs in die Politik. Im Oktober 1946 ist er, neben dem Ivorer Félix Houphouët-Boigny, Mitgründer des Afrikanischen Demokratischen Zusammenschlusses (RDA), einer pan-afrikanischen Partei, die für die Entwicklung der Rechte der Französisch sprechenden afrikanischen Bevölkerung kämpft. Modibo Keïta wird zum Generalsekretär der sudanesischen Sektion, der sudanesischen Union-RDA (US-RDA), ernannt. Zehn Jahre später, im Jahre 1956, nach verschiedenen Lokalmandaten, wird er in die französische Nationalversammlung gewählt und wird deren erster afrikanischer Vizepräsident.
Ein Panafrikanist der ersten Stunde
Dann beginnt der langsame Marsch in Richtung Unabhängigkeit von Mali. Im Januar 1959 wird die Mali-Föderation geschaffen, die Senegal und Französisch-Sudan umfasst. Der Senegalese Léopold Sédar Senghor wird Präsident, Modibo Keïta Regierungschef und Vorsitzender der Bundesversammlung. Offiziell unabhängig am 20. Juni 1960, hält die Föderation, von Spannungen zwischen Senegalesen und Sudanesen zerrissen, nur drei Monate und platzt in der Nacht vom 19. auf den 20. August 1960. Senegal erklärt einseitig seine Unabhängigkeit, der Ausnahmezustand wird beschlossen und die sudanesischen Führer, allen voran Modibo Keïta, werden aus Dakar ausgewiesen.
Weniger als einen Monat später, am 22. September 1960, während eines außerordentlichen Kongresses der US-RDA in Bamako, verkündet der charismatische Führer von Mali seinerseits die Unabhängigkeit seines Landes und einen sozialistischen Staat. Die Republik Mali ist geboren. Ihr erster Präsident ist Modibo Keïta. „Es war ein sehr ergreifender Moment“, erinnert sich Amadou Seydou Traoré, einer seiner alten Gefährten. „Für einen armen Binnenstaat, war eine solche Entscheidung eine mutige Tat, die zu Szenen außergewöhnlicher Begeisterung führte.“
Glühender Befürworter des Panafrikanismus (er war einer der Gründerväter der Organisation der afrikanischen Einheit im Jahre 1963), Dritte-Welt-Aktivist und Verteidiger der nationalistischen Bewegungen, wird Modibo Keïta auch als eine führende Figur der Zeitgeschichte des Kontinent angesehen. Dieser Riese von fast zwei Metern mit imposantem Körperbau, von dem General de Gaulle sagte, er sei das einzige Staatsoberhaupt, vor dem er nicht „gezwungen war, den Kopf zu senken, um mit ihm zu sprechen,“ zeigt sich schon früh im Gegensatz zur ehemaligen französischen Kolonialmacht. Insbesondere führt er im Jahr 1962 den malischen Franc ein.
Der erste malische Präsident mit einer Tuareg-Rebellion konfrontiert
Kurz nach seinem Amtsantritt ist Modibo Keïta mit der ersten Tuareg-Rebellion im unabhängigen Mali konfrontiert. Im Jahr 1963 eskaliert ein Zwischenfall zwischen „blauen Männern“ und malischen Soldaten und führt zu einem bewaffneten Konflikt. Die Tuareg werden bis 1964 stark unterdrückt. Mit dem Management dieser Krise durch Bamako, verteidigt Amadou Seydou Traoré, hat Modibo Keïta viel für den Norden getan, „indem er Schulen, Gesundheitszentren oder auch Versorgungszentren bauen ließ“, während die Franzosen noch nie etwas dafür getan hatten.“
Auf nationaler Ebene verursacht die Sozialisierung der Wirtschaft allmählich Versorgungsprobleme und Preisinflation. Die soziale Unzufriedenheit steigt. Modibo Keïta, als starker Mann mit manchmal autoritären Neigungen bekannt, zögert nicht, seine Gegner einzusperren und ein Nationales Komitee für die Verteidigung der Revolution (CNDR) einzurichten, das damit betraut wird, Ordnung herrschen zu lassen und gegen die „Feinde“ des Regimes zu kämpfen. Am 19. November 1968, unter Ausnutzung der Unzufriedenheit in der Bevölkerung, stürzt ihn Lieutenant Moussa Traoré und übernimmt die Macht. Modibo Keïta wird festgenommen und ins Gefängnis nach Kidal geschickt. Am 16. Mai 1977, im Alter von 61, stirbt er in der Haft in Bamako unter nicht erhellten Umständen. Der „Vater“ der Unabhängigkeit Malis wird schließlich im Jahr 1992, nach dem Sturz von Moussa Traoré, von Präsident Alpha Oumar Konaré rehabilitiert.
© 2015 Jeuneafrique.com

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Ein Gedanke zu “VOR 100 JAHREN WURDE MODIBO KEITA GEBOREN: DER VATER DER NATION – L’histoire du 1er président du Mali indépendant

  1. Chronologie préparée par Cheick Oumar Diarrah, ancien ministre du Mali à l’occasion du Centenaire de la naissance du Président Modibo Kéïta]
    => Centenaire de la naissance du Président Modibo Kéïta (1915-2015) : Reconnaissance, Réhabilitation, Réconciliation, Renaissance
    Bamako (Le Républicain) – 13.07.2015
    http://www.maliweb.net/people/portrait/centenaire-de-la-naissance-dupresident-modibo-keita-1915-2015-reconnaissance-rehabilitationreconciliation-renaissance-1057592.html

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