ALARM BEI DEN GEMÜSEBAUERN VON GAO – Gao, encerclée par les rumeurs de la guerre

Bericht aus Gao, wo sich auch Bathilys zweitältester Sohn Boubacar aufhält. Ihn habe ich gerade versucht davon abzuhalten, „ins Abenteuer aufzubrechen“ – das ist der Euphemismus für Europa. Sehen Sie auch: GAO, STADT DER TRÄUME, UND ANLAUFSTELLE FÜR ABGESCHOBENE IN BAMAKO (Videos) – Mali-Informationen 18/05/2015

Reportage depuis Gao, où se trouve en ce moment Boubacar, le deuxième fils de Bathily. J’ai essayé de lui déconseiller vivement de „partir en aventure“ – je veux qu’il ne parte pas en Europe!

Gao, eingekreist von Gerüchten über Krieg
AFP – 01.06.2015 12:00
Sie schliefen in der Kühle, in der Nähe des Wassers auf dem Flussufer des Niger, als die Explosion einer auf das UN-Camp gerichteten Rakete vor dem Morgengrauen Panik unter den Gartenbauern von Gao, der wichtigsten Stadt im Norden Malis, hervorrief.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

Mali: Gao, encerclée par les rumeurs de la guerre
AFP – 01.06.2015 à 12:00
Par Michel MOUTOT
Ils dormaient à la fraîche, près de l’eau sur la berge du Niger, quand avant l’aube l’explosion d’une roquette tirée sur le camp voisin de l’ONU a semé la panique chez les maraîchers de Gao, principale ville du nord du Mali.
„Tout le monde s’est réveillé. On a couru vers les maisons, les enfants pleuraient“, raconte à l’AFP Mohamedou Sekou Maïda, 39 ans, qui peine à nourrir ses neuf enfants en faisant pousser salades et melons sur un lopin de terre rouge, irrigué par une moto-pompe offerte par l’armée française.

Des Maliens travaillent des lopins de terre au bord du fleuve Niger, à Gao au Mali, le 3
Foto © AFP/Philippe Desmazes: Des Maliens travaillent des lopins de terre au bord du fleuve Niger, à Gao au Mali, le 30 mai 2015
Malier bearbeiten Parzellen am Ufer des Niger-Flusses in Gao in Mali

„Depuis, nous ne descendons plus au fleuve, malgré la chaleur de la nuit. Nous restons dedans, aux aguets“, dit cet homme maigre aux bras noueux. Autour de lui, les parcelles vertes de jeunes pousses s’étendent sur deux hectares. Des manguiers poussent près des réservoirs, on arrose au rythme d’un poste de radio.
„Ces attaques ne sont pas fréquentes, une à deux fois par mois, mais ça suffit pour faire peur. Les gens qui font ça sont des imbéciles qui s’en foutent du Mali. Tout ce qu’ils veulent, c’est détruire“, gronde-t-il.
Juste avant l’aube vendredi, le projectile tiré d’un plateau surplombant la ville a touché, sans faire de victime, l’enceinte de la base de la force de l’ONU, la Minusma.
Dans le camp militaire français voisin, les soldats de l’opération Barkhane ont été réveillés par un long trait de sirène et se sont rués aux abris, d’où ils ont vu le jour se lever, avant la fin de l’alerte une heure plus tard.
A Gao, la grande ville du Nord d’où les jihadistes ont été chassés en janvier 2013, la sécurité est assurée par les soldats maliens et de l’ONU. Ils peuvent faire appel, en cas de besoin, au contingent français, basé près de l’aéroport.
„Résultat, dans la ville, ça va… un peu“ confie, sous son étal près des halles centrales, le directeur du marché, Amadou al-Hassan. „Les bandits armés, ils savent que s’ils entrent dans Gao, ils n’en sortiront pas vivants. Alors parfois ils tirent des roquettes, de loin, comme hier. Mais le problème, c’est à l’extérieur“.
– Tout étranger est suspect –
Samedi, le marché, reconstruit après avoir brûlé en janvier 2013, grouille de monde.Installés au bord du fleuve, les commerçants y proposent les produits locaux, légumes et poissons séchés, mais faire venir des marchandises de loin est plus difficile.
„Les gens ont peur de sortir de Gao, de s’éloigner même de quelques kilomètres“, dit Amadou al-Hassan. „Les commerçants qui veulent monter des marchandises, de Bamako ou d’ailleurs, se font arrêter, voler. Il n’y a pas de sécurité. Des bandits armés coupent les routes, on ne sait jamais exactement qui ils sont“.
Cette ambiance de suspicion généralisée, où tout étranger à la ville est suspect, c’est surtout ce que regrette Issouf Maïga, 32 ans, régisseur de Naata (Espoir), une des 14 radios locales de Gao.
„Il y a des bombes qui explosent au passage des voitures sur certaines routes, parfois, ce sont des tirs de mitrailleuses“, énumère-t-il, déplorant „un climat de peur“.
„Et moi aussi, j’ai peur… J’ai peur pour ma mère, surtout. Tous les mardis, elle sort de la ville pour aller faire un marché. Tant qu’elle n’est pas revenue, je pleure, je ne vis plus“, dit-il.
„Le problème, c’est que nous, les Noirs, nous ne savons pas faire la différence au premier coup d’œil entre un Tamashek (touareg) et un Arabe. Alors, on a peur de tout le monde. De tous ceux qu’on ne connaît pas“.
„Ceux qui ont collaboré avec les bandits jihadistes quand ils occupaient la ville, on sait qui ils sont, ils ne peuvent pas revenir. Mais les autres, on ne sait pas… Alors la population a peur de tous“.
Signe de cette psychose, le 7 mars à Gao, quelques heures après l’attentat anti-occidental de Bamako, deux mineurs arabes ont été lynchés à mort et leurs corps brûlés par la foule qui les avait pris pour des poseurs de bombes, alors qu’ils appartenaient à la famille de responsables pro-gouvernementaux hostiles aux rebelles.
Selon Issouf Maïga, la priorité est de parvenir à un accord de paix entre Bamako et la rébellion à dominante touareg.
„Tant qu’il n’y aura pas d’unité au Mali, les bandits armés en profiteront, on vivra toujours dans la confusion et le danger“, dit-il. „Si nous sommes unis, ils devront fuir le Mali“.
© 2015 AFP

Un soldat français de l'opération Barkhane patrouille près de lopins de terre cultivés aUn soldat français de l'opération Barkhane patrouille alors que les enfants jouent au fo
Fotos © AFP/Philippe Desmazes:
Un soldat français de l’opération Barkhane patrouille près de lopins de terre cultivés au bord du fleuve Niger, à Gao au Mali, le 30 mai 2015 – Un autre patrouille alors que les enfants jouent au football à Gao, le 30 mai 2015
Ein französischer Soldat der Operation Barkhane in der Nähe von beackerten Parzellen am Ufer des Flusses Niger in Gao – Ein anderer auf Patrouille, während Kinder Fußball spielen in Gao, alles am 30. Mai 2015

Gao, eingekreist von Gerüchten über Krieg
AFP – 01.06.2015 12:00
Von Michel Moutot
Sie schliefen in der Kühle, in der Nähe des Wassers auf dem Flussufer des Niger, als die Explosion einer auf das UN-Camp gerichteten Rakete vor dem Morgengrauen Panik unter den Gartenbauern von Gao, der wichtigsten Stadt im Norden Malis, hervorrief.
„Alle sind aufgewacht. Wir liefen in Richtung der Häuser, die Kinder weinten“, sagte der AFP Mohamedou Sekou Maïda, 39, der kaum seine neun Kinder ernähren kann vom Ertrag des Salats und der Melonen, die er hier auf einem Stück roter Erde anbaut. Die Motorpumpe, die den Garten bewässert, wurde von der französischen Armee gestiftet.
„Seitdem gehen wir nicht mehr an den Fluss, trotz der Hitze der Nacht. Wir bleiben in den Häusern, auf der Lauer“, sagt dieser dünne Mann mit Knoten an den Armen. Um ihn herum erstrecken sich die grünen Parzellen der jungen Sämlinge über zwei Hektar. Mangobäume wachsen in der Nähe der Tanks, es wird zum Rhythmus eines Transistoremfängers bewässert.
„Diese Angriffe sind nicht häufig, einmal oder zweimal im Monat, aber das ist genug, um Schrecken zu verbreiten. Die Leute, die das tun, sind Narren, die an Mali nicht interessiert sind. Alles, was sie wollen, ist, zu zerstören“, knurrt er.
Kurz vor der Morgendämmerung am Freitag wurde das Projektil von einer Ebene über der Stadt abgefeuert und berührte die Umgebungsmauern der Basis der UN-Truppe Minusma, verursachte aber keine Opfer.
Im nahe gelegenen französischen Militärlager wurden die Soldaten der Operation Barkhane von einem langen Sirenenstoß geweckt und stürzten in die Schutzräume, von wo sie die Sonne aufgehen sahen vor der Entwarnung eine Stunde später.
In Gao… ist die Sicherheit von malischen Soldaten und denen der UN gewährleistet. Sie können, wenn nötig, an das französische Kontingent appellieren, in der Nähe des Flughafens untergebracht.
„Ergebnis: in der Stadt geht es so …“, sagt, an seinem Stand in der Nähe der zentralen Markthallen, der Direktor des Marktes, Amadou al-Hassan. „Die bewaffneten Banditen wissen, dass, wenn sie nach Gao reingehen, nicht lebend herauskommen. So feuern sie manchmal Raketen aus der Ferne ab, wie gestern. Aber das Problem ist außerhalb der Stadt.“
– Jeder Ausländer ist verdächtig –
Samstags wimmelt der Markt, nach dem Brand im Januar 2013 wieder aufgebaut, von Leuten. Am Flussufer bieten die Händler lokale Produkte an, Gemüse und getrocknete Fische, aber Waren von außerhalb heranzuschaffen, ist viel schwieriger.
„Die Leute haben Angst, Gao zu verlassen, sogar sich ein paar Kilometer zu entfernen“, sagt Amadou al-Hassan. „Die Händler, die Waren von Bamako und anderswo herbringen wollen, werden festgenommen, werden bestohlen. Es gibt keine Sicherheit. Bewaffnete Banditen schneiden ihnen den Weg ab, man weiß nie genau, wer sie sind.“
Das ist besonders diese Atmosphäre des Generalverdachts, wo jeder Fremde in der Stadt verdächtig ist, die Issouf Maiga, 32, bedauert, Geschäftsführer von Naata (Hoffnung), eines der 14 Lokalradios von Gao.
„Es gibt Bomben, die auf einigen Straßen bei vorbeifahrenden Autos explodieren, manchmal ist es Maschinengewehrfeuer“, zählt er auf und beklagt „ein Klima der Angst.“
„Und ich, ich habe auch Angst … Ich habe vor allem Angst um meine Mutter. Jeden Dienstag verlässt sie die Stadt, um mit etwas zu handeln. Solange sie nicht zurück ist, lebe ich nicht mehr“, sagt er.
„Das Problem ist, dass wir, die schwarzen Menschen, nicht auf einen Blick den Unterschied zwischen einem Tamashek (Tuareg) und einem Araber sehen. So haben wir Angst vor jedem. Vor all vor denen, die wir nicht kennen.“
„Diejenigen, die mit den Dschihadisten gearbeitet haben, als sie die Stadt besetzten, die kenne wir, die können nicht zurückkehren. Aber die anderen, das wissen wir nicht … So haben die Leute Angst vor allen.“
Zeichen dieser Psychose: am 7. März wurden in Gao, Stunden nach dem anti-westlichen Angriff in Bamako, zwei arabische Minderjährige gelyncht und ihre Leichen von der Menge, die sie für Bombenleger hielten, verbrannt, während sie zu einer Familie von Loyalisten gehörten, die den Rebellen gegenüber feindlich gesinnt sind.
Issouf Maïga zufolge ist es am wichtigsten, ein Friedensabkommen zwischen Bamako und der „Tuareg-Rebellion“ zu erreichen.
„Solange es keine Einigkeit in Mali gibt, werden die bewaffneten Banditen davon profitieren, und wir werden die ganze Zeit in Verwirrung und Gefahr leben“, sagt er. „Wenn wir vereint sind, werden sie aus Mali fliehen“.
© 2015 AFP

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