FRANZOSEN TÖTEN ZWEI DSCHIHADISTENFÜHRER, VERANTWORTLICH FÜR DEN MORD AN DEN RFI-JOURNALISTEN; BLAUHELME IN BAMAKO ANGEGRIFFEN; ÜBERFALL AUF TIN-HAMA – Deux leaders jihadistes tués par Barkhane; les violences continuent dans le Nord et à Bamako

Franzosen töten Terror-Anführer in Mali
Deutsche Welle – 20.05.2015
Im Norden Malis haben Spezialeinheiten der französischen Armee zwei der wichtigsten Anführer bewaffneter Islamistengruppen getötet, die für Anschläge und Entführungen verantwortlich gemacht werden. Amada Ag Hama alias „Abdelkrim der Tuareg“ und Ibrahim Ag Inawalen, genannt „Bana“, seien in der Nacht zum Dienstag getötet worden, teilte Verteidigungsminister Laurent Fabius in Paris mit.

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1. Mali: des chefs jihadistes tués dans le Nord par des soldats français
AFP – 21.05.2015 à 12:00
Par Sébastien RIEUSSEC et Serge DANIEL
Cinq jours après la signature d’un accord de paix au Mali, la Mission de l’ONU dans le pays, la Minusma, a été visée mercredi à Bamako par une attaque d’origine inconnue, tandis que l’armée française a dit avoir tué deux chefs jihadistes.


Foto © AFP/HABIBOU KOUYATE: Des soldats de la force de maintien de la paix de l’ONU sur le site où un homme a ouvert le feu, le 20 mai 2015 à Bamako
Blauhelme der Uno in Bamako, am Ort wo ein Mann am 20.Mai das Feuer eröffnete

A Bamako, l’attaque a fait un blessé, mais de l’avis des enquêteurs, le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd.
Dans le même temps, le ministère français de la Défense annonçait que deux importants chefs jihadistes au Sahel, Amada Ag Hama alias „Abdelkrim le Touareg“, et Ibrahim Ag Inawalen, dit „Bana“, avaient été tués dans le nord du Mali avec deux de leurs hommes par les forces spéciales françaises dans la nuit de lundi à mardi.
Abdelkrim le Touareg avait notamment revendiqué l’enlèvement et l’assassinat de deux journalistes français de la radio RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, en novembre 2013 à Kidal (extrême nord-est du Mali).
Tous deux faisaient partie, selon Paris, des principaux chefs des groupes jihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali en 2012 jusqu’au lancement en janvier 2013 de l’opération française Serval, aujourd’hui remplacée par Barkhane, dont les troupes ont effectué ce raid.
Déployée dans le sillage de Serval en juillet 2013 et régulièrement visée par des attaques dans le nord du pays, la force de l’ONU a essuyé mercredi matin la première attaque la visant directement dans la capitale.
Selon la Minusma, l’assaut s’est produit „aux environs de 02H30 (locales et GMT)“ contre une résidence de ses personnels militaires.
„Un homme armé a tenté de mettre le feu à un véhicule de la Minusma garé“ devant cette résidence, puis, „avant de prendre la fuite, (il) a tiré sur le gardien qui a été blessé, sur la maison, ainsi que sur les voitures de la Minusma, „causant des dommages matériels“, a expliqué la mission onusienne.
L’assaillant a abandonné sur place „deux grenades non explosées“.
Un journaliste de l’AFP a vu au moins cinq impacts de balles sur un pick-up de la Minusma, dont une vitre était cassée. Des experts maliens et gendarmes de l’ONU étaient visibles sur les lieux, bouclés par des cordons de la police scientifique et technique.
– Tentative d’embuscade –
Un enquêteur malien a indiqué à l’AFP que l’auteur de l’attentat, probablement aidé de „complices“, voulait incendier un véhicule de l’ONU pour attirer les Casques bleus hors de la résidence, „ouvrir le feu et faire usage de grenades“.
Ce „schéma n’ayant pas fonctionné“, l’homme aurait tiré sur le gardien avant de prendre la fuite et est „activement recherché“, selon la même source.
Le premier attentat à frapper des Occidentaux, le 7 mars, (cinq morts: trois Maliens, un Français et un Belge) avait été revendiqué par un groupe jihadiste mais plusieurs pistes sont étudiées pour celui de mercredi.
La Minusma a rappelé que „la responsabilité d’assurer la sécurité de son personnel, notamment à Bamako, incombe aux autorités maliennes“.
Elle a par ailleurs catégoriquement démenti les déclarations de responsables de groupes armés pro-gouvernementaux affirmant qu’elle leur aurait „lancé un ultimatum“ pour quitter Ménaka, dans le nord-est du pays, dont ils ont chassé les groupes rebelles, point de départ d’une série d’affrontements qui ont fragilisé le cessez-le-feu.
La dernière en date de ces attaques lundi, attribuée à des rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, à dominante touareg), a coûté la vie à trois soldats maliens dans la région de Tombouctou (nord-ouest).
Rappelant le mandat que lui a confié le Conseil de sécurité, la force de l’ONU „rejette catégoriquement toute mise en question de son impartialité et de celle de son personnel“, cinq jours après une salve de critiques du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, lors de la signature d’un accord de paix à Bamako.
Ce document a été signé par le gouvernement malien, plusieurs mouvements armés et la médiation internationale, mais pas par les principaux groupes rebelles.
A la fin de la cérémonie, M. Keïta avait apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, sommant les Nations unies de faire „preuve de justice et d’équité“ envers le Mali.
Le lendemain à Bamako, M. Ladsous s’était insurgé contre un manque de reconnaissance pour les „sacrifices“ de la Minusma, qui compte 35 tués en moins de deux ans.
De son côté, la médiation internationale a annoncé la tenue, à partir du 25 mai à Alger, d'“une série de consultations destinées à mettre en place les conditions“ d’application de l’accord „dans les plus brefs délais“, la Minusma tenant à préciser qu’il ne s’agissait „en aucun cas“ d’une réouverture des négociations.
© 2015 AFP

2. Affrontements entre rebelles et forces pro-Bamako, des civils tués
AFP – 22.05.2015 à 21:30
Plusieurs civils ont été tués dans le nord du Mali depuis 48 heures à Tin Hama, dans la région de Gao, pendant une attaque des rebelles mercredi puis à la suite de leur retrait, a-t-on appris vendredi auprès des deux parties.
La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé l’envoi vendredi d‘„une équipe d’enquête sur le terrain pour rapidement établir les faits“, après avoir „reçu des rapports inquiétants faisant état de violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, dont l’exécution hier (jeudi) d’un certain nombre de civils“.
Dans un communiqué, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) a accusé l’armée malienne d’avoir procédé jeudi matin à „l’exécution sommaire et publique“ de neuf hommes, dont elle donne les noms, parmi lesquels un mineur et un employé d’ONG européenne, „au marché à bétail“ de Tin Hama.
Cette accusation a été rejetée par le gouvernement, qui évoque dans un communiqué des „règlements de comptes sanglants entre des éléments de groupes armés“ de Tin Hama jeudi, au lendemain d’une attaque menée par „des éléments de la CMA“.
Les assaillants ont tué trois civils et se sont livrés à des pillages, avant d’être repoussés par l’armée malienne, affirme le gouvernement, qui „s’étonne des allégations d’exactions attribuées aux forces armées“.
Il ne fournit cependant aucune explication sur l’origine des „règlements de comptes sanglants“, ni sur les groupes armés impliqués dans ces violences.
Selon la CMA et un porte-parole du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), une formation armée majoritairement touareg pro-Bamako, Algatek Ouwaha, les rebelles ont pris mercredi le contrôle de la localité avant de s’en retirer.
„La CMA est responsable“ des violences à Tin Hama, „une base du Gatia où cohabitaient pacifiquement populations pro-MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg, NDLR) et pro-Gatia“, a déclaré M. Ouwaha.
„Ils ont maltraité les gens“, tuant un vieil homme et brûlant le corps d’un autre, et „après le départ de la CMA de la ville, il y a eu un règlement de comptes terrible parmi les populations qui se sont accusées d’avoir travaillé avec la CMA“, a-t-il ajouté.
– Un employé d’ACF Espagne tué –
La CMA a affirmé que les neuf personnes tuées à Tin Hama „ont d’abord été arrêtées par la milice Gatia, puis remises aux soldats maliens présents qui les ont ensuite exécutées“.
De son côté, Action contre la Faim (ACF)-Espagne a annoncé dans un communiqué la mort de Moussa Ag Mohamedoun – dont le nom figure sur la liste de la CMA – qui travaillait pour l’ONG comme animateur en sécurité alimentaire à Tin Hama „où des combats avaient eu lieu“ entre groupes armés.
Elle „a décidé de suspendre ses activités dans le nord du Mali afin de comprendre les circonstances exactes de cette tragédie“.
Selon un communiqué de la Minusma, „ces exactions feraient suite aux affrontements qui ont opposé le 20 mai des membres de la Plateforme (groupes pro-gouvernement, NDLR) et de la CMA“, et parmi les victimes supposées, „pourrait se trouver un travailleur d’une ONG internationale“.
Par ailleurs, le camp de la force de l’ONU à Ber, près de Tombouctou (nord-ouest), a essuyé une dizaine de tirs lors de la libération par la rébellion de dix membres de groupes armés pro-gouvernementaux.
Les tirs, peu après 15H00 (locales et GMT), n’ont „pas fait de victimes et la libération a pu s’effectuer sous la protection de la Force de la Minusma“ qui a condamné „cette nouvelle attaque terroriste“.
(…)
© 2015 AFP

Combats entre Touaregs et pro-gouvernementaux dans le Nord
Reuters – 21.05.2015
Les séparatistes touaregs de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et les miliciens pro-gouvernementaux du Groupe d’autodéfense touareg Imrad et alliés (Gaita) se sont à nouveau affrontés jeudi dans le nord du Mali.
Les combats ont éclaté à Tin-Fadimata, à 30 km au nord de Ménaka où un cessez-le-feu avait déjà été violé à de multiples reprises.
Selon son porte-parole Sidi Elmedhi Ag Albaka, le Gaita, issu du Mouvement arabe de l’Azawad, a pris la ville aux séparatistes, ce que ces derniers démentent.
« Le Gaita a attaqué nos positions, tôt ce matin (…) Il y des combats intenses », a quant à lui déclaré Almou Ag Mohamed au nom de la CMA, ajoutant que des renforts étaient en route.
La mission locale des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (Fama) ont confirmé la reprise des combats.
« Les Fama sont positionnées à Ménaka pour protéger la population. Si la CMA veut prendre la ville, elle aura affaire aux Fama », a averti un porte-parole militaire.
La Minusma a également annoncé l’envoi de casques bleus qui auront pour mission d’établir une zone de sécurité à cinq kilomètres de la localité afin de protéger ses habitants. « Nous les avons avertis que c’est la ligne à ne pas franchir », a souligné Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma.
(Souleymane Ag Anara, Tiemoko Diallo et Adama Diarra, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
© 2015 Reuters
Violences au Nord - la série continue
Franzosen töten Terror-Anführer in Mali
Deutsche Welle – 20.05.2015
Frankreichs Militärengagement in Mali dauert schon zwei Jahre, der Einsatz wurde jüngst verstärkt. Nun gelang ein Schlag gegen die Spitzen zweier einflussreicher islamistischer Terrorgruppen.
DW 22.05.15Französische Soldaten in Mali (c) dpaIm Norden Malis haben Spezialeinheiten der französischen Armee zwei der wichtigsten Anführer bewaffneter Islamistengruppen getötet, die für Anschläge und Entführungen verantwortlich gemacht werden. Amada Ag Hama alias „Abdelkrim der Tuareg“ und Ibrahim Ag Inawalen, genannt „Bana“, seien in der Nacht zum Dienstag getötet worden, teilte Verteidigungsminister Laurent Fabius in Paris mit. Die beiden Männer gehörten zu den wichtigsten Chefs des Terrornetzwerks Al-Kaida im Islamischen Maghreb (Aqmi) sowie der Islamistengruppe Ansar Dine.
So hatte sich „Abdelkrim der Tuareg“ zur Entführung und Ermordung von zwei französischen Reportern des Senders RFI bekannt. Die Journalisten Ghislaine Dupont und Claude Verlon waren im November 2013 in Kidal im Norden Malis verschleppt und später tot aufgefunden worden. Nach Angaben des französischen Verteidigungsministeriums wurden bei dem Einsatz von Spezialkräften insgesamt vier Islamisten getötet.
Frankreich hatte vor rund zwei Jahren einen Militäreinsatz im westafrikanischen Mali gestartet und damit das Vorrücken von Islamisten und Tuareg-Rebellen aus dem Norden gestoppt. Seit mehreren Wochen verstärkt die französische Armee ihren Einsatz in dem Land wieder, um die Islamisten, die nach wie vor Anschläge verüben, daran zu hindern, wieder Boden gut zu machen.
© 2015 DW.DE

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