PUSHED TO THE LIMIT AND BEYOND (ÄRZTE OHNE GRENZEN 1 JAHR NACH DEM EBOLA-AUSBRUCH) – Poussés au-delà de nos limites (Rapport de MSF après 1 an d’Ebola)

Foto (c) msf/ Anna Surinyach
Ein Jahr Ebola-Bekämpfung in Westafrika: Ärzte ohne Grenzen kritisiert „globale Allianz der Untätigkeit“ in den ersten Monaten
Berlin (Ärzte ohne Grenzen) – 23. März 2015.
Ein Jahr nach der offiziellen Bekanntgabe des Ebola-Ausbruchs in Westafrika hat Ärzte ohne Grenzen eine kritische Analyse der globalen Bekämpfung der Krankheit veröffentlicht. „Die Ebola-Epidemie hat schonungslos offengelegt, wie ineffizient und langsam die internationalen Gesundheits- und Hilfssysteme auf Notfälle reagieren“

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Poussés au-delà de nos limites – Rapport après 1 an d’Ebola
MSF – 23.03.2015
L’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) a sorti msf_ebolareport_fraujourd’hui une analyse critique portant sur la gestion de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Un an après que les premiers cas aient été détectés, l’organisation revient sur la faiblesse de la réponse apportée et met en garde sur le fait que, malgré une diminution importante du nombre de cas, l’épidémie n’est pas terminée.
Le rapport « Poussés au-delà de nos limites », repose sur des entretiens réalisés avec des dizaines de membres du personnel qui ont été impliqués dans la gestion de l’épidémie sur le terrain. Il décrit les toutes premières mises en garde de l’organisation, il y a juste un an, quand l’épidémie se répandait dans toute la Guinée ; le déni des gouvernements des pays touchés alors qu’elle s’étendait progressivement à toute la région ; et la mise en place par MSF d’un projet médical unique par son ampleur en raison de l’inaction des autres acteurs. Au cours de cette période, plus de 1.300 membres du personnel international et 4.000 membres du personnel national ont été déployés en Afrique de l’Ouest, où ils ont pris en charge près de 5.000 personnes atteintes de l’Ebola.
« Aujourd’hui, nous prenons le temps de la réflexion. Analysant non seulement la manière dont nous avons réagi à la plus grande épidémie d’Ebola jamais constatée, mais aussi la réponse apportée par les différents acteurs » rapporte Joanne Liu, Présidente de MSF international. « Cette épidémie, par son caractère exceptionnel, a mis en lumière l’inefficacité et la lenteur de la réponse apportée par les acteurs de l’aide humanitaire et médicale lors d’une telle situation d’urgence ».
Le rapport revient sur les conséquences médicales de l’apathie de la « coalition de l’inaction » dénoncée par MSF durant plusieurs mois début 2014, période pendant laquelle le virus a disposé de temps pour se propager, nous obligeant à faire appel à la mobilisation de matériel médical, civil et militaire et à des moyens de réponse spécifiques aux catastrophes biologiques. Fin août 2014, notre centre de d’Ebola d’Elwa 3 à Monrovia était totalement submergé de patients. Notre staff était obligé de renvoyer chez elles des personnes visiblement malades, tout en sachant bien qu’en rentrant dans leurs communautés, elles seraient de nouveaux vecteurs de la propagation du virus.
« On a souvent dit que cette épidémie était le fruit d’une accumulation de mauvaises circonstances. Une épidémie étendue sur plusieurs pays, dotés d’un système de santé faible et n’ayant jamais dû faire face au virus Ebola » dit Christopher Stokes, le Directeur Général de MSF. « Cette explication est bien trop facile. L’ampleur atteinte par cette épidémie d’Ebola est aussi due à une réaction défaillante de plusieurs institutions. Leur inaction eut des conséquences tragiques qui auraient pu être évitées.»
Le rapport revient également sur le défi que la réponse à l’épidémie a représenté pour MSF et sur les choix difficiles que nous avons parfois été amenés à faire en l’absence de moyens suffisants et de traitements efficaces de la maladie. Alors que notre expérience de l’Ebola était cantonnée à un groupe d’experts relativement restreint, il nous était difficile de réagir plus adéquatement.
Devant l’ampleur de la catastrophe et la faiblesse de la réaction internationale, nous avons souvent dû nous limiter à une pure gestion des dommages. Incapables de répondre à tous les défis à la fois -le traitement des patients, la surveillance des nouveaux cas, l’enterrement des morts, entre autres activités- nous avons dû nous résoudre à des compromis.
« Pendant la période la plus critique, les équipes de MSF étaient juste incapables d’admettre davantage de patients ou de donner les meilleurs soins possibles » se rappelle le Dr Liu. « Cette expérience était traumatisante pour une organisation de médecins volontaires comme la nôtre. De nombreuses discussions, et parfois même, des tensions ont éclaté au sein même de MSF. »
Une réflexion est en cours au sein de MSF, afin de tirer des leçons de l’épidémie actuelle pour une meilleure gestion des épidémies futures. Nous analysons notamment notre base de données de patients pour définir les multiples facteurs influant sur le taux de mortalité. Plus important encore, nous soutenons la recherche et le développement de vaccins, de traitements et d’outils de diagnostic fiables et faciles à utiliser.
Mais le plus grand défi reste à venir. Pour que l’épidémie puisse être déclarée « sous contrôle », chaque personne qui a été en contact avec une personne infectée par le virus doit être identifiée. Nous n’avons pas droit à l’erreur et nous ne pouvons pas relâcher notre attention. Le nombre de nouveaux cas détectés chaque semaine demeure supérieur à celui constaté lors des épidémies d’Ebola précédentes. En outre, le nombre total de cas ne diminue plus significativement depuis fin janvier.
En Guinée, le nombre de patients atteints par Ebola augmente même à nouveau. En Sierra Leone, de nombreux patients identifiés ne figurent pas sur les listes de personnes ayant été en contact avec d’autres personnes contaminées. Le 20 mars 2015, un nouveaux cas a été testé positif à Monrovia. Ce cas est apparu après une période de deux semaines sans aucun patient sur le territoire du Libéria.
« L’épidémie d’Ebola a aussi ébranlé la confiance que la population a envers le système de santé et démoralisé les travailleurs du secteur. Les gens sont non seulement appauvris et endeuillés. Mais ils sont aussi devenus suspicieux, » constate le rapport.
Dans les 3 pays les plus touchés par l’épidémie, près de 500 travailleurs de la santé ont péri au cours de l’année. Ces pertes tragiques affaiblissent davantage des structures médicales déjà fragiles avant le début de l’épidémie. Rétablir un accès de base aux soins de santé doit être la première étape de la reconstruction des systèmes de santé dans les pays touchés par l’épidémie.
« Des milliers de personnes ont payé de leur vie l’échec de la réponse apportée à l’épidémie. Nous devons analyser toutes les raisons de cette catastrophe médicale sans précédent, de la faiblesse des systèmes de santé nationaux, à la lenteur et à la paralysie de l’aide humanitaire internationale », conclut le rapport.
© 2015 msf.org


Foto © Fabio Basone/MSF: Eines unserer mobilen Einsatzteams unterwegs in Sierra Leone.

Ein Jahr Ebola-Bekämpfung in Westafrika: Ärzte ohne Grenzen kritisiert „globale Allianz der Untätigkeit“ in den ersten Monaten
Berlin (Ärzte ohne Grenzen) – 23. März 2015.
Ein Jahr nach der offiziellen Bekanntgabe des Ebola-Ausbruchs in Westafrika hat Ärzte ohne Grenzen eine kritische Analyse der globalen Bekämpfung der Krankheit veröffentlicht. „Die Ebola-Epidemie hat schonungslos offengelegt, wie ineffizient und langsam die internationalen Gesundheits- und Hilfssysteme auf Notfälle reagieren“, sagt Joanne Liu, die internationale Präsidentin von Ärzte ohne Grenzen. Die Organisation warnt davor, den Ausbruch in Westafrika vorschnell für beendet zu erklären. Die Zahl der Neuinfektionen ist zuletzt wieder gestiegen.
Der heute veröffentlichte Bericht mit dem Titel „Pushed to the limit and beyond“ basiert auf Interviews mit zahlreichen Mitarbeitern von Ärzte ohne Grenzen, die im Ebola-Einsatz waren. Bereits im März 2014 hat Ärzte ohne Grenzen vor einem Ausbruch von beispielloser geografischer Verbreitung gewarnt, die Regierungen der betroffenen Länder leugneten den Ausbruch aber zunächst. Der Bericht stellt detailliert die Auswirkungen der monatelangen „globalen Koalition der Untätigkeit“ lokaler und internationaler Akteure dar. In dieser Zeit verbreitete sich das Virus völlig unkontrolliert. Ärzte ohne Grenzen forderte schließlich, sowohl zivile als auch militärische medizinische Teams zur Bekämpfung biologischer Gefahren nach Westafrika zu entsenden.
„Der Ebola-Ausbruch wurde oft als ‚perfekter Sturm’ bezeichnet: eine grenzüberschreitende Epidemie in Ländern mit schwachen Gesundheitssystemen, in denen Ebola bislang unbekannt war“, sagt Christopher Stokes, Geschäftsführer von Ärzte ohne Grenzen in Belgien, von wo aus die Ebola-Projekte koordiniert wurden. „Doch wer das als einzige Erklärung gelten lässt, der macht es sich zu einfach. Dass die Epidemie dermaßen außer Kontrolle geraten konnte, liegt am Versagen zahlreicher Institutionen. Dieses vermeidbare Versagen hatte schlimme Konsequenzen.“
Angesichts der Untätigkeit der internationalen Gemeinschaft sah sich Ärzte ohne Grenzen gezwungen, eine Ebola-Intervention nie gekannten Ausmaßes zu realisieren. Dennoch war Ende August das größte Ebola-Behandlungszentrum der Geschichte in Liberias Hauptstadt Monrovia völlig überfüllt. Die Mitarbeiter mussten schwerkranke Patienten am Eingang abweisen, in vollem Bewusstsein, dass diese vermutlich nach Hause gehen und andere anstecken würden. Im Laufe des vergangenen Jahres waren mehr als 1.300 internationale und 4.000 nationale Mitarbeiter von Ärzte ohne Grenzen in Westafrika tätig und haben dort fast 5.000 Ebola-Patienten versorgt. Mehr als 2.300 dieser Patienten haben die Krankheit überlebt.
Der Bericht dokumentiert auch selbstkritisch die Herausforderungen für Ärzte ohne Grenzen sowie schwierige Entscheidungen, die die Mitarbeiter angesichts mangelnder Ressourcen und fehlender Behandlungsmöglichkeiten treffen mussten. Innerhalb der Organisation waren die Erfahrungen mit Ebola auf eine relativ kleine Expertengruppe beschränkt. Trotzdem hätte sie früher mehr Ressourcen mobilisieren sollen. Notgedrungen konzentrierten sich die Teams auf Schadensbegrenzung. Es war unmöglich, alles Nötige gleichzeitig zu tun. Die Teams mussten zwischen der Patientenversorgung, der Überwachung der Epidemie, der Organisation sicherer Beerdigungen und der Präsenz in der Fläche priorisieren. „In den schlimmsten Phasen des Ausbruchs konnten die Teams von Ärzte ohne Grenzen einfach nicht mehr Patienten aufnehmen und die bestmögliche Patientenversorgung nicht gewährleisten“, sagt Liu. „Das hat zu erhitzten Debatten und Spannungen innerhalb der Organisation geführt.“
Aktuell ist die Situation weiterhin herausfordernd, noch immer gibt es jede Woche mehr als 100 Neuinfektionen. Jede einzelne Kontaktperson eines Ebola-Infizierten muss ausfindig gemacht werden. Die Zahl der Neuinfektionen pro Woche ist noch immer höher als in jedem Ausbruch zuvor, und sie ist seit Ende Januar nicht mehr gesunken.
In Guinea steigt die Zahl der Patienten sogar an. Noch immer gibt es Misstrauen und Widerstand gegen die Mitarbeiter von Gesundheitseinrichtungen und Hilfsorganisationen. In Sierra Leone bestehen weiterhin aktive Ansteckungsherde im Westen des Landes. Viele der neuen Patienten stehen auf keiner der Listen bekannter Kontaktpersonen – niemand weiß, wo sie sich angesteckt haben. In Liberias Hauptstadt Monrovia wurde am 20. März erneut ein bestätigter Ebola-Fall gemeldet, nachdem das Land zuvor zwei Wochen lang Ebola-frei gewesen war.
In den drei am stärksten betroffenen Ländern haben im vergangenen Jahr fast 500 Gesundheitsmitarbeiter ihr Leben verloren. Dies ist umso verheerender, als diese Staaten bereits vor der Ebola-Krise unter einem gravierenden Personalmangel im Gesundheitssektor litten. Der Zugang zu Gesundheitsversorgung muss dringend wiederhergestellt werden.
Entscheidend für die Zukunft ist die Entwicklung einer globalen Strategie zur Entwicklung von Impfstoffen, Medikamenten und Diagnostika gegen Ebola. „Diese Epidemie hat brutal ein kollektives Scheitern aufgezeigt, für das tausende Menschen mit dem Leben bezahlt haben. Die Mängel reichen von den schwachen Gesundheitssystemen in den betroffenen Ländern bis zur Lähmung der Hilfe von internationaler Seite“, ist die Schlussfolgerung des Berichts.
© 2015 aerzte-ohne-grenzen.de

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