EIN NEUES ZUHAUSE FÜR MAURETANISCHE FLÜCHTLINGE IN KAYES – Aux réfugiés mauritaniens: « Vous êtes chez vous au Mali »

Ein guter Kurs in Mali mit Unterstützung des UNHCR
Auf dem Kurs bleiben, mit Rechten besser aufzuwachsen
Kayes, Mali (UNHCR) – 31. März 2015
«Ich spiel nicht gern Fußball, ich möchte nur schreiben», sagt Oumar überzeugt. Dieser junge mauretanische Flüchtling lebt in der Ortschaft Seinkolé, in der Nähe von Kayes, der „heißesten Stadt der Welt“, wie es in dieser Region des westlichen Mali genannt wird.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DER FOTOGALERIE
…English version under the German one

Fundstück zum Thema:
„Der Pass ist der edelste Teil eines Menschen. Er kommt auch nicht auf so einfache Weise zustande wie der Mensch. Ein Mensch kann überall zustande kommen, auf die leichtsinnigste Art und ohne gescheiten Grund, aber ein Pass niemals. Dafür wird er auch anerkannt, wenn er gut ist, während ein Mensch noch so gut sein kann und doch nicht anerkannt wird.“
Bert Brecht (Flüchtlingsgespräche 1940/41)

Un acte pour mieux grandir avec des droits
KAYES (HCR) – 31 mars 2015 : « Je n’aime pas le foot, je veux seulement écrire » affirme avec conviction Oumar, jeune réfugié mauritanien rencontré dans le site de Seinkolé, près de Kayes, la ville « la plus chaude du monde », dit-on de cette région située à l’Ouest du Mali.

Des refugiés mauritaniens sont maintenant des Maliens (4)

L’air sec, l’herbe brûlée et le paysage tremblant dans la chaleur du bitume, dans lequel se découpent, majestueuses, les silhouettes des baobabs centenaires, donnent un air presque irréel à cette région de l’Ouest du Mali, proche de la frontière mauritanienne.
Oumar a 13 ans et est le petit-fils d’un réfugié mauritanien qui a trouvé refuge au Mali il y a vingt-cinq années de cela suite aux incidents inter-communautaires qui ont sévit en Mauritanie. En 1990, Barry, le grand-père d’Oumar, sa femme Ramata et leur jeune famille peule, ayant tout perdu lors de leur fuite, furent alors accueillis à bras ouverts par le chef du village de Tissi et le chef du site de Seinkolé, peul lui aussi, où ils se sont depuis installés.
Comme 31 autres enfants réfugiés mauritaniens vivant dans la région de Kayes, Oumar a reçu pour la première fois de sa vie un acte de naissance le 6 mars dernier, lors d’une cérémonie qui s’est tenue sous l’égide du Ministre malien de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga, en étroite coopération avec l’UNHCR.
Pour les enfants réfugiés mauritaniens nés sur le sol malien, la remise de ces actes de naissance a été une grande première. Jusqu’à présent, leur naissance n’avait jamais été enregistrée à l’état civil, faisant peser sur eux un risque d’apatridie, et représentant un obstacle pour l’accès à certains services sociaux de base. Au total, 7.807 enfants réfugiés mauritaniens nés sur le sol malien recevront le précieux document qui établit l’identité de son détenteur et lui permet d’obtenir une nationalité de plein droit s’il remplit les critères de la loi du pays de naissance ou de ses parents, le protégeant de ce fait du risque d’apatridie. L’acte de naissance leur facilitera également l’accès aux services de l’Etat, notamment à l’enseignement. 12.898 réfugiés mauritaniens vivent au Mali à l’heure actuelle, parmi les populations hôtes dans 51 sites situés dans la région de Kayes.
Le jeune Oumar est curieux et son regard vif. Pendant la récréation, il préfère écrire plutôt que jouer au football avec ses camarades. Oumar a un rêve, celui d’être plus tard enseignant pour partager ce qu’il apprend avec d’autres enfants et être autonome un jour dans sa vie.
A son âge, son père, Amadou, aujourd’hui 36 ans, raconte qu’il venait d’arriver à Seinkolé et qu’il n’aurait jamais pu imaginer que ce rêve soit accessible un jour pour ses enfants nés au Mali. Il est heureux aujourd’hui d’avoir le sentiment de pouvoir offrir le meilleur à ses enfants. « Mon plus grand souci, c’est leur éducation. Je ne veux pas que mes enfants souffrent comme j’ai moi-même souffert », explique celui qui a vu sa scolarité s’arrêter brusquement lorsqu’il a dû fuir son pays en 1990.
Parmi plus de 130 enfants en âge d’être scolarisés, Oumar est l’un des 23 enfants de Seinkolé qui ont pu être inscrits à l’école « Wali kompe Diawara », baptisée du nom du chef du village de Tissi, peu après la rentrée scolaire en novembre 2014 grâce au soutien de l’UNHCR, de ses partenaires opérationnels et du Directeur de l’école, Flany Cisse. « Il y a des enfants supers-intelligents et je crois vraiment en leur avenir » rapporte fièrement celui qui vient d’ajouter à sa responsabilité 80 élèves réfugiés mauritaniens venant de différents sites avoisinant le village de Tissi. Ces derniers ne maîtrisent ni le soninké, ni le bambara ni le français, les trois langues habituellement parlées dans cette région. « Cela n’est qu’un début, car je pourrais accueillir près de 500 élèves dans cette école » rajoute-t-il avant d’annoncer la fin de la récréation et la reprise des cours avec une classe de français.
Avec ses deux instituteurs – bientôt trois – et les partenaires de l’UNHCR, le travail de sensibilisation est quotidien pour encourager les parents à scolariser leurs enfants, et en particulier les filles. Flany raconte qu’au début, ce fut difficile de faire accepter l’arrivée des réfugiés mauritaniens à l’école par les communautés locales, mais petit à petit chacun y a vu l’avantage de vivre en harmonie. La barrière de la langue ne facilite pas la cohésion sociale mais Flany est optimiste et rappelle que ce n’est plus qu’une question de temps pour que les enfants puissent communiquer librement en français. Ce directeur a le sourire car il perçoit la mixité des communautés dans son école comme ayant un impact certain sur le rapprochement des communautés et la cohésion sociale.
Il s’inquiète par contre pour la sécurité des enfants sur la route car ceux-ci – les plus jeunes ayant seulement 5 ans – ne sont souvent pas accompagnés par leurs parents sur le chemin reliant leur maison à l’école. Même si le trajet à pied est long et fatiguant tous les matins et tous les soirs – près de 6 kilomètres pour certains – les enfants savent qu’ils ont de la chance. En effet, dans la communauté des réfugiés mauritaniens de la région, 70% des enfants sont non scolarisés. Selon Flany, cela s’explique principalement par le manque d’acte de naissance et de moyens pour payer les frais d’inscription et le matériel scolaire.
Le 25 février dernier, lors d’une conférence ministérielle UNHCR/ Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) accueillie par le gouvernement de Côte d’Ivoire, le Mali a annoncé son intention de favoriser la naturalisation des réfugiés mauritaniens et de ratifier la convention relative au statut des apatrides de 1954 et la convention sur la réduction des cas d’apatridie de 1961.
Avec l’engagement de l’Etat malien pour l’intégration locale des réfugiés mauritaniens, dont la remise des actes de naissance aux réfugiés mauritaniens constitue le volet juridique, ces enfants sont en train de vivre un moment décisif de leur histoire. L’extrait de naissance est indispensable pour obtenir une nationalité, y compris dans le cadre d’une demande de naturalisation. Une nationalité est également souvent requise pour continuer des études supérieures, entrer à l’université et obtenir une bourse d’étude. Oumar et ses camarades d’origine mauritanienne ont désormais une identité légale. Ils pourront donc envisager plus sereinement des projets d’avenir au Mali.
Lors de la cérémonie de remise des actes de naissance aux enfants réfugiés mauritaniens de Kayes, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, a adressé un message fort aux réfugiés mauritaniens : « Vous êtes chez vous à Kayes, vous êtes chez vous au Mali ». A Kayes, comme Oumar, d’autres enfants et adultes réfugiés se sentent désormais plus libres de choisir les rêves qu’ils voudront poursuivre.
© 2015 UNHCR MALI
Des refugiés mauritaniens sont maintenant des Maliens (1)
Des refugiés mauritaniens sont maintenant des Maliens (6)Des refugiés mauritaniens sont maintenant des Maliens (7)Des refugiés mauritaniens sont maintenant des Maliens (3)Des refugiés mauritaniens sont maintenant des Maliens (5)
Photos © UNHCR Mali: Voir le ZOOM

Auf dem Kurs bleiben, mit Rechten besser aufzuwachsen
Kayes, Mali (UNHCR) – 31. März 2015
«Ich spiel nicht gern Fußball, ich möchte nur schreiben», sagt Oumar überzeugt. Dieser junge mauretanische Flüchtling lebt in der Ortschaft Seinkolé, in der Nähe von Kayes, der „heißesten Stadt der Welt“, wie es in dieser Region des westlichen Mali genannt wird. Die trockene Luft, das verbrannte Gras und die in der Hitze des Asphalts zitternde Landschaft, aus der, majestätisch, Silhouetten der hundertjährigen Affenbrotbäume ragen, geben dieser Region in der Nähe der mauretanischen Grenze ein fast surreales Aussehen.
Oumar ist der 13-jährige Enkel eines mauretanischen Flüchtlings, der einen sicheren Hafen in Mali gefunden hat, nachdem vor 25 Jahren Gewalt zwischen den Volksgruppen in Mauretanien ausbrach. 1990 verloren Barry, Oumars Großvater, seine Frau Ramata und ihre junge Peulh-Familie alles auf ihrer Flucht. Bei ihrer Ankunft wurden sie herzlich von dem Chef der Stadt Tissi und dem Chef des Ortes Seinkolé, er selbst ein Peulh, begrüßt. Seitdem hat Oumars Familie in Seinkolé gelebt.
Wie 31 andere in der Region Kayes lebenden mauretanischen Kinder erhielt Oumar am 6. März 2015 zum ersten Mal in seinem Leben eine Geburtsurkunde im Rahmen einer Zeremonie, die unter der Ägide des malischen Minister für territoriale Verwaltung und Dezentralisierung, Abdoulaye Idrissa Maïga stattfand, in enger Zusammenarbeit mit dem UNHCR.
Für in Mali geborene mauretanische Flüchtlingskinder war die Zeremonie der Ausgabe von Geburtsurkunden ein wichtiges Ereignis. Bisher war ihre Geburt nie registriert worden, womit sie der Gefahr der Staatenlosigkeit ausgesetzt waren, und was ihren Zugang zu grundlegenden sozialen Dienstleistungen behinderte. Insgesamt erhalten 7807 in Mali geborene mauretanische Flüchtlingskinder dieses Dokument, das die Identität des Inhabers festgelegt und es erlaubt, eine Staatsangehörigkeit zu erwerben, wenn man die nach dem Recht ihres Herkunftsland oder dem eines Elternteils genannten Anforderungen erfüllt – somit sind sie geschützt vor dem Risiko der Staatenlosigkeit. Geburtsurkunden erleichtern auch den Zugang zu grundlegenden staatlichen Leistungen, insbesondere Bildung. 12.898 Mauretanier leben heute in Mali zusammen mit der aufnehmenden Bevölkerung in 51 Ortschaften in der Nähe von Kayes.
Der junge Oumar ist neugierig, und seine Augen glänzen. In der Schule, in der Pause, zieht er es vor zu schreiben, anstatt Fußball mit seinen Schulkameraden zu spielen. Oumar hat einen Traum; später will er Lehrer werden, um das, was er lernt, mit anderen Kindern zu teilen, und eines Tages in seinem Leben autonom zu sein.
In seinem Alter war sein Vater, Amadou, heute 36 Jahre alt, gerade in Seinkolé angekommen und konnte sich nie vorstellen, dass eines Tages dieser Traum für seine Kinder, in Mali geboren, erreichbar sein würde. Er freut sich heute, weil er fühlt, dass er, seinen Kindern eine bessere Zukunft bieten kann. „Meine oberste Priorität ist ihre Ausbildung. Ich will nicht, dass meine Kinder so viel leiden wie ich selbst „, erklärt dieser Mann, dessen Ausbildung brutal beendet wurde, als er in sein Land im Jahr 1990 verlassen musste.
Von den 130 schulpflichtigen Flüchtlingskindern ist Oumar eines der 23 Kinder aus Seinkolé, die gerade in der «Wali Kompe Diawara» Schule eingeschrieben worden sind – nach dem Chef des Dorfes Tissi benannt – kurz nach dem Schulbeginn im November 2014 dank der Unterstützung von UNHCR, seiner operativen Partner, und Flany Cissé, dem Direktor der Schule. Letzterer, ein Mann, der gerade 80 mauretanische Flüchtlingskinder aus verschiedenen Orten um Tissi in seine Verantwortung aufgenommen hat, berichtet stolz, dass „einige der Kinder super-clever sind“ und dass er „wirklich an ihre Zukunft glaubt.“
Diese Kinder verstehen kein Soninke, Bambara oder Französisch – das sind die drei Sprachen, die in der Region hauptsächlich gesprochen werden. „Es ist nur ein Anfang, denn ich könnte fast 500 Schüler in dieser Schule haben“, fügt er hinzu, bevor er das Ende der Pause und dem Beginn des Französisch-Unterrichts ankündigt.
Mit zwei Lehrern – und ein dritter kommt bald hinzu – ist Sensibilisierung ist Teil einer täglichen Bemühungen, Eltern zu ermutigen, ihre Kinder in der Schule anzumelden, insbesondere die Mädchen. Flany erinnert sich, dass es am Anfang schwierig war, bis die mauretanischen Kinder in der Schule von den lokalen Gemeinschaften akzeptiert wurden, aber nach und nach verstand jeder den Vorteil friedlichen Zusammenlebens. Die Sprachbarriere erleichtert nicht den sozialen Zusammenhalt, aber Flany ist optimistisch und zeigt, dass es jetzt nur noch eine Frage der Zeit ist, bis die Kinder leicht auf Französisch kommunizieren. Der Direktor stellt fest, dass die Mischung der Gemeinschaften in der Schule einen gewissen Einfluss auf die gegenseitige Annäherung und den sozialen Zusammenhalt hat, und das macht ihn glücklich.
Er ist jedoch besorgt über die Sicherheit der Kinder – das jüngste ist erst 5 Jahre alt – auf der Straße, da sie oft nicht von ihren Eltern auf dem Weg zur Schule begleitet werden. Auch wenn der Weg lang und ermüdend ist, jeden Morgen und jeden Abend – fast 6 Kilometer für einige von ihnen – die Kinder wissen, dass sie Glück haben. In der Tat, in der Gemeinschaft der mauretanischen Flüchtlinge in der Region sind 70% der Kinder nicht eingeschult. Nach Flany ist dies vor allem auf ein fehlen von Geburtsurkunden und finanziellen Mitteln für Schulgebühren und Materialkosten zurückzuführen.
Die Zeremonie fand nur wenige Tage nach einer Willenserklärung am 25. Februar durch die malische Regierung statt, in einer gemeinsamen Ministerkonferenz der UNHCR / Mitgliedstaaten der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS), die Einbürgerung von mauretanischen Flüchtlingen zu erleichtern und die Übereinkommen von 1954 über die Rechtsstellung der Staatenlosen sowie des Übereinkommens über die Verringerung der Staatenlosigkeit 1961 zu ratifizieren.
Mit Beteiligung der malischen Regierung an der lokalen Integration von mauretanischen Flüchtlingen, deren rechtliche Komponente die Ausgabe von Geburtsurkunden an die mauretanischen Flüchtlingen ist, erleben diese Kinder einen entscheidenden Moment ihres Lebens. Eine Geburtsurkunde ist erforderlich, um eine Staatsangehörigkeit zu bekommen, auch im Rahmen eines Antrags auf Einbürgerung. Eine Nationalität ist erforderlich für die höhere Schulbildung, Einschreibung an der Universität oder um ein Stipendium zu bekommen. Oumar und seine mauretanischen Schulkameraden besitzen, von nun an, eine Rechtspersönlichkeit. Deshalb werden sie in der Lage sein, gelassener Pläne für ihre Zukunft zu schmieden.
Bei der Zeremonie über die Ausgabe von Geburtsurkunden an die mauretanischen Flüchtlingskinder in Kayes hat der Minister für territoriale Verwaltung und Dezentralisierung eine starke Botschaft an die mauretanischen Flüchtlinge gerichtet: „Ihr seid zu Hause in Kayes, ihr seid zu Hause in Mali“. In Kayes, wie Oumar, fühlen andere Kinder und Erwachsene unter den Flüchtlingen jetzt die Freiheit, ihre Träume zu leben.
© 2015 UNHCR MALI

Keeping up the record to better grow up with rights
KAYES, MALI (UNHCR) – 31 March 2015
« I don’t like playing football, I just want to write », states Oumar with conviction. This young Mauritanian refugee lives in the site of Seinkolé, near Kayes, the “warmest town of the world”, as it is called in this region of western Mali. The dry air, the scorched grass and the landscape trembling in the heat of the asphalt and from which stands out, majestic, silhouettes of centenary baobabs, give an almost surreal feeling to this region in the West of Mali, close to the Mauritanian border.
Oumar is the 13-year-old grandson of a Mauritanian refugee who found a safe haven in Mali after inter-community violence broke out in Mauritania 25 years ago. In 1990, Barry, Oumar’s grandfather, his wife Ramata and their young Fulani family lost everything in their flight. Upon their arrival, they were warmly welcomed by the head of the town of Tissi and the chief of the site of Seinkolé, himself a Fulani. Since then, Oumar’s family has been living in Seinkolé.
Like 31 other Mauritanian children living in the region of Kayes, Oumar received a birth certificate for the first time in his life on 6th March 2015, at a ceremony that was held under the aegis of the Malian Minister for Territorial Administration and Decentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga, in close cooperation with UNHCR.
For Mauritanian refugee children born in Mali, the ceremony for the delivery of birth certificates was an important event. So far, their birth has never been registered, putting them at risk of statelessness, and hindering their access to basic social services. Overall, 7,807 Mauritanian refugee children born in Mali will receive this document, which establishes the identity of its holder and allows one to acquire a nationality if one meets the requirements set by the law of their country of origin or the one of their parents, hence providing protection from the risk of statelessness. Birth certificates also facilitate access to essential State services, in particular education. 12,898 Mauritanian are living in Mali today, together with host populations in 51 sites located near Kayes. Most of them fled their country following inter-community violence of 1989.
The young Oumar is curious and his eyes, bright. At school, during the break, he prefers to write rather than playing football with his schoolmates. Oumar has a dream; later, he wants to be a teacher in order to share what he is learning with other children and to be, one day, autonomous in his life.
At his age, his father, Amadou, today 36 years old, had just arrived in Seinkolé and could never imagine that one day this dream would be accessible to his children born in Mali. He is happy today, as he feels that he can offer a better future to his children. “My top priority is their education. I do not want my children to suffer as much as I did myself”, explains this man, whose education brutally ended when he had to leave his country in 1990.
Out of the 130 school-age refugee children, Oumar is one the 23 children of Seinkolé who have actually been enrolled in the « Wali kompe Diawara » school – named after the head of the village of Tissi- shortly after school started in November 2014, thanks to the support of UNHCR, its operational partners, and Flany Cisse, the Director of the school. The latter, a man who just added to his responsibility 80 Mauritanian refugee children from various sites around Tissi, proudly shares that “some of the children are super-clever” and that he “really believe[s] in their future”.
These children do not understand Soninke, Bambara or French, although these are the three languages usually spoken in the region. “It is only a beginning, because I could have almost 500 pupils in this school” he adds before announcing the end of the break and the start of French class.
With two teachers – and a third one soon to come – sensitisation is part of a daily effort to encourage parents to enroll children in school, and in particular, girls. Flany remembers that at the beginning, it was difficult to make local community accept Mauritanian children at school, but gradually everybody understood the advantage of living together peacefully. The language barrier does not facilitate social cohesion but Flany is optimistic and highlights that it is now just a matter of time before children can easily communicate in French. The Director observes that the mix of communities in his school has a certain impact on peaceful co-existence and social cohesion, and this makes him happy.
However, he is worried about the security of the children – the youngest being only 5 years old – on the road, as they are often not accompanied by their parents on their way to school. Even if the journey is long and tiring every morning and every night – almost 6 kilometers for some of them – the children know that they are lucky. Indeed, in the community of Mauritanian refugees in the region, 70% of children are not enrolled in school. According to Flany, this is mainly due to a lack of birth certificates and resources to pay for school fees and material.
The ceremony took place only a few days after a declaration of intention by the Malian Government, on 25th February at a joint UNHCR/Member States of the Economic Community of West African States (ECOWAS) Ministerial Conference hosted by the Government of Côte d’Ivoire, to facilitate the naturalization of Mauritanian refugees, and to ratify the 1954 Convention relating to the Status of Stateless Persons as well as the 1961 Convention on the Reduction of Statelessness.
With the Malian Government’s involvement towards local integration of Mauritanian refugees, of which the issuance of birth certificates to Mauritanian refugees is the legal component, these children are living a crucial moment of their life. A birth certificate is required to get a nationality, including in the frame of a request for naturalization. A nationality is required for accede tertiary education, enroll in university or get a study grant. Oumar and his Mauritanian schoolmates possess, from now on, a legal identity. Therefore, they will be able to more freely consider making plans for their future.
At the ceremony on the delivery of birth certificates to Mauritanian refugee children in Kayes, the Minister for Territorial Administration and Decentralisation shared a strong message to the Mauritanian refugees : “Feel at home in Kayes, you are at home in Mali”. Indeed, in Kayes, refugees and their children, like Oumar, now feel they have the liberty to choose the dreams they want to follow.
© 2015 UNHCR MALI

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