DIE VON DER CMA, DIE SPINNEN: IMMER NOCH NICHT GENUG ZUGESTÄNDNISSE – Le NON MAIS de la Coordination, une position pour le moins ambigüe

1. Mali: Treffen der Rebellion, um das Algier-Abkommen zu unterzeichnen
AFP – 2015.03.12 um 00:30 Uhr
Unter verdoppeltem internationalem Druck, Frieden zu schließen, begann vor allem die Tuareg-Rebellion im Norden Malis am Mittwoch in ihrer Hochburg Kidal eine entscheidende Sitzung, um über ihre Position zum bereits von der Regierung paraphierten Algier-Abkommen zu entscheiden.
2. Die Beratungen in Kidal beginnen in einer elektrischen Atmosphäre
RFI – 2015.03.11
Die von der Koordination der Bewegungen des Azawad (CMA) geforderten internen Konsultationen in Kidal beginnen unter starkem Druck.
3. Norden Malis: Vermittlung der letzten Gelegenheit in Kidal
RFI – 17/03/2015
Mehrere Vertreter der internationalen Vermittlung werden am Dienstag, 17. März in Kidal erwartet. Auf Einladung der Koordination der Bewegungen des Azawad werden sie ein paar Stunden in dieser Stadt im Norden verbringen. Ziel: diejenigen zu hören und zu überzeugen, wenn noch möglich, die nicht akzeptieren, das Abkommen zu paraphieren.

DEUTSCH (ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG, MEINEM CO-AUTOR SEI DANK) von #1 und 2 WEITER UNTER DEM ZWEITEN FOTO

Lesen Sie hier einen meines Erachtens wichtigen , fundierten Beitrag aus der Zivilgesellschaft / Voyez ici une intervention bien fondée, une analyse très détaillée de la société civile:

=> Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : Lettre ouverte au MNLA, à la Coordination des Mouvements de l’Azawad et aux indécis
08.03.2014
Par Dr ANASSER AG RHISSA, Expert TIC, Gouvernance et Sécurité

Presseschau / A la Une : le «non mais» de Kidal
=> RFI Revue de presse – 17-03-2015
Par Frédéric Couteau

1er article sur 3: Mali: réunion de la rébellion pour signer l’accord d’Alger
AFP – 12.03.2015 à 00:30 – Par Serge DANIEL
Sous pression internationale redoublée pour faire la paix, la rébellion à dominante touareg du nord du Mali a débuté mercredi dans son bastion de Kidal une réunion cruciale pour arrêter sa position sur l’accord d’Alger, déjà paraphé par le gouvernement.

(c) wikipedia: Maison des artisans de Kidal, au nord-est du Mali.
Foto © wikipedia : Maison des artisans de Kidal, au nord-est du Mali.
Haus des Handwerks in Kidal im Nordosten Malis

Entre 150 et 200 personnes venues de toute la région, notamment de Mauritanie, du Niger, de Libye et d’Algérie, en grande majorité des Touareg et leurs alliés, participaient à ces consultations de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui devraient durer plusieurs jours, a précisé un membre du comité d’organisation.
La réunion de Kidal, à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako, a débuté par une lecture et un résumé de l’accord paraphé le 1er mars à Alger par les représentants du gouvernement malien et des groupes armés qui le soutiennent, selon la même source sous le couvert de l’anonymat. (…)
„Des diplomates de plusieurs pays européens à Bamako envisagent de se rendre à Kidal si la situation le permet pour encourager à la signature de l’accord“, a affirmé de son côté une source diplomatique malienne.
(…)
– Pas de négociations directes –
Lors d’une rencontre dans la nuit de dimanche à lundi à Niamey avec des représentants de la rébellion, le gouvernement nigérien et le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, ont échoué à les convaincre de signer, a indiqué à l’AFP un participant, figure de l’ex-rébellion touareg au Niger.
Les rebelles ont dénoncé le fait que „durant tous les mois de discussions, ils n’ont jamais rencontré le gouvernement du Mali pour un face-à-face, c’est l’ONU qui menait les négociations“, a précisé cette source.
Ils ont déploré que ce processus aboutisse à „leur soumettre un document vide qui ne tient pas compte des desiderata de leur peuple“, estimant que „même s’ils le paraphaient +l’accord ne tiendra pas longtemps+“, a-t-on ajouté.
Le texte prévoit la création d’Assemblées régionales dotées de pouvoirs importants, élues au suffrage universel direct, mais, comme le souhaitait Bamako, ni autonomie ni fédéralisme.
La CMA avait demandé le 1er mars un „délai raisonnable“ pour consulter sa base après avoir exigé, en vain, des amendements à ce document, fruit de huit mois de négociations sous l’égide de l’Algérie.
Cette coordination comprend le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA) et une branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).
Quelques jours avant la conclusion des pourparlers d’Alger, le nouveau chef coutumier de la région de Kidal, l’Amenokal (chef élu par les sages) de l’Adrar des Ifoghas, Mohamed Ag Intalla, avait plaidé pour la paix avec Bamako, se disant „contre l’autonomie“ de sa région.
(…)
© 2015 AFP

2. Mali: la concertation de Kidal s’ouvre dans un climat électrique
RFI – 11/03/2015 – par Christine Muratet
La concertation voulue par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) s’ouvre sous très forte pression à Kidal. (…)
Les échos qui parviennent de Kidal depuis ce mercredi matin parlent d’ambiance électrique, de « pression totale ». La petite ville est noire de monde. Les populations civiles, venues des alentours ou de plus loin par les pistes, sont remontées à bloc : pas question de signer le document d’Alger selon elles. Cet accord est « notre arrêt de mort », « on ne va pas céder, on ne va pas reculer », entend-on chez les manifestants, au point que les chefs politiques et militaires ont décidé de reporter à demain jeudi la grande réunion commune.
D’ici là, les responsables se retrouvent en petits comités toute la journée, en conclave avec la jeunesse, les femmes, les combattants… Une réunion avait lieu ce mercredi midi, et d’autres étaient prévus dans l’après-midi. L’objectif de la CMA est de lire et d’expliquer le document d’Alger à tous les délégués de la jeunesse, des chefs de faction et de tribu, ainsi qu’à ceux des réfugiés.
De l’avis de témoins sur place, il sera bien difficile de faire évoluer les positions. Ce représentant du camp de Djibo, Sidi ag Baye, explique depuis Kidal qu’on « ne peut pas nous imposer ce que l’on ne voulait pas ». « On veut une paix qui tienne compte de notre spécificité, on veut une paix qui tienne compte du développement de notre territoire, on veut une paix qui, même si elle reconnait l’intégrité territoriale du Mali, reconnaisse au moins notre identité chez nous. Je vous le dis très clairement, ce n’est pas une paix », assure Sidi ag Baye.
L’embarras des chefs de la CMA semble réel. Ces derniers sont conscients de se trouver pris en tenaille entre la communauté internationale, qui attend des mouvements qu’ils signent ce document, et une population remontée à bloc contre le projet d’accord d’Alger, comme le confirme cet habitant de Kidal, Mazou Touré. Il souligne, par ailleurs, que des marches sont organisées et qu’elles ont commencé mardi. A Kidal où on n’a jamais vu des marches qui ont vraiment connu « un aussi grand nombre de manifestants », dit-il.
C’est vrai que dans le contenu, il y a certains éléments qui sont très bien mais en réalité, le peuple veut y voir vraiment une autonomie et l’autonomie ne se voit pas dans cet accord.
Mazou Touré, Habitant de Kidal.
© 2015 RFI

3. Nord du Mali: médiation de la dernière chance à Kidal
RFI – 17.03.2015
Plusieurs représentants de la médiation internationale sont attendus ce mardi 17 mars à Kidal. À l’invitation de la Coordination des mouvements de l’Azawad, ils passeront quelques heures dans cette ville du nord du pays. Objectif : écouter et convaincre, si c’est encore possible, ceux qui n’acceptent pas de parapher l’accord déjà paraphé à Alger le 1er mars par les autres parties au conflit. En l’état, les groupes rebelles du nord ont refusé le projet d’accord de paix qui leur a été proposé, tout en réaffirmant leur attachement au processus de paix.
(…)
Une déclaration d’une page a donc été diffusée ce lundi soir, signée par Bilal Ag Acherif, secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, membre de la Coordination des mouvements de l’Azawad ou CMA). On peut y lire que la CMA remercie le gouvernement malien pour sa disponibilité dans la recherche d’une solution négociée, mais interpelle la communauté internationale pour reprendre la discussion. (…)
– La porte ouverte aux médiateurs –
Après plusieurs jours de réunion, marqués par de nombreuses manifestations dans leur fief de Kidal, les groupes rebelles pouvaient de fait difficilement valider le texte sans donner aux populations l’impression d’avoir été dupées, voire trahies. En cause : l’absence, dans le projet d’accord, de statut politique spécifique pour les régions du nord du pays, que les rebelles nomment Azawad.
Mais le voyage de la médiation est maintenu. Car ce « non », qui n’en est pas encore vraiment un, laisse la porte ouverte à la visite des médiateurs. C’est d’ailleurs sur la base d’une invitation datée du 11 mars et signée Bilal Ag Acherif, que ceux-ci se rendront à Kidal ce mardi.
« Nous partons à Kidal sur la base d’une invitation écrite, confirme ainsi Pierre Buyoya, Haut Représentant et chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel), pour les aider à parler à leurs gens. Pour expliquer (…) l’intérêt que l’accord a pour les populations du nord. C’est une mission pour assister les dirigeants de la Coordination dans le travail qu’ils sont en train de faire. »
Déjà prévu samedi, le voyage avait finalement été repoussé, le temps d’organiser la sécurité des diplomates. Plusieurs ambassadeurs sont annoncés, dont Mongi Hamdi, le patron de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), mais aussi des représentants de l’Union européenne ou de la France.
…En allant à Kidal, la médiation entend montrer à ceux qui en doutent qu’elle sera garante de l’application de l’accord. Elle passera aussi un message clair à ceux qui refusent de signer.
La médiation l’a plusieurs fois répété ces derniers jours : le fait de remettre en cause le processus de négociation n’est, à ce stade, plus vraiment possible. D’ailleurs, comme le rappelle Pierre Buyoya, « nous espérons que cela va les aider dans leur prise de décision [qui] leur appartient entièrement […] Mais notre mission essentielle, c’est de les encourager à prendre la bonne décision, celle de signer l’accord. »
© 2015 RFI

Le ministre des Affaires étrangères malien Abdoulaye Diop (c) signe l'accord de paix à A
Foto (c) AFP/Farouk Batiche: Der malische Minister für auswärtige Angelegenheiten Abdoulaye Diop (Mitte) unterzeichnet den Friedensvertrag in Algier am 1. März 2015
Le ministre des Affaires étrangères malien Abdoulaye Diop (c ) signe l’accord de paix à Alger le 1er mars 2015

1. Mali: Treffen der Rebellion, um das Algier-Abkommen zu unterzeichnen
AFP – 2015.03.12 um 00:30 Uhr – Von Serge DANIEL
Unter verdoppeltem internationalem Druck, Frieden zu schließen, begann vor allem die Tuareg-Rebellion im Norden Malis am Mittwoch in ihrer Hochburg Kidal eine entscheidende Sitzung, um über ihre Position zum bereits von der Regierung paraphierten Algier-Abkommen zu entscheiden.
Zwischen 150 und 200 Menschen aus der ganzen Region, insbesondere aus Mauretanien, Niger, Libyen und Algerien und die meisten von ihnen Tuareg und ihre Verbündeten, nahmen an diesen Konsultationen der „Koordinierung der Bewegungen des Azawad (CMA)“ teil, die mehrere Tage dauern sollten, sagte ein Mitglied des Organisationskomitees.
Das Zusammentreffen von Kidal, mehr als 1.500 Kilometer nordöstlich von Bamako, begann mit einer Lesung und einer Zusammenfassung des am 1. März in Algier von den Vertretern der malischen Regierung und bewaffneten Gruppen, die es unterstützen, schon unterzeichneten Abkommens, sagte die Quelle unter der Bedingung der Anonymität. (…)
„Diplomaten aus mehreren europäischen Ländern in Bamako planen, nach Kidal zu gehen, wenn die Situation es erlaubt, um die Unterzeichnung des Abkommens zu fördern“, sagte ihrerseits eine malische diplomatische Quelle.
(…)
– Keine direkten Verhandlungen –
Bei einem Treffen in der Nacht von Sonntag auf Montag in Niamey mit Vertretern der Rebellion hatten die Regierung des Niger und der Leiter der UN-Mission in Mali (Minusma) Mongi Hamdi es nicht geschafft, sie zu überzeugen, zu unterzeichnen , sagte ein Teilnehmer und prominente Figur der ehemaligen Tuareg-Rebellion im Niger gegenüber AFP.
Die Rebellen beklagten, dass „in sie allen Monaten der Diskussion nie mit der Regierung von Mali direkt sprachen, es immer die UN war, die die Verhandlungen geführt hatte“, sagte die Quelle.
Sie bedauerten, dass dieser Prozess darauf hinauslaufe, „ihnen ein leeres Dokument aufzutischen, in dem die Anliegen ihres Volkes nicht berücksichtigt werden“. „Auch wenn sie sie unterzeichnen, wird die Vereinbarung nicht von langer Dauer sein“, meint man.
Der Text sieht die Schaffung von in allgemeiner und direkter Wahl gewählten Regionalversammlungen mit erheblichen Befugnissen vor, aber, wie Bamako es wollte, weder Autonomie noch Föderalismus.
Die CMA bat am 1. März um eine „angemessene Frist“ zur Befragung ihrer Basis, nach erfolglosen Forderungen für Änderungen an diesem Dokument, dem Ergebnis von acht Monaten Verhandlungen unter der Schirmherrschaft Algeriens.
Zu dieser Koordination CMA gehören: die Nationale Befreiungsbewegung des Azawad (MNLA), der Hohe Rat für die Einheit des Azawad (HCUA), die Koalition der Völker von Azawad (CPA) und ein Zweig der Arabischen Bewegung Azawad (MAA).
Ein paar Tage vor dem Abschluss der Verhandlungen von Algier plädierte der neue traditionelle Führer der Region Kidal, der Amenokal (von den Weisen gewählter Chef) de l’Adrar des Ifoghas namens Mohamed Ag Intalla, für einen Frieden mit Bamako und sprach sich „gegen Autonomie“ seiner Region aus.
(…)
© 2015 AFP

2. Die Beratungen in Kidal beginnen in einer elektrischen Atmosphäre
RFI – 2015.03.11
Von Christine Muratet
Die von der Koordination der Bewegungen des Azawad (CMA) geforderten internen Konsultationen in Kidal beginnen unter starkem Druck.
(…)
Die uns aus Kidal erreichenden Echos seit Mittwochmorgen reden von elektrisierter Atmosphäre, „totalem Druck“. Die kleine Stadt ist voll von Menschen. Zivilisten aus der Umgebung oder weiter entfernt urteilten einhellig: keine Unterzeichnung des Dokuments von Algier. Diese Vereinbarung ist „unser Todesurteil“, „wir werden nicht nachgeben, keine Rückzieher machen“, hört man unter den Demonstranten, bis zu dem Punkt, dass die politischen und militärischen Führer beschlossen, die große gemeinsame Sitzung auf morgen zu verschieben, Donnerstag .
In der Zwischenzeit sind die Verantwortlichen im Laufe des Tages in kleinen Gruppen zu finden, in Konklave mit Jugendlichen, Frauen, Kämpfern … Ziel der CMA ist es, das Dokument aus Algier an alle Teilnehmer zu verlesen und zu erklären – die Jugend, die Fraktionsführer und Stammesführer, sowie die der Flüchtlinge.
Nach Meinung von Zeugen vor Ort wird es schwierig sein, die jeweiligen Positionen zu ändern. Der Repräsentant des Djibo-Lagers Sidi ag Baye sagt aus Kidal, dass man „uns nicht verhängen kann, was wir nicht wollten.“ „Wir wollen einen Frieden …. einen der, selbst wenn er die territoriale Integrität von Mali anerkennt, zumindest unsere Identität hier bei uns auch anerkennt. Ich sage Ihnen ganz klar, dies ist kein Frieden „, sagt er.
Die Verlegenheit der Führer der CMA scheint echt. Sie wissen, sie sind eingeklemmt zwischen der internationalen Gemeinschaft, die von den Bewegungen die Unterzeichnung dieses Dokumentes erwartet, und einer Bevölkerung, die en bloc gegen das Algier-Abkommen ist, wie dieser Einwohner aus Kidal, Mazou Touré, bestätigt. Er betont auch, dass Märsche organisiert sind und sie Dienstag starteten. In Kidal, wo man nie Märsche sah mit „wirklich einer großen Zahl von Demonstranten“, sagte er.
„Es stimmt, dass es im Inhalt einige Elemente gibt, die sehr gut sind, aber in Wirklichkeit will das Volk wirklich Autonomie, und Unabhängigkeit ist in dieser Vereinbarung nicht zu sehen.“
Mazou Toure, Einwohner von Kidal.
 © 2015 RFI

Advertisements

Ein Gedanke zu “DIE VON DER CMA, DIE SPINNEN: IMMER NOCH NICHT GENUG ZUGESTÄNDNISSE – Le NON MAIS de la Coordination, une position pour le moins ambigüe

  1. C’était à prévoir?
    => Nord du Mali : menaces sur le processus de paix avec la création d’une coordination militaire par les groupes armés (ANALYSE)
    (Bamako) Xinhua – 30 octobre 2014 |
    La Coordination des Mouvements de l’Azawad, regroupant trois groupes armés du nord du Mali (MNLA, HCUA, MAA), a annoncé mardi, dans un communiqué, la mise en place d’une „coordination militaire“.
    Cet acte posé par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut-conseil de l’Unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), va, selon les observateurs, à l’encontre des pourparlers de paix dont le troisième round vient de prendre fin à Alger (Algérie).
    La structure est composée de dix officiers dont le commandement est assuré par le colonel Mohamed Ag Najim. Elle a été créée, précise le texte, à l’issue d’une réunion qui a rassemblé les secrétaires généraux des mouvements, des „officiers supérieurs“ et des personnes ressources, à Anefis (nord du Mali) du 26 au 28 octobre 2014.
    Trois jours avant, le HCUA avait „incité les populations à la haine et à la violence vis-à-vis de tous les autres Maliens“ lors d’un meeting tenu à Kidal le 23 octobre 2014.
    Selon Moussa Ag Acharatoumane, porte-parole de la coordination, cette nouvelle coordination militaire est une réponse à „l‘ insécurité grandissante dans nos régions et vise à protéger nos populations contre les agissements de toute forme d’organisation milicienne gouvernementale“.
    Cette coordination, a-t-il ajouté, „s’inscrit dans la droite ligne de la demande faite par la MINUSMA et la force Barkhane de contenir et éradiquer de nos villes toute forme d’insécurité“.
    Pour Kader Toé, chroniqueur indépendant dans la presse malienne, cette „attitude belliqueuse“ des groupes armés vise à faire “ pression sur le gouvernement et les médiateurs avant l’ultime round des pourparlers“.
    „Aujourd’hui, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le projet fédéraliste des groupes armés a échoué parce que les médiateurs ont compris que c’est un choix minoritaire dans le nord du Mali. Mais, visiblement, le MNLA, le HCUA et le MAA n’ont pas encore renoncé à ce projet et brandissent aujourd’hui une menace militaire pour faire pression sur Bamako et le groupe des médiateurs“, ajoute-t-il.
    „Pourquoi une coordination militaire alors que les accords de Ouagadougou (Burkina) impose le désarmement et le cantonnement des mouvements armés“ ?, s’interroge par ailleurs un diplomate d’un pays africain en poste à Bamako et ayant requis l’anonymat.
    Pour lui, „la première source d’insécurité des populations de cette zone est le refus de ces groupes de déposer les armes car les terroristes profitent de cette situation pour commettre des attentats. La meilleure façon de contribuer aujourd’hui à la paix et à la sécurité, n’est pas de créer une coordination militaire, mais de tenir les engagements pris à Ouagadougou et à Alger en déposant les armes et faisant confiance à la Minusma et Barkhane pour sécuriser le nord“.
    „Cette idée est un piège grotesque pour s’allier la sympathie de la Munisma et Barkhane“, pense l’attaché miliaire d’une chancellerie occidentale qui ne souhaite pas être nommé. „Les dernières opérations dans le Gourma (Gao) et à Kidal ont principalement touché ces mouvements armés, surtout le MNLA. Pour ne pas être affaibli davantage, ils veulent endormir la méfiance des forces onusiennes et françaises en se faisant passer pour leurs alliés dans la sécurisation du nord.. Curieusement, quelques jours avant la création de la coordination militaire, le HCUA avait exhorté les populations à s’organiser pour attaquer les mêmes forces“, argumente-t-il.
    En tout cas, pour le gouvernement malien qui réagissait par le biais d’un communiqué, les actes posés par la coordination des mouvements de l’Azawad „compromettent les efforts de la communauté internationale visant au rétablissement de la sécurité dans le nord du pays et à la signature d’un accord de paix global et définitif“.
    Un avis partagé par la majorité des experts consultés sur la question et qui pensent que les propos tenus lors du meeting du 23 octobre et la création d’une coordination militaire sont “ contraires aux engagements pris par les responsables de ces trois mouvements, relatifs au respect de l’Accord de cessez-le-feu et de la Déclaration de cessation des hostilités“ signés en mai dernier à Kidal sous les auspices de l’Union africaine.
    Les autorités maliennes souhaitent aujourd’hui que le Conseil de sécurité des Nations unies se saisisse de „la question en vue de prendre les mesures appropriées face à de tels agissements“.
    Une „requête pertinente“ selon des interlocuteurs pour qui, si rien n’est fait „pour contraindre les groupes armés à renoncer définitivement à la lutte armée“, les pourparlers n’auront „aucune chance d’apporter la paix au Mali“.
    (c) 2014 Xinhua

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s