WAS STEHT WIRKLICH IM ENTWURF DES FRIEDENSABKOMMENS? – Comment le projet d’accord de paix est-il perçu sur le terrain?

1a. Wie wird der Entwurf des Friedensabkommens von den Menschen vor Ort wahrgenommen?
Bamako (RFI) – 02.03.2015
Es ist noch nicht Frieden im Norden Malis, aber es ist eine neue Etappe. Am Sonntag haben die malische Regierung und die bewaffneten Pro-Bamako-Gruppen akzeptiert, das Abkommen so wie durch die Vermittlung vorgeschlagen zu paraphieren.

2. Bangen um Frieden in Mali
Deutsche Welle – 03.03.2015
Der Norden Malis, der sich seit zwei Jahren einen blutigen Konflikt mit der Zentralregierung mit Tausenden Toten und Vertreibungen liefert, könnte allmählich zur Ruhe kommen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO


Foto (c) maliweb: Cérémonie de signature de l’engagement d’Alger, le 1er mars 2015 – Paraphierungszeremonie in Alger am 1.März 2015

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1a. Comment le projet d’accord de paix est-il perçu sur le terrain? LIRE
Bamako (RFI) – 02.03.2015
Ce n’est pas encore la paix dans le nord du Mali, mais c’est une nouvelle étape. Dimanche, le gouvernement malien et les groupes armés favorables à Bamako ont accepté de parapher le texte d’accord proposé par la médiation. La Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe plusieurs mouvements armés, demandent néanmoins un délai supplémentaire pour consulter sa base. La nouvelle étape qui s’engage partage les populations.
Devant des membres de la classe politique et des représentants de la société civile, le Premier ministre malien a expliqué pourquoi le gouvernement a décidé de parapher le projet d’accord proposé par la médiation. Modibo Keïta : « Nous n’avons pas adhéré à des compromissions mais à des compromis de nature à sauver l’essentiel. »
Autre réaction au projet d’accord, celle des habitants de Bamako. Dans l’ensemble, ils considèrent que c’est un bon document, puisqu’il rejette l’idée de partition du pays, mais aussi parce qu’ils sont fatigués d’une situation de conflit qui a trop duré. Selon eux, il fallait accepter cette proposition d’accord de paix pour aller de l’avant.
« Moi, à mon avis, le gouvernement a bien fait, parce que ce problème a trop perduré. Il y a un blocage au niveau de l’économie et de la sécurité. Il faut régler ça, d’autant plus que le gouvernement a fait un effort. Je pense qu’au niveau des rebelles, eux aussi doivent faire un effort », insiste cet habitant de Bamako. « Oui, il fallait bien le signer pour sortir de la crise. Si cette signature peut nous permettre de sortir de la crise tant mieux », explique cet autre. « Tout ce qui nous intéresse ici, c’est la paix. Si le texte, le contenu permettent la paix, ça nous arrange. »
– Kidal contre l’accord –
Mais à Bamako, d’autres restent prudents. C’est une chose d’obtenir la paix sur le papier. C’en est une autre d’obtenir la paix sur le terrain. A Kidal, fief des groupes rebelles, on réagit d’ailleurs tout autrement. Le texte proposé par la médiation consacre l’unité du Mali et la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Pas question de fédéralisme, ni d’autonomie.
Ce dimanche, plusieurs centaines de manifestants ont donc à nouveau défilé pour exprimer leur hostilité à un texte qui, selon des témoignages recueillis au téléphone, ne tient pas compte de leurs aspirations. Les manifestants ont demandé aux groupes rebelles de ne pas accepter cette proposition d’accord.
Mais parmi les notables du nord, certains craignent déjà les conséquences d’un refus de signer cet accord de paix. C’est le cas de Bajan ag-Hamatou, joint par RFI. Ce député de Ménaka, par ailleurs amenokal de la communauté des Iwallamadane, explique :
« Honnêtement, je regrette qu’ils n’aient pas compris la souffrance qu’impose cette situation à la population du nord du Mali et plus particulièrement aux populations touarègues. Ça, vraiment je le regrette. Moi je crois que l’on n’aura jamais un texte qui soit bénéfique pour toutes les populations du Mali. Je voudrais appeler mon frère Bilal Ag Acherif, que je considère être le chef du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad. Je pense qu’ils doivent vraiment prendre leurs responsabilités, parce qu’en toutes choses il y a des limites, en toute chose il y a un temps qu’il faut respecter. »
Selon lui, « il faut qu’ils signent cet accord, parce que les populations n’attendent que ça, parce que ça ne va pas chez les populations, ça ne va pas dans la zone, la criminalité ne fait que prendre des proportions graves, il n’y a pas d’écoles, il n’y a pas de services de santé, il n’y a absolument rien. Il faut qu’ils acceptent de signer parce que la vie des populations en dépend. »
La cérémonie de signature est prévue d’ici la fin du mois à Bamako, des semaines qui vont être déterminantes. Selon les informations obtenues par RFI, la CMA devrait rendre sa décision le 10 mars.
© 2015 RFI

Et le projet d’accord de paix, qu’est-ce qu’il dit vraiment? Deux opinions

Cliquez ci-dessous pour télécharger le Document de l’Accord issu du processus d’Alger
ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION AU MALI

1b. Pourparlers inter-maliens : Ce que dit l’accord de paix LIRE
Alger (El Watan) – 27.02.2015
Par Leïla Beratto
– Un partage des richesses
La proposition d’accord de la Coordination incluait la compétence des régions du Nord sur l’exploitation des ressources naturelles et minières. La médiation laisse finalement l’Etat redistribuer un pourcentage des ressources issues de l’exploitation minière, repoussant les discussions sur les critères d’évaluation de cette redistribution des richesses, mais elle estime que 30% des recettes budgétaires de l’Etat doivent être attribuées aux régions du Nord.
– La création d’une police régionale
Des patrouilles mixtes incluant toutes les parties négociant à Alger devront être opérationnelles dans un délai de 2 mois. La réintégration des combattants et le redéploiement de l’armée devraient débuter dans ce même délai. Le texte répète que les forces de sécurité doivent inclure des membres de toutes les parties signataires. Un corps de police relevant de la compétence des régions sera créé dans un délai d’un an.
– De nouvelles élections locales dans un délai de 18 mois
Après une «période intérimaire» au cours de laquelle l’Etat s’engage à reformer les textes législatifs du pays pour permettre l’application de l’accord, l’annexe 1 du texte prévoit l’organisation de nouvelles élections pour renouveler les assemblées locales, les élus des communes et des cercles.
– La reconnaissance du mot Azawad
L’utilisation officielle du mot «Azawad» était l’une des premières revendications des mouvements armés. Les membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui regroupe le MNLA, le MAA, le HCUA et la CPA, indiquait dans sa dernière proposition de texte d’accord que l’Azawad était «une entité géographique et politique spécifique, ayant sa personnalité propre et nécessitant une gouvernance construite sur les fondements de son histoire, de ses réalités sociales, économiques et culturelles». Le gouvernement de Bamako a jusqu’à présent refusé l’utilisation du mot.
La médiation avait trouvé une formule : «Les régions du Nord, appelées par certains Azawad». Si ce texte ne reconnaît pas de sens politique au mot, il en sanctuarise néanmoins l’utilisation- Une autonomisation des régions Après avoir abandonné la revendication indépendantiste lors de la signature des accords de Ouagadougou en 2013, les mouvements armés de la Coordination souhaitaient une organisation fédérale. Les autorités maliennes s’y sont opposés pendant des mois.
La médiation a finalement fait le choix d’une structure basée sur la décentralisation, tout en donnant la possibilité aux autorités locales élues au suffrage direct de prendre leurs propres décisions concernant l’aménagement, les services sociaux, les budgets, le développement ou la sécurité.
Ces décisions seront contrôlées «a posteriori» par l’Etat, ce qui semble satisfaire les représentants des mouvements armés. En parallèle, le texte d’accord prévoit la création d’une deuxième chambre au Parlement, qui permette une meilleure représentation des populations du Nord dans les institutions.
– Une Zone de développement prioritaire
La précédente version du texte d’accord évoquait un «retard considérable de développement» des régions de Kidal, Gao et Tombouctou. La médiation demande désormais la mise en place des dispositifs de soutien «de façon prioritaire» aux régions du Nord.
– Des mesures concrètes et urgentes pour le développement
annexe 3 de l’accord détaille une série de mesures à réaliser à «court terme», comme l’organisation de la rentrée scolaire, la réalisation de forages hydrauliques à Kidal et Gao, ou encore la distribution d’intrants agricoles et l’organisation de campagnes de vaccination du bétail.
– La réflexion sur la réconciliation nationale repoussée
Le texte ne tranche pas sur les responsabilités de la crise, mais demande aux acteurs des négociations de mettre en place un «débat national» qui permettra la rédaction d’une «Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation».
© 2015 El Watan

1c. Le Mali accepte-t-il l’autonomie du nord ? Ce que dit le nouveau projet d’accord algérien
LIRE
Bamako ( Procès Verbal) – 02.03.2015
Par Tiékorobani
Le 25 février 2015, le médiateur algérien a proposé aux représentants du Mali, des groupes armés du nord et des milices d’autodéfense pro-Mali un projet dont nous décrivons ci-dessous les points saillants et les pièges.
– Adhésion formelle à l’intégrité du territoire et à la laïcité de la République.
A l’article 1, le projet d’accord présenté par l’Algérie souligne l’attachement des parties au rejet de la violence et au « respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc ». La manoeuvre est fort adroite: elle permet de faire avaler le reste de la pilule qui, au vrai, a un goût de nivaquine. En effet, la belle profession de foi chantonnée plus haut est aussitôt édulcorée par l’obligation faite aux parties de promouvoir « la diversité culturelle et linguistique » et de permettre « la prise en charge par les populations de la gestion effective de leurs propres affaires, à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques ».
– Rhétorique séparatiste
En poursuivant la lecture, on découvre que le projet d’accord prévoit « un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali ». La chose n’est pas mauvaise en soi, sauf qu’elle reprend la rhétorique du MNLA: chaque fois qu’il plastronne sur les plateaux de télé étrangers, ce groupe séparatiste ne parle, en effet, que de « spécificités » du nord, de « prise en charge de leurs propres affaires par les populations locales » et de « développement équilibré de l’ensemble des régions » du Mali. Sous-entendu: toute oeuvre de développement doit désormais prioriser le nord qui aurait été délaissé depuis l’indépendance par l’Etat malien.
– Révision constitutionnelle
Le texte algérien annonce qu’au besoin, l’accord sera mis en oeuvre à travers une révision des lois et de la Constitution du Mali. Cette annonce est lourde de périls car toute révision de la Constitution nécessite un référendum populaire; or, on peut d’ores et déjà tenir pour certain que le peuple malien, majoritairement situé au sud, rejettera tout accord, même passablement favorable aux groupes rebelles. Que ferait-on en cas de rejet ?
– Reconnaissance de l’Azawad
A l’article 2, le texte reconnaît l’« Azawad » comme « une realité socioculturelle, memorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali, constituant des composantes de la communauté nationale ». Pas sûr que le mot « Azawad », qui caractérise depuis des années le discours des rebelles, soit gobé par les Maliens.
– Autodétermination par la base
Le texte fait la part belle aux séparatistes en prévoyant la mise en place de « Collectivités territoriales dotées d’organes élus au suffrage universel et de pouvoirs étendus ». Il sera aussi institué « un système de défense et de sécurité basé sur les principes d’unicité, d’inclusivité et de représentativité ». Derrière ces jeux de mots, se cache à peine la ferme volonté de rebâtir l’armée et les forces de sécurité maliennes sur des bases ethniques; sinon, comment parler de « représentativité » dans l’armée comme s’il s’agissait d’une entité élue ? D’autre part, élire les dirigeants des collectivités territoriales et les doter de « pouvoirs étendus » revient à diviser le pays par la base. Une manière de concéder l’autodétermination locale des régions du nord, n’est-ce pas ? Ainsi, chaque région du nord aura à sa tête une assemblée dirigée par un président élu au suffrage universel direct et qui sera « le chef de l’Exécutif et de l’Administration de la région ». Elu comme IBK et président comme lui, pourquoi ce chef régional irait-il lui rendre des comptes ? Comment ce chef local élu serait-il révoqué ? Qui assurerait sa tutelle administrative alors que l’article 9 du texte algérien déclare que « les délibérations des collectivités territoriales sont exécutoires dès leur publication et transmission au représentant de l’Etat » ? Il en ira de même des cercles qui, selon le projet d’accord, seront dirigés par des « présidents de conseil de cercle » élus. Soulignant les pouvoirs de cette foule de baronnies qui parsèmeront, telles des épines, le territoire malien, le texte donne à chaque cercle ou région de prendre « la dénomination officielle de leur choix ». Pour couronner le tout, les chefs de tribus et autres grands chômeurs du nord entreront – sans élection – dans un Sénat qui verra le jour.
– L’Etat spolié de ses pouvoirs au profit des régions
L’article 8 du projet d’accord donne aux régions du nord tous les pouvoirs pour régir elles-mêmes toutes questions liées aux domaines suivants: développement économique, social et culturel; aménagement du territoire; éducation de base et formation professionnelle, santé, environnement, culture, infrastructures routières et de communication, énergie, hydraulique et assainissement; agriculture, élevage, pêche, gestion forestière, transports, commerce, industries, artisanat, tourisme, transports interrégionaux; budgets et comptes administratifs; établissement et application d’impôts et de recettes propres; coopération décentralisée et jumelage; police territoriale et protection civile.
– Sécurité et armée ethnicisées
Le projet d’accord impose « une participation active et significative des populations, en particulier celles du nord à la gestion de la sécurité locale ». Et c’est quand l’armée et les forces de sécurité auront été ainsi « reconstituées » qu’elles entameront leur redéploiement « progressif » au nord. La « reconstitution » selon les critères dictés par les rebelles est donc une condition du retour de l’armée dans cette partie du territoire. Où est donc l’indépendance du Mali ? L’article 22 enfonce le clou en stipulant: « Les forces (armées) devront inclure un nombre significatif de personnes originaires du nord, y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et faciliter la sécurisation progressive de ces régions ». En clair, tant que l’armée n’aura pas été inondée de Ag et de Ould, les groupes armés ne se sentiront pas en « confiance » ! Et que ferait-on des officiers touaregs et arabes qui ont déserté l’armée puis ouvert le feu leurs anciens compagnons d’armes maliens ?
– Zone spéciale de développement du nord
Le projet d’accord prévoit « une Zone de Développement des Regions du Nord, dotée d’un Conseil consultatif interrégional et d’une Stratégie Spécifique de développement adaptée aux réalités socioculturelles et géographiques ainsi qu’aux conditions climatiques ». La fameuse « stratégie spécifique » susvisée tend, selon l’article 35 du projet, « à hisser les régions du nord au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement, et ce dans un délai n’excédant pas 10 à 15 ans ». Enfin, l’article 14 engage l’Etat malien à transférer 30% de ses revenus aux régions, avec une « attention particulière pour les régions du nord ».

En somme, le nouveau projet ressemble comme deux gouttes d’eau au premier qui, après examen, a été rejeté par le gouvernement du Mali.
Il porte les germes de la partition du pays même s’il se garde d’utiliser ce mot. Il semble que les représentants maliens à Alger, y compris le ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop, aient marqué leur adhésion au texte dont le médiateur algérien aurit dit qu’il était « à prendre ou à laisser ». Si les groupes armés font mine de bouder le projet, c’est par ruse de guerre : le texte consacre l’autonomie parfaite du nord du Mali qui est même autorisé à s’appeler « Azawad » de Kidal à Tombouctou. Il ne faut cependant pas exclure un revirement de la position malienne: après avoir annoncé que le premier projet d’accord algérien était « une bonne base de discussion », Abdoulaye Diop n’a-t-il pas fini par être désavoué par le gouvernement malien ?
© 2015 Procès Verbal

Foto (c) maliweb: Nord-Mali: l’accord de paix en quête de paraphe, Diop et le MNLA

1a. Wie wird der Entwurf des Friedensabkommens von den Menschen vor Ort wahrgenommen? LESEN
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Bamako (RFI) – 02.03.2015
Es ist noch nicht Frieden im Norden Malis, aber es ist eine neue Etappe. Am Sonntag haben die malische Regierung und die bewaffneten Pro-Bamako-Gruppen akzeptiert, das Abkommen so wie durch die Vermittlung vorgeschlagen zu paraphieren. Die Koordination der Bewegungen von Azawad (CMA), die mehrere bewaffnete Bewegungen umfasst, benötigt jedoch mehr Zeit, um ihre Basis zu konsultieren. Die neue Etappe, die hier beginnt, teilt die Meinungen der Menschen.
Vor den Mitglieder der politischen Klasse und den Vertretern der Zivilgesellschaft erklärte der malischen Premierminister, warum die Regierung beschlossen hat, den Entwurf des Abkommens zu paraphieren. Modibo Keïta: „Wir lassen uns nicht kompromittieren, aber gehen Kompromisse ein dergestalt, dass wir das Wesentliche retten können. »
Eine weitere Reaktion auf den Entwurf des Abkommens: die der Einwohner von Bamako. Insgesamt meinen sie, dass dies ein gutes Dokument sei, weil es die Idee der Teilung des Landes zurückweist, aber auch weil sie einem Konflikt, der zu lange gedauert hat, leid sind. Ihnen zufolge war es notwendig, diesen Vorschlag eines Friedensabkommens anzunehmen, um vorwärts zu gehen.
„Ich denke, die Regierung hat gut daran getan, denn dieses Problem bestand schon zu lange. Wirtschaft und Sicherheit sind blockiert. Das muss geregelt werden, umso mehr als die Regierung sich Mühe gegeben hat. Ich denke, auch die Rebellen, auch sie müssen sich anstrengen“, betont diese Bewohner Bamakos. „Ja, man musste wohl unterschreiben, um aus der Krise herauszukommen. Wenn diese Unterschrift uns aus der Krise herausführen kann, umso besser“, sagt der andere. „Alles, was uns hier interessiert, ist Frieden. Wenn der Text, der Inhalt den Frieden ermöglichen, passt uns das. »
– Kidal gegen das Abkommen –
Aber in Bamako gibt es andere, die vorsichtig bleiben. Es ist eine Sache, den Frieden auf dem Papier zuhaben. Es ist eine andere, den Frieden vor Ort zu erreichen. In Kidal, einer Hochburg der Rebellen, reagiert man übrigens ganz anders. Der durch die Vermittlung vorgeschlagene Text besiegelt die Einheit und Souveränität des Staates Mali über das gesamte Staatsgebiet. Keine Frage des Föderalismus oder der Autonomie.
Am Sonntag marschierten wieder mehrere hundert Demonstranten, um ihre Feindseligkeit gegenüber einem Text zu äußern, der, nach telefonische Zeugenaussagen, gesammelt, ihre Bestrebungen ignoriert. Die Demonstranten forderten die Rebellen auf, diesen Vorschlag eines Abkommens nicht anzunehmen.
Aber unter den Honoratioren des Nordens fürchten einige schon die Folgen einer Weigerung, das Friedensabkommen zu unterzeichnen. Dies ist der Fall von Bajan ag-Hamatou im Telefongespräch mit RFI. Dieser Abgeordnete von Ménaka, zudem Amenokal der Iwallamadane Community, erklärt:
„Ehrlich gesagt, ich bedauere, dass sie nicht das Leid verstehen, das diese Situation für die Menschen in Nord-Mali und insbesondere die Tuareg-Bevölkerung mit sich bringt. Das bedauere ich wirklich. Ich denke, wir werden nie einen Text haben, der vorteilhaft für alle Menschen in Mali ist. Ich will meinen Bruder Bilal Ag Acherif anrufen, den ich für den Chef des Obersten Rates für die Einheit des Azawad (HCUA) halte. Ich denke, sie müssen wirklich ihre Verantwortung übernehmen, denn in allen Dingen gibt es Grenzen, in allem gibt es eine Zeit, die respektiert werden muss. »
Ihm zufolge „ist es notwendig, dieses Abkommen zu unterzeichnen, weil die Menschen nur das erwarten, weil da nichts geht in der Region, weil die Kriminalität erschreckende Ausmaße annimmt, weil es keine Schulen gibt, keinen Gesundheitsdienst, es gibt absolut nichts. Sie müssen unterschreiben, weil das Leben der Menschen davon abhängt. »
Die Unterzeichnungszeremonie wird am Ende des Monats in Bamako erwartet, diese Wochen werden von entscheidender Bedeutung sein. Nach Angaben von RFI wird die Entscheidung der CMA am 10. März erwartet.
© 2015 RFI

2. Bangen um Frieden in Mali LESEN
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Deutsche Welle – 03.03.2015
Von Katrin Matthaei unter Mitarbeit von Yaya Konaté, Fréjus Quenum
Der Norden Malis, der sich seit zwei Jahren einen blutigen Konflikt mit der Zentralregierung mit Tausenden Toten und Vertreibungen liefert, könnte allmählich zur Ruhe kommen. Frankreich, das im Januar 2013 mit der Operation „Serval“ unter UN-Mandat die Islamisten aus der Region weitgehend vertrieben und Druck auf die Verhandlungspartner ausgeübt hatte, bezeichnete das Abkommen als „exzellente Nachricht“.
– Rebellen geben sich zuversichtlich –
Soweit der Plan – doch die Lage ist vertrackt. Zwar gab sich einer der Sprecher im Gespräch mit der DW zuversichtlich. „Für uns ist das Abkommen sehr wichtig. Wir erklären das nun den Leuten vor Ort. Es ist ein wirklicher Kompromiss und markiert den Beginn eines Prozesses, der voran kommt“, sagte Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, Sprecher des Verbunds der Rebellengruppen. Deren wichtigsten Mitglieder, die Nationale Bewegung zur Befreiung des Azawad (MNLA) und die arabische Bewegung des Awazad (MMA), haben nun eine schwierige Aufgabe vor sich.
Denn „die Basis“ ist eine heterogene Gruppe aus verschiedenen Ethnien und Akteuren. In den Augen einiger Tuareg-Stämme und bewaffneter Gruppen kommen die Vertreter mit leeren Händen nach Hause: Ihre wichtigste Forderung nach weitgehender Autonomie oder einer föderalen Struktur mussten sie im Laufe der Verhandlungen aufgeben.
Immerhin: Statt von der Zentralregierung bestimmter Gouverneure soll die Bevölkerung künftig eigene Regionalräte wählen können. Zudem soll der Norden stärker in den nationalen Institutionen, der Armee, der Verwaltung vertreten sein. Geld soll in die wirtschaftliche Entwicklung des Azawad fließen. Erstmals gesteht die malische Regierung im Abkommen ein, dass es so etwas wie Azawad gibt. Allerdings ist in dem 30 Seiten starken Dokument nur am Rande vage von einer „sozial-kulturellen Realität“ die Rede, die Teil „des malischen Einheitsstaates und dessen territorialer Integrität“ sei.
Souleymane Ag Anara_Tuareg-Kämpfer der MNLA
Foto (c) Reuters/Souleymane Ag Anara: Des combattants du MNLA – Tuareg-Kämpfer der MNLA
– Jugend ohne Perspektive –
Dass die Rebellen die Mehrheit ihrer bewaffneten Mitglieder vom Abkommen überzeugen könnten, sei extrem schwierig, sagt Paul Melly von der Denkfabrik Chatham House in London im gegenüber der DW. „Es gibt dort viele junge bewaffnete Männer, die keine Jobs haben. Es gibt kaum reguläre Arbeitsmöglichkeiten“, so Melly. Im äußersten Norden lebten viele Rebellen vom Drogen- und Waffenschmuggel über Algerien. Dieses lukrative Geschäft wäre gefährdet, wenn die Zentralregierung wieder Kontrolle über das Gebiet bekäme.
Zudem hätten frühere Entwicklungspläne der Zentralregierung zu keiner Verbesserung der Lebenssituation geführt, die Menschen seien frustriert. Bereits kurz nach Bekanntwerden des Abkommens kam es in der Provinzhauptstadt Kidal zu Protesten. Viele Demonstranten bezeichneten das Abkommen als „Maskerade von Algier“.
Letztendlich rechnet Analyst Melly dennoch mit einer Unterschrift der Rebellen – nicht zuletzt dank neuer Machtoptionen durch die geplanten lokalen Regionalversammlungen. „Das ist ein wichtiges Symbol und bietet der traditionellen politische Elite im Norden eine Chance“, so Melly. Ein weiteres überzeugendes Argument für die Akzeptanz des Abkommens im Norden sieht er überdies in einem wichtigen Zugeständnis beider Seiten: Eine Kommission soll die Kriegsverbrechen von malischer Armee und Rebellengruppen in dem blutigen Konflikt der vergangenen Jahre untersuchen.
– Zersplitterung der bewaffneten Gruppen –
Die Rebellenvertreter befänden sich in einer schwierigen Position, sagt auch Rinaldo Depagne von der International Crisis Group im Gespräch mit der DW. „Entweder sie unterschreiben und stellen sich damit gegen einen Großteil der Bevölkerung. Oder sie unterschreiben nicht und werden von der internationalen Gemeinschaft für das Scheitern des Abkommens verantwortlich gemacht.“ Damit würden sie außerdem den wichtigsten regionalen Akteur Algerien verprellen.
Depagne fürchtet zudem eine weitere Fragmentierung und Radikalisierung von bewaffneten Gruppen, die das Abkommen nicht mittrügen. „Dabei erhofft man sich von dem derzeitigen Vertrag doch gerade, dass er auch die Geschlossenheit der unterschiedlichen Gruppen herbeiführt“, so Depagne.
© 2015 DW.DE
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