HABIB KOITÉ GLAUBT AN DIE WIEDERBELEBUNG SEINER NATION – Habib Koité au sujet de son nouvel album: "Mon peuple va vers la stabilité"

Heißt Soô „zu Hause“? chez soi? (s.u. #2)

1. Habib Koïté: „Mein Volk nähert sich der Stabilität“
Africultures – 18.02.2015
Habib Koïté, moderner Griot, glaubt an den Wiederaufbau seines Landes Mali. Mit seinem neuen Album Soô (verlegt bei Contre-Jour, 2014) fügt er diesem Gebäudes einen Stein hinzu…
2. Das Glück Wurzeln zu haben
afroport – Februar 2014
Wie in vielen anderen afrikanischen Ländern, so hört man auch in Mali nicht wenige Menschen sagen, dass das Leben nur schwer ist. Deswegen migrieren immer mehr Afrikaner nach Europa. Habib Koité hat sich für ein Leben in Mali entschieden.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

1. Habib Koité : „Mon peuple va vers la stabilité“
Africultures – 18.02.2015
par Julien Le Gros
Griot moderne, Habib Koité a foi dans la refondation de son pays le Mali. Avec son nouvel album Soô (Contre-Jour, 2014) il pose une pierre à cet édifice..


Foto (c) newtimes.co.rw: Habib Koité

Ne vous fiez pas à son air grave sur la pochette du disque Soô. Dans ce nouvel album, Habib Koité rend hommage au brassage des cultures de son pays: „Le Mali est truffé de micro-cultures. Il y a des micro-séparations entre ces cultures que je veux faire tomber. Je veux qu’on soit plus proches les uns des autres“, affirme-t-il par ailleurs.
(c) Contrejour: Habib Koité, SoôDans Soô, cet artiste complet fait bruisser avec ses cordes vocales et de guitare les rythmes et les langues. Il chante dans sa langue maternelle, le khassonké, mais aussi en bambara, en malinké, et, pour la première fois, en dogon sur „Drapeau“. Un titre où il parle d’unité, dans „une diversité qui crée du lien“, bien loin des tentations cocardières de certains nationalismes : „Tous unis autour du même drapeau / J’essaie de faire converger les mentalités.“ Sur le titre : „Terere“, il convie deux autres figures de la musique malienne : Toumani Diabaté et Bassékou Kouyaté. „Ce sont des amis. On a grandi ensemble à Bamako. Dans le morceau, je rends hommage aux instruments traditionnels. Je cite les vieux qui ne sont plus là, comme le père de Toumani, Sidiki, qui ont été des virtuoses de la kora, du ngoni, originaires de la Gambie, du Sénégal, de la Guinée Conakry, du Mali. J’évoque ensuite la jeune génération.“
Une oreille sur le monde
Griot lui-même, originaire de la région de Kayes, à l’ouest du pays, Habib Koité découvre les musiques occidentales dès son plus jeune âge, dans la rue, muni de son transistor : „J’écoutais Radio France. Il n’y avait pas encore la bande FM. J’ai découvert Percy Sledge, Clarence Carter, James Brown, les Jackson Five, Stevie Wonder mais aussi les Rolling Stones, les Beatles, Queen, Genesis… Dans les années 1980, je me suis amusé à réécrire leurs paroles phonétiquement, en onomatopée. Mais en fait je ne savais même pas ce que je disais !“
De l’école de la rue il passe à l’Institut national des arts de Bamako. En octobre 1982, il devient enseignant de guitare classique, presque par accident. „Mon professeur est décédé. J’étais son meilleur élève. On m’a demandé de prendre sa place. Ce monsieur faisait partie d’une génération formée à l’école de musique de Cuba: piano, guitare classique, flûte, congas. Je ne me trouvais pas assez formé mais j’ai accepté, sinon la section guitare allait fermer. J’apprenais à la maison les cours que je donnais le lendemain. Ça a duré quatorze ans !“ Parallèlement, le jeune griot développe sa carrière: „J’ai beaucoup joué dans les clubs de Bamako, des airs à la demande comme „Take five“. Si je ne connaissais pas un morceau, la personne m’apportait la cassette. La semaine suivante, je le jouais. Je ne dormais pas beaucoup à l’époque.“
Face à la crise
Comme le musicien est aussi citoyen, Habib a vécu de plein fouet la crise qu’a traversée le pays en 2012 : „C’est une crise tellement forte et multiple que les Maliens ne savaient plus où donner de la tête. On a mis nos têtes entre nos mains et on a réclamé au bon dieu la paix.“ Côté musique, il ressent l’inquiétant changement de climat en janvier 2012, lors du Festival au désert de Tombouctou, dont il est ambassadeur : „Il y a eu des enlèvements dans cette région. On se demandait s’il fallait le faire. On a décidé d’y aller quand même. Beaucoup de consulats ont dégagé leur responsabilité. Malgré tout, beaucoup d’étrangers sont venus. La population malienne était au rendez-vous. Ça s’est bien passé. Après, la situation s’est corsée. L’édition suivante n’a pas eu lieu. J’espère que, petit à petit, ça reprendra à Tombouctou !“ Malgré ces soubresauts, Habib demeure optimiste „Je suis plein d’espoir. On fait en sorte d’être unis comme avant.“
Cet optimisme et son engagement citoyen pour le Mali, à travers ce nouvel album, est une continuité dans la carrière de l’artiste dès son premier album Muso ko, en 1995, édité par le label belge Contre-jour (qui produit également Kareyce Fotso et Dobet Gnahoré NLDR) Dès le début des années 1990, des tensions éclatent dans le nord. „J’ai chanté une histoire d’amour : „Fatma“ Un jeune homme tombe amoureux fou d’une fille dans ses rêves. Il va voir un marabout pour savoir si elle existe vraiment. Le marabout lui dit : „Cherche là dans ton pays et tu la trouveras.“ C’est une chanson qui parle de paix.“ Beaucoup de musiciens ont chanté la paix à l’époque. C’était un beau symbole qu’un jeune khassonké chante dans une langue du nord : le songhai. Ce titre a été dansé dans les boîtes de nuit. Ça a eu un vrai impact.“ se rappelle-t-il. La suite on l’a connaît. Une renommée internationale et une kyrielle de bons albums, enrichis par son orchestre : le Bamada. Récemment, il a fusionné avec le bluesman américain Éric Bibb sur le projet : Brothers in Bamako. Pour Habib, le lien entre ces deux musiques est naturel : „Les musiques à consonance blues sont caractérisées par les notes, les gammes pentatoniques, l’esprit du chanteur solitaire, la voix mélancolique qui donne cette impression nostalgique, le son de l’instrument à cordes. Il y a beaucoup de musiques comme cela au Mali. On croirait presque que c’est John Lee Hooker ou Robert Johnson. Sauf que la langue de l’artiste malien est le bambara et que souvent il ne connaît pas ce mot de Blues !“
Pour le futur, Habib est bien décidé à continuer à écumer les scènes avec un nouvel orchestre, qui inclue des membres du Bamada : „J’ai mélangé un peu. L’eau était trop chaude. J’ai mis un peu d’eau froide“ conclut-il avec son sens de l’image et une pointe d’humour.
Plus d’infos: http://www.habibkoite.com/index2.php
© 2015 africultures.com

En concert, dimanche 16 mars 2014 au Cabaret sauvage à Paris avec Dobet Gnahoré et Kareyce Fotso

Habib Koïté: „Mein Volk nähert sich der Stabilität“
Africultures – 18.02.2015
Von Julien Le Gros
Habib Koïté, moderner Griot, glaubt an den Wiederaufbau seines Landes Mali. Mit seinem neuen Album Soô (verlegt bei Contre-Jour, 2014) fügt er diesem Gebäudes einen Stein hinzu…
Lassen Sie sich nicht von seiner ernsten Miene auf dem Cover der CD Soô verwirren. In diesem neuen Album ehrt Habib Koïté die Vermischung der Kulturen in seinem Land: „Mali ist mit Mikro-Kulturen vollgestopft. Es gibt Mikro-Trennungen zwischen diesen Kulturen, die ich zum Einstürzen bringen möchte. Ich will, dass wir näher beieinander sind“, sagt er anderweitig. In Soô bringt dieser umfassende Künstler mit seinen Stimmbändern und Gitarrensaiten Rhythmen und Sprachen zum Rauschen. Er singt in seiner Muttersprache Khassonke, aber auch in Bambara, Malinke und, zum ersten Mal in Dogon, in „Drapeau“ (Fahne). Ein Titel, wo er von der Einheit spricht, in „einer Vielfalt, die Verbindung schafft“, weit entfernt von den chauvinistischen Versuchungen gewisser Nationalismen: „Söhne und Brüder des Landes, ihr seid herzlich willkommen. Kommt alle und helft uns die Fahne Malis zu tragen“ / Ich versuche, die Mentalitäten zusammenlaufen zu lassen.“ Zu dem Titel „Terere“ hat er zwei andere Figuren der malischen Musik eingeladen: Toumani Diabaté und Bassekou Kouyaté. „Sie sind Freunde. Wir sind zusammen in Bamako aufgewachsen. In dem Lied zolle ich den traditionellen Instrumenten Tribut. Ich zitiere die Alten, die nicht mehr da sind, den Vater von Toumani, Sidiki, die Virtuosen der Kora waren und der Ngoni, die aus Gambia, Senegal, Guinea, Mali kamen. Ich erwähne dann die jüngere Generation.“
Ein Ohr an der Welt
Selbst Griot, aus der Region Kayes, im Westen des Landes, kommend, entdeckt Habib Koïté westliche Musik schon in frühem Alter, auf der Straße, mit seinem Transistorradio: „Ich hörte immer Radio France. Es gab noch kein UKW-Band. Ich entdeckte Percy Sledge, Clarence Carter, James Brown, die Jackson Five, Stevie Wonder, aber auch die Rolling Stones, die Beatles, Queen, Genesis … In den 1980er Jahren hatte ich Spaß daran, ihre Texte phonetisch umzuschreiben, in Lautmalerei. Aber eigentlich wusste ich nicht einmal, was ich da sagte!“
Von der Straße kommt er zur INA (nationale Kunstakademie) in Bamako. Im Oktober 1982 wurde er Lehrer für klassische Gitarre, fast durch Zufall. „Mein Lehrer starb. Ich war sein bester Schüler und wurde gebeten, seinen Platz einzunehmen. Dieser Mann war Teil einer Generation, die in kubanischer Musik ausgebildet war: Klavier, klassische Gitarre, Flöte, Congas. Ich fand, dass ich nicht genügend ausgebildet war, aber ich akzeptierte, sonst wäre die Gitarrenabteilung geschlossen worden. Ich übte zu Hause die Kurse, die ich am nächsten Tag geben wollte. Das dauerte 14 Jahre!“ Unterdessen entwickelt der junge Griot seine Karriere: „Ich habe viel in den Clubs von Bamako gespielt, Lieder auf Wunsch wie „Take Five“. Wenn ich ein Stück nicht kannte, hat man mir die Kassette mitgebracht. In der folgenden Woche spielte ich es. Ich hab damals nicht viel geschlafen.“
Angesichts der Krise
Weil der Musiker auch ein Bürger ist, erlebte Habib volles Programm die Krise, die das Land im Jahr 2012 durchlief: „Es ist so eine starke und vielseitige Krise, dass die Malier nicht wussten, wo ihnen der Kopf stand. Wir steckten den Kopf in den Sand und erbaten uns von Gott den Frieden.“ Musikalisch spürt er den beunruhigenden Klimawandel im Januar 2012, während des „Festivals in der Wüste“ in Timbuktu, wo er Botschafter ist: „Es gab Entführungen in der Region. Wir fragten uns, ob wir es machen sollten. Wir beschlossen, trotzdem hinzugehen. Viele Konsulate haben die Verantwortung abgelehnt. Dennoch kamen viele Ausländer. Die Bevölkerung von Mali war dabei. Es ist gut gelaufen. Danach hat sich die Lage verkompliziert. Die nächste Auflage fand nicht statt. Ich hoffe, dass es nach und nach in Timbuktu wieder weitergeht!“ Trotz dieser Turbulenzen bleibt Habib optimistisch: „Ich bin voller Hoffnung. Wir haben darauf geachtet, wie vorher einig zu sein.“
Dieser Optimismus und sein bürgerschaftliches Engagement für Mali durch dieses neue Album ist eine Kontinuität in der Karriere des Künstlers von seinem ersten Album an, Muso ko (Sache der Frauen), 1995, veröffentlicht von dem belgischen Label Contrejour. Seit den frühen 1990er Jahren brechen die Spannungen im Norden aus. „Ich sang eine Liebesgeschichte,“Fatma“. Ein junger Mann verliebt sich in seinen Träumen in ein Mädchen. Er geht zu einem Marabout, um herauszufinden, ob es wirklich existiert Der Marabout sagt ihm: „Suche sie in deinem Land und du wirst sie finden.“ Es ist ein Lied über den Frieden.“
Viele Musiker sangen damals vom Frieden. Es war ein schönes Symbol, dass ein junger Khassonké in einer Sprache des Nordens sang: Songhai. Dieses Stück wurde in den Nachtclubs getanzt. Es hat eine echte Wirkung gehabt“, erinnert er sich.
Die Fortsetzung ist bekannt. Internationales Ansehen und eine Vielzahl von guten Alben, von seinem Orchester bereichert: Bamada. Kürzlich fusionierte er mit dem amerikanischen Bluesman Eric Bibb für das Projekt „Brothers in Bamako“. Für Habib ist die Verbindung zwischen diesen beiden Musikstilen natürlich: „Die Musik des Blues zeichnet sich aus durch die Noten, Pentatonik, den Geist des einsamen Sängers, die melancholische Stimme, die ihr dieses nostalgische Gefühl verleiht, durch den Klang des Saiteninstruments. Es gibt viele solcher Weisen in Mali. Man könnte fast glauben, dass es John Lee Hooker oder Robert Johnson ist. Außer, dass die Sprache des malischen Künstlers Bambara ist und dass er oft dies Wort Blues nicht kennt!“
Für die Zukunft ist Habib entschlossen, weiterhin die Bühnen mit einem neuen Orchester zu durchforsten, das Mitglieder der Bamada umfasst: „Ich habe ein wenig gemischt. Das Wasser war zu heiß. Ich habe ein wenig kaltes Wasser dazugegeben“, schließt er mit seinem Sinn für Bilder und einer Prise Humor.
Mehr Infos: http://www.habibkoite.com/index2.php
© 2015 africultures.com

2. Das Glück Wurzeln zu haben
Aus einem Interview, das Ira Diagne, Ethnologin und Kulturmanagerin aus Köln, im Funkhaus Europa mit Habib Koité führte.
afroport – Februar 2014
Wie in vielen anderen afrikanischen Ländern, so hört man auch in Mali nicht wenige Menschen sagen, dass das Leben nur schwer ist. Deswegen migrieren immer mehr Afrikaner nach Europa. Habib Koité hat sich für ein Leben in Mali entschieden. In seinem aktuellen Album Soô spricht er vom „Glück, seine Wurzeln zu haben“. Auf die Frage, ob er auch positive Aspekte an der afrikanischen Migration nach Europa sieht, antwortet er: „Viele denken, dass es in Europa besser ist, weil sie es nicht kennen. Ich hatte die Chance vergleichen zu können und ich weiß, dass es nirgends besser ist als bei sich zu Hause. Ich habe Erfahrungen in Europa und Amerika gemacht und ich kann sagen, dass ich lieber in Mali lebe. Ich werde dort nie alles haben, was ich brauche… Aber es gibt Dinge, ohne die kann ich nicht leben und die finde ich nur in meiner Heimat.“
Auf die Frage, was Mali seiner Meinung nach heute braucht, antwortet der Musiker ohne Zögern: „Wir müssen alles tun, um zu unseren alten Werten zurückzufinden bzw. das zu schützen, was davon noch übrig ist!“ Neben der nötigen Rückbesinnung auf die Tradition spricht Habib Koité von Bildung als Schlüssel für eine gute Zukunft des Landes. „In Mali, wie in vielen anderen afrikanischen Ländern auch, fehlt es uns an Menschen mit einem hohen Niveau an Bildung – vor allem in den Bereichen Gesundheitswesen und der Technologie!“ Aber der Künstler ist optimistisch: „Wir sind auf einem guten Weg! Afrika wird wie ein Vulkan explodieren, ich spüre das!“
Die Beziehung zwischen Afrika und Europa
beschreibt der Künstler zwar als nicht einfach, aber für alle Beteiligten als potentiell bereichernd: „Wir brauchen einander! Wäre die Beziehung eine menschliche und gleichberechtigte, so könnte es zu einem Austausch kommen, der die Entwicklung Afrikas, aber auch Europas, durchaus positiv beeinflussen würde.“ Habib spricht im Konditionell und es ist offensichtlich, dass viel passieren müsste, um diese Art der Beziehung zu erreichen. (…)

„Wir haben alle eine Heimat und dort geht es uns am besten.“ Das Titellied Soô des Albums verdeutlicht dies: „Die Hoffnung, die die Freundschaft gibt, existiert bei mir in Mali, die Hoffnung, die die Liebe gibt, existiert bei mir in Mali, die Hoffnung, die die Familie gibt, existiert bei mir in Mali“.
© 2015 afroport.de

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