HERBE ENTTÄUSCHUNG FÜR ALLE MALIER: RAUSGEFLOGEN – CAN 2015: la Guinée qualifiée après un tirage rocambolesque

Afrika-Cup: Guinea qualifiziert nach einer abenteuerlichen Auslosung
Malabo (Äquatorialguinea) (AFP) – 29.01.2015 18:05
Guinea, in vollkommenem Gleichstand mit Mali nach der ersten Runde, wurde in der Auslosung für das Viertelfinale des CAN-2015 qualifiziert, ein abenteuerlicher Ausgang, in zwei Minuten und ohne Anwesenheit eines Funktionsträgers durchgezogen, was das Bild des Afrikanischen Fußballbundes (CAF) und das seines berühmten Wettbewerbs trübt.

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Le programme des quarts de finale de la CAN
(c) AFP/P.Pizarro/V.Lefai: Le programme des quarts de finale de la CAN
Das Programm des Viertelfinales des Afrika-Cups

CAN: la Guinée qualifiée après un tirage rocambolesque
Malabo (Guinée équatoriale) (AFP) – 29.01.2015 18:05 – Par Keyvan NARAGHI
La Guinée, à égalité parfaite avec le Mali après le premier tour, a été qualifiée au tirage au sort pour les quarts de finale de la CAN-2015, une issue rocambolesque, expédiée en deux minutes et sans huissier, qui ternit l’image de la Confédération africaine de football (CAF) et de sa compétition-phare.
Les trois rencontres disputées par les Aigles maliens et le Syli National dans le groupe D s’étaient toutes soldées par un résultat identique (1-1) et ce sont donc les Guinéens qui ont remporté la loterie organisée par la CAF juste avant une réunion de son comité d’organisation dans un grand hôtel de Malabo, la capitale de la Guinée Equatoriale.
La Guinée termine ainsi 2e de la poule et affrontera au prochain tour le Ghana, vainqueur du groupe C, dimanche à Malabo.
Mais la méthode utilisée et la cérémonie, d’une durée d’à peine deux minutes, ont de quoi écorner la crédibilité de la CAF.
Le président de la CAF Issa Hayatou (c) lors du tirage au sort pour départager la Guinée
Foto (c) AFP/Issouf Sanogo: Le président de la CAF Issa Hayatou (c) lors du tirage au sort pour départager la Guinée et le Mali, le 29 janvier 2015 à Malabo
Der CAF-Präsident Issa Hayatou (Mitte), während der Auslosung zur Entscheidung zwischen Guinea und Mali, am 29. Januar 2015 in Malabo

Pas de mains innocentes pour tirer les boules, ni d’huissiers pour veiller à la régularité de la procédure: la lourde charge est revenue à des représentants des deux pays concernés, le président de la Fédération malienne, Boubacar Baba Diarra, et le directeur financier du ministère des Sports guinéen, Amara Dabo.
-‚La pire des cruautés‘-
Auparavant, c’est le secrétaire général de la CAF, le Marocain Hicham El Amrani, qui avait lui-même introduit dans les boules les deux feuilles portant les inscriptions „2“ (synonyme de 2e place de la poule et donc de qualification) et „3“ avant de tenter tant bien que mal de mélanger les boules à l’abri des regards.
Une scène surréaliste qui témoigne de l’improvisation totale qui a prévalu dans la préparation du tirage.
Le président de la Fédération malienne n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer le recours au hasard pour départager les deux formations, estimant que cela constituait „la pire des cruautés“.
„On aurait préféré perdre sur des critères sportifs mais pas sur des critères extra-sportifs. La CAF doit revoir son mode opératoire“, a-t-il affirmé.
„Il faut qu’on revoie le règlement, a-t-il ajouté. On aurait pu imaginer des subterfuges, par exemple au début de la compétition, commencer à compter les corners, le coups francs, jouer sur le fair-play mais pas perdre comme ça.“
Interrogé par l’AFP, M. El Amrani a expliqué que le règlement avait été „établi et mis à jour en 2014 et toutes les équipes l’acceptent avant même de débuter la compétition“, indiquant que cela faisait partie des „aléas de la compétition“.
„Je ne suis pas content de cette situation (…) mais nous n’avons pas le choix“, avait déclaré de son côté le président de la CAF Issa Hayatou juste avant le tirage au sort.

Afrika-Cup: Guinea qualifiziert nach einer abenteuerlichen Auslosung
Malabo (Äquatorialguinea) (AFP) – 29.01.2015 18:05
Von Keyvan Naraghi
Guinea, in vollkommenem Gleichstand mit Mali nach der ersten Runde, wurde in der Auslosung für das Viertelfinale des CAN-2015 qualifiziert, ein abenteuerlicher Ausgang, in zwei Minuten und ohne Anwesenheit eines Funktionsträgers durchgezogen, was das Bild des Afrikanischen Fußballbundes (CAF) und das seines berühmten Wettbewerbs trübt.
Die drei Spiele, die von den malischen Adlern und den Syli National in Gruppe D gespielt wurden, endeten alle mit dem gleichen Ergebnis (1-1), daher sind es die Guineer, die in der vom CAF organisierten Lotterie gewonnen haben, kurz vor einer Sitzung des Organisationskomitees in einem großen Hotel in Malabo, der Hauptstadt von Äquatorialguinea.
Guinea ist also jetzt Gruppenzweiter der Vorrunde und wird am Sonntag in Malabo auf Ghana, den Sieger der Gruppe C treffen.
Aber die verwendete Methode und die Zeremonie mit einer Dauer von kaum zwei Minuten reichen aus, um die Glaubwürdigkeit des CAF zu beschneiden.
(…)
© 2015 AFP

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Ein Gedanke zu “HERBE ENTTÄUSCHUNG FÜR ALLE MALIER: RAUSGEFLOGEN – CAN 2015: la Guinée qualifiée après un tirage rocambolesque

  1. En supplément: Les leçons que tirent un compagnon de longue date du football malien, depuis 2013 conseiller technique au ministère de la Communication

    Le Mali à la CAN 2015 : Mes 10 enseignements
    Bamako (L’Indépendant) – 03.02.2015
    Le Mali sort de la compétition en Guinée Equatoriale par le sort du tirage au sort. Beaucoup de tristesse pour vous et moi mais ça restera le football par cela même qui le rend bon, le subjectif.
    J’ai personnellement savouré chaque instant de cette CAN qui était la quatrième que j’ai physiquement vécue après 2002, 2008, 2010. En Guinée équatoriale, j’ai représenté la Commission nationale ad hoc de préparation de nos sélections de football et de basketball mise en place en décembre dernier puisque vous devez le savoir, nous avons trois CAN de foot (senior, cadets et juniors) un mondial et quatre Afrobasket en 2015. Alors je vous parle de cette CAN équato-guinéenne bien et tristement mémorable pour nous Maliens.
    1-VAINCU INVAINCU : oui nous nous mordons les doigts parce qu’à l’heure des comptes dans le groupe D, nous sortons invaincus avec 3 nuls intenses mais nous sommes vaincus au tirage au sort pour finaliser le classement et trouver un deuxième qualifié. La Guinée est l’heureuse tirée.
    2-SEYDOU KEITA, LE PATRIOTE : le capitaine emblématique des Aigles voulait réussir sa 7e et surement sa dernière CAN (même s’il lui reste de beaux restes) de belle forte manière mais hélas le sort l’a voulu autrement. Ce n’est pas faute d’avoir essayé pour celui qui est vu comme un vétéran mais qui court sur le terrain comme en 1999 avec un statut junior et un ballon d’or remporté au mondial au Nigéria. Il a mouillé le maillot et s’est sacrifié à la sueur comme ses coéquipiers.
    3- LE SACRIFICE: Seydou Kéïta a raté un penalty stratégique contre la Guinée mais il faut saluer le courage et la témérité du capitaine sur le coup. A un moment où la Guinée mène, un penalty favorable sifflé était l’occasion idéale d’égaliser et de chercher à inverser la tendance. Seydou en grand capitaine et ainé savait que le choix de tout autre de ses camarades pouvait peser sur les épaules et un ratage couterait aussi au malheureux candidat jusque dans sa carrière. Pour protéger les jeunes fantassins, il a décidé de tirer et de porter le chapeau en cas d’échec. C’est le geste des grands. Tous les jours n’étant pas grands même pour les grands, il a raté son tir et manqué ce tournant psychologique. Alors rien à reprocher à Seydou.
    4- MANQUE D’AUDACE ? : oui le sélectionneur a été critiqué sur les trois matches pour des remplacements jugés tatillons ou pour une propension à se retenir sur les remplacements aux bons moments. Mon analyse personnelle est qu’il a manqué d’audace mais par prudence. La phase éliminatoire n’a pas permis à Kasperszak d’avoir la marge tactique nécessaire pour dégager un groupe compact et un noyau dur de titulaires indiscutables. L’on se souvient qu’après une entame de bon aloi contre le Malawi, ses poulains ont trébuché à Alger avant de bien repartir à addis Abeba avec une belle victoire. Mais les deux défaites d’affilée contre l’Ethiopie à domicile à Bamako et au Malawi ont créé un réel doute dans la tête du sélectionneur et dont il ne s’est pas repris malgré la qualification contre l’Algérie. Ce doute a persisté jusqu’aux phases finales.
    La lourde défaite 3-0 contre l’Afrique du sud en phase préparatoire au Gabon a maintenu ces doutes même si cela pouvait être relativisé à ce niveau. Pour résumer, coach Henri n’a pas eu le recul nécessaire pour jauger la capacité de chaque individualité à répondre au défis tactiques inhérents aux changements pour conserver un acquis ou changer le cours du jeu. Ce qui est plus sûr mais hélas regrettable, c’est que si les Aigles arrivaient à dépasser le premier tour, les performances contre des équipes comme le Cameroun ou la Cote d’ivoire allaient l’aider à avoir plus confiance à son groupe.
    5-LA SERENITE AUTOUR DES AIGLES : Oui il y a eu deux médailles de bronze de suite en 2012 et 2013 mais cette année également les Aigles pouvaient prétendre à mieux car il y a eu de la vraie sérénité autour de l’équipe. Pas de grande mésentente, pas de scandales, pas de crise d’égo, pas de revendications encore moins des doléances non satisfaites. Les primes ont été payées avant le début du tournoi. L’Etat et la fédération ont mis les petits plats dans les grands.
    6- LE 12è AIGLE : L’Union nationale des supporters du Mali avait du souci pour réussir un déplacement massif sur la Guinée équatoriale. Des soucis d’argent au regard de la situation générale du pays. Mais ce souci s’est avéré très vite inutile car en guinée équatoriale, le Mali est bien présent par sa communauté qui est la première des étrangères du pays. La mobilisation a été totale sinon monstre à Malabo, Bata, Mongomo et bien d’autres contrées dont les ressortissants n’ont pas hésité à faire le déplacement. Grace à l’ambassadeur du Mali en Guinée équatoriale et au Conseil des Maliens, le 12è aigle a bien glati dans les tribunes de l’estadio de Malabo et de celui de Mongomo et les Aigles avaient de quoi être fiers en regardant le vert- jaune-rouge massif.
    7- KASPERSZAK : avec l’élimination au premier tour, la question est presque unique : va-t-on ou non garder le sélectionneur ? Son contrat était lié à cette phase finale de la CAN 2015, un contrat d’objectif. Mais d’ores et déjà à la FEMAFOOT l’heure est à la réflexion pour répondre à cette question. A notre avis, en attendant la réponse, il serait préférable de ne pas tomber dans le piège du passé, soit un entraineur par an ou par CAN.
    Pour cette fois soyons pragmatique et jouons pour la continuité. Les arguments sont pourtant là : l’équipe est en place techniquement et tactiquement et bientôt les éliminatoires de la CAN 2017 et du mondial 2018. Coach Henri doit continuer quitte a lui de fixer des objectifs plus pointus dans un contrat assez contraignant.
    8-DEUX POUMONS, UN CORPS : la Guinée et le Mali, dit-on, selon l’esprit des pères fondateurs des deux pays, sont deux poumons d’un même corps. Cette assertion a été bien vérifiée à Mongomo au lendemain du choc 1-1 entre les deux pays. A l’aéroport de la ville, et en route pour Malabo pour attendre le verdict du tirage au sort fatidique, les joueurs des deux équipes ont communié dans la fraternité. Des moments forts de retrouvailles pendant les deux heures d’attente. Causeries, jeux de carte, partage de musique ont comblé le temps, comme une seule équipe. C’était du grand art de ce que le football peut avoir de beau, d’humanisme, de fraternité, de solidarité, de cohésion et de paix.
    9- Le PANAFRICANISME EQUATO GUINEEN : Organiser la CAN en moins de deux mois, c’est bien évidemment l’exploit unique dans l’histoire que la Guinée équatoriale a réussie en acceptant d’organiser la 30è CAN après le désistement tardif du Maroc. Le président Obiang Nguéma a sorti la carte panafricaniste pour sauver la CAF et le Continent constamment exposés aux critiques récurrentes d’inorganisation, d »’arrierisme ». La CAN s’est déroulée dans des conditions au dessus de la moyenne et la compétition sauvée là où on la destinait en Europe ou en Asie. Bravo à la Guinée équatoriale, son président et son peuple.
    10- L’AVENIR : les Aigles sortis au premier tour, il faut vite se remobiliser. Il faut tirer les enseignements techniques et tactiques des trois matches et regarder devant. Autant les Aigles ont été considérés par bien d’observateurs comme une des plus belles équipes, autant ces mêmes observateurs n’ont pas bien compris que cette équipe est très apte à ouvrir le score mais se fait rattraper très vite à la marque, laisse filer une victoire pourtant à portée de main, comme ce fut le cas contre la Côte d’ivoire et le Cameroun.
    Contre la Guinée, les joueurs maliens ont vécu l’inverse, en prenant d’abord un but avant d’égaliser non sans avoir raté un penalty. Là ils ont eu les ressources morales et psychologiques pour remonter la marque. La deuxième mi-temps contre la Guinée a été très abordable pour Seydou Keita et ses camarades mais disons aussi que la baraka a manqué. Il faut donc tirer le bilan, gérer la question de l’entraineur et se remettre en ordre de bataille pour la CAN 2017 et le mondial 2018. Les hommes sont là, le potentiel aussi.

    Alassane Souleymane
    Journaliste, ancien membre de la Fédération Malienne de Football

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