MAGGIWÜRFEL IN KONKURRENZ ZU SOUMBARA – L’arrière-goût du cube « magique »

1. Ländliche Gebiete Malis: Der Nachgeschmack des „magischen“ Würfels
Bamako (Le 26 mars) – 17.01.2015
Mit großem Tamtam hat sich der Maggi-Würfel in ganz Mali durchgesetzt und die Frauen in ländlichen Gebieten ruiniert, die ihren Lebensunterhalt aus dem Verkauf der traditionellen Würze Soumbara bestritten.
2. Soumbara gibt Kraft
Bamako (Le 26 mars) – 17.01.2015
Alle sagen es, die Frauen die es herstellen, die Leute die es verwenden, die Techniker die es studieren: das Soumbara, diese Würze aus fermentierten Nérékernen ist gut für die Gesundheit.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Foto (c) africanews.it: „Mit Maggi ist jede Frau ein Stern“

1. Monde rural Malien : L’arrière-goût du cube « magique »
Bamako (Le 26 mars) – 17.01.2015
Par Mady Sow
A grands renforts de publicité, le cube Maggi s’est imposé partout au Mali, ruinant les femmes rurales qui vivaient de la vente du soumbara, ce condiment traditionnel. Elles dénoncent cette concurrence déloyale d’un produit importé sur la production locale.
Que Dieu fasse disparaître de ce pays ce maudit Maggi qui m’empêche d’avoir de l’argent, clame cette vendeuse de condiments au marché de Sabalibougou. « Après chaque prière, nous devons solliciter du Tout Puissant, l’extirpation de Maggi des habitudes alimentaires du malien », renchérit cette autre femme.
Plus posément, mais non moins fermement, Mr Diallo agronome de son état propose : « l’Etat devrait interdire ce Maggi qui enrichit des firmes étrangères tout en appauvrissant les femmes rurales ».
De fait, les productrices et les marchandes de soumbara, ce condiment à base de graines de néré fermenté produit dans les villages, peuvent difficilement rivaliser avec les vendeuses de « Maggi », appellation raccourcie des bouillons-cubes fabriqués par Nestlé, qui disposent d’importants moyens publicitaires.
« Maggi, le secret de la bonne cuisine », « Maggi convainc le mari de la bonne cuisine de son épouse », « Maggi t’évite d’avoir une coépouse à la maison », « le cube Maggi chasse le pilon », « avec Maggi, on fait le repas à temps » : ces slogans sont partout. Imprimés dans les journaux, chantés à la radio, joués à la télévision. Personne n’y échappe. Pas même en milieu rural où ils sont diffusés, traduits dans, presque toutes nos langues principales langues nationales, par les stations de radio rurale très écoutées dans les villages.
Dans tous les marchés hebdomadaires, de jeunes femmes qui sillonnent le pays dans des fourgonnettes 4X4 équipées de mégaphones, crient et chantent ces slogans sur tous les tons. Pour être plus convaincantes, elles distribuent aussi des tee-shirts et des sacs et font des « dons ».
Comment les femmes rurales sans moyens et sans accès aux médias, peuvent-elles lutter contre ce matraquage publicitaire ?
« Nous ne saurions concurrencer ces femmes car elles ont plus d’atouts que nous, se lamente une villageoise. Nous, personne ne nous regarde dans notre situation déplorable ».
Aujourd’hui les cubes font fureur jusqu’au fin fond du Mali.
A 25 Fcfa la pièce, tout le monde peut en acheter. Du Coup, la polémique fait rage dans les villages : les vendeuses de bouillons-cube prétendent que le soumbara aggrave la gastrite, celles de soumbara répliquent en disant que le Maggi provoque l’hypertension. Qui croire ?
Le Maggi fait moderne.
Mais une chose est sûre : la consommation de soumbara a fortement baissé. Seules les vieilles personnes en utilisent encore. Ce produit traditionnel est désormais considéré comme l’aliment du pauvre alors que le Maggi fait moderne. « C’est malheureux ; déplore un jeune diplômé, le Malien rejette tout ce qui est produit localement au profit de l’importé. »
Ceux qui ont envie de manger du soumbara, le font donc en cachette. Ils ont honte d’aller en acheter : « Moi j’aime beaucoup le soumbara, mais je ne peux plus m’en procurer sur le marché sinon ils vont se moquer de mes enfants qui sont tous fonctionnaires et m’apportent régulièrement de l’argent. De fait, je suis obligé de m’en abstenir », regrette une femme.
La mévente du soumbara est une vraie catastrophe pour les femmes rurales : « Nous nous demandons à quel Saint nous vouer. Notre revenu a disparu. Nous ne pouvons plus satisfaire nos besoins quotidiens ».
« Actuellement, constate un agent forestier, tout le néré pourrit sur l’arbre parce qu’on ne le cueille plus. Même les animaux sauvages n’en veulent plus ! »
Pour remplacer le soumbara, les femmes s’adonnent aux cultures maraîchères (tomate, aubergine, piment, haricot vert, oignon, choux). Elles créent des potagers, même aux alentours des cases traditionnelles. Cela leur permet de subvenir à certains de leurs besoins mais ne compense pas le manque à gagner du néré.
Ces cultures nécessitent des engrais et des produits phytosanitaires qu’il faut acheter. En outre, les légumes sont périssables et le marché souvent saturé. Alors que le néré pousse tout seul et que ses graines se conservent bien. « Cette situation a failli me rendre folle car j’étais habituée à percevoir plus du double du salaire de mon mari par mois avec le néré. Avec le potager, je ne gagne presque rien. C’est dommage », s’exclame une femme.
Pour sortir de ce mauvais pas, chacune y va de sa solution : « Notre salut se trouve dans la vente du soumbara, mais à une condition que l’Etat interdise cette « saloperie » de maggi-jumbo », confesse une marchande. « A défaut d’interdire l’importation, l’Etat n’a qu’à surtaxer le Maggi pour dissuader le consommateur de l’acheter », suggère une douanière.
© 2015 Le 26 mars

2. Le soumbara donne la force
Bamako (Le 26 mars) – 17.01.2015
Tout le monde le dit, les femmes en produisent, les gens qui en consomment, les techniciens qui l’étudient : le soumbara, ce condiment à base de graines de néré fermentées est bon pour la santé.
Riche en protéines, il est nutritif et énergétique. Il a aussi la vertu de faire baisser la tension artérielle.
Rien de tel n’est dit sur le bouillon-cube dont on vante essentiellement le goût puissant et la facilité d’utilisation. Certains même affirment que la consommation de ces petits cubes serait un facteur d’hypertension car il est très salé.
Les difficultés économiques et la diversification des produits lancée par Nestlé depuis quelques années ont accru, surtout en ville, l’utilisation de ces « exhausteurs de goût ». Ils ne servent plus seulement à relever les sauces, mais remplacent chez les plus démunis les légumes et la viande qu’ils ne peuvent plus acheter. Au menu : Maggi-poulet, Maggi-crevettes, Maggi-oignons‘ Les petits cubes commodes et proprement emballés entretiennent l’illusion, mais ils sont loin de « donner la force » comme les boules de soumbara.
D’ailleurs, comme l’a prouvé une enquête menée au Burkina Faso, ceux qui ont les moyens de faire des sauces riches en ingrédients variés n’utilisent pas de cubes.
Reste que pour Nestlé, promoteur de la marque Maggi, les cubes vendus par millions sont une bonne affaire.
© 2015 Le 26 mars

1. Ländliche Gebiete Malis: Der Nachgeschmack des „magischen“ Würfels
Bamako (Le 26 mars) – 17.01.2015
Von Mady Sow
Mit großem Tamtam hat sich der Maggi-Würfel in ganz Mali durchgesetzt und die Frauen in ländlichen Gebieten ruiniert, die ihren Lebensunterhalt aus dem Verkauf der traditionellen Würze Soumbara bestritten. Sie bemängeln diesen unlauteren Wettbewerb eines eingeführten Erzeugnisses mit den lokalen Produkten.
Dass Gott dies verdammte Maggi aus diesem Land verschwinden lässt, das mich am Geldverdienen hindert, sagt diese Gewürzverkäuferin auf dem Markt von Sabalibougou sehr laut. „Nach jedem Gebet müssen wir den Allmächtigen bitten, Maggi aus den Essgewohnheiten der Malier auszurotten“, ergänzt eine andere Frau.
Ruhiger, aber nicht weniger entschieden schlägt Herr Diallo, seines Zeichens Agronom, vor, „der Staat solle ein Maggiverbot erlassen, eines Produktes, das ausländische Firmen bereichere, während Frauen in ländlichen Gebieten dadurch verarmten.“
In der Tat können die Herstellerinnen und Verkäuferinnen von Soumbara, dieser Würze aus in den Dörfern hergestellten fermentierten Nérékernen, kaum mit den Anbietern von „Maggi“, verkürzter Name für die Brühwürfel von Nestlé, die über umfangreiche Werbemittel verfügen, konkurrieren.
„Maggi, das Geheimnis der guten Küche“, „Maggi überzeugt den Mann der guten Küchevon den Kochkünsten seiner Frau“, „Maggi rettet dich vor einer Mitfrau in deinem Heim“, „der Maggi-Würfel verjagt den Mörser“, „mit Maggi wird das Essen pünktlich fertig“: diese Slogans sind überall. Gedruckt in den Zeitungen, gesungen im Radio, in Szene gesetzt im Fernsehen. Niemand entgeht ihnen. Nicht einmal in den ländlichen Gebieten, wo sie im Radio gesendet werden, übersetzt in fast alle wichtigen Landessprachen, durch ländliche Radiosender, die auf den Dörfern sehr viel gehört werden.
Auf all den Wochenmärkten schreien und singen junge Frauen, die das Land mit Megaphonen in Gelände-Transportern bereisen, diese Parolen in allen Tonarten. Um überzeugender zu wirken, verteilen sie auch T-Shirts und Taschen und „Spenden“.
Wie können die Frauen in ländlichen Gebieten ohne Mittel und ohne Zugang zu den Medien gegen diesen Werbungsrummel kämpfen?
„Wir können nicht mit diesen Frauen konkurrieren, weil sie mehr Trümpfe als wir haben“, klagt eine Dorfbewohnerin. „Uns sieht niemand in dieser beklagenswerten Situation.“
Heute schüren die Würfel Wut bis in die Tiefen von Mali.
Zu 25 Francs CFA pro Stück (ca. 4 Cent), kann jeder sie kaufen. Da tobt der Streit in den Dörfern: die Brühwürfel-Anbieterinnen behaupten, dass Soumbara Gastritis verschlimmert, jene von Soumbara antworten, dass Maggi Bluthochdruck verursacht. Wem soll man glauben?
Aber eines ist sicher: der Verbrauch von Soumbara ist stark zurückgegangen. Nur alte Leute verwenden es immer noch. Das traditionsreiche Produkt gilt heute als das Essen der Armen, während Maggi als modern gilt. „Es ist traurig“, bedauert ein junger Mann mit Diplom, „der Malier lehnt alles lokal Produzierte ab, er will das Importierte.“
Diejenigen, die Soumbara essen wollen, tun dies im Geheimen. Sie schämen sich, es zu kaufen: „Ich liebe Soumbara, aber ich kann es mir nicht mehr auf dem Markt holen, oder sie werden über meine Kinder lachen, die alle Beamten sind und mir regelmäßig Geld überweisen. In der Tat muss ich jetzt darauf verzichten“, bedauert eine Frau.
Die schlechten Verkaufszahlen von Soumbara sind eine Katastrophe für Frauen im ländlichen Raum: „Wir fragen uns, zu welchen Heiligen wir beten sollen. Unser Einkommen ist verschwunden. Wir können unsere täglichen Bedürfnisse nicht mehr erfüllen.“
„Derzeit“, stellt ein Forstbeamter fest, „verfaulen die Néréfrüchte am Baum, weil wir sie nicht pflücken. Selbst die wilden Tiere wollen sie nicht mehr! »
Um Soumbara zu ersetzen, widmen sich die Frauen dem Gemüseanbau (Tomaten, Auberginen, Pepperoni, grüne Bohnen, Zwiebeln, Kohl …). Sie schaffen Gemüsegärten, auch um die traditionellen Hütten herum. Dies ermöglicht ihnen, einige ihrer Bedürfnisse zu erfüllen, kann aber nicht die Unterdeckung von Néré kompensieren.
Diese Kulturen erfordern Dünger und Pflanzenschutzmittel, die man kaufen muss. Außerdem sind Gemüse verderblich, und der Markt ist oftmals gesättigt. Während Néré von allein wächst und die Samen sich gut halten. „Diese Situation macht mich fast verrückt, weil ich früher mehr als die doppelte Gehalt meines Mannes im Monat mit Néré verdiente. Mit dem Garten ist kaum noch etwas zu verdienen. Echt schade“, ruft eine Frau aus.
Um diesem Schlamassel zu entgehen, hat jede ihre Lösung: „Unsere Rettung liegt im Verkauf von Soumbara, aber unter einer Bedingung, dass der Staat diesen +Schund+ von Maggi-Jumbo verbietet“, bekennt eine Marktfrau. „Falls sie nicht die Einfuhr verbieten können, soll der Staat Maggi mit einem Steuerzuschlag belegen, um den Verbraucher vom Kauf abzuhalten“, schlägt eine Zollbeamtin vor.
© 26. März 2015

2. Soumbara gibt Kraft
Bamako (Le 26 mars) – 17.01.2015
Alle sagen es, die Frauen die es herstellen, die Leute die es verwenden, die Techniker die es studieren: das Soumbara, diese Würze aus fermentierten Nérékernen ist gut für die Gesundheit.
Reich an Eiweiß, ist es nahrhaft und energiereich. Es hat auch die gute Eigenschaft, den Blutdruck zu senken.
Nichts davon wird vom Brühwürfel gesagt, bei dem hauptsächlich der kräftige Geschmack und die Benutzerfreundlichkeit gerühmt wird. Einige behaupten auch, der Verbrauch dieser Würfel sei ein Faktor von Hypertonie, weil sie sehr salzig sind.
Wirtschaftliche Not und die Diversifikation der Produkte von Nestlé in den letzten Jahren haben, vor allem in den Städten, die Verwendung dieser „Geschmacksverstärker“ steigen lassen. Sie dienen nicht nur dazu, Geschmack an die Saucen zu bringen, sondern ersetzen bei den armen Leuten Gemüse und Fleisch, das sie nicht mehr kaufen können. Auf der Speisekarte: Maggi-Huhn, Maggi-Krabben, Maggi-Zwiebeln, … Kleine komfortable und gut verpackte Würfel erhalten die Illusion, aber sie sind weit entfernt davon „Kraft zu geben“, wie die Soumbara-Kugeln.
Außerdem verwenden diejenigen, die sich Saucen reich an Zutaten leisten können, keine Würfel, wie eine Umfrage in Burkina Faso nachwies.
Dennoch, für Nestlé, Promoter der Marke Maggi, sind die Millionen von verkauften Würfeln ein gutes Geschäft.
© 2015 Le 26 mars

Advertisements

Ein Gedanke zu “MAGGIWÜRFEL IN KONKURRENZ ZU SOUMBARA – L’arrière-goût du cube « magique »

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s