DER FILM "TIMBUKTU": JETZT IN DEN KINOS – Un Moyen-Âge de 4X4 et de kalachnikovs – et la résistance silencieuse

1. „Timbuktu“ von Sissako in französischen Kinos … aber nicht in Mali
Journal du Mali – 09/12/2014
Malier müssen auf die Vorführung des Films von Regisseur Abderrahmane Sissako aus Mauretanien, der die Schrecken der Dschihad-Besatzung des Nordens von Mali erzählt, noch warten.
2. „Timbuktu“ oder die mythologische Geschichte einer von Brutalität heimgesuchten Stadt
SlateAfrique – 2014.12.10
Abderrahmane Sissako’s Film ist eine Art Tanz des Wahnsinns und erzählt von der Gewalt der Invasion des Dschihadismus.
Die Gazelle, lautlos und verzweifelt. Die schwarze Flagge des Dschihad. Die ruhigen Kühe am See mitten in der Wüste, ein Kind. Die Stadt und ihre Lehmhäuser, überragt von Parabolantennen. Die Gewalt des Krachens der Kugeln,die die Statuen in Stücke reißen.

3. Filmemacher Sissako: „Die Kultur als Geisel“
Deutsche Welle – 22.05.2014
Mit seinem Film „Timbuktu“ging der mauretanische Regisseur Abderrahmane Sissako ins Rennen um die Goldene Palme von Cannes. Die Kultur leide unter den aktuellen Kämpfen in Mali, erzählt Sissako im DW-Interview.
NACHTRAG: Mit „Timbuktu“ träumt Abderrahmane Sissako von einem Oscar für Afrika
Palm Springs (USA) (AFP) – 07.01.2015 06:28
„Timbuktu“, meisterhafter Film von Abderrahmane Sissako über den Alltag im von Islamisten besetzten Timbuktu, ist als erster mauretanischer Film ein Kandidat für den Oscar für den besten ausländischen Film, und er schaffte es in die Vorauswahl

DEUTSCHE ARTIKEL WEITER UNTER DEM GELBEN KASTEN

=> Im Mai in den MALI-INFORMATIONEN:
ABDERRAHMANE SISSAKO BERÜHRT IN CANNES MIT SEINEM FILM „TIMBUKTU“ – „Timbuktu“, superbe plaidoyer contre l’islam intransigeant des jihadistes – 17/05/2014

1. „Timbuktu“ de Sissako sur les écrans français…mais pas au Mali
Journal du Mali – 09/12/2014
Par Mame Diarra DIOP
Pour les Maliens, il faudra attendre avant d’assister à une projection du film du réalisateur mauritanien Abderahmane Sissako, et qui relate les affres de l’occupation djihadiste au nord du Mali. (Et, le 6 janvier, toujours attendre, ndlr)

Timbuktu: scène au lac
Foto (c) Le Pacte: Timbuktu: scène au lac – Filmszene am See

La curiosité est grande pour ce film qui a été projeté en Mai dernier au festival de Cannes, mais qui suscite la critique au Mali. S’il est adoubé par les critiques françaises, l’œuvre „Timbuktu“ n’a hélas pas obtenu de prix au prestigieux festival de Cannes. Malgré tout à la veille de la sortie du film sur les écrans français, Sissako, le réalisateur mauritanien d’adoption malienne, a été toute cette journée du mardi, l’invité spécial de RFI, qui lui a consacré ses antennes…

Pour revenir à ce film qui plonge quelques mois en arrière dans les affres de l’occupation djihadiste en 2012 au nord du Mali, un fait divers passé presque inaperçu, confie Sissako à la journaliste Emmanuel Bastide. Celle de la lapidation d’un couple, jugé adultère, puisque non marié à Aguel’hok. „Cette histoire a très vite été oubliée, presque pas médiatisée“, déplore Sissako, qui en a fait le point de départ de sa fiction. Autre scène phare, celle de cette gazelle au galop, prise en chasse par des jihadistes avec un pick-up. Et cela finit mal à cause d’une vache qui s’est pris les pieds dans un filet de pêche –
A voir la bande annonce, les premières images sont belles, les couleurs intenses, les formes suggérées à travers les étoffes de ces femmes pudiques du Nord dont l’une d’elle interroge un djihadiste, venu lui rendre visite un soir. „Pourquoi viens-tu me voir alors que mon mari n’est pas là? Que me veux-tu ? Si ce que tu vois te dérange, alors ne me regardes pas“, lance-t’elle à l’oppresseur qui veut la voir couverte de la tête au pied, au risque d’être lapidée.
Ainsi „Timbuktu“ évoque ces douleurs enfouies, ces traumatismes subis en huit mois, mais aussi cette résistance des habitants de Tombouctou face à l’obscurantisme. Avec sa caméra, Abderahmane Sissako, interroge ces interdits imposés et cet „islam tronqué“ au nom d’un prétendu djihad ou charia d’un jour, sur les valeurs universelles de paix et de tolérance qu’a toujours prôné l’Islam véritable depuis le temps de Mahomet (PSL, la paix soit avec lui).
Avec des acteurs au jeu profond, Sissako filme avec pudeur et discrétion, comme il le confie lui même, la vie ordinaire d’habitants confrontés à l’intolérance, à l’incompréhensible. Il nous dévoile l’infini du désert, l’ocre du sable, les ruelles secrètes de Tombouctou, des images qui entraînent la lenteur, la profondeur… et la réflexion…
Tourné près de la frontière malienne, dans une zone rouge dans l’extrême est de la Mauritanie (à Oualata), Timbuktu ne raconte pas une mais plusieurs histoires et relate, ce qui aujourd’hui, ne pourra jamais être oublié par ceux qui l’ont vécu. L’occupation la plus absurde. Une fiction qui peut être ouvrira des voies pour les victimes et poussera à parler, à narrer enfin ce qui s’est passé dans la cité des 333 Saints…
Si les citoyens français et avant eux les critiques à Cannes, auront eu la chance de voir le film, il aurait été apprécié du réalisateur, une projection à Bamako, avant celle sur les écrans français. Mais cela est un autre débat…
© 2014 journaldumali.com

2. «Timbuktu» ou le récit mythologique d’une ville assaillie par la brutalité
Le film d’Abderrahmane Sissako est une sorte de danse de la folie et raconte la violence de l’invasion du djihadisme.
Slateafrique – 10.12.2014
Par Jean-Michel Frodon
La gazelle, silencieuse et affolée. Le drapeau noir du djihad. Les vaches tranquilles près du lac au milieu du désert, un enfant. La ville et ses maisons de terre surmontées de paraboles. La violence du son des balles qui déchiquètent les statues.
Il y a une histoire, qui sera contée. Il y a une situation, qui sera décrite. Il y a une multiplicité de gens, de peuples, de langues. Il y a un monde composite, disjoint semble-t-il et qui pourtant est un seul ensemble.
Un Moyen-Âge de 4X4 et de kalach
La famille de bergers dans la tente sur la dune et la famille de pêcheurs sur la rive, c’est comme sorti d’un récit biblique, et c’est une scène de western, et c’est maintenant aussi. Maintenant, cette époque contemporaine où on tue à coups de pierres ceux qui n’ont pas officialisé leur amour devant le bon prêtre, ce Moyen-Âge de 4X4 et de kalach tenues par des jeunes gars paumés, qui s’engueulent ferme sur les mérites comparés de Zidane et de Messi.
Abderrahmane Sissako est comme… comment dire? Comme un danseur aveugle qui danserait toutes ses perceptions. Son film est sa danse.
«Aveugle» pas parce qu’il ne voit pas, évidemment, mais parce qu’il va au-delà, parce qu’il capte les vibrations, les intensités, les souffles. Il sait comment les islamistes ont pris les villes du Nord-Mali, il sait ce qu’ils ont fait, et c’est là, à l’écran. Mais pas comme le décrirait un journaliste, un documentariste ou même un romancier, plutôt comme le modulerait un chanteur à bouche fermée ou un poète mystique.
Abderrahmane Sissako sait aussi ce qu’il y avait avant l’attaque des djihadistes, et comment cela continue, après la venue de soldats français qui les ont délogés, après les déplacements suivants, dans l’histoire, dans l’espace, dans l’actualité. Timbuktu n’est pas une chronique, c’est un récit mythologique. Et c’est ainsi, ainsi seulement, qu’il prend en charge l’acuité du présent.
© 2014 slateafrique.com

SUPPLEMENT: Avec „Timbuktu“, Abderrahmane Sissako rêve d’un Oscar pour l’Afrique
Palm Springs (Etats-Unis) (AFP) – 07.01.2015 06:28 – Par Veronique DUPONT
„Timbuktu“, film magistral d’Abderrahmane Sissako sur la vie quotidienne à Tombouctou occupé par les islamistes, est le premier film mauritanien candidat à l’Oscar du meilleur film étranger, et il est parvenu à se hisser en pré-sélection. Déjà une victoire en soi, a expliqué le cinéaste à l’AFP.
Gagner un Oscar „serait avant tout une victoire de l’Afrique. Etre dans une +short list+, c’est déjà quelque chose de rare pour le continent, et quand ça arrive on a l’impression que c’est lui qui avance, qu’on parlera de lui différemment ne serait-ce qu’un instant“, a-t-il déclaré en marge du festival du film de Palm Springs, en Californie.
(…)
Le film n’a pas encore été montré au Mali, mais l’a été en Mauritanie, où le cinéaste s’est réinstallé il y a quatre ans après de nombreuses années passées en France. „La sortie nationale était nécessaire pour pouvoir concourir aux Oscars“, remarque notamment Abderrahmane Sissako, qui fait le constat de la déshérence du cinéma en Afrique, un continent où les salles de cinéma ont largement péréclité et où la production de films est anémique.
© 2015 AFP

=> LIRE AUSSI:
Cannes 2014: «Timbuktu» ou la fournaise malienne filmée avec poésie
Entre fable et chronique, le film d’Abderrahmane Sissako est inspiré par l’actualité brûlante dans le Sahel.

slate.fr – 16.05.2014
Par Jean-Michel Frodon
=> Lire aussi : «Timbuktu», un film devenu symbole
=> Lire aussi : Abderrahmane Sissako, le cinéaste le plus en vue du continent africain
RFI – 15.12.2014 Par Siegfried Forster
=> ECOUTER: Timbuktu : représenter le drame des femmes au Mali ?
Par Emmanuelle Bastide – Diffusion : mardi 9 décembre 2014

1. „Timbuktu“ von Sissako in französischen Kinos … aber nicht in Mali
Journal du Mali – 09/12/2014
Von Mame Diarra DIOP
Malier müssen auf die Vorführung des Films von Regisseur Abderrahmane Sissako aus Mauretanien, der die Schrecken der Dschihad-Besatzung des Nordens von Mali erzählt, noch warten. (Am 6.Januar: immer noch..,Ed)
Die Neugier auf diesen Film ist groß, der im Mai letzten Jahres auf dem Festival von Cannes gezeigt wurde, aber er weckt Kritik in Mali. Wenn er auch von den französischen Kritikern hochgelobt wurde, erhielt das Werk „Timbuktu“ leider bei den renommierten Filmfestival von Cannes keine Auszeichnung. Dennoch, am Vorabend der Veröffentlichung des Films in den französischen Kinos, war der Regisseur Sissako, mauretanischer Wahlmalier , am Dienstag Ehrengast des RFI, der ihm den ganzen Tag seine Sendezeit widmete
Dieser Film, der sich ein paar Monate zurückversetzt: in den Wirren der Dschihad-Besatzung im Jahr 2012 im Norden Malis geht eine Nachricht fast unter, sagt Sissako der Journalistin Emmanuelle Bastide. Die Steinigung eines Paares, wegen Ehebruchs verurteilt, da nicht verheiratet, in Aguel’hok. „Diese Geschichte war schnell vergessen, fand fast keine Berichterstattung in den Medien“, klagt Sissako, der daraus den Ausgangspunkt für seine Fiktion gemacht hat. Eine andere Schlüsselszene, die der Gazelle im Galopp, von Dschihadisten mit einem Pickup gejagt. Und es endet schlecht, weil eine Kuh sich in einem Fischernetz verhakt hat –
Wenn man den Trailer sieht, die ersten Bilder sind schön, intensive Farben, Formen durch den Stoff dieser keuschen Frauen aus dem Norden, von denen eine einen Dschihadisten, der sie eines Abends besucht, fragt: „Warum kommst du zu mir, während mein Mann nicht da ist? Was willst Du von mir? Wenn das, was du siehst, dich stört, dann schau mich nicht an“, wirft sie dem Unterdrücker zu, der sehen will, dass sie von Kopf bis Fuß bedeckt ist, auf die Gefahr einer Steinigung hin.
So erinnert „Timbuktu“ an diesen vergrabenen Schmerz, diese in acht Monaten erlittenen Traumata, aber auch an den Widerstand der Bewohner von Timbuktu gegenüber dem Obskurantismus, der Fortschrittsfeindlichkeit. Mit seiner Kamera stellt Abderrahmane Sissako solche auferlegten Einschränkungen in Frage und „den verstümmelten Islam“ im Namen eines vorgegebenen Dschihad oder Scharia, über die universellen Werte des Friedens und der Toleranz, für die sich stets der wahre Islam eingesetzt hat, seit der Zeit des Propheten Mohamed (Friede sei mit ihm).
Mit Schauspielern, die ausdrucksvoll spielen, filmt Sissako mit Bescheidenheit und Diskretion, wie er selbst sagt, das alltägliche Leben der Menschen konfrontiert mit Intoleranz, mit dem Unverständlichen. Er enthüllt uns die unendliche Wüste, das Ocker des Sandes, die geheimen Gassen von Timbuktu, Bilder, die Langsamkeit, Tiefe … und Nachdenken mit sich bringen …
Gedreht in der Nähe der Grenze zu Mali, in einer roten Zone im östlichsten Mauretanien, erzählt Timbuktu nicht nur eine, sondern mehrere Geschichten und berichtet, was von denen, die es erlebt haben, niemals vergessen werden kann. Die absurdeste Besatzung. Eine Fiktion, die vielleicht Wege für die Opfer öffnen wird und sie dazu bringen wird, endlich zu sagen, was in der Stadt der 333 Heiligen geschah …
Wenn die französischen Bürger und vor ihnen die Kritiker in Cannes die Chance hatten, den Film zu sehen, hätte der Regisseur sich eine Vorstellung in Bamako vor denen in Frankreich gewünscht. Aber das ist eine andere Diskussion …
© 2014 journaldumali.com

2. „Timbuktu“ oder die mythologische Geschichte einer von Brutalität heimgesuchten Stadt
Abderrahmane Sissako’s Film ist eine Art Tanz des Wahnsinns und erzählt von der Gewalt der Invasion des Dschihadismus.
SlateAfrique – 2014.12.10
Von Jean-Michel Frodon
Die Gazelle, lautlos und verzweifelt. Die schwarze Flagge des Dschihad. Die ruhigen Kühe am See mitten in der Wüste, ein Kind. Die Stadt und ihre Lehmhäuser, überragt von Parabolantennen. Die Gewalt des Krachens der Kugeln,die die Statuen in Stücke reißen.
Es gibt eine Geschichte, die erzählt wird. Es gibt eine Situation, die beschrieben wird. Es gibt eine Vielzahl von Menschen, Völkern, Sprachen. Es gibt eine zusammengesetzte Welt, die disjunkt erscheint und doch ein Ganzes ist.
Ein Mittelalter mit Landrovern und Kalaschnikows
Die Familie der Hirten im Zelt auf der Düne und der Familie der Fischer an der Küste, es ist wie etwas aus einer Bibelgeschichte, und es ist eine Szene aus einem Western, und es ist auch das Jetzt. Jetzt, diese zeitgenössische Ära, wo die man mit Steinen jene tötet, die ihre Liebe nicht beim richtigen Priester formalisiert haben, dies Mittelalter der Landrover und Kalaschnikows von verirrten jungen Kerlen gehalten, die sich kräftig anschreien beim Vergleich von Zidane und Messi (Fußballspieler, Ed).
Abderrahmane Sissakos wie … wie soll man es sagen? Wie ein blinder Tänzer, der alle seine Wahrnehmungen tanzen würde. Sein Film ist sein Tanz.
„Blind“ nicht, weil er nicht sieht, natürlich nicht, sondern weil er darüber hinaus sieht, weil er die Vibrationen, die Intensität, Atemzüge erfasst. Er weiß, wie die Islamisten die Städte im Norden Malis einnahmen, er weiß, was sie taten, und es ist hier, auf der Leinwand. Aber nicht wie es ein Journalist, Dokumentarfilmer oder Romancier beschreiben würde, eher wie es ein Sänger mit geschlossenem Mund modulieren würde oder ein mystischer Dichter.
Abderrahmane Sissako weiß auch, was vor dem Angriff der Dschihadisten dort war, und wie es weitergeht, nach der Ankunft der französischen Soldaten, die sie verdrängt haben, nach den folgenden Vertreibungen, in der Geschichte, im Raum, in der Aktualität. Timbuktu ist keine Chronik, es ist eine mythologische Erzählung. Und so, nur so nimmt er sich der Schärfe der Gegenwart an.
© 2014 slateafrique.com

3. Filmemacher Sissako: „Die Kultur als Geisel“
Deutsche Welle – 22.05.2014
Mit seinem Film „Timbuktu“ging der mauretanische Regisseur Abderrahmane Sissako ins Rennen um die Goldene Palme von Cannes. Die Kultur leide unter den aktuellen Kämpfen in Mali, erzählt Sissako im DW-Interview.

Abderrahmane Sissako
Das Interview führte Mireille Dronne.
DW: Herr Sissako, Sie haben ihren Film „Timbuktu“ in dieser Woche auf den internationalen Filmfestspielen von Cannes präsentiert. Davon können viele Filmemacher nur träumen. Wie fühlen Sie sich?
Abderrahmane Sissako: Ich produziere meine Filme ja nicht für Cannes, sondern aus Überzeugung. Aber hier habe ich das Gefühl, dass meine Arbeit beachtet und mitgetragen wird. Das macht mich zufrieden und ich freue mich auch für die, über die man sehr wenig spricht. Wenn ein Film fertig ist und von den Kritikern beurteilt wird, dann konzentrieren sich alle auf den Regisseur, den Produzenten. Das verstehe ich, aber die Leute sollen wissen, dass ein Film nur deshalb existiert, weil bestimmte Menschen Vertrauen hatten, weil sie sich für oder gegen ein Projekt ausgesprochen und eventuell das nötige Geld investiert haben. Das sind etwa Gemeinden, Institutionen oder Fernsehsender – aber vor allem sind es Menschen, die denken: Ja, was der Film ausdrücken möchte, macht Sinn. Also machen sie mit. Und deshalb freue mich, dass wir gemeinsam an diesem Wettbewerb teilnehmen können.
In Ihrem Film geht es um die Machtübernahme der Islamisten in Nordmali im Jahr 2012, und vor allem um die Eroberung und Zerstörung der Weltkulturerbe-Stadt Timbuktu. Warum haben Sie sich gerade dieses Thema gesucht?
Die Dschihadisten haben nicht nur die Stadt Timbuktu eingenommen, sondern gleichzeitig eine ganze Kultur, eine Weltvision. Sie haben diese Kultur und auch den religiösen Glauben der Menschen sozusagen als Geisel genommen. Wer Mausoleen und Denkmäler zerstört, der zeigt, dass sie für ihn keine Bedeutung haben. Das heißt: Man verweigert diese Kultur. Die Täter waren keine Menschen aus Timbuktu, sie kamen aus dem Ausland. Aber es ist ihnen gelungen, einige Leute so zu manipulieren, dass sie ihnen behilflich waren. In Mali sind nicht nur Menschenleben in Gefahr, sondern auch die Kultur des Landes – und das sollen die Zuschauer wissen.
Sie arbeiten viel mit Kontrasten: Einerseits sieht man die schönen Frauen Timbuktus, die weiten Felder oder man hört die klangvolle Musik der Tuareg. Auf der anderen Seite zeigen sie unglaubliche Gewalt. Wir sehen zum Beispiel eine Frau, die brutal bestraft wird, weil sie sich gegen die Dschihadisten stellt. In einer anderen Szene: zwei Menschen, die gesteinigt werden. Wollen Sie Ihr Publikum bewusst schockieren?
Ich bin Zeuge und nutze diese Informationen. Mit meinem Film versuche ich, ein Feuer zu entfachen, das letztlich für Verständnis und Klarheit sorgt – in einer Situation, die manchmal verwirrend wirkt und ist. Es ist nicht einfach, eine Steinigung zu filmen. Ich habe versucht, alles wahrheitsgetreu abzubilden.
Sie haben der internationalen Staatengemeinschaft Gleichgültigkeit in Mali vorgeworfen. Was konkret erwarten Sie denn, etwa von Frankreich?
Ich habe immer wieder betont, dass Frankreichs „Operation Serval“ in Mali eine gute Sache ist, wenn es darum geht, der Barbarei ein Ende zu setzen. Aber man sollte auch wissen, dass es Menschen in Mali gab, die im Stillen mitgekämpft haben. Menschen, die ihre Häuser, ihre Kinder nicht verlassen haben, sondern geblieben sind, in der Hoffnung, dass die Gewalt ein Ende haben wird. Ich meine zum Beispiel auch die, die stumm gesungen haben, weil der Gesang verboten war. Sie waren nicht auf eine gefährliche Art und Weise mutig, aber sie sind geblieben. Und diese Leute haben Timbuktu mitbefreit.

Abderrahmane Sissako, Jahrgang 1961, ist ein mauretanischer Filmregisseur und -produzent. Er gehört zu den bekanntesten Filmemachern in Subsahara-Afrika. Seinen Film „Timbuktu“ musste er aus Sicherheitsgründen in Mauretanien statt in Mali drehen.
© 2014 DW.DE

NACHTRAG: Mit „Timbuktu“ träumt Abderrahmane Sissako von einem Oscar für Afrika
Palm Springs (USA) (AFP) – 07.01.2015 06:28
Von Véronique Dupont
„Timbuktu“, meisterhafter Film von Abderrahmane Sissako über den Alltag im von Islamisten besetzten Timbuktu, ist als erster mauretanischer Film ein Kandidat für den Oscar für den besten ausländischen Film, und er schaffte es in die Vorauswahl. Das ist schon ein Sieg als solcher, erklärte der Regisseur gegenüber AFP.
Einen Oscar gewinnen „wäre in erster Linie ein Sieg für Afrika. In die engere Wahl zu kommen, ist schon etwas Seltenes für den Kontinent, und wenn das passiert, dann scheint es, dass der Kontinent voranschreitet, dass man anders über ihn redet und sei es nur einen Augenblick „, sagte er am Rande der Filmfestspiele von Palm Springs in Kalifornien.
(…)
© 2015 AFP

Advertisements

Ein Gedanke zu “DER FILM "TIMBUKTU": JETZT IN DEN KINOS – Un Moyen-Âge de 4X4 et de kalachnikovs – et la résistance silencieuse

  1. en supplément.
    => Le film Timbuktu : Fiction documentée ? Conte pour Occidentaux ?
    http://youtu.be/UNJQxU7__7A (53 min)
    Published on Dec 20, 2014
    Tombouctou, ville mythique. Tombouctou, ville occupée…
    Chercheur anthropologue (CNRS), et analyste géopolitique, André Bourgeot re-situe le film dans le contexte réel du septentrion malien.
    Interview réalisée par Françoise Wassservogel à Paris, le 16 décembre 2014.
    (Correspondante en France de l’hebdomadaire malien Le Reporter)

    => Abderrahmane Sissako interviewé par Renaud de Rochebrune
    jeune afrique – 19/05/2014

    => http://www.allocine.fr/film/fichefilm-225923/critiques/presse/
    —> alle frz. Kritiken / toutes les critiques françaises ,
    recommandation:
    http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/timbuktu.html
    http://www.telerama.fr/cinema/films/timbuktu,491849,critique.php

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s