ZUR PROMISKUITÄT VON DROGENHÄNDLERN UND BEWAFFNETEN GRUPPEN – Le trafic de drogue ne connait pas la crise au Mali

Der Drogenhandel kennt keine Krise in Mali
Malijet – 6. August 2014
Nach einem schlechten Jahr 2013 aufgrund des Krieges haben sich die Geschäfte der arabischen, Tuareg- und anderer Drogenhändler gut erholt.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Le trafic de drogue ne connait pas la crise au Mali
Malijet – 06 Aout 2014
Par Kassim Arouna
Après une mauvaise année 2013, du fait de la guerre, les affaires des trafiquants de drogue arabes, touaregs et autres ont bien repris. Outre le haschich, ils ont fait transiter plusieurs dizaines de tonnes de cocaïne pure entre Sahel et Sahara. Cette nébuleuse de la poudre blanche réunit autorités dévoyées et authentiques criminels : sécurocrates, politiciens et chefs communautaires corrompus ; djihadistes « repentis », hommes de main du MNLA et terroristes d’AQMI ou d’Al Mourabitoune (groupe armé djihadiste salafiste né en août 2013 de la fusion du MUJAO et d’Ansar Dine, ndlr). L’intérêt seul anime ces élites du crime, motivant selon les cas solidarités ou rivalités.
Un cas récent illustre notre propos. Des notabilités de Gao réclament avec passion la libération du narco-djihadiste Yoro ? Leur message est relayé jusqu’à Bamako ? La pieuvre agit.
Ceux qui tirent les ficelles en coulisse ne prennent pas même la précaution de se cacher. Nous les connaissons, admirons leurs vastes demeures, nous contentons de murmurer leurs noms. Un exemple parmi plusieurs : il est riche, incontournable dans son fief du Tilemsi, maître d’une armée privée et trône dans un palais à Gao. Les FAMA, les militaires de Serval et de la Minusma paraissent le respecter, comme Belmokhtar et AQMI avant eux. Côté pile, Hanoun Ould Ali, puissant chef communautaire, gendre d’un ancien ministre d’ATT, est une « autorité » et mène une vie de grand seigneur. Côté face, Hanoun apparaît en chef djihadiste intérimaire, mais surtout en parrain présumé d’un massif trafic de stupéfiants, notamment via Tin Essako.
Depuis janvier 2013 le MNLA, autre acteur majeur de la drogue,  lui a coupé la route d’In Khalil et « volé » cette pépite à la communauté arabe. Jusqu’en 2013 les associés d’Hanoun étaient ses amis Baba Ould Cheikh, emprisonné depuis plus d’un an, ou Sultan Ould Badi, terroriste toujours actif.  Hanoun pour sa part est jusqu’à présent toujours « passé entre les gouttes », de même que les trafiquants dont-il demeure le plus proche, « l’honorable » Mohamed Ould Mataly, député de Bourem, et les gendres de celui-ci, Rougy et Cherif Ould Taher.
Pour contourner la loi islamique, qui interdit de toucher, consommer, transporter de la drogue ou en faire l’objet d’un commerce, ces « hommes d’affaires » prétendent agir en banquiers ou loueurs de véhicules… Dans les faits, ils participent réellement à son commerce et outragent impunément Dieu pour de l’argent.
Politiquement, Hanoun, comme ses associés intimes, est séparatiste quand cela est bon pour ses affaires, loyaliste quand cela l’arrange. A quoi bon l’indépendance quand on a le pouvoir à Bamako comme à Gao ! Tiennent-il toujours Koulouba par la barbichette, comme sous ATT ? Pilotent-t-ils toujours nos grands dirigeants civils et militaires ? Quid du général Gamou et de ses officiers supérieurs ? Un chameau partagé au printemps 2013 aurait scellé une affaire conclue…sur le dos du Mali. Une de plus. L’été précédent, du temps où ils participaient de fait à l’administration de Gao par le MUJAO, Hanoun et Rougy avaient été à Alger négocier avec leurs grands partenaires sécurocrates locaux sur le dossier des « diplomates » algériens pris en otages à Gao par… leurs amis du MUJAO.
Autre cas emblématique de narcotrafiquants : les terroristes d’Al Mourabitoune justement, issus d’AQMI et du MUJAO. Ceux-ci s’intéressent à la drogue dure pour la raison suivante : prélevée comme un impôt aux trafiquants en échange de la sécurité des convois, elle sert à acheter des armes venant de Libye. Sur le territoire malien, ils la vendent à une population pauvre et désœuvrée mais elle devient gratuite pour les nouvelles recrues islamistes, très fidèles.
Le djihadiste Abou Qaqa, l’ancien chef du MUJAO dans la région d’Ansongo, Ménaka et Douentza, est devenu un homme incontournable du trafic de stupéfiants au sein du mouvement islamiste Al Mourabitoune. Il a su exploiter les amitiés de l’ancien leader Abou Bakr Al Misri avec les barons de la drogue arabes de Gao et Bamako, où tout se négocie. Abou Qaqa se repose sur les membres du MUJAO installés dans le nord-est du Mali pour acheminer la drogue à destination de la Libye, en longeant les frontières algériennes et nigériennes. 
Malgré l’effort des institutions nationales pour lutter contre la porosité des frontières, les djihadistes-trafiquants arrivent à passer à travers les mailles du filet. Ils transportent les ballots, très souvent sous l’emprise de stupéfiants, à en croire les témoignages d’agents des forces de sécurité qui en ont arrêtés quelques-uns. Des femmes sont également contraintes à servir de « mules » : un atout non négligeable pour éviter les fouilles.
L’association des trafiquants et des djihadistes ne s’arrête pas là. Les barons de la drogue arabes écoulent leur argent liquide dans des stations services, construites les unes à côté des autres… Les sociétés de location de voitures et de transport routier ne sont pas non plus étrangères à ces combines, au Mali comme au Niger. Al Mourabitoune a su y placer ses hommes. Toutes ces entreprises prospères disposent d’une licence commerciale, ce qui permet d’ouvrir des comptes dans les banques réputées de la région. Détenant des bureaux dans les pays voisins, le fractionnement des dépôts d’argent permet de réduire les soupçons de blanchiment. 
Pour contourner la loi islamique, ces criminels prétendent assurer uniquement le contrôle et la sécurisation des convois au Sahel. Dans les faits, ils participent réellement au commerce de la drogue. Non seulement les narco-djihadistes empoisonnent les Maliens et les Nigériens en négociant des ventes sur le chemin de la Libye, mais ce sont eux-mêmes de fervents consommateurs.
© 2014 Malijet

Der Drogenhandel kennt keine Krise in Mali
  Malijet – 6. August 2014
Von Kassim Arouna
Nach einem schlechten Jahr 2013 aufgrund des Krieges haben sich die Geschäfte der arabischen, Tuareg- und anderer Drogenhändler gut erholt. Außer Haschisch, haben sie zehn Tonnen reines Kokain zwischen Sahel und Sahara geschleust. Diese nebelhafte Masse von weißem Pulver bringt fehlgeleitete Behörden und authentische Kriminelle zusammen: Sekurokraten, korrupte Politiker und Gemeindechefs; „reuige“ Dschihadisten, Handlanger der MNLA und Terroristen von AQMI oder von Al Mourabitoune (salafistische Djihadistengruppe, entstanden 2013 aus der Fusion von mUJAO und Ansar Dine, Ed). Das Interesse allein treibt diese Verbrechereliten an und motiviert je nach Sachlage Solidaritäten oder Rivalitäten.
Ein jüngster Fall veranschaulicht dies. Honoratioren von Gao fordern leidenschaftlich die Freilassung des Narco-DschihadistenYoro? Ihre Nachricht wird nach Bamako weitergeleitet? Die Krake ist in Aktion.
Diejenigen, die die Fäden hinter den Kulissen ziehen, machen sich nicht einmal die Mühe, sich zu verstecken. Wir kennen sie, bewundern ihre großen Anwesen, begnügen uns damit, ihre Namen zu flüstern. Ein Beispiel unter vielen: er ist reich, unumgänglich in seiner Hochburg Tilemsi, Chef eines Privatarmee und thront in einem Palast in Gao. Die FAMA (malisches Militär, Ed), die Militärs von Serval und Minusma scheinen ihn zu respektieren, wie Belmokhtar und AQMI vor ihnen. Auf der Vorderseite der Medaille ist Hanoun Ould Ali, mächtiger Chef der Gemeinschaft, Schwiegersohn eines ehemaligen Ministers von ATT (Staatspräsident Malis vor der Krise, Ed), eine „Autorität“ und führt ein Leben der großen Herrn. Auf der Rückseite erscheint Hanoun als Interims-Dschihad-Chef, vor allem aber als vermutlicher Pate eines massiven Drogenhandels, besonders über Tin Essako.
Seit Januar 2013 hat die MNLA, ein weiterer wichtiger Akteur im Drogengeschäft, ihm die Straße von In Khalil abgeschnitten und dieses Nugget der arabischen Gemeinschaft „gestohlen.“ Bis 2013 waren Hanouns Partner seine Freunde Baba Ould Cheikh, seit über einem Jahr im Gefängnis, oder Sultan Ould Badi, noch aktiver Terrorist. Hanoun für seinen Teil ist bisher immer „ungerupft davon gekommen“, wie die Drogenhändler, denen er am nächsten steht, der „ehrenwerte“ Mohamed Ould Mataly, Abgeordneter aus Bourem, und seine Schwiegersöhne Rougy und Cherif Ould Taher.
Um das islamische Recht zu umgehen, das das Berühren, den Konsum, den Transport und den Handel mit Drogen verbietet, geben sich diese „Unternehmer“ als Banker oder Autovermieter aus … In Wirklichkeit beteiligen sie sich tatsächlich am Handel und schmäht ungestraft Gott für Geld.
Politisch ist Hanoun, wie seine engsten Mitarbeiter, Separatist, wenn es gut für sein Geschäft ist, Loyalist, wenn es ihm in den Kram passt. Was stört ihn die Unabhängigkeit, wenn er die Macht sowohl in Gao als auch in Bamako hat! Halten sie es immer noch Koulouba an der Leine, wie unter ATT? Lotsen sie immer noch unsere großen militärischen und zivilen Führer? Was ist mit General Gamou und seinen Offizieren? In Frühjahr 2013 soll ein Kamel aufgeteilt worden sein, um eine beschlossene Sache zu besiegeln … auf Kosten Malis. Einmal mehr. Im vergangenen Sommer, damals, als sie tatsächlich in der Verwaltung von Gao durch die MUJAO beteiligt waren, fuhren Rougy und Hanoun nach Algier und verhandelten mit ihren wichtigen lokalen Partnern die Frage der algerischen „Diplomaten“, die in Gao als Geiseln genommen worden waren von…der MUJAO, ihren Freunden.
Ein weiterer Fall, symbolisch für die Drogenhändler: die Terroristen von Al Mourabitoune, aus AQMI und MUJAO hervorgegangen. Sie interessieren sich für harte Drogen aus dem folgenden Grund: als Steuer von den Schmugglern im Austausch für eine sichere Passage erhoben, wird sie verwendet, um Waffen in Libyen zu kaufen. Auf malischem Gebiet verkaufen sie sie einer armen Bevölkerung, aber sie ist umsonst für neue sehr loyale Rekruten der Islamisten.
Der Dschihadist Abou Qaqa, der ehemalige Leiter der MUJAO in der Gegend von Ansongo, Menaka und Douentza, ist zu einem wichtigen Mann im Drogenhandel innerhalb der islamistischen Bewegung Al Mourabitoune geworden. Er hat die Freundschaftlichen Beziehungen des ehemaligen Führers Abu Bakr Al Misri zu den arabischen Drogenbaronen von Gao und Bamako ausgenutzt, wo alles verhandelbar ist. Abu Qaqa verlässt sich auf Mitglieder der MUJAO im nord-östlichen Mali, um Drogen nach Libyen zu liefern, entlang der algerischen und nigerischen Grenzen.
Trotz der Bemühungen der nationalen Institutionen, die Durchlässigkeit der Grenzen zu bekämpfen, gelingt es den Dschihadisten-Händlern, durch die Maschen des Netzes zu schlüpfen. Sie transportieren die Ballen, oft unter dem Einfluss von Drogen, nach dem Zeugnis von Agenten der Sicherheitskräfte, die einige festgenommen haben. Frauen werden auch gezwungen, als „Maultiere“ zu arbeiten – ein nicht zu verachtender Trumpf, um Durchsuchungen zu vermeiden.
Der Zusammenschluss der Händler und Dschihadisten ist damit nicht beendet. Die arabischen Drogenbarone geben ihr Bargeld in Tankstellen aus, gebaut eine neben der anderen … Die Unternehmen zu Autovermietung und Transport sind diesen Systemen nicht fremd, sowohl in Mali als auch in Niger. Al Mourabitoune wusste seine Männer zu platzieren. All diese erfolgreichen Unternehmen haben eine kommerzielle Lizenz, so dass sie Konten bei den namhaften Banken in der Region eröffnen können. Weil es Filialen in den Nachbarländern gibt, erlaubt das Splitting der Geldanlagen, den Verdacht auf Geldwäsche zu reduzieren.
Um das islamische Recht zu umgehen, behaupten diese Verbrecher, nur die Kontrolle und Sicherheit der Konvois in der Sahelzone zu garantieren. In Wirklichkeit sind sie stark am Drogenhandel beteiligt. Die Narco-Dschihadisten vergiften nicht nur Malier und Nigerer, indem sie den Umsatz auf dem Weg nach Libyen in der Hand haben, sondern sie sind selbst begeisterte Konsumenten.
© 2014 Malijet

Advertisements

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s