NEUER FILM ÜBER EIN ALTES BUCH ZUM THEMA POLYGAMIE U.A.- Interview avec ANGÈLE DIABANG qui adaptera "Une si longue lettre" au cinéma

Angèle Diabang bringt „Ein so langer Brief“ ins Kino
afrik.com – 19.06.2014
Es ist ein Klassiker des literarischen Erbes Afrikas, den die Filmemacherin Angèle Diabang sich für ihren ersten Spielfilm vorgenommen hat. Ihr Projekt ist eines von zehn Projekten, die von der Fabrik Das Kino der Welt des Institut français in Zusammenarbeit mit der Organisation der Frankophonie (OIF) ausgewählt und im Mai bei den Filmfestspielen in Cannes vorgestellt wurden.

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Sur l’auteure du livre adapté:
Mariama Bâ, est née au Sénégal en 1929 et grandit à travers l’éducation traditionnelle et pieuse de ses grands-parents. Elle passe le concours de l’Ecole Normale pour être institutrice pendant 12 ans. Elle a 9 enfants, divorce et se remarie, et s’engage dans la lutte contre les castes, la polygamie, réclame l’éducation pour tous et des droits véritables pour les femmes.
Elle décède de maladie en 1981, c’est-à-dire 2 ans après la publication de son roman „Une si longue lettre“ et la veille de la publication de son second : „Le Chant écarlate.“ C’est avec seulement ces deux livres qu’elle s’est imposée comme une voix incontournable de la littérature africaine.

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Über die Autorin des Buches:
Mariama Bâ wurde im Jahr 1929 im Senegal geboren und wuchs auf in der traditionellen und frommen Erziehung ihrer Großeltern. Sie wird an der Ecole Normale aufgenommen und arbeitet 12 Jahre lang als Lehrerin. Sie hat neun Kinder, lässt sich scheiden, heiratet wieder, und engagiert sich im Kampf gegen die Kasten, gegen Polygamie, fordert Bildung für alle und echte Rechte für Frauen. Sie stirbt an einer Krankheit im Jahr 1981, also zwei Jahre nach der Veröffentlichung ihres Romans „Ein so langer Brief“ und am Vorabend der Veröffentlichung ihres zweiten: „Der scharlachrote Gesang.“ Es sind nur diese beiden Werke, die sie zu einer nicht zu umgehenden Stimme der afrikanischen Literatur machen.

Angèle Diabang adaptera „Une si longue lettre“ au cinéma
afrik.com – 19 juin 2014
Par Agnès Chitou
C’est à un classique du patrimoine littéraire africain que la cinéaste Angèle Diabang a décidé de s’attaquer, pour ses premiers pas dans la fiction. Son projet est l’un des dix projets sélectionnés par la Fabrique Les cinémas du monde de l’Institut français, et présenté en mai dernier durant le Festival de Cannes.

Elle voulait être ambassadrice « comme (la cantatrice américaine) Barbara Hendricks. « Quand j’ai quitté le droit pour aller faire du cinéma, je me suis dit que je pouvais toujours être ambassadrice… grâce à l’art », confie la cinéaste sénégalaise Angèle Diabang. Elle se formera dans son pays, en Allemagne et en France, notamment à la Femis. Elle réalise son premier court métrage documentaire, „Mon beau sourire“, en 2005. Pour ses projets suivants, elle décide de créer sa propre maison de production Karoninka, échaudée par ses déboires avec un producteur. « Quand on réalise, on est fragile. Je me sens plus en sécurité dans la production », explique la cinéaste. Elle réalisera ainsi deux autres documentaires : „Sénégalaises et islam“ en 2007 et „Yandé Codou, la griotte de Senghor“ en 2008. Sa maison a produit une dizaine de projets. „Une si longue lettre“, adapté du livre éponyme de sa célèbre compatriote Mariama Bâ, sera sa première fiction. Il est l’un des 10 projets sélectionnés cette année à La Fabrique Les cinémas du Monde, programme conçu par l’Institut français avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Festival de Cannes et Le Marché du film. Le programme invite sur la Croisette des cinéastes et leurs producteurs qui travaillent sur un premier ou deuxième long métrage afin de les aider à le concrétiser.
Afrik.com : „Une si longue lettre“ (1979) [1] de l’auteure sénégalaise Mariama Bâ est un classique de la littérature africaine. Pourquoi cette envie d’adaption ?
Angèle Diabang :
Le débat, qui est au cœur du livre, est toujours d’actualité. Cela fait plus de 30 ans que Mariama Bâ a écrit ce roman, dans une époque où la question de la lutte pour la liberté des femmes était déjà d’actualité. Nos pays accédaient à l’indépendance une vingtaine d’années auparavant. Au Sénégal, il n’y avait jamais eu alors d’écrivaine. Les femmes commençaient à se démarquer. C’était donc important que ce roman existe dans les années 80. Nous sommes aujourd’hui en 2014. Nous avons beaucoup évolué. Le monde est plus moderne, nous sommes en pleine mondialisation, mais je trouve que le débat sur la place de la femme au sein de la société et au sein de la famille est encore actuel. J’ai relu le livre, que j’avais étudié à l’école, et j’ai décidé d’en faire un film parce que nous sommes aussi dans l’ère de l’image. Au Sénégal, par exemple, nos jeunes ne lisent plus. Porter à l’écran un roman, qui a marqué notre littérature, est une autre façon d’en parler à la jeune génération, de les amener indirectement à lire à travers l’image.
Afrik.com : Comment avez-vous travaillé sur cette adaptation, le scénario de votre futur film ?
Angèle Diabang 
: Je propose une adaptation contemporaine. Le film va se dérouler dans le Sénégal de ces dix dernières années. J’en suis à la troisième version du scénario. Mon producteur m’a beaucoup encouragée. Eric Névé s’implique vraiment dans l’écriture des films : il n’est pas juste là pour aller chercher de l’argent. Il aide vraiment à l’éclosion et au développement du projet. Il a pu obtenir une résidence d’écriture aux Moulin d’Andé (centre culturel situé dans l’Eure, en France). C’est là que je développe actuellement le film et c’est précieux de pouvoir s’isoler dans cet endroit paradisiaque pour se concentrer sur ses réflexions et son écriture. Plus tard, nous verrons s’il faut s’adjoindre les services d’un deuxième auteur pour finaliser le texte, ou du moins un dialoguiste pour rendre les dialogues plus dynamiques ou avoir un autre regard. A deux, c’est parfois plus aisé de travailler.
Afrik.com : C’est un livre que tout le monde en Afrique de l’Ouest et au-delà connaît. C’est par conséquent un défi de l’adapter. Qu’est-ce qui vous paraît essentiel pour rendre au mieux à l’écran l’atmosphère de ce roman ?
Angèle Diabang :
Pour moi, „Une si longue lettre“ ne se résume pas uniquement à cette histoire de polygamie. Dès qu’on parle de ce roman, on ne pense souvent qu’à ça. Ce qui m’interpelle, c’est la force des femmes, de toutes les femmes. Ce qui marque, c’est cette grande histoire d’amitié entre Rama et Aïssatou, mais aussi entre Rama et son mari Modou. Bien qu’il ait pris une seconde femme, Bintou, l’amitié entre les deux partenaires est conservée. Même si, sur le plan amoureux, Rama a été déçue, poignardée et qu’elle en veut à mort à Modou, la force de leur amitié demeure et elle fait la singularité de leur couple. Modou peut ainsi revenir à la maison et Rama peut continuer à discuter avec lui de certains sujets. J’aimerais que la force de toutes ces femmes soit mise en avant dans mon film et que l’on se rende compte que la polygamie a des conséquences sur toutes les personnes impliquées. Modou, qui avait la famille dont tout le monde rêve, ne peut plus du jour au lendemain voir ses enfants, dépense deux fois plus et est par conséquent obligé de s’endetter pour pouvoir honorer ses engagements financiers.
Afrik. com : La polygamie est toujours aussi d’actualité au Sénégal. Les Sénégalais ont beau être très modernes, ils restent très attachés à cet aspect de leur tradition, y compris les plus jeunes. Comment expliquez-vous cela ?
Angèle Dabang :
Je ne sais pas comment expliquer pourquoi la polygamie existe toujours. Mais en même temps, j’aurais envie de dire que tous les hommes sont polygames. S’ils ne prennent pas une deuxième ou une troisième femme officiellement, ils ont tous un deuxième ou un troisième bureau (une maîtresse ou plusieurs). Y compris les Occidentaux qui critiquent la pratique et s’indignent de la polygamie chez les Africains. Ils sont, eux aussi, polygames puisqu’ils ont aussi des maîtresses. Leur situation équivaut à entretenir deux relations en même temps et faire croire aux deux femmes qu’elles sont chacune unique au monde. C’est ce que fait le polygame. Seulement, lui a le cran d’assumer la pratique. Contrairement à celui qui a une maîtresse. D’où l’importance de savoir quoi garder de cette histoire. C’est pour cela que je disais que la question est toujours d’actualité. Comment être à la fois aussi modernes que nous le sommes aujourd’hui et être en phase avec nos traditions, notre héritage culturel, qui parfois n’est pas toujours facile à porter bien que nous en soyons fiers ? Moi, j’en suis très fière ! Les films que je fais ont leur force parce que je suis Sénégalaise, ouverte au monde et que je sais profiter de ce qu’il m’offre.
Afrik.com : Les femmes sont, semble-t-il, un de vos sujets de prédilection. Vous avez notamment évoqué la question du port du voile dans l’un de vos documentaires qui est devenu très actuel avec la montée de l’islam radical. Le film d’Abderrahmane Sissako „Timbuktu“ (en compétiton au dernier Festival de Cannes) évoque également la thématique. Dans les capitales africaines, on voit justement de plus en plus de femmes arborer le voile intégral…
Angèle Dabang :
Quand j’étais plus jeune, on ne voyait pas ça au Sénégal. C’est contradictoire de vivre dans un monde plus moderne et plus libre et de voir autant de femmes se voiler intégralement : tout en noir, les yeux cachés et les mains gantées. Pour moi, c’est autre chose ! J’ai des amies au Sénégal qui mettent le voile, mais elles sont plus coquettes que moi. Elles arborent des tenues colorées. Je ne les vois pas du tout dans un enfermement. Si quelqu’un met le voile volontairement, c’est son choix. Mais quand c’est quelque chose qu’on met, qui nous emprisonne et qui est imposé, c’est différent. Je ne suis plus d’accord !
[1] Comme son titre l’indique, le roman de Mariama Bâ est une longue missive adressée par Ramatoulaye, l’héroïne du roman, à son amie Aïssatou, installée aux Etats-Unis. La jeune femme vient de perdre son mari Modou, l’occasion de revenir notamment sur son mariage ravagé par la polygamie.
© 2014 afrik.com

Angèle Diabang bringt „Ein so langer Brief“ ins Kino
afrik.com – 19.06.2014
Von Agnès Chitou
Es ist ein Klassiker des literarischen Erbes Afrikas, den die Filmemacherin Angèle Diabang sich für ihren ersten Spielfilm vorgenommen hat. Ihr Projekt ist eines von zehn Projekten, die von der Fabrik Das Kino der Welt des Institut français in Zusammenarbeit mit der Organisation der Frankophonie (OIF) ausgewählt und im Mai bei den Filmfestspielen in Cannes vorgestellt wurden.
Sie wollte Botschafterin sein, „wie (die amerikanische Sängerin) Barbara Hendricks. Als ich mein Jurastudium aufgab, um Filme zu machen, sagte ich mir, dass ich immer Botschafterin sein könnte… durch die Kunst“, gesteht die senegalesische Filmemacherin Angèle Diabang. Sie machte ihre Ausbildung in ihrem Land, in Deutschland und Frankreich, vor allem in der Femis (berühmte Filmhochschule in Paris, Ed). Sie drehte ihren ersten kurzen Dokumentarfilm „Mein Lächeln“ im Jahr 2005. Für ihr nächstes Projekt beschloss sie, ihre eigene Produktionsfirma Karoninka aufzumachen, weil sie mit einem Produzenten im Clinch lag. „Wenn man Filme macht, ist man empfindlich. Ich fühle mich sicherer in der Produktion“, erklärt sie. So dreht sie zwei weitere Dokumentarfilme: „Senegalesinnen und Islam“ im Jahr 2007 und „Yandé Codou, die Griotte (Bardin) Senghors“ im Jahr 2008. Ihre Firma hat ein Dutzend Projekte herausgebracht. „Ein so langer Brief“, nach dem gleichnamigen Buch ihrer berühmten Landsmännin Mariama Bâ, ist ihr erster Spielfilm. (…)
Afrik.com: „Ein so langer Brief“ (1979) [1] der senegalesischen Schriftstellerin Mariama Bâ ist ein Klassiker der afrikanischen Literatur. Warum dieser Wunsch, ihn auf die Leinwand zu bringen?
Angèle Diabang:
Die Debatte, die im Zentrum des Buches steht, ist immer noch aktuell. Vor über 30 Jahren schrieb Mariama Bâ diesen Roman in einer Zeit, als das Thema Kampf für die Freiheit der Frauen bereits aktuell war. Unser Land wurde zwei Jahrzehnte vorher unabhängig. In Senegal hatte es damals nie Schriftstellerinnen gegeben, dann begannen Frauen sich zu profilieren. Es war daher wichtig, dass dieser Roman in den 80er Jahren da war. Wir sind jetzt im Jahr 2014. Haben uns entwickelt. Die Welt ist moderner, wir sind mitten in der Globalisierung, aber ich denke, die Debatte über die Stellung der Frau in Gesellschaft und Familie ist noch aktuell. Ich las das Buch nochmal, das ich ich in der Schule gelesen hatte, und ich beschloss, einen Film zu machen, denn wir sind auch in der Ära der Bilder. In Senegal, zum Beispiel, lesen unsere jungen Leute nicht mehr. Einen Roman, der unsere Literatur geprägt hat, auf die Leinwand zu bringen, ist ein anderer Weg, darüber zu der jüngeren Generation zu sprechen, sie indirekt über das Bild zum Lesen zu bringen.
Afrik.com: Wie haben Sie das Drehbuch Ihres zukünftigen Films geschrieben?
Angèle Diabang:
Ich schlage eine zeitgemäße Adaptation vor. Der Film wird im Senegal der letzten zehn Jahre spielen. Ich bin beim dritten Entwurf des Drehbuchs. Mein Produzent hat mich sehr ermutigt. Eric Neve ist wirklich am Schreiben des Films beteiligt: ​​Er ist nicht nur da, um Geld zu aquirieren. Er hilft wirklich bei der Entstehung und der Entwicklung des Projekts. Er schaffte es, eine Residenz für das Schreiben im Moulin d’Andé (kulturelles Zentrum in der Eure, Frankreich) zu bekommen. Dort ist es, wo ich zur Zeit an der Entwicklung des Films arbeite, und es ist wertvoll, sich an diesem paradiesischen Ort isolieren zu können, um sich auf die Gedanken und das Schreiben zu konzentrieren. Später werden wir sehen, ob man einen zweiten Autor hinzu nimmt, um den Text zu feilen, oder zumindest einen Dialogschreiber, um die Dialoge dynamischer zu machen, oder einen anderen Blick zu haben. Zu zweit ist es manchmal einfacher zu arbeiten.
Afrik.com: Dies ist ein Buch, dass jeder in Westafrika und darüber hinaus kennt. Es ist daher eine Herausforderung für den Film. Was erscheint Ihnen unerlässlich, um auf der Leinwand die Atmosphäre dieses Romans am besten wiederzugeben?
Angèle Diabang:
Für mich ist „Ein so langer Brief“ nicht nur auf die Geschichte der Polygamie beschränkt. Wenn man über den Roman spricht, hat man oft nichts anderes im Sinn. Was mich anspricht, ist die Stärke der Frauen, aller Frauen. Was ihn auszeichnet, ist diese große Geschichte der Freundschaft zwischen Rama und Aïssatou, aber auch zwischen Rama und ihrem Mann Modou. Obwohl er eine zweite Frau, Bintou, heiratet, bleibt die Freundschaft zwischen den beiden Partnern. Obwohl Rama von der Liebe enttäuscht ist, die Messerstiche fühlt und sie Modou unendlich böse ist, bleibt die Kraft ihrer Freundschaft erhalten, und das macht die Einzigartigkeit ihrer Beziehung aus. Modou kann immer noch nach Hause kommen und Rama kann weiterhin mit ihm über einige Fragen diskutieren. Ich möchte gern, dass die Kraft all dieser Frauen in meinem Film hervorgehoben wird, und dass man erkennt, dass die Polygamie Folgen für alle Beteiligten hat. Modou, der eine Familie hatte, von der jeder träumt, kann plötzlich seine Kinder nicht mehr sehen, gibt doppelt so viel aus und ist daher gezwungen sich zu verschulden, um seine finanziellen Verpflichtungen erfüllen zu können.
Afrik. com: Polygamie ist immer noch genauso aktuell in Senegal. Die Senegalesen sind zwar sehr modern, bleiben aber diesem Aspekt ihrer Tradition, einschließlich der jüngeren Leute, sehr verhaftet. Wie erklären Sie sich das?
Angèle Dabang:
Ich weiß nicht, wie es zu erklären ist, dass immer noch Polygamie existiert. Aber gleichzeitig würde ich sagen wollen, dass alle Männer polygam sind. Wenn sie nicht offiziell eine zweite oder dritte Frau nehmen, haben sie alle ein zweites oder drittes „Büro“ (eine Geliebte oder mehrere). Inklusive der Westler, die die Praxis kritisieren und sich über Polygamie unter Afrikanern empören. Sie sind doch auch polygam, sie haben ihre Geliebten. Ihre Situation ist gleichbedeutend damit, zwei Beziehungen gleichzeitig zu unterhalten und zwei Frauen glauben zu machen, dass sie jeweils die einzigen sind. Das macht der Polygame. Nur hat er den Mut, das zu praktizieren. Im Gegensatz zu einem, der eine Geliebte hat. Daher ist es wichtig zu wissen, was man von dieser Geschichte behalten soll. Deshalb habe ich gesagt, dass die Frage immer noch aktuell ist. Wie kann man sowohl in der Moderne leben, wie wir es heute tun, und dabei im Einklang mit unseren Traditionen, unserem kulturellen Erbe, das manchmal nicht immer leicht zu tragen ist, obwohl wir stolz darauf sind? Ich selbst bin sehr stolz darauf! Meine Filme haben ihre Stärke, weil ich Senegalesin bin, offen für die Welt, und weil ich nutzen kann, was sie mir bietet.
Afrik.com: Frauen, so scheint es, ist eines Ihrer Lieblings-Themen. Insbesondere hoben Sie die Frage des Schleiers in einem Ihrer aktuellen Dokumentarfilme hervor, der sehr aktuell wurde mit dem Aufstieg des radikalen Islam. Der Film von Sissako, „Timbuktu“ (im Wettbewerb des letzten Cannes Film Festivals) bezieht sich auch auf das Thema. In afrikanischen Hauptstädten sieht man Geparde jetzt mehr und mehr Frauen mit Ganzkörperschleier…
Angèle Dabang:
Als ich jünger war, sah man das nicht im Senegal. Es ist widersprüchlich, in einer moderneren und freieren Welt zu leben und so viele Frauen zu sehen, die sich voll verschleiern: ganz in schwarz, mit versteckten Augen und behandschuhten Händen. Für mich ist das etwas anderes! Ich habe Freundinnen in Senegal, die Schleier tragen, aber sie sind hübscher als ich. Sie tragen bunte Outfits. Ich kann sie beileibe nicht als Gefangene sehen. Wenn jemand den Schleier freiwillig anlegt, das ist seine Wahl. Aber wenn es etwas ist, dass uns zu Gefangenen macht und uns aufgezwungen wird, ist es anders. Dann bin ich nicht mehr einverstanden!
[1] Wie der Titel schon sagt, ist der Roman von Mariama Bâ ein langer Brief von Ramatoulaye, der Heldin des Romans, an ihre Freundin Aïssatou, die in den Vereinigten Staaten lebt. Die junge Frau hat soeben ihren Mann Modou verloren, es ist für sie die Möglichkeit, auf ihre durch die Polygamie zerstörte Ehe zu sprechen zu kommen.
© 2014 afrik.com

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