ANGESPANNTE SICHERHEITSLAGE IM NORDEN; SERVAL KANN AUCH NICHT HELFEN – Comment remédier à la situation de Kidal, et que veut la France?

KURZMELDUNG: Nationalversammlung: Beschlussfassung über die Situation in Kidal
Bamako (JournalduMali) – 21/05/2014
Die Abgeordneten haben den Präsidenten der Nationalversammlung in einer Resolution angewiesen, die Freunde Malis einzuladen, jegliche mediale und diplomatische Unterstützung der MNLA auszusetzen.
1. Ein Geretteter aus den Kämpfen von Kidal erzählt von dem „Gemetzel“
Bamako ( AFP) – 22/5/2014 08.43
Das war ein „Gemetzel“ im Gouverneurssitz : Abdoulaye Maïga , ein Beamter in Kidal und Überlebender der jüngsten Kämpfe in der Stadt zwischen der malischen Armee und Tuareg-Rebellen, glaubte, dass seine letzte Stunde gekommen war.
2. Kidal in den Händen der Rebellen, der Präsident ruft zum Waffenstillstand auf
Bamako ( AFP) – 22/5/2014 04.45
Der malische Präsident forderte am Mittwochabend „einen sofortigen Waffenstillstand“ nach neuen Kämpfen zwischen Regierungstruppen und bewaffneten Gruppen in der Stadt Kidal im Nordosten Malis.
3. Nach den Kämpfen im Norden verweist Paris die Malier auf ihre Verantwortung
Paris ( AFP) – 23/5/2014 07.31
Der Passivität angesichts der erneuten Kämpfe zwischen der malischen Armee und bewaffneten Gruppen im Norden beschuldigt, hat Frankreich, militärisch in diesem Land engagiert, bisher eine direkte Intervention in einem „inneren“ Konflikt ausgeschlossen und fordert die „dringende“ Eröffnung von Verhandlungen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

BREVE: AN: adoption d’une résolution sur la situation à Kidal
Bamako (Journaldu Mali) – 21/05/2014
Par Modibo FOFANA
Les députés ont chargé le président de l’Assemblée nationale (AN) dans une résolution, d’inviter les pays amis du Mali à suspendre toute assistance médiatique et diplomatique au Mnla. Dans la résolution, l’Assemblée demande à la communauté internationale de s’impliquer davantage dans le désarmement des groupes armés, la lutte contre l’impunité et à soutenir les forces armées et de sécurité du Mali dans la lutte contre le terrorisme international et pour la stabilisation du Nord du Mali.
© 2014 JournalduMali

1.Un rescapé des combats de Kidal raconte le „carnage“
Bamako (AFP) – 22.05.2014 08:43 – Par Sébastien RIEUSSEC

Après leur libération, la trentaine de fonctionnaires retenus pendant 48 heures à Kidal
Foto © AFP/Habibou Kouyate: Après leur libération, la trentaine de fonctionnaires retenus pendant 48 heures à Kidal par des rebelles touaregs, ont été accueillis par le président malien Ibrahim Boubacar Keita (2e G) et le premier ministre Moussa Mara à Bamako le 20 mai 2014
Nach ihrer Freilassung wurden die dreißig Beamten, die für 48 Stunden in Kidal von Tuareg-Rebellen festgehalten worden waren, vom malischen Präsidenten Ibrahim Boubacar Keïta (2.v.l.) und Ministerpräsident Moussa Mara in Bamako am 20. Mai 2014 begrüßt

Dans le gouvernorat, ça a été un „carnage“: Abdoulaye Maïga, fonctionnaire à Kidal (nord du Mali) et rescapé des derniers combats dans cette ville entre armée malienne et rebelles touaregs, a cru que sa dernière heure était arrivée.
Directeur régional du Développement social à Kidal (plus de 1.500 km au nord-est de Bamako), Maïga, explique qu’à ce titre, il ne pouvait pas manquer la rencontre avec le Premier ministre Moussa Mara venu dans la ville le 17 mai avec une importante délégation de ministres.
La rencontre se déroule dans une grande salle au gouvernorat quand soudain, à l’extérieur, des affrontements éclatent entre soldats maliens et groupes armés. La délégation venue de Bamako quitte précipitamment les lieux, y laissant les infortunés fonctionnaires – hommes et femmes.
„Quand la délégation s’est retirée, on a été encerclés. L’un d’entre nous (…), un préfet, est venu nous dire: +Bon, on est encerclés, c’est fini pour tout le monde+“, raconte Maïga à l’AFP, s’exprimant mercredi à Bamako en marge d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur Sada Samaké.
Les assaillants prennent d’assaut le bâtiment: „ils ont d’abord jeté des roquettes dans la salle“ où se tenait la réunion, tous ceux qui s’y trouvaient „ont été arrosés de balles“.
„C’est là où il y a eu le carnage“, poursuit Maïga, le ton calme mais encore sous le choc.
Huit fonctionnaires ont été „froidement abattus“, selon les autorités. Dont le préfet venu annoncer à ses collègues l’encerclement du bâtiment, précise Maïga.
Les assaillants „se sont ensuite dirigés vers d’autres bureaux, là aussi ils ont fait des rafales“, poursuit-il.
Une vingtaine de personnes, dont Maïga, se mettent à couvert „sous un escalier“, se serrant le plus possible dans l’espoir de ne pas être vus des assaillants. Ils sont rapidement découverts et capturés, mais échappent à la mort.
„Je crois, dit-il, que c’est le fait qu’on ait été dans l’obscurité qui, en partie, nous a sauvés. Autrement, nous aurions“ été tués.
-‚Toutes sortes d’humiliation‘-
(…)
Une trentaine de fonctionnaires -rescapés du gouvernorat- ont été retenus pendant 48 heures, „pris en otage“ selon Bamako, „prisonniers de guerre“ pour les rebelles touaregs. Tous ont été libérés grâce à des négociations menées par la mission de l’ONU au Mali (Minusma).
„J’ai vu les éléments du MNLA (rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad), c’est surtout eux que j’ai vus“, reconnait Maïga, à propos des assaillants.
(…)
Abdoulaye Maïga assure avoir vu „des jihadistes“ le jour de sa libération sur le trajet le long de l’aéroport, dont certains „aux pantalons coupés court, criaient „Allah akbar (Dieu est grand)! Allah akbar!“.
…Maïga rapporte aussi des conditions de captivité difficiles aux mains des rebelles touareg: otages dépouillés de leurs affaires, séparés, déplacés à plusieurs reprises ou entassés dans une pièce sans aération, sous la surveillance de jeunes combattants, certains visiblement drogués.
Mais aussi des menaces et des tortures psychologiques: quand les proches des fonctionnaires appelaient sur leurs téléphones portables confisqués, les ravisseurs répondaient qu’ils étaient „déjà morts“. „Moi, plusieurs fois on m’a appelé. Ils ont dit que je suis mort“, révèle-t-il.
Le ministre de l’Intérieur Sada Samaké a rendu hommage aux ex-otages, pour avoir „accepté d’aller servir (l’Etat malien) à Kidal, dans des conditions extrêmement difficiles.“
„Vous avez subi toutes sortes d’humiliations. Ce qui vous est arrivé est inexplicable et impardonnable“, leur a-t-il dit, avant de remettre à chacun quelques billets dans une enveloppe pour couvrir leurs besoins immédiats.
© 2014 AFP

2. Kidal aux mains des rebelles, appel présidentiel au cessez-le-feu
Bamako (AFP) – 22.05.2014 04:45
Par Serge DANIEL
Le président malien a demandé mercredi soir „un cessez-le-feu immédiat“ après de nouveaux combats qui ont opposé les forces régulières à des groupes armés à Kidal, ville du nord-est du Mali dont les rebelles affirment avoir s’être rendus maîtres.
Les rebelles touareg du MNLA ont également annoncé avoir pris le contrôle mercredi d’autres localités „d’où l’armée a fui, sans combats“.
(…)
Des combats, d’abord qualifiés d'“opération de sécurisation“ par l’armée malienne, ont éclaté mercredi matin, avant de tourner dans l’après-midi en défaveur de Bamako, en dépit d’appels de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat.
„Nous contrôlons actuellement toute la ville de Kidal“, a déclaré à l’AFP Mohamed Ag Rhissa, un chef du groupe rebelle, contacté par téléphone depuis Bamako. Mossa Ag Attaher, responsable de la communication du MNLA, a dénoncé „l’agression“ lancée selon lui par l’armée malienne, désormais délogée de „l’ensemble (de ses) positions“.
Une source militaire au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a confirmé que „les groupes armés ont pris nettement le dessus sur les forces armées maliennes“. Les camps militaires restent „sous contrôle de l’armée malienne“, a-t-elle cependant précisé.
„La situation est calme ce soir à Kidal. Nous avons pris plusieurs villes d’où l’armée a fui, sans combats“, a dit M. Ag Assarid, un responsable du MNLA, en citant „Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, Anefis“.
Cette information n’avait pu être immédiatement confirmée auprès d’aucune autre source en dehors des groupes armés.
Dans un communiqué publié dans la soirée, le gouvernement a reconnu que les combats à Kidal ont tourné en défaveur des soldats maliens, qui ont tenté notamment de reprendre le gouvernorat de la ville tombé aux mains des groupes armés le 17 mai. Les forces maliennes ont pu reprendre „un temps le gouvernorat“ mais, „affaiblies par des problèmes de coordination, de renseignement, (elles) ont dû se replier sous le feu nourri des groupes rebelles appuyés par les terroristes d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et de narcotrafiquants“, a expliqué le porte-parole du gouvernement Mahamane Baby.
M. Baby a indiqué que „conformément au souhait du secrétaire général des Nations unies et au nom de la communauté internationale“, le président Ibrahim Boubacar Keïta a demandé „un cessez-le-feu immédiat“.
Il a par ailleurs fait état de „plusieurs blessés et des pertes en vie humaines“ de part et d’autre dans les combats.
Moussa Ag Assarid du MNLA a de son côté affirmé que la coalition des groupes armés avait enregistré dans ses rangs „quatre morts et huit blessés“. Selon lui, plusieurs soldats maliens ont été tués, blessés ou faits prisonniers.
„Il y a des prisonniers et des morts dans les rangs de l’armée malienne“, a souligné la source onusienne. Une information confirmée par un autre groupe armé, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), qui a déclaré avoir pris part aux combats aux côtés du MNLA mais aussi du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).
Ces combats font suite à des affrontements ayant fait le 17 mai à Kidal plus de 30 morts, selon les autorités maliennes, qui avaient annoncé dans la foulée l’envoi de 1.500 soldats sur place.
Ce regain de tension a obligé la France à décaler de „quelques semaines“ la réorganisation de son dispositif militaire au Sahel.
Il a aussi amené Paris à muscler sa présence dans la région septentrionale du Mali. Une centaine de soldats français ont été envoyés en renfort dans la ville de Gao (au sud de Kidal), a annoncé mercredi l’armée française, qui a déjà envoyé une trentaine de soldats en renfort à Kidal.
– L’ONU réclame un cessez-le-feu –
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé mercredi „à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d’un cessez-le-feu“ à Kidal.
La tension est brusquement montée samedi dernier, à l’occasion de la première visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal. Selon les autorités maliennes, les combats avaient fait 36 morts, dont huit militaires.
D’après l’ONU et Bamako, six responsables de l’Etat et deux civils ont également été assassinés le même jour au gouvernorat de Kidal. Le MNLA a toutefois démenti avoir combattu aux côtés des jihadistes et avoir exécuté des otages.
Mardi, dans une déclaration unanime, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient condamné les violences du week-end.
(…)
© 2014 AFP

3. Après les combats dans le Nord, Paris renvoie les Maliens à leurs responsabilités
Paris (AFP) – 23.05.2014 07:31
Par Anne LE COZ, Cécile FEUILLATRE
Accusée de passivité face à la reprise des combats entre l’armée malienne et les groupes armés du Nord, la France, engagée militairement dans ce pays, a jusqu’ici exclu d’intervenir directement dans un conflit „intérieur“, appelant à l’ouverture „urgente“ de négociations.
Pour Paris, … les affrontements qui ont fait plusieurs dizaines de morts depuis samedi à Kidal … sont une affaire de „sécurité intérieure“ malienne, sans commune mesure avec les événements qui avaient justifié l’intervention des forces françaises en janvier 2013….
„La situation est aujourd’hui très différente“, a jugé jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Romain Nadal, affirmant que la menace des „groupes terroristes“ a été considérablement affaiblie.
Pour le porte-parole de l’armée française, le colonel Gilles Jaron, „la force Serval n’a pas vocation à intervenir dans les questions de sécurité intérieure. C’est une force militaire tournée vers un adversaire, qui sont les groupes armés terroristes“, insiste-t-il.
Ce qui s’est passé samedi à Kidal était „un problème de sécurité intérieure“ avec „des Maliens face à des Maliens“, selon lui.
(…)
Pourtant, le ministre malien de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga a annoncé jeudi que le Mali envisageait de demander un appui à la France, en particulier à Menaka (nord), „sous pression des groupes armés“.
Selon l’ONU, Ménaka était jeudi, comme Kidal, „sous contrôle du MNLA“.
Depuis la reprise des combats, le gouvernement malien accuse les rebelles touareg d’être „appuyés par les terroristes d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et des narcotrafiquants“.
Des accusations rejetées par le MNLA, qui réfute toute collusion avec des jihadistes.
Selon Pierre Boilley, historien spécialiste de la question touareg, „il y a effectivement des regroupements de salafistes qui veulent profiter du désordre“, mais le MNLA „a retenu la leçon et craint profondément le retour des jihadistes“.
(…)
„La situation actuelle pourrait permettre d’accélérer les négociations, prévues par les accords de Ouagadougou (juin 2013) et que le gouvernement n’a jamais entamées „, selon le chercheur Pierre Boilley.
Ces accords prévoient notamment le cantonnement et le désarmement des rebelles touareg, ainsi que le lancement d’un processus de réconciliation nationale, censé débuter après la présidentielle d’août 2013.
.. Le député français François Loncle, spécialiste des questions de défense et d’Afrique, actuellement en mission au Mali, estime que la communauté internationale avait „sous-estimé la capacité de nuisance du MNLA.“ M. Loncle s’est dit convaincu que la France „empêcherait une progression des groupes armés en dehors de Kidal“.
© 2014 AFP

En supplémént: Révélations sur les affrontements du mercredi 21 mai à Kidal : 2000 bandits armés ont combattu l’armée malienne, 120 d’entre eux ont été tués
Bamako ( L’Indépendant) – 5 juin 2014
Quinze jours après les affrontements du 21 mai, les langues commencent à se délier sur certains errements du commandement malien. De sources proches des forces internationales présentes à Kidal, ce sont plus de 2000 bandits armés qui ont pris part au combat. Alors que l’armée malienne croyait à faire à six cents ou sept cents hommes. Cette erreur d’appréciation a été fort préjudiciable pour les FAMA qui ont perdu la bataille. Autre révélation, plus de 120 rebelles ont été tués au cours des combats.
Le manque de renseignement semble avoir été l’un des facteurs essentiels qui ont précipité la déroute de l’armée dans les affrontements du mercredi 21 mai à Kidal. …En lire plus
Des soldats maliens patrouillent à Kidal, dans le nord du Mali, le 29 juillet 2013Un hélicoptère de l'armée française escorte le véhicule du Prmeier ministre malien MoussManifestation de Maliens devant l'ambassade de France à Bamako le 19 mai 2014 pour dénon

22.05.14 Manif à #Bamako #feekidal (c) Fier(e) d'Etre Malien(ne)
Foto (c) AFP/Kenzo Tribouillard: Des soldats maliens patrouillent à Kidal, dans le nord du Mali, le 29 juillet 2013
Malische Soldaten patrouillieren (noch) in Kidal im Norden Malis, am 29. Juli 2013
Foto © AFP/Fabien Offner: Le 17 mai 2014, un hélicoptère de l’armée française escorte le véhicule transportant le Premier ministre malien Moussa Mara entre Gao et Kidal, où 36 personnes ont été tuées ce jour-là lors d’affrontements entre armée malienne et rebelles touaregs
Am 17. Mai 2014 eskortiert ein französischer Armee-Hubschrauber das Fahrzeug mit dem malischen Premierminister Moussa Mara.
Foto © AFP/Habibou Kouyate: Manifestation de Maliens devant l’ambassade de France à Bamako le 19 mai 2014 pour dénoncer l’occupation de Kidal par des rebelles
Malier protestieren vor der Botschaft von Frankreich in Bamako am 19. Mai 2014 gegen die Besetzung Kidals durch Rebellen
Foto (c) Fier(e) d’Etre Malien(ne): Manif à Bamako, vers la place de la Paix, le 22 mai 2014

KURZMELDUNG: Nationalversammlung: Beschlussfassung über die Situation in Kidal
Bamako (JournalduMali) – 21/05/2014
Die Abgeordneten haben den Präsidenten der Nationalversammlung in einer Resolution angewiesen, die Freunde Malis einzuladen, jegliche mediale und diplomatische Unterstützung der MNLA auszusetzen. In der Resolution fordert die Versammlung die internationale Gemeinschaft auf, sich bei der Entwaffnung der bewaffneten Gruppen und im Kampf gegen die Straflosigkeit mehr einzubringen und die Streit-und Sicherheitskräfte von Mali im Kampf gegen den internationalen Terrorismus und für die Stabilisierung des Nordens von Mali zu unterstützen.
© 2014 JournalduMali

1. Ein Geretteter aus den Kämpfen von Kidal erzählt von dem „Gemetzel“
Bamako ( AFP) – 22/5/2014 08.43
Von Sébastien RIEUSSEC
Das war ein „Gemetzel“ im Gouverneurssitz : Abdoulaye Maïga , ein Beamter in Kidal und Überlebender der jüngsten Kämpfe in der Stadt zwischen der malischen Armee und Tuareg-Rebellen, glaubte, dass seine letzte Stunde gekommen war.
Als Regionaldirektor für soziale Entwicklung in Kidal, sagt Maïga, konnte er das Treffen mit dem Ministerpräsidenten Moussa Mara und der Delegation zahlreicher Minister … nicht verpassen.
Das Treffen findet in einem großen Raum im Gouvernorat statt, als plötzlich draußen Zusammenstöße zwischen malischen Soldaten und bewaffneten Gruppen ausbrachen. Die Delegation aus Bamako verlässt hastig die Szene, und die unglücklichen Beamten – Männer und Frauen – bleiben zurück.
„Als die Delegation sich zurückzog, waren wir umzingelt. Einer von uns, ein Präfekt, kam und sagte uns: + Nun, wir sind eingekesselt, es ist vorbei für alle +“, erzählt Maïga der AFP, am Rande eines Treffens mit Innenminister Sada Samaké am Mittwoch in Bamako.
Die Angreifer stürmen das Gebäude: „sie warfen zuerst Raketen in den Raum“, wo das Treffen stattfand, alle, die da waren, „wurden mit Gewehrkugeln übersät.“
„Dort gab es das Gemetzel“, sagt Maïga, ruhig, aber immer noch unter Schock.
Acht Beamte wurden „kaltblütig erschossen“, so die Behörden. …
Die Angreifer „haben sich dann in andere Büros gewandt und auch dort Gewehrsalven abgefeuert“, fährt Maïga fort.
Etwa zwanzig Menschen, darunter Maïga, gingen in Deckung „unter einer Treppe“, so eng wie möglich zusammengedrängt in der Hoffnung, nicht von den Angreifern gesehen zu werden. Sie werden schnell entdeckt und gefangen genommen, sind aber dem Tod entkommen .
„Ich glaube, sagt er, es ist die Tatsache, dass wir in der Dunkelheit gewesen sind, die uns zum Teil gerettet hat.“ Sonst hätten wir getötet worden.
– ‚ Alle Arten von Demütigung‘ –
(…) Etwa 30 Beamte wurden 48 Stunden lang festgehalten, „als Geisel genommen“ laut Bamako, „als Kriegsgefangene“ für die Tuareg-Rebellen. Alle wurden dank Verhandlungen von der UN- Mission in Mali ( Minusma) freigelassen.
„Ich sah die Elemente der MNLA , ich habe vor allem die gesehen“, sagte Maïga über die Angreifer.
(…)
Abdoulaye Maïga versichert, „Dschihadisten“ gesehen zu haben, am Tag seiner Freilassung auf dem Weg zum Flughafen, darunter riefen einige „in kurz geschnittenen Hosen „Allahu akbar (Gott ist groß) !“
…Maïga berichtet auch von den schwierigen Bedingungen der Gefangenschaft durch die Tuareg-Rebellen : Geiseln ihrer Habseligkeiten beraubt, getrennt, immer wieder verlegt oder vollgestopft in einem Raum ohne Belüftung, unter der Aufsicht junger Kämpfer, einige offensichtlich unter Drogen.
Aber auch Drohungen und psychische Folter: „Schon tot“, antworteten die Entführer, wenn Angehörige von Beamten auf ihren eingesammelten Handys anriefen. „Mich haben sie mehrere Male angerufen. Sie sagten, dass ich tot bin“, sagt er.
Der Minister des Innern, Sada Samaké, würdigte die ehemaligen Geiseln dafür, dass sie „akzeptierten, unter extrem schwierigen Bedingungen nach Kidal zu gehen und (dem malischen Staat) zu dienen.“
„Ihr habt alle Arten von Demütigung erfahren. Was Euch passiert ist, ist unerklärlich und unentschuldbar“, sagte er ihnen, bevor er allen ein paar Scheine in einem Umschlag übergab, um ihre unmittelbaren Bedürfnisse zu decken.
© 2014 AFP

2. Kidal in den Händen der Rebellen, der Präsident ruft zum Waffenstillstand auf
Bamako ( AFP) – 22/5/2014 04.45
Von Serge DANIEL
Der malische Präsident forderte am Mittwochabend „einen sofortigen Waffenstillstand“ nach neuen Kämpfen zwischen Regierungstruppen und bewaffneten Gruppen in der Stadt Kidal im Nordosten Malis … .
Die Tuareg-Rebellen der MNLA meldeten auch, dass sie am Mittwoch die Kontrolle über andere Orte“ übernommen hätten, „von wo die Armee floh, ohne zu kämpfen.“ (Sie nannten darunter Anderamboukane , Ménaka , Aguelhoc , Tessalit , Anefis.)
(…)
Kämpfe, von der malischen Armee zunächst als „Sicherungsoperation“ beschrieben, brachen am Mittwochmorgen aus und schwenkten am Nachmittag zu Ungunsten Bamakos um, trotz der Aufrufe der UNO zu einem sofortigen Waffenstillstand.
„Wir haben derzeit die gesamte Stadt Kidal unter Kontrolle“, sagte der AFP Mohamed Ag Rhissa , einer der Führer der Rebellengruppe, telefonisch kontaktiert von Bamako aus. (…)
Eine militärische Quelle in der UN-Mission in Mali ( Minusma ) bestätigte, dass „die bewaffneten Gruppen die Überhand über die malischen Streitkräfte gewonnen haben.“ Die Militärlager bleiben „unter der Kontrolle der malischen Armee“, erklärte sie jedoch.
(…)
In einem am Abend ausgegebenen Kommuniqué räumte die Regierung ein, dass die Kämpfe in Kidal sich zu Ungunsten der malischen Soldaten wandten, die insbesondere versucht hatten, den Gouverneurssitz wieder einzunehmen, der am 17. Mai in die Hände der bewaffneten Gruppen fiel. Die malischen Streitkräfte waren in der Lage, eine „Zeitlang das Gouvernorat wieder zu übernehmen“, aber „durch Probleme der Koordination und des Nachrichtendienstes geschwächt, mussten sie unter schwerem Beschuss der Rebellengruppen, unterstützt durch Terroristen der AQMI (Al-Qaïda im islamischen Maghreb) und Drogenhändler, den Rückzug antreten“, sagte der Regierungssprecher Mahamane Baby.
Herr Baby sagte, dass „gemäß dem Wunsch des Generalsekretärs der Vereinten Nationen und im Namen der internationalen Gemeinschaft“ Präsident Ibrahim Boubacar Keïta „einen sofortigen Waffenstillstand“ gefordert habe.
Er berichtete auch von „einigen Verwundeten und Verlust von Menschenleben“ in den Kämpfen .
Moussa Ag Assarid von der MNLA bestätigte seinerseits „vier Tote und acht Verletzte“ in den Reihen der Koalition der bewaffneten Gruppen. Laut seiner Aussage wurden mehrere malische Soldaten getötet, verwundet oder gefangen genommen.
…(Das bestätigte) die UN-Quelle sowie eine andere bewaffnete Gruppe, der Hohe Rat für die Einheit des Azawad ( HCUA ), die an den Kämpfen an der Seite der MNLA teilnahm, und auch die Arabische Bewegung des Azawad (MAA).
Diese Kämpfe folgen auf die Zusammenstöße, die in Kidal am 17. Mai mehr als 30 Todesopfer gefordert hatten, laut den malischen Behörden, die unmittelbar danach die Entsendung von 1.500 Soldaten dorthin angekündigt hatten.
Dieses Wiederaufflammen der Spannungen hat Frankreich gezwungen, die Neuordnung der militärischen Präsenz in der Sahelzone um „ein paar Wochen“ zu verschieben.
Es brachte Paris auch dazu, seine Präsenz in der nördlichen Region von Mali zu verstärken. Rund hundert französische Soldaten wurden zur Verstärkung in die Stadt Gao (südlich von Kidal ) geschickt, teilte am Mittwoch die französische Armee mit, die bereits dreißig Soldaten als Verstärkung nach Kidal geschickt hat . (…siehe
Eintrag im Blog: KIDAL UND WAHRSCHEINLICH MENAKA WIEDER IN HAND DER MNLA; BEVÖLKERUNG AUF DER FLUCHT)
© 2014 AFP

3. Nach den Kämpfen im Norden verweist Paris die Malier auf ihre Verantwortung
Paris ( AFP) – 23/5/2014 07.31
Von Anne LE COZ , Cécile FEUILLATRE
Der Passivität angesichts der erneuten Kämpfe zwischen der malischen Armee und bewaffneten Gruppen im Norden beschuldigt, hat Frankreich, militärisch in diesem Land engagiert, bisher eine direkte Intervention in einem „inneren“ Konflikt ausgeschlossen und fordert die „dringende“ Eröffnung von Verhandlungen.
Für Paris … sind die Zusammenstöße in Kidal eine Frage der „inneren Sicherheit“ Malis, inkommensurabel mit den Ereignissen , die die Intervention der französischen Truppen im Januar 2013 rechtfertigten ….
„Die Situation heute ist sehr verschieden“, meinte am Donnerstag der Sprecher des französischen Außenministeriums, Romain Nadal, und die Bedrohung durch „terroristische Gruppen“ sei erheblich vermindert.
Für den Sprecher der französischen Armee, Oberst Gilles Jaron, „hat Serval nicht die Aufgabe, in Fragen der inneren Sicherheit zu intervenieren. Sie ist eine militärische Kraft gegen einen Gegner, und das sind die bewaffneten terroristischen Gruppen“, betont er.
Was am Samstag in Kidal passierte, sei „ein Problem der inneren Sicherheit“ mit „Malier gegen Malier“, sagte er.
(…)
Doch der malische Verteidigungsminister Boubèye Soumeylou Maïga hat am Donnerstag angekündigt, dass Mali erwäge, Unterstützung von Frankreich zu erbitten, vor allem in Ménaka, „unter dem Druck bewaffneter Gruppen.“
Nach Angaben der UN war Ménaka am Donnerstag, ebenso wie Kidal, „unter Kontrolle der MNLA“.
Seit dem Wiederaufflammen der Kämpfe hat die malische Regierung die Tuareg-Rebellen beschuldigt „von Terroristen der AQMI und Drogenhändlern unterstützt zu werden.“
Was die MNLA , die jegliche Absprache mit Dschihadisten bestreitet, zurückweist.
Laut Pierre Boilley, Historiker und Spezialist der Tuareg-Frage, „gibt es tatsächlich Salafisten- Gruppen, die vom Chaos profitieren wollen,“ aber die MNLA hat „die Lektion gelernt und befürchtet stark die Rückkehr der Dschihadisten.“
(…)
„Die aktuelle Situation könnte helfen, die Verhandlungen zu beschleunigen, die im Abkommen von Ouagadougou (Juni 2013) vorgesehen sind und die die Regierung nie begonnen hat“, so der Forscher Pierre Boilley .
Dieses Abkommen sieht insbesondere Kasernierung und Abrüstung von Tuareg-Rebellen und den Start eines nationalen Versöhnungsprozesses vor, der nach der Präsidentschaftswahl im August 2013 beginnen sollte.
…Der französische Abgeordnete François Loncle, Experte in Verteidigungs- und Afrikafragen, derzeit auf Mission in Mali, glaubt, dass die internationale Gemeinschaft „die Fähigkeit der MNLA zu schaden“ unterschätzt hat. Herr Loncle ist überzeugt, dass Frankreich „eine Ausbreitung der bewaffneten Gruppen außerhalb Kidals verhindern würde.“
© 2014 AFP

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