FALEA DARF NICHT STERBEN: WIDERSTAND DER MENSCHEN GEGEN DEN URANABBAU (II) + AUFRUF – Falea: eviter le pire! Signez l’appel!

(c) forumcivique: Falea, Landebahn vor dem Dorf
1. Mali: Eine denkwürdige Konferenz und ein Staatsstreich
Forum Civique Européen – 20.05.2012
Die Konferenz «Uran, Gesundheit und Umwelt» in Bamako vom 16.-18. März 2012 hatte die Besonderheit, dass sie von einer Bürgerinitiative der kleinen Gemeinde Falea in Mali, der ARACF …… organisiert wurde.

2. Angst zwischen hohen Gräsern
Wochenzeitung(CH) – 23.01.2014
Die malische Gemeinde Falea muss sich entscheiden, ob eine kanadische Firma auf ihrem Gebiet Uran abbauen darf. Wie geht eine traditionelle Gemeinschaft mit spärlicher Information, innerer Zerstrittenheit und ungewissen Aussichten um?
3. Neuigkeiten aus Falea
FCE/FEB – 19.02.2014
Der seit der Katastrophe in Fukushima kontinuierlich sinkende Preis für das kommerzielle Uran, «Yellowcake», verzögert den Abbau neuer Vorkommen; dies hat auch Konsequenzen für Falea.(…) Der Delegierte der Aracf konnte anlässlich dieser Unterredung feststellen, dass die Umweltverträglichkeitsprüfung noch immer im Stadium der Absichtserklärung steckt und kein Zeitpunkt der Veröffentlichung angegeben wurde. Dies hat zur Folge, dass die geplante und angekündigte Volksbefragung in den 21 Dörfern von Falea ein weiteres Mal verschoben werden muss.
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Aufruf: Kein Rohstoffabbau gegen Menschenrechte, Demokratie und Umwelt

Aufruf der Gemeinde Falea und des Landkreises Kenieba (MALI) gegen eine geplante Uranmine
Die Einwohner Faleas möchten eine Volksbefragung organisieren, die jedem Einwohner der 21 Dörfer der Gemeinde eine Stimme gibt.
Eine grosse Zahl von Unterzeichnern kann die Durchführung einer Volksbefragung in Falea im Frühjahr 2014 garantieren und ermöglichen, dass der Volksentscheid respektiert wird.
=> weiterlesen und unterschreiben

Sans respect de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de l’Environnement pas d’exploitation minière. Appel de la Commune rurale de Faléa et du Cercle de Kéniéba (MALI), menacés par le projet d’une mine d’uranium.
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1. Une conférence mémorable et puis ….un coup d’État
falea21 – 30 mars 2012, par KasparConférence sur l’Uranium, la santé et l’environnement
La conférence sur l’Uranium, la santé et l’environnement à Bamako du 16 au 18 mars 2012 avait la particularité d’avoir été organisée par une initiative citoyenne d’une petite Commune, Falea au Mali en partenariat avec l’IPPNW1 – les médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, le Uranium network et l’alliance africaine de l’uranium AUA. Le centre international de conférence a été pendant trois jours le point de rencontre entre experts du nucléaire, médecins et activistes, curieux de la société civile et une grande délégation d’habitants de la Commune de Falea, qui s’oppose au projet de la première mine d’uranium du Mali.
Après les mots d’accueils exprimés par le Professeur Many CAMARA de l’initiative citoyenne ARACF de Falea, le président de l’IPPNW Suisse, Professeur Andi NIDECKER insiste sur l’urgence de la mise à disposition d’une information scientifique pour la protection des populations confrontées aux travaux d’exploration de l’uranium et aux possibles montagnes de déchets d’une mine projetée. Il conclue face aux dangers incalculables de cette technologie de laisser ce minerai, sans le toucher, reposer là où il est : dans le sous sol. Le ministre des mines du Mali, Amadou CISSÉ, salue l’importance de cette rencontre scientifique et souhaite que ces connaissances soient respectées lors d’une mise en place de l’extraction du minerai. Il poursuit : « La lutte contre la pauvreté n’est que trop souvent accompagnée d’un manque d’information. Il va falloir inclure la population locale et éviter les fautes qui ont été commises ailleurs. »
(…)
Le rapport de Madame Salli RAMATOU du Niger dévrait être connu partout. Malgré les promesses exprimées il y a 40 ans, au début des 159 mines d’uranium dans ce pays, les droits de l’homme y sont bafoués, le développement et le bien être inexistant. Le responsable principal est AREVA. Cette société française, numéro un mondial du nucléaire, a méticuleusement veillée à ce que le taux de pauvreté reste collé au niveau de 1996. Le Niger souffre d’une contamination radioactive presque généralisé : des montagnes de poussières de déchets radioactifs de l’ordre de 35 millions de tonnes sont constamment érodés par les vents. Mme RAMATOU conclu son récit avec la phrase : « Deux ampoules sur trois brillent en France grâce au combustible nucléaire du Niger, qui est aujourd’hui un des pays les plus pauvres de la terre ».
(…)
Nouhoum KEITA, responsable de communication de l’initiative citoyenne ARACF décrit, que grâce à la mobilisation locale et le réseau internationale de solidarité, ARACF est devenu un acteur incontournable dans la procédure „de bonne gouvernance“ de l’Étude d’impact environnemental et social. Pourtant, il doit reprocher au gouvernement et au ministères concernés un manque de suivi et des promesses non tenues de mise à disposition d’informations. Les élus, des habitants et le chef du village traditionnel appuient l’intervention de Nouhoum par des commentaires. On veut et on va dire non à ce projet d’extraction d’uranium. On sent une certaine fierté qui s’exprime. Une détermination genre on ne lâchera rien. Des Falois remercient les hôtes venus de loin pour les appuyer……
– L’incident –
Le représentant du ministère des mines Seydou KEITA fait l’éloge de la richesse minière du Mali, qui exporterait annuellement environ 50 tonnes d’or. Il omet d’indiquer la valeur de ce pactole et la part qui reste dans le pays annuellement7. Mali est le troisième producteur d’or du continent africain ce qui est ici assez invisible. Le porte parole du ministère présente – powerpoint tableau à l’appui – un schéma de répartition exemplaire. Une sorte de transparence de façade ou l’information essentielle reste cachée. Une certaine grogne se fait sentir. (…)
Une longue liste de doléances et critiques faces à la société canadienne Rockgate Capital Corp (RCT) est dressée par une série d’intervenants de Faléa : les forages ont provoqué une pollution de puits d’eau ; mais les livraisons d’eau potable par RCT ont cessées après quelques jours ; des foreuses 24h sur 24 à proximité des huttes habitées ; des vaches, qui sont morts d’une manière inexplicable après avoir bu de l’eau des trous de forage mal sécurisés….
La possibilité de dire non au projet de la mine sera la consultation populaire. C’est une mesure qui fait partie de l’Étude d’impact environnemental et social. Mais est ce que ce sera seul une petite délégation des habitants qui aura un droit de vote ou est ce que ce sera une décision ou chacun et chacune des 17’000 habitants auront leur mot à dire ? Est ce que une décision négative pour la multinationale sera respecté ? Et la population, est ce qu’elle pourra compter sur le gouvernement ?
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1)ONG lauréate du prix Nobel pour la paix 1985
7) Valeur: environ 600 millions d’Euros, pour un cours du jour de 12 € par gramme d’or

© 2012 falea21.org

3. Nouvelles de Faléa
forumcivique.org – 19.02.2014
Par Nouhoum Keita ARACF/ASFA21, Hannes Lämmler FCE
Nous pouvons constater, depuis la catastrophe de Fukushima, une baisse continue du prix du Yellowcake (l’uranium commercialisé) au point qu’il ne couvre plus les frais d’extraction. Ceci laisse espérer aux habitants de Faléa que l’ouverture de la mine sera repoussée à plusieurs années… le temps d’envisager et de réaliser des alternatives économiques.
La population de Faléa ne peut pas encore tirer de conclusions de deux événements majeurs: la société canadienne Rockgate Capital Corp. (RGT, Toronto), qui a effectué l’exploration du site de Faléa, a été engloutie par une société plus importante, canadienne également, et dénommée Denison (DNN Toronto). Par ailleurs, on dit que la mine d’extraction de bauxite sur le territoire de la Commune de Faléa ne se réaliserait pas: la compagnie minière britannique qui préparait son ouverture a déménagé, avec ses équipements et son matériel, dans le sud du Mali, à Kignan (région de Sikasso). Est-ce que ce sont là des conséquences de la présence sur place de la Radio communautaire, de la Déclaration des Maires du Cercle de Kéniéba, de l’activité des comités de para-juristes, de la participation d’une forte délégation des habitants de Faléa à la conférence internationale Uranium, Santé et Environnement de Bamako en mars 2012 et de représentants de l’ARACF à l’édition 2013 du même événement à Dar es Salam (Tanzanie), ou encore de la présence du tout nouveau véhicule sanitaire tout terrain, une Toyota 4 roues motrices, offert par l’ARACF aux 21 villages de la Commune de Faléa qui contribue de façon significative, depuis mai 2013, au désenclavement de la région?

Tout ceci constitue, en effet, un signal visible de plus que les habitants peuvent compter sur un nombre croissant d’alliés qui défendent l’Appel de Faléa. Parmi eux, la ville de Genève nous soutient sans interruption depuis 2010, mais aussi de nombreux syndicats, organisations humanitaires, parlementaires et ONG de différents pays. Avant son rachat par Denison, Rockgate avait tenu à manifester ses bonnes dispositions à l’égard du gouvernement malien. Pour ces négociations, le ministère de l’Environnement avait imposé la présence des porteurs de l’initiative citoyenne ARACF. N’était-ce qu’une manœuvre pour ne pas perturber la vente des actions RGT à bon prix? Il faut constater que l’Etude d’Impact Environnemental et Social, exigée par la législation minière malienne et annoncée sur le site web de RGT, en est encore au stade de la déclaration d’intention et que l’échéance pour le dépôt de ce rapport n’a pas été fixée et diffusée officiellement. Ceci implique que la consultation populaire à Faléa ne peut être envisagée dans les délais annoncés initialement par les acteurs citoyens et les élus. L’ARACF va utiliser ce temps pour surveiller de près Denison, ses activités au Canada, en Zambie, en Namibie et en Mongolie et tenter de comprendre ses relations avec Areva. Elle va également organiser des échanges entre Faléa et Arlit (site de mines d’uranium au Niger, exploitées depuis plus de quarante ans, surtout par Areva) et s’efforcer de faire avancer sur le terrain les actions et projets qui favorisent un développement local, alternatif et durable.
Sur le plan de la politique générale, la démocratie sous surveillance rapprochée de l’ancien (et du nouveau?) colonisateur, la France, paraît retrouver un semblant de normalisation. En effet, les élections du 24 novembre et du 15 décembre 2013 pour la nouvelle Assemblée Nationale se sont déroulées sans trop de heurts, mis à part à Kidal, dans le nord du Mali. La France ne se distancie apparemment pas des organisations qui militent pour la division du pays. Quant aux élections municipales, elles auront lieu courant mai 2014.
Avec nos salutations amicales, bonne année 2014
© 2014 FCE

faléa01
Foto (c) forumcivique.org

Le maire de faleaDer Gedanke an eine Brücke ist äusserst verlockend.Frauen aus Falea bringen Essen zu den auf dem Feld Arbeitenden.Auf dem Gelände der Rockgate capital Welche Konventionen Mali unterzeichnet hat, wissen die Barfussjuristinnen.Aktivistin Adama Camara.Wir werden alles tun, um den Abbau zu verhindern.Ein Mitarbeiter des Bürgermeisters verschickt Proben aus dem Gemeindegebiet von Falea anBoukary Keita, Hüter des kulturellen ErbesTreffpunkt: Der Dorfbrunnen ist das Zentrum von Falea.Ein Blick auf den Weiler Siribaja, Teil der Gemeinde Falea.
Fotos (c) Charlotte Wiedemann (=> #2)
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1. Mali: Eine denkwürdige Konferenz und ein Staatsstreich
Forum Civique Européen – 20.05.2012
Von Hannes Lämmler
Die Konferenz «Uran, Gesundheit und Umwelt» in Bamako vom 16.-18. März 2012 hatte die Besonderheit, dass sie von einer Bürgerinitiative der kleinen Gemeinde Falea in Mali, der ARACF (Verein der Angehörigen und Freunde der Gemeinde Falea), in Zusammenarbeit mit den «Internationalen Ärzten zur Verhinderung des Atomkriegs» (IPPNW)1, dem Uranium network, der «Afrikanischen Uran-Allianz» (AUA) und einigen Mitgliedern des Europäischen BürgerInnenforums organisiert wurde. Das Internationale Konferenzzentrum war während drei Tagen Treffpunkt von NuklearexpertInnen, MedizinerInnen, AktivistInnen, Neugierigen der Zivilgesellschaft und einer großen Delegation von EinwohnerInnen der Gemeinde Falea, die sich gegen das Projekt der ersten Uranmine in Mali wehren.
Das Internationale Konferenzzentrum war während drei Tagen Treffpunkt von NuklearexpertInnen, MedizinerInnen, AktivistInnen, Neugierigen der Zivilgesellschaft und einer großen Delegation von EinwohnerInnen der Gemeinde Falea, die sich gegen das Projekt der ersten Uranmine in Mali wehren. Nach der Begrüßung durch Prof. Many Camara von der Bürgerinitiative ARACF aus Falea unterstreicht der Präsident von IPPNW Schweiz, Prof. Andi Nidecker, die Dringlichkeit, wissenschaftliche Information bereitzustellen, um die Bevölkerung zu schützen, die mit der möglichen Ausbeutung von Uran und der Perspektive von Bergen giftigen Abfalls einer geplanten Uranmine konfrontiert sind. Wegen der unkalkulierbaren Gefahren dieser Technologie ist seine Schlussfolgerung, dieses Erz, ohne es zu berühren, zu lassen, wo es ist: im Untergrund. Der Minenminister von Mali, Amadou Cisse, betont die Wichtigkeit dieses wissenschaftlichen Treffens und wünscht, dass bei der Realisierung einer Uranmine diese Erkenntnisse respektiert werden. Er fährt fort: «Der Kampf gegen die Armut ist zu oft begleitet von einem Mangel an Wissen. Man muss die lokale Bevölkerung mit einbeziehen und Fehler verhindern, die anderswo gemacht wurden.»
(…)
Der Bericht von Frau Salli Ramatou aus Niger4 sollte überall bekannt gemacht werden. Entgegen den Versprechungen, die vor 40 Jahren zu Beginn der 159 Uranminen in diesem Land gemacht wurden, werden die Menschenrechte immer noch mit Füßen getreten. Entwicklung und Wohlstand sind nicht existent. Der Hauptverantwortliche ist AREVA. Diese französische Gesellschaft, weltweit Nummer eins der Nuklearindustrie, hat peinlich genau darauf geachtet, dass das Niveau der Armut auf dem Stand von 1996 bleibt. Niger leidet unter einer großflächigen radioaktiven Verseuchung: Berge von radioaktivem Staub in der Größenordnung von 35 Millionen Tonnen werden kontinuierlich vom Wind erodiert. Frau Ramatou endet mit dem Satz: «Zwei von drei Glühbirnen in Frankreich brennen dank nuklearen Treibstoffs aus Niger, das heute eines der ärmsten Länder der Erde ist.»
(…)
Nouhoum Keita, Öffentlichkeitsreferent von ARACF, beschreibt, dass dank einer lokalen Mobilisierung und eines Netzes internationaler Solidarität ARACF zu einem nicht zu umgehenden Akteur in dem Verfahren der so genannten good governance, das heißt der Umwelt- und Sozialverträglichkeitsprüfung, geworden ist. Trotzdem muss er der Regierung und den beteiligten Ministerien vorwerfen, dass sie ihre Versprechen, Informationen bereitzustellen, nicht einhalten. Die gewählten Abgeordneten, einige Einwohner und der traditionelle Dorfchef unterstützen den Beitrag von Nouhoum Keita durch Kommentare. Sie wollen und sie werden zu diesem Projekt des Uranabbaus Nein sagen. Die Bewohner aus Falea bedanken sich bei den Gästen, die von weit hergekommen sind, um sie zu unterstützen.
– Die Arroganz der Macht –
Der Repräsentant des Minenministeriums, Seydou Keita, schwärmt vom Reichtum an Bodenschätzen in Mali, das zurzeit etwa 50 Tonnen Gold pro Jahr exportiert6. Er unterlässt es, darauf hinzuweisen, wie viel davon jährlich im Land bleibt. Mali ist der drittgrößte Exporteur von Gold des afrikanischen Kontinentes, was im Land aber nicht spürbar ist. Der Sprecher des Ministers zeigt mittels einer Powerpoint-Projektion ein Schema, wie der Ertrag im Land aufgeteilt wird. Eine vorgetäuschte Transparenz, bei der die grundlegende Information verborgen bleibt. Ein gewisser Unmut wird spürbar. (…)
Eine lange Liste von Forderungen und Kritik an der kanadischen Firma RCT wird in den Beiträgen von Leuten aus Falea vorgebracht: Die Probebohrungen haben Brunnen verunreinigt, aber die Lieferung von Trinkwasser seitens der RCT wurde nach wenigen Tagen eingestellt; die Bohrmaschinen arbeiteten Tag und Nacht neben bewohnten Hütten; Kühe, die aus unerklärlicher Ursache gestorben sind, nachdem sie Wasser neben schlecht gesicherten Bohrlöchern getrunken hatten… Die Möglichkeit, Nein zu dem Minenprojekt zu sagen, ist die Volksbefragung. Das ist ein Vorgang, der Bestandteil der Umwelt- und Sozialverträglichkeitsstudie ist. Wird nur eine kleine Delegation der Einwohner das Wahlrecht haben, oder wird jede und jeder der 17.000 Einwohner von Falea das Recht haben, seine Meinung zu sagen? Wird eine für den multinationalen Konzern negative Entscheidung respektiert werden?
Kann die Bevölkerung auf die Regierung zählen?
=> Weiterlesen
1. NGO, die 1985 den Friedensnobelpreis erhielt
2. Unabhängige Kommission für Forschung und Information über Radioaktivität, Sitz in Valence, Frankreich
3. Radioaktives, farb- und geruchloses Gas. Radon ist vor allem in Granitgestein, Vulkanerde und uranhaltigem Gestein vorhanden.
4. Bericht der Gruppe für Überlegung und Aktion bezüglich der Extraktionsindustrien in Niger.
5. Black Magic of Uranium at Jadugoda http://www.idpd.org
6. Im Wert von ungefähr 600 Millionen Euro (393 Milliarden Francs CFA) bei einem Tageskurs von 12Euro/g Gold

© 2012 FCE forumcivique.org

2. Angst zwischen hohen Gräsern
Wochenzeitung(CH) – 23.01.2014
Die malische Gemeinde Falea muss sich entscheiden, ob eine kanadische Firma auf ihrem Gebiet Uran abbauen darf. Wie geht eine traditionelle Gemeinschaft mit spärlicher Information, innerer Zerstrittenheit und ungewissen Aussichten um?

Von Charlotte Wiedemann, Falea (Text und Fotos)
Die Kinder in Falea legten einander die Arme um die Schultern, wenn ich sie fotografieren wollte. Sie posierten nicht; es war eine beschützende Geste und ein Zeichen von Zusammenhalt.

Falea ist ein entlegener Zipfel im äussersten Südwesten von Mali; ein Hochplateau, das sich nach Guinea hineinschiebt, fruchtbar, bewaldet und reich an Ressourcen – darunter Uran. 17 000 Menschen leben hier, verteilt auf 400 Quadratkilometer, 21 Dörfer und vier Sprachen. Kein Strom, keine befestigte Strasse.
Uranerz verbirgt sich häufig in entlegenen Winkeln dieser Erde, und wer dort lebt, ist besonders schlecht vorbereitet auf das, was nun hereinzubrechen droht. Die FaleanerInnen passten perfekt in das Muster vom leichten Opfer, doch sie sind daraus ausgebrochen. Deshalb war ich im November letzten Jahres gekommen. Es herrschte gerade die Ruhe zwischen zwei Stürmen: Die Probebohrungen waren beendet, nun rüsteten sich alle Seiten für die entscheidende Phase.
Falea empfing mich mit einer idyllischen und sozial eng gestrickten Abgeschiedenheit. Am Fuss eines gewaltigen Kapokbaums mit Wurzeln wie aufrecht stehende Bretter sassen zwei Dutzend Männer, ins Gespräch versunken. Es ging um eine Scheidung; hier sass der männliche Teil von zwei Familienverbänden und verhandelte darüber, wie der Brautpreis zurückzuerstatten sei.
Wie geht eine Gemeinschaft, die so lebt, mit der Herausforderung einer Uranmine um?
Ich blieb zunächst im Hauptdorf, sozusagen Falea City. Die Rundhäuser wirkten wie aus einem Afrikabilderbuch. Der Banco, gestampfter Lehm, ist hier von guter Qualität, die Mauern sind ohne Zutat von Zement glatt und haltbar. Die Dächer kegelförmig, eine Konstruktion aus Bambus und Grasbündeln, nach aussen dunkel, zum Inneren hin von warmem Braun. Mehrere Häuser standen jeweils zusammen innerhalb einer niedrigen Einfriedung: eine Grossfamilie, meist polygam. In den Höfen lagen Getreide und Kräuter zum Trocknen auf Matten. Alles wirkte gut angelegt, harmonisch und sehr einsehbar.
– Information durch Zufall –
Als eine kanadische Firma vor vier, fünf Jahren begann, in Feldern, Wald und Wiesen gewaltige Löcher zu bohren, verstand niemand, was geschah – und zunächst begehrte niemand auf. Dass es um Uran ging, erfuhren die FaleanerInnen erst spät und beinahe durch Zufall. Landsleute, die aus Falea stammten und in Frankreich arbeiteten, tippten den Namen ihres Geburtsorts in eine Suchmaschine; auf dem Bildschirm erschien die Website eines kanadischen Bergbauunternehmens, Rockgate Capital, das über seine Exploration in Falea informierte. Rockgate brauchte neue Financiers und pries darum den vermuteten Umfang der Uranvorkommen in höchsten Tönen.
Was die internationale Geschäftswelt wusste, war dem Bürgermeister von Falea und dem Gemeinderat vorenthalten worden – auch vom malischen Staat: Die Regierung hatte Rockgate Capital bereits zwei Jahre zuvor eine Genehmigung erteilt.

Niemand weiss, wie diese Geschichte weitergegangen wäre, hätte die Gemeinde Falea nicht ihre Leute draussen gehabt, in einer Welt mit Strom und Internet, mit Zugang zu Informationen und Expertise. Die «Assoziation der Bewohner und Freunde der Gemeinde Falea», im französischen Kürzel ARACF, wurde nun die Operationsbasis einer für Mali neuartigen Kampagne.
Ihr Motor war Many Camara, Professor für Soziologie und Anthropologie, in Falea schlicht «Le Professeur» genannt. Bewaffnet mit Notizblock und einem kleinen Hütchen, das ihm einen irreführend harmlosen Anstrich gab, dokumentierte er zunächst, was in der Abgeschiedenheit von Falea geschehen war. Eine alte Landepiste war bis in die Nähe der Schule erweitert worden. Die Piste stammte aus den achtziger Jahren; damals hatte die französische Staatsfirma Cogema (heute Areva) das Hochplateau inspiziert und Vorkommen von Uran, Kupfer und Bauxit entdeckt. Nun wurde die Piste genutzt, um wöchentlich Erzproben zur Analyse nach Südafrika zu fliegen. Sie führte so dicht an der Schule vorbei, dass bei einem ungeschickten Landemanöver Äste auf den Schulhof flogen. Bohrlöcher lagen mitten in Erdnussfeldern und Weidegebieten; Vieh stürzte hinein. Andere Tiere verendeten, nachdem sie Wasser aus den Bohrlöchern getrunken hatten. Die Bauern und Bäuerinnen waren ratlos und besorgt.

So also hatte alles begonnen.
Bis zum Zeitpunkt meines Besuchs war die Zahl der Bohrlöcher auf 500 gewachsen, manche bis zu 300 Meter tief. Oberflächlich waren sie bereits wieder von Faleas reicher Vegetation verdeckt, aber was geschah mit dem unterirdischen Netz der Gewässer?
Falea profitiert von grosser biologischer Vielfalt und von einer Feuchtigkeit, die für malische Verhältnisse geradezu paradiesisch ist. Wo nicht gejätet wird, stehen die Gräser mannshoch. Die Nächte sind kühl, morgens fällt starker Tau, das trägt zum Gelingen der Landwirtschaft bei. Die FaleanerInnen sind zwar arm, aber sie können sich ernähren von dem, was ihre Heimat hergibt; sie haben Reis, Mais, Hirse, Gemüse; die braunen Rinder sind gut genährt.
Um zu wissen, wie sich die Umwelt bereits durch die Folgen der Bohrungen veränderte, war eine Analyse der Ausgangssituation nötig. Auf Bitten der Assoziation half ein französisches, auf Radioaktivität spezialisiertes Ökoinstitut, in Falea eine sogenannte Nullpunktstudie zu realisieren. Die Stadt Genf finanzierte die Installation eines lokalen Radios: Falea hatte nun endlich ein Kommunikationsmittel, das auch die kleineren Dörfer erreichte. Bildungsprogramme begannen, in vier lokalen Sprachen und mit der linguistischen Herausforderung, Wörter wie «Millisievert», «Radionukleide» und «Gammastrahlen» in die Gedankenwelt von Menschen zu übersetzen, die meistenteils keine Schulbildung haben.
In einer Welt ohne Fernsehen und Kino waren es jedoch vor allem Bilder, die einen nachhaltigen Schock auslösten: ein Dokumentarfilm über die Zustände im Nachbarland Niger. Nach vier Jahrzehnten Urantagebau durch Areva leidet die Minenregion dort unter grossflächiger Verseuchung – und das Land ist bitterarm geblieben. Uran im Wert von mehr als 3,5 Milliarden Euro verliess Niger, während jährlich 2500 nigrische Kinder an Unterernährung sterben.
Wer den Film sah, hatte fortan Angst um die Heimat.
– Eine Brücke zum Preis einer Uranmine –
Acht Monate im Jahr, während der Regenzeit und danach, ist Falea eine Enklave. Dann kreuzt ein Fluss die lehmige Strasse, die in die nächste Stadt führt, neunzig Kilometer entfernt. Fünf Stunden auf holpriger Piste, so war auch ich angereist. Zunächst in einem gemieteten Pick-up, für Einheimische viel zu teuer. Wir nahmen einen älteren Mann aus Falea mit; er war in Bamako operiert worden, hatte seine Habseligkeiten in ein Tuch geknotet und hielt sich krampfhaft am Armaturenbrett fest.
Dann kam der Fluss, ein braunes Gewässer, das wir in einer schmalen Holzpiroge überquerten. Das wacklige Boot bietet Platz für ein einziges Moped, so wird normalerweise alles nach Falea geschafft.
Der Staat hat seit Jahren eine Fähre versprochen, doch es fehlt nun am Geld, die Lehmpiste so zu erweitern, dass die Fähre herbeigeschafft werden kann. Wenn die Mine in Betrieb geht, dann, so die Ankündigung der Leute von Rockgate Capital, würden sie eine Brücke und eine Strasse bauen! Das ist verlockend. Wie widersteht man einer solchen Verlockung? Wir können uns nicht vorstellen, wie das ist: dringend eine Brücke zu brauchen, aber sie nur zu bekommen um den Preis einer Uranmine.
Jenseits des Flusses ging die Piste bergauf und wurde noch rauer. Wir hatten aus der Stadt zwei Kanister Benzin mitgebracht, das nun einen Geländewagen befeuerte. Er gehört der Assoziation; deutsche SympathisantInnen hatten dafür zusammengelegt. Der Wagen war erst seit sechs Monaten in Falea und hatte schon Leben gerettet. Vorher mussten Kranke und Hochschwangere über all die Steine und durch Bäche hindurch auf dem Rücksitz eines Mopeds zum Fluss geschafft werden. Am anderen Ufer wartete dann der Krankenwagen auf jene, die es dorthin schafften.
Der Bürgermeister von Falea hatte so seine Frau verloren. Ihre Wehen kamen vorzeitig, er selbst war auswärts, auf der anderen Seite des Flusses. Er mobilisierte den Krankenwagen, wartete dann voller Qual am Fluss. Er wartete vergeblich. Mallé Camara ist ein zierlicher Mann in einem glänzenden hellblauen Gewand. Camara, so heissen hier viele. Mallé Camara ist Bauer und seit zehn Jahren Bürgermeister; er besitzt Ehrgeiz, will sich erneut zur Wahl stellen.
Ich sprach mit ihm in Faleas bescheidenem Rathaus. Der Sitzungsraum war mit zwei grossen Nationalflaggen dekoriert, eine hing an der Wand, die andere bedeckte die Tische wie eine überdimensionierte Decke. Sonst besass das Rathaus nicht viel. In Camaras Büro lag hier und da ein Papier. Aber dass es überhaupt ein Rathaus gab, das gehe auf ihn zurück, sagte er, und auch dass die Schule nun sieben Klassen habe statt wie vorher nur drei. Dies war messbarer, sichtbarer Erfolg. Aber was ist Erfolg, wenn es um eine Uranmine geht? Die Mine verhindern? Oder die Brücke bekommen?

Bürgermeister Camara war unter den Ersten, die eine Erklärung gegen die Mine unterschrieben, wie später alle zwölf Bürgermeister des Landkreises, zu dem die Gemeinde Falea gehört. Der Landkreis wird bereits von sieben Goldminen geplagt, sämtlich unter ausländischer Kontrolle. Gleichwohl wirkte der Bürgermeister unentschieden. Vermutlich hatte ihn die einseitige Parteinahme der malischen HauptstadtpolitikerInnen zunächst in die Opposition getrieben. Einmal kam der Bergbauminister mit zwei Geländewagen voller JournalistInnen und rieb sich Uranproben ins Gesicht: Seht her, so ungefährlich ist das! Dann reisten drei Abgeordnete an, angeblich, um sich zu informieren, aber sie übernachteten statt bei der Bevölkerung im Camp der Kanadier. «Das war nicht gut», sagte der Bürgermeister. Er sähe es gerne, wenn ihm etwas von der Last der Entscheidung abgenommen würde; aber wie sollte das gehen, wenn sich jene, die doch mehr Überblick haben mussten als er, so wenig für die Sorgen an der Basis interessierten?
«Was will die Mehrheit in Falea?», fragte ich ihn. «Wir sind hier sehr abgeschnitten», antwortete Camara vorsichtig. «Die Bevölkerung weiss nicht, was die Wahrheit ist. Wenn die Assoziation sagt, der Abbau ist zu gefährlich, dann stimmen die Leute zu. Aber wenn morgen jemand sagt, Uran ist der Ausweg aus der Armut, dann stimmen sie auch zu.»
Vor dem Rathausfenster ohne Glas begannen Kinder ein Fussballspiel; sie schauten ab und an zu uns herein. Dämmerung fiel. «Ich bin nur ein Buschbürgermeister», sagte Camara abrupt, «ich habe kein hohes intellektuelles Niveau. Ich weiss nicht, was wir tun sollen.» Er schloss die eisernen Fensterklappen, das stromlose Rathaus wurde stockfinster, ich tappte blind hinter Camara hinaus.
– Junge wollen nicht mehr auf die Felder –
Am nächsten Morgen traf ich die Parajuristes, eine Art BarfussjuristInnen, obwohl sie Schuhe trugen. Elf Männer und vier Frauen aus der Umgebung hatten einen Kursus absolviert, um ihr Wissen über die Grundrechte der Bevölkerung dann an andere weiterzugeben. Was steht im Bergbaugesetz, welche internationalen Konventionen hat Mali unterzeichnet?
Die Männer sprachen französisch und brachten Aufzeichnungen in Schreibblöcken mit. Die Frauen kamen mit leeren Händen, sie hatten keine Schulbildung, sprachen kein Französisch und schwiegen bescheiden. Als ich insistierte, sie durch Übersetzung einzubeziehen, entpuppte sich die Älteste von ihnen als resolute Kämpferin.
Die 65-jährige Bäuerin Adama Camara, Mutter von acht Kindern, hatte ihre Autorität in der Schule des Lebens erworben. Als Frau eines Gendarmen lebte sie an vielen Orten und kam schliesslich als Witwe zurück nach Falea. «Es wird hier niemals ein Einverständnis der Bevölkerung zum Uranabbau geben», sagte Camara mit grösster Entschiedenheit. «Wir werden alles tun, um den Abbau zu verhindern. Denn der Nutzen, den der Abbau vielleicht bringt, kann unsere Krankheiten niemals aufwiegen.»
Sie war Präsidentin der Frauenorganisation Yeredemeton, Verein Selbsthilfe. Die Frauen bauten Gemüse an und hatten es sich zur Aufgabe gemacht, die Wasserqualität im nahen Bach zu beobachten. Ich begleitete die Frauen zu ihren Feldern. In der Nähe war ein Bohrloch, gut zwei Meter im Durchmesser, nun mit Ästen, Erde und Steinen verschlossen. Adama Camara war überzeugt, dass die Ernten bereits gelitten hatten durch eine Verseuchung des Wassers. «Seitdem diese Firma hier arbeitet, gibt es auch mehr schwierige Schwangerschaften.» Ich hatte das Gefühl, dass sie aus lauter Sorge manches, was in Zukunft drohte, bereits in der Gegenwart sah. Aber wie war zu entscheiden, wo die Grenze lag?

Die ältere Generation, die Lebensweise und Kultur bewahren wollte, schien sich eher gegen die Uranmine zu stellen als die Jüngeren. Von denen wollten viele nicht mehr auf den Feldern arbeiten, hörte ich; sie hofften auf andere Einkommensquellen, durch Goldsuche oder womöglich in einer Uranmine. «Ein Teil der Jugend lässt sich durch die Firma anziehen», bestätigte Adama Camara. «Aber ich sage: Wer die Uranmine will, will den Tod und das Verschwinden von Falea!» Die anderen schwiegen betroffen.
– «Das sind ungehobelte Rohlinge» –
Den Weiler Kotoré konnte ich nur zu Fuss erreichen. Erst bergauf durch Wald und hohe Gräser, dann schlängelte sich ein Fusspfad über Erdnussfelder. Dies ist der Weiler von Boukary Keita, dem traditionellen Dorfchef und Hüter des kulturellen Erbes, wozu auch die Spiritualität gehört. Keita ist ein hochgewachsener Mann, sein Gang so elegant, dass sich das weisse lange Gewand bei seinen Schritten kaum bewegte. Sein Gewehr war mit einer Kaurimuschel geschmückt.
Keita setzte sich und sagte bündig: «Gold ist seit dem Altertum bekannt, aber Uran nicht. Wir kennen das nicht und wollen das nicht. Das ist wie ein Essen, das man nicht kennt und nicht will.» Er lächelte. Keita war zwei Jahre zur Schule gegangen; sein Französisch hatte er als Arbeitsmigrant in Guinea und Senegal erlernt.
Wir sprachen über die heiligen Orte. Die Assoziation, in der Keita ein wichtiges Mitglied ist, hatte im letzten Moment einen Ort retten können, der von der Landepiste bedroht war. Einen Ort, der nicht allen zugänglich sein durfte. Dort beteten Frauen in bestimmten Situationen, die der Hüter des Erbes nicht näher erläuterte. Für Keita waren die Uransucher ein Inbegriff von Unkultur. Sie hatten das allein schon durch ihre Missachtung malischer Sitten bewiesen. Wer immer etwas in Faleas Erde machen wollte, hätte zuerst zu ihm kommen müssen, dem traditionellen Chef. «Das sind ungehobelte Rohlinge», sagte Keita verächtlich.

So betrachten alle in Falea das Uranprojekt aus einem anderen Blickwinkel. Der Bürgermeister zaudert zwischen Sorge und Ehrgeiz, die Bäuerin sieht Krankheit und Tod heraufziehen, der Hüter des Erbes kann die Missachtung malischer Kultur nicht verzeihen.
Der Widerstand gegen die Uranmine ähnelt einer Pyramide: an der Basis Menschen wie Boukary Keita, die den Zaudernden ein Vorbild sein sollen. In Bamako ein gutes Dutzend AktivistInnen, die den Kontakt zu den Behörden halten. In Frankreich die Externen, die um Solidarität in Europa werben. Und dann die ausländischen UnterstützerInnen, die mit Expertise und Geld helfen: in der Schweiz das Forum Civique, das Mali schon seit Jahrzehnten verbunden ist, in Deutschland das Uranium-Network und die Rosa-Luxemburg-Stiftung.
– Kompetenzen für den Staat aufbauen –
Dies ist der erste Versuch, in Mali systematisch eine Gegenmacht aufzubauen. Dazu gehört auch eine neue Art der Begegnung von Staat, Bevölkerung und organisierter Zivilgesellschaft: Die Assoziation der MinengegnerInnen will die Sachkompetenz des malischen Staats verstärken, damit er dem Druck von Wirtschaftsinteressen besser standhalten kann; zugleich gilt es, die BürgerInnen gegen die Macht des Staates zu stärken. Eine hochkomplexe Aufgabe.
«Mali ist auf einen Uranabbau überhaupt nicht vorbereitet», erklärte mir Many Camara. «Der Staat hat keinen einzigen Uranexperten, keinerlei Messinstrumente, keinerlei Grundwissen über Radioaktivität. Wir müssen als Zivilgesellschaft viele Kompetenzen entwickeln, weil der Staat in seiner eigentlichen Aufgabe versagt.»
So wurde das Internationale Konferenzzentrum in Bamako drei Tage lang zur Bühne nuklearkritischer Expertise. WissenschaftlerInnen und Betroffene aus Gabun, Namibia, Niger, Kongo, Sambia, den USA, Indien, Südafrika und Kanada beschrieben die Auswirkungen des Uranbergbaus. Auf Drängen der Assoziation entstand später ein Beirat, in dem sich alle beteiligten Behörden abstimmen sollen: Bergbau, Umwelt, Gesundheit. Manche BeamtInnen schätzen die Informationen durchaus, die von den UrangegnerInnen zur Verfügung gestellt werden.
Und doch kämpft das Häuflein von AntiminenaktivistInnen in Bamako gegen immer neue Unwägbarkeiten. Uranfirma und Staat veröffentlichen sich widersprechende Informationen – ist das Taktik? Oder sollen die Erfolgsmeldungen auf der Website des Unternehmens vielleicht nur den Aktienkurs hochtreiben? Was bedeutet es, wenn nun die Rockgate-Aktien von einer anderen kanadischen Gesellschaft, Denison Mines, aufgekauft werden? Und wie beeinflusst der Weltmarktpreis für Uran das Schicksal von Falea?

Als ich Falea verliess, begannen die Vorbereitungen für eine Volksbefragung. In einer geheimen Wahl sollen sich die BewohnerInnen der 21 Dörfer für oder gegen die Uranmine entscheiden. Die Assoziation der MinengegnerInnen hofft, dass der Widerstand auf diese Weise mit einem machtvollen Votum der Basis abgesichert wird. Bis dahin ist es noch ein weiter Weg. Dass die Assoziation mit ausländischer Hilfe so viel auf die Beine stellen konnte und Kranke nun sogar von einem veritablen Geländewagen profitieren, das hat einen Nebeneffekt, wie er aus der konventionellen Entwicklungshilfe bekannt ist: Opportunismus. Ich hörte von mehreren Seiten: Es gibt Leute, die für die Mine sind, sich aber für die Assoziation aussprechen.
Zu den OpportunistInnen gehört Mamadou Alpha Diallo nicht. Er lebt in einem weiter entfernten Dorf, ist dort im Dorfrat aktiv und sagte mir: «Wir wollen, dass die Uranfirma zu uns kommt.» Diallo, ein schmaler, behutsamer Mann im kornblumenblauen Gewand, äusserte sich unmissverständlich. «Wir wollen ein Schulgebäude, eine Strasse und Trinkwasser.» Und viele junge Leute seines Dorfes sollten in der Mine Arbeit finden. «Das ist das Wichtigste. Über den Rest weiss ich wenig.»
Ich verliess Falea am frühen Morgen. Die hohen Gräser waren schwer von Tau.
© 2014 woz.ch

3. Neuigkeiten aus Falea
FCE/EBF – 19.02.2014
Von Nouhoum Keita/ Aracf, Hannes Lämmler/ EBF
Der seit der Katastrophe in Fukushima kontinuierlich sinkende Preis für das kommerzielle Uran, «Yellowcake», verzögert den Abbau neuer Vorkommen; dies hat auch Konsequenzen für Falea.
Solange der Gewinn die Abbaukosten nicht decken kann, wird der Aufbau der Infrastrukturen für den Uranabbau verlangsamt. Dies lässt die Bewohner_in-nen von Falea in Mali hoffen, dass die Eröffnung der geplanten Uranmine erst in einigen Jahren akut wird. Die Bürgerinitiative Aracf (Assoziation der Angehörigen und Freunde der Gemeinde Falea) will diese Zeit für die Förderung wirtschaftlich alternativer Projekte nützen.
– Einfluss der verschiedenen Initiativen –
Warum wurde die Firma Rockgate Capital Corp von der größeren Firma Denison, ebenfalls an der Börse von Toronto (Kanada), kotiert, übernommen?
Und was steckt hinter dem Gerücht, dass sich die Firma Cameco zurückzieht? Sie hatte den Bauxitabbau in Falea im Auge. Auf der Ausstellungstafel N° 2 (via Internet jederzeit einsehbar) sieht man die Konturen der Explorationskonzession. Warum wurden Material und Infrastruktur nach Kignan (Region Sikasso) in Mali verschoben? Sind dies Folgen des sichtbaren Aktivismus der Bürgerinitiative Aracf und ihrer Freund_innen? Folgen des seit 2011 aktiven Lokalradios, der gemeinsamen Erklärung der zwölf Bürgermeister des Kreise von Kenieba, die Aktionen des Juristischen Hilfskomitees, die Teilnahme einer großen Delegation von Bewohner_innen Faleas an der internationalen Konferenz Uran, Gesundheit und Umwelt in Bamako im März 2012 und die Reise einer Delegation von Falea zu der gleichnamigen Konferenz in Dar Es Salaam /Tansania im Oktober 2013, oder vielleicht auch der ebenfalls sichtbare, von Aracf zur Verfügung gestellte Toyota 4X4 mit zehn Plätzen, der als Sanitätsfahrzeug eingesetzt werden kann und auch zur verkehrsmäßigen Erschließung Faleas beiträgt? All dies sind Anzeichen, dass die Bewohner_in-nen von Falea auf ein wachsendes Netz von Verbündeten zählen können! Zudem wurde der Aufruf «Kein Uranabbau ohne Menschenrechte, Demokratie und Respekt der Umwelt» von namhaften Partner_innen unterzeichnet. Darunter findet man die Stadt Genf, die Falea weiterhin ihre Hilfe zu Verfügung stellt, zahlreiche Parlamentarier_innen, Gewerkschaften, NGO’s und humanitäre Organisationen aus verschiedenen Ländern.
Kurz bevor Denison einen Grossteil der Rockgate Aktien erwarb, signalisierte die kanadische Juniorfirma ihr «gutes Einverständnis» mit der malischen Regierung durch die Einberufung einer Drei-Parteien-Sitzung mit dem Umweltministerium und der Bürgerinitiative Aracf. Kann dies den Wert der Aktien beeinflussen? Der Delegierte der Aracf konnte anlässlich dieser Unterredung feststellen, dass die Umweltverträglichkeitsprüfung noch immer im Stadium der Absichtserklärung steckt und kein Zeitpunkt der Veröffentlichung angegeben wurde. Dies hat zur Folge, dass die geplante und angekündigte Volksbefragung in den 21 Dörfern von Falea ein weiteres Mal verschoben werden muss.
Die damit gewonnene Zeit wird die Bürgerinitiative nutzen, um genauer zu erfahren, was Denison in den verschiedenen Ländern wie Kanada, Sambia, Namibia und der Mongolei treibt und welche Verbindungen zu Areva bestehen. Sachdienliche Hinweise nehmen wir gerne entgegen.
– Austausch zwischen Mali und Niger –
Der gegenseitige Besuch zwischen Einwohner_innen von Falea und von Arlit im Niger, wo Areva seit 40 Jahren Uran abbaut und wo bis Ende 2013 ein neuer Vertrag mit der nigerischen Regierung ausgehandelt werden muss, wird zurzeit vorbereitet. In den kommenden Monaten kann vermehrt für die Verwirklichung alternativer, ökologischer Projekte Zeit gefunden werden, wie das Wasserprojekt, die Anschaffung einer Spezialzentrifuge für den handwerklichen und giftfreien Goldabbau, die lokale Verarbeitung des Bambus und das Garten- und Saatgutprojekt.
– Zum politischen Geschehen –
In Mali findet eine so genannte «Normalisierung unter französischer Aufsicht» statt. Die parlamentarischen Wahlen vom 24. November und 15. Dezember haben, abgesehen von den Zwischenfällen in der Region von Kidal (Nordmali), reibungslos und ohne Begeisterung stattgefunden. Die EU hat für die Beobachtermission 3,2 Millionen Euros ausgegeben. Befremdend ist die Tatsache, dass sich Frankreich von den marginalen Kräften, die eine Aufteilung Malis vorantreiben, nicht distanziert. Die Gemeindewahlen finden in Mali im Mai 2014 statt.
© 2012 FCE forumcivique.org

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Ein Gedanke zu “FALEA DARF NICHT STERBEN: WIDERSTAND DER MENSCHEN GEGEN DEN URANABBAU (II) + AUFRUF – Falea: eviter le pire! Signez l’appel!

  1. En supplément: Falea dans les média du Mali

    Exploitation de l’uranium de Faléa : Le niet des élus du cercle de Kéniéba
    Bamako (Le Républicain) – 14 mai 2012
    Par Assane Koné
    « A l’issue d’une formation, les élus du cercle de Kéniéba se sont opposés à la réalisation du projet d’extraction de l’Uranium de Faléa ».
    La révélation a été faite le 25 avril 2012, par Nouhoum Keita, coordinateur du programme de renforcement des capacités des populations de Faléa et des élus du cercle de Kéniéba, lors de la conférence de presse sur le bilan du partenariat entre l’Association des ressortissants et amis de la commune de Faléa (ARACF) et la Fondation Rosa Luxemburg.
    C’est un secret de polichinelle, la Commune rurale de Faléa située dans le cercle de Kéniéba, est aujourd’hui menacée par l’exploitation des ressources du sous sol dont l’Uranium. C’est suite à ce déferlement des sociétés minières sur le territoire de la commune que l’ARACF a décidé de s’impliquer activement dans le dossier minier. Selon Nouhoum Keita, toutes les actions visent à constituer un solide rempart contre le pillage effréné des ressources du pays par les investisseurs capitalistes internationaux.
    « L’ARACF s’est mobilisée dans le but d’aider les populations et les élus à rester maîtres de leur destin, à choisir et à mettre en œuvre leur propre mode de développement, respectueux de leur culture et de leur environnement », a-t-il déclaré. Pour renforcer les capacités techniques des populations, des autorités traditionnelles et communales, Nouhoum Keita dira que l’ARACF a sollicité et obtenu l’appui de la Fondation Rosa Luxemburg, d’une valeur de 15 millions de FCFA. Selon lui, cela a permis la réalisation d’une série d’ateliers d’information et de sensibilisation des populations sur les activités des industries extractives et sur les effets secondaires nocifs consécutifs aux activités de prospection et d’extraction de l’uranium.
    Pour sa part le Professeur Many Camara a rappelé que l’ARACF n’est pas contre la volonté de l’Etat malien de diversifier ses activités minières. Mais, il a indiqué l’ARACF est opposée à l’extraction de l’uranium de Faléa pour tout le risque que cela comporte pour les populations. « Pourquoi ne pas abandonner le projet d’exploitation de l’uranium pour se consacrer à l’exploitation de l’or, du diamant et de la bauxite qui offre des potentialités estimées à 450 millions de tonnes », s’est-il interrogé.
    Il a aussi proposé le développement de la filière du bambou dont regorge la zone et le développement de l’éco tourisme dans cette partie verdoyante de notre pays.
    « Il faut un programme de désenclavement de la zone de Faléa afin que la zone puisse développer son riche potentiel et nous allons nous battre pour le faire comprendre aux autorités », a-t-il déclaré. Pour conclure, il dira qu’il n’y a rien de rationnel à la démarche du gouvernement malien qui veut coûte que coûte exploiter l’uranium à Faléa.
    © 2012 Le Républicain

    Affaire de l’uranium de Faléa : La vérité et les non-dits
    mercredi 20 avril 2011
    L’article de Adam Thiam a été publié par divers médias au Mali. Il vient d’être publié également ce 20 avril 2011 par Meredit sur le site Club de l’Europe wordpress.
    Le président du Mali Amadou Toumani TOURE (ATT) a dit qu’il n’était pas au courant de l’affaire de l’exploration de Faléa dont le permis a été approuvé en conseil de ministres. Eva Joly en mission à Bamako a mis les pieds dans les plats. Et comme l’uranium irradie, on va bientôt avoir besoin de masque pour approcher Modibo Sidibé.
    C’est une Eva joly toujours humble comme à son habitude mais fière d’avoir remporté sa bataille qui a repris l’avion ce soir du 29 mars.
    => Lire la suite

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