"HIER GAB ES NIE APARTHEID" – TROTZDEM SCHWIERIGE VERSÖHNUNG IN TIMBUKTU – Espoirs de réconciliation à Tombouctou

HOFFNUNG auf Versöhnung in Timbuktu
TIMBUKTU ( IRIN ) – 27. Februar 2014
Die Menschen von Timbuktu , der kulturellen Hauptstadt Malis , sind hoffnungsvoll, dass die Stadt aus ihrer langen Geschichte der Toleranz Nutzen ziehen kann, um die durch eine 10 Monate dauernde islamistische Besetzung geschwächten sozialen Beziehungen wieder in Gang zu bringen. Die arabischen und Tuareg-Gemeinschaften werden immer noch beschuldigt, den Islamisten Vorschub geleistet zu haben.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

=>LESEN SIE AUCH (nur englisch):
Time to rekindle Timbuktu’s flame
TIMBUKTU (IRIN) – 12 February 2014
mit Berichten aus der Zeit der islamistischen Besetzung der Stadt
=> MORE TIMBUKTU in den MALI-INFORMATIONEN

Espoirs de réconciliation à Tombouctou
TOMBOUCTOU (IRIN) – 3 mars 2014
Les habitants de Tombouctou, la capitale culturelle du Mali, espèrent que la ville pourra tirer parti de sa longue tradition de tolérance pour rétablir des liens sociaux fragilisés par l’occupation des islamistes, qui a duré 10 mois. On accuse toujours les communautés arabes et touarègues de leur avoir apporté leur soutien.

Foto (c) IRIN/Chris Simpson: La guerre dans le désert – il faut terminer les vieux rivalités
Wüstenkrieg – alte Rivalitäten müssen beendet werden


Dans son ouvrage (La Ville Sainte dans les ténèbres du jihadisme) sur la récente occupation islamiste de Tombouctou, Houday Ag Mohamed, un haut fonctionnaire touareg, explique que les insurrections successives qui se sont produites au fil des ans ont provoqué une vague de discrimination et d’hostilité à l’encontre des Touaregs et des Arabes du Mali. C’est « un ostracisme que l’on peut voir dans les regards pleins de haine et de récrimination qu’ils reçoivent », a-t-il dit.

Un habitant de Tombouctou qui s’est présenté sous le nom de Mohamed a dit qu’il ressentait parfois une certaine méfiance à son égard de la part des autres communautés. Il a laissé entendre que l’organisation qui, en théorie, représente les Touaregs, c’est-à-dire le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a beaucoup de comptes à rendre. Le MNLA s’est emparé de plusieurs régions du nord du pays après le coup d’État de mars 2012 dans la capitale, Bamako ; il a ensuite été renversé par les islamistes.
« Ont-ils demandé aux gens s’ils souhaitaient une insurrection ? Non. Il n’y a pas eu de consultation. Ils nous ont simplement laissés récolter ce qu’ils avaient semé », a dit Mohamed.

Les islamistes ont été repoussés par les forces françaises, qui sont intervenues en janvier 2013 lorsque les insurgés ont commencé à se diriger vers Bamako.
Selon Salem Ould el Hadj, un enseignant à la retraite de 73 ans, il faut faire attention de ne pas simplifier à l’excès la mosaïque ethnique complexe de Tombouctou. « Il n’y a pas de grosse fracture raciale ici. Nous n’avons jamais eu d’apartheid. Les gens prient ensemble, lisent ensemble et voyagent ensemble. Vous n’avez qu’à vous rendre sur les marchés pour voir les commerçants blancs et noirs travailler côte à côte. Si vous remontez dans l’histoire, vous découvrirez qu’il en est ainsi depuis le XIVe siècle », a-t-il dit.

Une réconciliation difficile
Les enlèvements et les attentats-suicides demeurent une menace, même depuis que les islamistes ont été chassés des villes du nord du pays.
L’accent est maintenant mis sur la réconciliation et le développement. Les habitants de Tombouctou parlent d’un rapprochement entre les différentes communautés et de la réintégration des personnes retournées.
Mais ils sont aussi nombreux à s’interroger au sujet de la complicité et des sanctions. Les Maliens d’une certaine génération ont en outre un fort sentiment de déjà-vu.
Monument Flamme de la paixAbdel Hamid Maiga, qui gère l’organisation non gouvernementale (ONG) locale +Action et recherches pour le développement d’initiatives locales+, se rappelle la cérémonie de la Flamme de la paix organisée à Tombouctou en 1996 à la suite de la signature d’un accord de paix entre Bamako et les Touaregs. « C’était très impressionnant, très émouvant, mais ça n’a pas été suivi d’effets. »
Selon lui, il ne sera pas facile de rétablir la confiance.
« Notre histoire est une histoire de [races mêlées], de gens qui vivent ensemble et se marient entre eux », a souligné M. Maiga. « C’est le cas de 75 pour cent des gens d’ici. Si vous venez chez moi, vous y rencontrerez un Arabe blanc avec qui j’ai des liens de sang. Tombouctou, c’est ça. »
Il a cependant ajouté que certains incidents qui se sont produits pendant la crise ne pouvaient pas être simplement passés sous silence. « C’est difficile. Nous devons parler de ces choses et nous devons oublier. Je vous donne un exemple : nos locaux ont été pillés et nous avons perdu un véhicule et des ordinateurs. Je sais qui sont les responsables. Ce sont d’anciens amis à moi, et je ne vais pas oublier cet incident – eux non plus d’ailleurs. Mais est-ce que cela signifie que nous ne pouvons pas vivre ensemble ? »
Il a également insisté sur le fait qu’il faut trouver des solutions aux problèmes sous-jacents qui ont contribué à la rébellion si on souhaite écarter le risque d’une nouvelle insurrection.
Alors que des appels en faveur d’une aide supplémentaire ont été lancés pour le Mali, M. Maiga a dit que le gouvernement et le peuple avaient la responsabilité de s’assurer que l’argent était bien dépensé et que la corruption était endiguée à tous les niveaux. Il a ajouté que les jeunes de toutes les communautés ne devaient pas être écartés de la reconstruction et de la sortie de crise de Tombouctou.
« Notre bureau reçoit un flux constant de jeunes. Nombre d’entre eux sont qualifiés et cherchent un emploi. Nous faisons ce que nous pouvons pour eux. Nous tentons de les aider à trouver un emploi, nous agissons comme un genre de laboratoire. Mais le problème [du chômage] est bien présent, et s’il n’est pas résolu, il y a un risque évident de dégradation de la situation. »

Stratégie
Diadié Hamadoune Maiga a dirigé le comité de crise de Tombouctou et assuré la liaison avec les leaders rebelles pendant le régime islamiste. Il travaille maintenant comme pacificateur local et anime des rencontres entre les différents groupes à Tombouctou
Il a exprimé sa déception face à l’approche adoptée par le gouvernement en matière de réconciliation nationale. Il s’est montré particulièrement critique envers des événements comme « les assises du Nord », des consultations au sujet de la stabilité dans le nord qui ont été organisées à Bamako en novembre 2013. Selon lui, l’événement était dominé par des habitants du nord basés à Bamako et n’était pas représentatif.
« L’État n’a ni l’expérience ni la sensibilité nécessaire pour gérer ce genre de dialogue. Il ne connaît pas les coutumes et les traditions du peuple. On ne peut pas préparer un repas sans connaître les ingrédients. L’État devrait simplement accorder son soutien à ceux qui savent comment faire la paix », a-t-il dit.
L’approche de M. Hamadoune Maiga est beaucoup plus locale. Elle s’appuie sur les leaders religieux et les représentants des communautés, qui sont les mieux placés pour s’adresser aux membres de leurs groupes respectifs. Cette approche peut, selon lui, contribuer à établir un climat de paix et permettre de « parler ouvertement de ce qui s’est passé, de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas ».
« Il y a déjà eu des rébellions par le passé, mais elles étaient dirigées contre l’État. La majorité de la population n’était pas touchée. Cette fois-ci toutefois, l’impact a été beaucoup plus important », a-t-il dit. « Des civils ordinaires ont été tués, attaqués dans leurs propres foyers. Ils ont dû assister sans rien faire au pillage de leurs possessions. Si quelqu’un vient vers vous après avoir fait cela, il ne peut y avoir de confiance ou d’amour. Il peut seulement y avoir de la haine. Nous devons promouvoir l’honnêteté et la justice. Nous avons besoin de preuves, pas de rumeurs. Nous avons besoin de pardonner lorsque les crimes sont mineurs et les excuses, sincères. »

Tirer des leçons du passé
Vu la rareté des signes montrant l’établissement d’un réel dialogue entre le gouvernement et le MNLA, il y a eu beaucoup de spéculations sur les accords de paix signés par le passé, en particulier le Pacte national de 1992, et sur les raisons pour lesquelles ils n’ont pas donné lieu à un règlement durable.
Divers arguments ont été avancés : les promesses d’investissement dans le Nord n’ont pas été concrétisées ou l’argent a été détourné ; les militants touaregs n’ont jamais cru en l’accord de paix et ont simplement attendu le moment opportun pour lancer une nouvelle insurrection ; le gouvernement a mal géré le Nord, lançant de lourdes opérations militaires et rompant ses promesses ; et les islamistes sont arrivés dans la région avec leur propre programme, perturbant du même coup les échanges commerciaux et les relations entre les communautés.

On ne s’entend pas non plus sur la façon d’interpréter les événements survenus récemment à Tombouctou.
M. Hamadoune Maiga est d’avis qu’il est important d’engager un dialogue inclusif, mais il croit que de nombreux Maliens n’accepteront pas des solutions impliquant le MNLA. « Demandez aux gens ici et ils vous diront : “C’est le mouvement qui a ouvert la porte aux extrémistes”. »
« Ce n’est même pas comme si le MNLA représentait les Touaregs du Mali. Il s’agit en réalité d’un petit groupe d’individus qui ont déjà été proches du pouvoir. Il y a un écart important entre ce qu’ils disent et la réalité sur le terrain », a-t-il ajouté.
« Il n’y a jamais eu de guerre civile ici », a dit El Hadj Baba Haidara, un ancien député de Tombouctou, ajoutant que la principale menace est venue des étrangers et non des Maliens.

Aller de l’avant
Selon M. Haidara, il est maintenant temps de s’assurer que l’argent est acheminé à Tombouctou et qu’il sert à mettre un terme à plusieurs décennies de négligence. « Trop de gens se sont enrichis au détriment de la région », a-t-il soutenu. « Si [les autorités] reçoivent de l’argent pour construire une route, alors il faut qu’une route soit construite. »
Il ajoute cependant que le soutien économique ne doit pas se transformer en domination et que les Maliens doivent bâtir leur propre paix. Il est par ailleurs sceptique face au déploiement d’effectifs supplémentaires de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
« Nous ne sommes pas en Afghanistan et nous n’avons pas besoin de ce genre d’intervention. Je l’ai moi-même dit aux gens des Nations Unies : “Si vous restez plus d’un an, vous aurez échoué dans votre mission”. »
cs/ob/rz © 2014 IRIN
 Chris Simpson_Let the festivities begin. A griot celebrates on a wedding day

Foto (c) Chris Simpson/IRIN: Un mariage. Après la chute du régime islamiste, les habitants de Tombouctou croient qu’une réconciliation est possible.
Ein Griot (traditioneller Sänger) bei einer Hochzeit

Brahima Ouedraogo_Le régime islamiste a forcé des milliers de personnes à fuir le nord

Foto (c) Brahima Ouedraogo/IRIN:
Le régime islamiste a forcé des milliers de personnes à fuir le nord du Mali.
Die Islamisten haben tausende von Menschen im Norden Malis in die Flucht gejagt.

HOFFNUNG auf Versöhnung in Timbuktu
TIMBUKTU ( IRIN ) – 27. Februar 2014
Die Menschen von Timbuktu , der kulturellen Hauptstadt Malis , sind hoffnungsvoll, dass die Stadt aus ihrer langen Geschichte der Toleranz Nutzen ziehen kann, um die durch eine 10 Monate dauernde islamistische Besetzung geschwächten sozialen Beziehungen wieder in Gang zu bringen. Die arabischen und Tuareg-Gemeinschaften werden immer noch beschuldigt, den Islamisten Vorschub geleistet zu haben.
In seinem Buch* über die jüngste islamistische Besetzung Timbuktus erklärt der hochrangige Beamte Houday Ag Mohamed, ein Tuareg, dass die aufeinanderfolgenden Aufstände im Laufe der Jahre zu einer Welle von Diskriminierung und Feindseligkeit gegen die in Mali lebenden Tuareg und Araber führten. Es ist „eine Verfemung, die Sie in den Blicken voller Hass und Schuldzuweisungen sehen können“, sagt er.
Ein Bewohner Timbuktus namens Mohamed sagte, er fühle manchmal Misstrauen ihm gegenüber seitens der anderen Gemeinschaften, und deutete an, dass die Organisation, die theoretisch die Tuareg vertritt, die Nationale Bewegung für die Befreiung des Azawad ( MNLA), noch viel Rechenschaft abzulegen habe. Die MNLA bemächtigte sich mehrerer Regionen des Nordens nach dem Putsch vom März 2012 in der Hauptstadt Bamako; sie wurde sie später von den Islamisten gestürzt.
„Haben sie die Menschen gefragt, ob sie einen Aufstand wollten? Nein, es gab keine Befragung. Sie haben uns einfach ernten lassen, was sie gesät hatten“, sagte Mohamed .
Die Islamisten wurden dann von den französischen Truppen zurückgeschlagen im Januar 2013, als die Aufständischen begannen, gegen Bamako vorzurücken.
Salem Ould el Hadj , 73, ein pensionierter Lehrer, warnt vor allzu großer Vereinfachung des komplizierten ethnischen Mosaiks von Timbuktu. „Es gibt hier keine große Rassenkluft. Wir hatten hier nie Apartheid. Menschen beten gemeinsam, lesen und reisen gemeinsam . Gehen Sie nur auf die Märkte und Sie werden die weißen und schwarzen Händler Seite an Seite arbeiten sehen. Gehen Sie zurück in die Geschichte, und Sie werden feststellen, dass es seit dem 14. Jahrhundert genau so gewesen ist“, sagte er.
Eine schwierige Versöhnung
Obwohl die Islamisten aus den Städten des Nordens vertrieben wurden, bleiben Entführungen und Selbstmordanschläge eine Bedrohung.
Der Fokus liegt nun auf Versöhnung und Entwicklung. Timbuktus Bewohner sprechen von einer Annäherung unter den verschiedenen Gemeinschaften und der Wiedereingliederung der Rückkehrer.
Aber viele stellen sich auch Fragen über Komplizenschaft und Sanktionen. Und für einige Malier einer bestimmten Generation gibt es ein starkes Gefühl von Déjà-vu.
Abdel Hamid Maïga , der die lokale NGO „Aktion und Forschung für die Entwicklung der lokalen Initiativen“ leitet, erinnert sich an die Zeremonie der Flamme des Friedens 1996 (Gewehre wurden verbrannt) in Timbuktu, die auf ein Friedensabkommen zwischen Bamako und den Tuareg folgte. „Es war alles sehr beeindruckend, sehr bewegend. Aber was kam danach? Nichts.“
Abdel Maïga sagt, das Vertrauen wird nicht einfach wiederhergestellt werden.
„Unsere Geschichte ist eine von [ gemischten Rassen ], von Menschen, die zusammen leben und untereinander heiraten“, darauf weist Maïga hin. „Das ist der Fall für 75 Prozent der Menschen hier. Kommen Sie in mein Haus und Sie finden einen weißen arabischen Blutsverwandten von mir. Das ist Timbuktu.“
Aber er sagt, dass es Zwischenfälle aus der Krise gab, die nicht einfach übergangen werden können. „Es ist schwierig. Wir müssen über diese Dinge sprechen, und wir müssen vergessen. Zum Beispiel waren unsere Büroräume geplündert worden. Wir verloren ein Fahrzeug und Computer. Ich weiß, wer es getan hat. Sie waren Freunde von mir, und ich werde nicht vergessen – sie auch nicht. Aber heißt das, wir können nicht zusammen leben?“
Er betonte auch, dass wenn man die Probleme, die zu der Rebellion beigetragen haben, vernachlässigt, dies nur einen neuerlichen Aufstand wahrscheinlicher machen wird.
Da Aufrufe für mehr Hilfe für Mali gestartet worden sind, sagte Herr Maïga, die Regierung und die Menschen haben die Verantwortung sich zu versichern, dass das Geld gut angelegt ist und dass die Korruption auf allen Ebenen eingedämmt wird. Er fügte hinzu, dass die jungen Leute aus allen Gemeinschaften in den Wiederaufbau und den Ausweg aus der Krise von Timbuktu eingebunden werden müssen.
„Unser Büro bekommt einen konstanten Strom von jungen Menschen, von denen viele gut qualifiziert sind und nach Arbeit suchen. Wir tun für sie, was wir können. Wir versuchen ihnen zu helfen, Jobs zu finden, wir handeln wie eine Art Labor. Aber das Problem Arbeitslosigkeit ist wirklich da, und wenn dies nicht behoben wird, gibt es ein offensichtliches Risiko, dass die Situation aus dem Ruder läuft.“
Strategie
Diadié Hamadoune Maïga hat das Timbuktu-Krisenkomitee geleitet und die Kontakte mit den Rebellenführern während der islamistischen Besetzung hergestellt. Nun arbeitet er als Friedensstifter auf lokaler Ebene und organisiert Treffen zwischen den verschiedenen Gruppen in Timbuktu.
Er äußerte sich enttäuscht gegenüber der Herangehensweise der Regierung an die nationale Aussöhnung. Besonders kritisch hat er sich bei Veranstaltungen wie den „Assises du Nord“ gezeigt, Konsultationen über die Stabilität im Norden, die in Bamako im November 2013 stattfanden. Ihm zufolge war dieses Ereignis nicht repräsentativ, da von Menschen aus dem Norden, die aber in Bamako wohnen, dominiert.
„Der Staat hat weder die Erfahrung noch die nötige Sensibilität, um diese Art von Dialog führen. Er kennt die Bräuche und Traditionen der Menschen nicht. Sie können keine Mahlzeit kochen, wenn Sie die Zutaten nicht wissen. Der Staat sollte einfach diejenigen Unterstützung, die wissen, wie man Frieden macht“, sagte er.
Hamadoune Maïga’s Ansatz ist viel mehr lokal. Er stützt sich auf die religiösen Führer und die Vertreter der Gemeinschaften, die am besten ihre jeweiligen Gruppen anzusprechen in der Lage sind. Dieser Ansatz, sagt er, kann zu einem Klima des Friedens beitragen und „offene Gespräche über das, was passiert ist, was akzeptabel ist und was nicht“ ermöglichen.
„Es gab Aufstände vorher, sie waren gegen den Staat gerichtet. Die Mehrheit der Bevölkerung war nicht betroffen. Was dieses Mal passierte, hat alle viel härter getroffen“, sagte er. „Sie hatten gewöhnliche Zivilisten ermordet, angegriffen in der eigenen Wohnung. Sie mussten zusehen, wie alles, was sie besaßen, geplündert wurde. Wenn jemand zu Ihnen kommt, nachdem er das getan hat, wird es kein Vertrauen oder Liebe geben. Es kann dann nur Hass geben. Wir müssen Ehrlichkeit und Gerechtigkeit fördern. Wir brauchen Beweise, nicht Gerüchte. Wir brauchen Vergebung,wenn es sich um leichte Verbrechen handelt, und wir brauchen Entschuldigungen, aufrichtige.“
Aus der Vergangenheit lernen
Angesichts der wenigen Zeichen für einen echten Dialog zwischen der Regierung und der MNLA gab es eine Menge Spekulationen über die früheren Friedensabkommen, insbesondere den Nationalen Pakt von 1992, und die Gründe dafür, dass sie keine dauerhafte Lösung gebracht haben.
Verschiedene Argumente wurden vorgebracht: dass die versprochenen Investitionen in den Norden nicht zustande kamen und Geld veruntreut wurde; dass die militanten Tuareg nie an das Friedensabkommen geglaubt haben und einfach einen günstigen Zeitpunkt abwarteten, um einen neuen Aufstand zu starten; dass die Regierung den Norden schlecht verwaltet hat, schwere Militäroperationen gestartet und ihre Versprechungen gebrochen hat, und dass die Islamisten mit ihrer eigenen Agenda in die Gegend kamen und die Wirtschaftsbeziehungen und die Beziehungen zwischen den Gemeinschaften durcheinander brachten.
Und man ist sich auch nicht einig, wie man die jüngsten Ereignisse in Timbuktu interpretieren soll.
Während Hamadoune Maïga von der Bedeutung eines integrierenden Dialogs spricht, warnt er davor, dass viele Malier keine Lösungen mit Einbeziehung der MNLA tolerieren werden. „Fragen Sie die Leute hier, und sie werden ihnen sagen: ‚Das ist die Bewegung, die die Tür für die Extremisten geöffnet hat.'“
Er fügte hinzu : „Es ist nicht so, dass die MNLA Malis Tuaregs vertritt. Es ist in Wirklichkeit eine kleine Gruppe von Einzelpersonen, die sich schon in der Nähe zur Macht befanden. Es gibt eine riesige Kluft zwischen dem, was sie sagen, und der Wirklichkeit vor Ort.“
„Es gab nie einen Bürgerkrieg hier“, sagte El Hadj Baba Haïdara, früherer Abgeordneter aus Timbuktu, und fügte hinzu, dass die hauptsächliche Bedrohung von außen und nicht von Maliern gekommen ist.
Vorangehen
Herr Haïdara sagte, jetzt ist es Zeit , sich davon zu überzeugen, dass das Geld in Timbuku ankommt, und dazu dient, jahrzehntelange Vernachlässigung zu beenden. „Zu viele Leute haben sich zu Lasten der Region bereichert“, argumentierte er. „Wenn Geld Straßenbau kommt, dann muss auch eine Straße gebaut werden.“
Er warnt jedoch, dass die wirtschaftliche Unterstützung sich nicht in Herrschaft verwandeln darf und dass die Malier ihren eigenen Frieden aufbauen müssen. Er ist skeptisch, was die Erweiterung der UN-Stabilisierungsmission in Mali ( MINUSMA ) angeht.
„Wir sind nicht in Afghanistan, und wir benötigen nicht diese Art von Intervention. Ich habe es den UN-Leuten selbst gesagt: „Wenn ihr länger als ein Jahr hierbleibt, ist eure Mission gescheitert.“
cs / ob / rz © 2014 IRIN
*La Ville Sainte dans les ténèbres du Jihadisme (Die Heilige Stadt in der Finsternis des Dschihad)

Advertisements

Ein Gedanke zu “"HIER GAB ES NIE APARTHEID" – TROTZDEM SCHWIERIGE VERSÖHNUNG IN TIMBUKTU – Espoirs de réconciliation à Tombouctou

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s