3/4 DER HAUSHALTE IM NORDEN BENÖTIGEN NAHRUNGSMITTELHILFE – À peine sorti de la crise, le Mali en proie à la faim

Kaum aus der Krise, wird Mali eine Beute des Hungers
Bamako ( IRIN ) – 3. März 2014
Während Mali sich langsam von seiner politischen Krise 2012 und dem islamistischen Aufstand im Norden erholt, setzen die neue Regierung und ihre Partner den Schwerpunkt auf langfristige Entwicklung . Doch Hilfsorganisationen warnen , dass es Bedarf an humanitärer Hilfe gibt, der sofort angegangen werden muss, insbesondere die Gewährleistung von mehr Nahrungsmittelhilfe für die extrem gefährdeten Gemeinden im Norden.

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À peine sorti de la crise, le Mali en proie à la faim
BAMAKO (IRIN) – 4 mars 2014
Alors que le Mali se remet doucement de la crise politique de 2012 et de l’insurrection islamiste dans le Nord, le nouveau gouvernement et ses partenaires mettent l’accent sur le développement à long terme. Cependant, les groupes d’aide humanitaire préviennent qu’il est urgent de répondre aux besoins humanitaires.
A woman plows her fields in Mali

Foto (c) Ray Witlin/World Bank: Une femme en train de labourer son champ au Mali
Eine Frau pflügt ihr Feld in Mali

Il faudra notamment s’assurer que les populations extrêmement vulnérables du nord du pays reçoivent plus d’aide alimentaire.
« La crise humanitaire est toujours là. Il y a des personnes qui sont extrêmement pauvres et qui ont besoin d’assistance humanitaire », a dit Mohamed Coulibaly, directeur pays d’Oxfam au Mali. Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime qu’environ 1,5 million de personnes auront besoin d’aide alimentaire cette année.
Dans une déclaration de janvier, 11 organisations non gouvernementales (ONG) ont tiré la sonnette d’alarme sur la pénurie alimentaire dans le nord du Mali.
Leurs préoccupations portent notamment sur : le début précoce de la saison maigre, qui commence habituellement en avril ou en mai et qui coïncide avec l’épuisement des réserves des ménages ; la dégradation des pâturages et la perte probable de bétail ; les conséquences des mauvaises récoltes de la saison 2012-2013 ; le mauvais état des routes et l’insécurité qui continuent d’entraver l’accès à l’aide.
La déclaration a également mis en garde contre une « réduction drastique » du financement de l’aide humanitaire et les dangers d’une réduction des contributions des bailleurs de fonds.

Sortir du cycle de crises
Sally Haydock, directrice du PAM au Mali, souligne que le pays connaît « sa troisième année de crise ». Les effets de la sécheresse de 2011-2012 ont été exacerbés par l’éclatement du conflit en janvier 2012 ; bon nombre de personnes ont perdu leur emploi et n’ont pas pu semer.
Selon Mme. Haydock, il est possible de sortir du cycle de crises si l’on prend les mesures appropriées. « Il faut apporter un soutien suffisant – sous forme de semences, d’intrants, d’engrais – lors de la saison agricole », a-t-elle souligné. Une bonne pluviosité est également primordiale.
Elle a reconnu que les performances agricoles et les besoins alimentaires variaient d’une région à l’autre. Cette année, la situation est particulièrement préoccupante en pays dogon, notamment dans la région centrale de Bandiagara, où les réserves sont épuisées depuis la mi-janvier. Mme Haydock a dit que la région aura besoin de distributions alimentaires pendant plusieurs mois.
Le PAM a élaboré un programme de résilience d’une durée de trois ans visant notamment à enrayer le cycle de pénuries alimentaires. La récupération de l’eau, l’irrigation et le maraîchage sont quelques-unes des stratégies proposées par l’agence pour promouvoir les priorités agricoles post-crise au Mali.
« Je pense qu’il est important de ne pas oublier le Mali, malgré les besoins concurrents de la RCA [la République centrafricaine], du Soudan du Sud et de la Syrie. Les bailleurs de fonds se sont engagés à verser des sommes importantes lors de la conférence de Bruxelles [pour] garantir la stabilité du pays et nous devons nous assurer que cela continue », a dit à IRIN Mme Haydock.

Respecter le programme humanitaire
M. Coulibaly d’Oxfam a dit que les mesures prises par les bailleurs de fonds en réponse à l’alerte lancée par les ONG ont été décevantes, et certains craignent que les besoins humanitaires du Mali ne soient occultés par d’autres crises.
« S’il y a une augmentation de l’aide sous forme d’assistance militaire et de soutien budgétaire, alors il doit y avoir une augmentation notable de l’aide humanitaire », a affirmé M. Coulibaly. « Et il faut faire vite. Si la réponse n’intervient pas rapidement, la situation risque de s’aggraver. »
Les crises qui secouent le Soudan du Sud et la RCA ont éclipsé la situation au Mali.
Les bailleurs de fonds ont rencontré les responsables du gouvernement intérimaire du Mali en mai 2013, à l’occasion de la conférence « Ensemble pour un nouveau Mali » organisée à Bruxelles après que les forces françaises ont chassé les rebelles islamistes des villes du Nord. Lors de cette conférence, la France, l’Union européenne (UE) et d’autres pays ont pris l’engagement ferme de bâtir sur la paix reconquise.
Les bailleurs de fonds se sont engagés à verser quelque 3,3 milliards d’euros en mettant l’accent sur « la transparence et la responsabilité mutuelle », mais les observateurs ont noté qu’une partie de l’argent promis correspondait à des « fonds déjà prévus » par les précédentes lignes budgétaires dédiées à la coopération. L’aide, notamment celle allouée par l’UE, était conditionnée à des progrès significatifs en matière de gouvernance, de rétablissement des services publics, d’organisation des élections et de lutte contre la corruption.

Une année qui s’annonce difficile
Avec la réussite des élections, le rétablissement de la démocratie et la prise en charge par l’État – bien que lente – de la fourniture des services de base, la situation du Mali devrait être meilleure aujourd’hui qu’en 2012 ou en 2013. Mais David Gressly, coordonnateur humanitaire des Nations Unies, met en garde contre l’autosatisfaction.
« L’année s’annonce difficile », a-t-il reconnu, en prévenant qu’il n’y avait pas de garantie que les besoins humanitaires soient satisfaits. « En 2013, nous n’avons collecté que 55 pour cent [265 millions de dollars US sur 477] de ce dont nous avions besoin », a-t-il dit, en soulignant que le Mali a besoin de plus de ressources. « Il faut que l’argent continue à arriver pour la nourriture et la nutrition. »
Dans le Plan de réponse stratégique pour le Mali 2014-2016 élaboré par les Nations Unies, 255 millions de dollars sont consacrés au financement de la sécurité alimentaire sur un budget humanitaire de 569 millions de dollars pour l’année 2014.
Alors qu’un nombre croissant de déplacés et de réfugiés rentrent chez eux, les groupes d’aide humanitaire soulignent que la réussite de la réintégration exige une planification minutieuse. Il faudra résoudre les problèmes de sécurité. Les agriculteurs qui reviennent chez eux auront besoin d’aide pour retrouver leur autonomie. Et l’accès à l’eau potable pour tous sera un élément essentiel.
M. Gressly a noté que les besoins des communautés hôtes doivent être pris en compte, en soulignant qu’« il est probable que les plus vulnérables soient ceux qui sont restés ».
L’absorption des anciens déplacés constituera un défi majeur pour le gouvernement. « La volonté est là, la vision est là, mais la capacité du gouvernement reste problématique », a dit M. Coulibaly d’Oxfam. « Ils doivent opérationnaliser les initiatives débattues en matière de décentralisation dans le Nord et satisfaire les besoins de la population. »

Vulnérabilité
Une évaluation de la sécurité alimentaire conduite en juillet 2013 par le PAM et ses partenaires a confirmé la gravité de la situation dans plusieurs régions du Nord. Les études réalisées sur le terrain ont permis de distinguer différents niveaux d’insécurité alimentaire et ont révélé que 75,2 pour cent des foyers du Nord avaient besoin de l’aide alimentaire.
Le pic de la soudure a été atteint en juillet 2013, mais les résultats ont fait l’effet d’une bombe. « Lors de leur publication, les gens ont dit, ‘Ce n’est pas possible, les chiffres sont beaucoup trop élevés’, mais cela correspond à ce que nous avons observé », a dit Christian Munezero, responsable du programme humanitaire d’Oxfam.
M. Munezero a reconnu l’ingéniosité et la flexibilité traditionnelles des éleveurs et des communautés sédentaires, mais il évoque également une vulnérabilité inhérente.
« Le moindre bouleversement peut tout perturber. Lorsque les personnes sont vulnérables, le moindre choc, par exemple des précipitations moins abondantes que prévu, peut entraîner un fort déséquilibre jusqu’à la récolte suivante. Il faut des conditions minimales pour que la résilience soit possible. »
cs/ob/rz-mg/xq © 2014 IRIN
_Curt Carnemark.World Bank

Foto (c) Curt Carnemark/World Bank:
Certaines régions du nord du Mali connaissent de graves pénuries alimentaires. – Harvesting crops, Mali

=> English Version: Emerging from crisis, Mali braces for hunger

Kaum aus der Krise, wird Mali eine Beute des Hungers
Bamako ( IRIN ) – 3. März 2014
Während Mali sich langsam von seiner politischen Krise 2012 und dem islamistischen Aufstand im Norden erholt, setzen die neue Regierung und ihre Partner den Schwerpunkt auf langfristige Entwicklung . Doch Hilfsorganisationen warnen , dass es Bedarf an humanitärer Hilfe gibt, der sofort angegangen werden muss, insbesondere die Gewährleistung von mehr Nahrungsmittelhilfe für die extrem gefährdeten Gemeinden im Norden.
„Die humanitäre Krise ist immer noch da. Es gibt Menschen da draußen, die sehr arm sind und humanitäre Hilfe brauchen“, sagte Oxfam-Landesdirektor Mohamed Coulibaly . Das Welternährungsprogramm (WFP ) schätzt, dass rund 1,5 Millionen Menschen Nahrungsmittelhilfe brauchen in diesem Jahr.
In einer Erklärung im Januar äußerten 11 NGOs Besorgnis über Nahrungsmittelknappheit im Norden Malis .
Zu den Bedenken gehörten: der frühzeitige Beginn der mageren Saison, die in der Regel im April oder Mai beginnt, wenn den Haushalte in der Regel die Nahrungsmittelvorräte ausgehen; die Verschlechterung der Weide und der wahrscheinliche Verlust von Vieh, die Folgen der schlechten Ernten der Saison 2012-2013, und schlechte Straßen und Unsicherheit, die weiterhin den Zugang zu Hilfe behindern.
Die Erklärung warnte auch vor einer „drastischen Reduzierung“ der Finanzierung der Hilfen und vor den Gefahren einer Reduzierung der Beiträge der Geber.
Aus dem Teufelskreis der Krisen aussteigen
Sally Haydock , WFP-Landesdirektorin, weist darauf hin, dass Mali jetzt im „dritten Jahr der Krise“ ist. Die Auswirkungen der Dürre 2011-2012 wurden durch den Beginn des Konflikts im Januar 2012 noch verschärft , so dass viele Menschen ihre Arbeit verloren haben und nicht in der Lage waren zu säen.
Frau Haydock argumentierte, dass der Teufelskreis von Krisen aufgebrochen werden kann, aber nur, wenn entsprechende Maßnahmen ergriffen werden. „Es muss genug Unterstützung gegeben werden in Bezug auf die Samen, Betriebsmittel, Düngemittel – in der Agrarsaison“, betonte Haydock. Gute Regenfälle sind auch wichtig.
Sie räumte ein, dass die landwirtschaftlichen Leistungen und der Nahrungsmittelbedarf von Region zu Region variieren. In diesem Jahr ist die Situation besonders besorgniserregend vor allem in der zentralen Region von Bandiagara im Dogon-Land, wo die Reserven bereits seit Mitte Januar erschöpft sind. Frau Haydock sagte, die Region werde mehrere Monate lang Nahrungsmittellieferungen erfordern .
WFP hat ein Drei-Jahres-Programm zur Belastbarkeit ausgearbeitet mit dem Ziel, den Kreislauf der Nahrungsmittelknappheit zu brechen . Wasserwiederaufbereitung, Bewässerung und Gartenbau sind einige der Strategien der Agentur, um die landwirtschaftlichen Prioritäten Malis in der Nachkrisenzeit voranzubringen.
„Ich denke, es ist wichtig , dass trotz der anderen konkurrierenden Bedürfnisse der CAR [ der Zentralafrikanischen Republik ], des Süd-Sudans und Syriens, Mali nicht vergessen wird. Die Geber haben auf der Brüsseler Konferenz eine Menge Geld zugesagt, um die Stabilität des Landes zu garantieren, und jetzt müssen wir dafür sorgen, dass es weitergeht“, sagte Frau Haydock zu IRIN.
Die Aufrechterhaltung des humanitären Programms
Oxfam`s Herr Coulibaly sagte, dass die Reaktion der Geber auf den von den NGOs geschlagenen Alarm enttäuschend war, und manche haben die Befürchtung, dass die humanitären Bedürfnisse in Mali durch andere Krisen verdunkelt werden.
„Wenn Hilfe verstärkt wird im Bereich der militärischen Hilfe und Haushaltsunterstützung, muss es auch eine deutliche Erhöhung der humanitären Hilfe geben“, argumentierte Herr Coulibaly . „Und das muss schnell geschehen. Wenn die Antwort nicht schnell kommt, könnte die Situation viel ernster werden.“
Die anhaltenden Krisen in Süd- Sudan und der CAR haben Mali aus dem Rampenlicht bewegt .
Die Geber trafen sich mit Verantwortlichen der Übergangsregierung von Mali in Brüssel im Mai 2013 zu einer „Gemeinsam für ein neues Mali“-Konferenz, nach der Vertreibung der islamistischen Rebellen aus den nördlichen Städten durch französische Truppen. Bei dieser Konferenz gab es eine starke Verpflichtung von Frankreich, der Europäischen Union ( EU) und anderen Ländern, auf dem neugewonnenen Frieden aufzubauen.
Die Geber verpflichteten sich, rund 3,3 Milliarden Euro zu schicken mit einer starken Betonung auf „Transparenz und gegenseitiger Rechenschaftspflicht“, aber Beobachter haben festgestellt, dass ein Teil der zugesagten Finanzierung „altes Geld“ war aus dem Budget der bisherigen Entwicklungszusammenarbeit. Die Beihilfe, insbesondere aus der EU, verlangte als Voraussetzung deutliche Fortschritte in guter Regierungsführung, in der Wiederherstellung staatlicher Leistungen, die Organisation von Wahlen und die Bekämpfung der Korruption.
Ein schwieriges Jahr kündigt sich an
Mit erfolgreichen Wahlen, Wiederaufbau der Demokratie und die Übernahme, wenn auch langsam, der Bereitstellung von Basisdienstleistungen durch den Staat, befindet sich Mali in einer viel besseren Position als 2012 oder 2013. Aber der UN- Koordinator für humanitäre Hilfe David Gressly warnt vor Selbstzufriedenheit.
„Es wird ein hartes Jahr werden“, räumte er ein und warnte , dass es keine Garantie für die Erfüllung der humanitären Bedürfnisse gebe. “ Im Jahr 2013 haben wir nur 55 Prozent [ 265 Mio. US $ von $ 477.000.000 ] von dem, was wir brauchten, gesammelt“, sagte er und betonte, dass Mali mehr Ressourcen braucht. „Wir müssen die Zuführungen für Lebensmittel und Ernährung offen halten.“
In dem UN-Strategic Response Plan für Mali 2014-2016 sind 255 Millionen US-Dollar für Ernährungssicherheit vorgesehen in einem Budget humanitäre Hilfe von 569 Millionen $ für das Jahr 2014.
Da immer mehr Vertriebene und Flüchtlinge nach Hause zurückkehren, warnen Hilfsorganisationen, dass erfolgreiche Wiedereingliederung eine sorgfältige Vorplanung erfordere. Es werden immer noch Sicherheitsprobleme zu lösen sein. Die rückkehrenden Bauern benötigen Hilfe, um wieder autark zu werden. Und der Zugang zu Trinkwasser für alle wird entscheidend sein .
Herr Gressly hat festgestellt, dass die Bedürfnisse der aufnehmenden Gemeinschaften berücksichtigt werden müssen, und weist darauf hin, dass „wahrscheinlich diejenigen, die zurückblieben, die am meisten gefährdeten Personen sind.“
Die Wiederaufnahme der ehemaligen Vertriebenen wird auch eine große Herausforderung für die Regierung. „Der Wille ist da, die Vision ist da, aber die Fähigkeit der Regierung ist immer noch ein Problem“, sagte Herr Coulibaly von Oxfam. „Sie müssen die Initiativen zur Dezentralisierung im Norden durchführen und die Bedürfnisse der Bevölkerung befriedigen.“
Verwundbarkeit
Eine im Juli 2013 von WFP und Partnern durchgeführte Bewertung der Lebensmittelsicherheit bestätigte die Schwere der Bedingungen in mehreren Gebieten des Nordens. Feldforschung ergab unterschiedliche Ebenen der Nahrungsmittelunsicherheit, und dass 75,2 Prozent der Haushalte im Norden Nahrungsmittelhilfe benötigen.
Der Hochpunkt der mageren Saison war im Juli 2013 erreicht, aber die Ergebnisse haben wie eine Bombe eingeschlagen. „Als dies kam heraus, sagten die Leute :, Das kann nicht möglich sein , die Zahlen sind viel zu hoch‘ , aber das war , was wir gefunden haben“, sagte Manager des humanitären Programms von Oxfam, Christian Munezero .
Munezero bestätigte den Einfallsreichtum und die traditionelle Anpassungsfähigkeit von Hirten und sesshaften Gemeinschaften, sagte aber auch, es gebe eine inhärente Verletzlichkeit.
„Die kleinste Veränderung kann alles umwerfen. Wenn Menschen gefährdet sind, kann der geringste Schock, zum Beispiel geringere Regenfälle als erwartet, die Dinge aus dem Gleichgewicht bis zur nächsten Ernte werfen. Sie müssen Mindestbedingungen haben, damit Widerstandskraft überhaupt möglich ist.“
cs / ob / rz © 2014 IRIN

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