5 MALISCHE ROTKREUZMITARBEITER VON MUJAO ENTFÜHRT – Le Mujao revendique l’enlèvement d’une équipe de la Croix-Rouge au Mali

Islamisten bekennen sich zur Entführung in Mali
Deutsche Welle – 11.02.2014
Mali bleibt ein unsicheres Terrain – auch für Helfer von gemeinnützigen Organisationen. Jetzt haben sich Islamisten zu der Entführung von fünf Rot-Kreuz-Mitarbeitern bekannt. Sie seien „Feinde des Islam“.
Die Fünf sind in der Wüste von Nord-Mali spurlos verschwunden.

DEUTSCH WEITER UNTER DEM AFP-ARTIKEL

Mali: un chef jihadiste revendique l’enlèvement d’une équipe de la Croix-Rouge
Bamako (AFP) – 11.02.2014 18:58
Par Serge DANIEL
Un responsable du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a affirmé mardi à l’AFP que son groupe avait enlevé dans le nord du Mali une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui n’a pas confirmé cette revendication.
Des islamistes du Mujao au nord-mali

Foto (c) Romaric Ollo Hien/AFP: Des combattants du MUJAO au Nord-Mali
Mujao Kämpfer in Mali

„Nous avons pris (…) un (véhicule) 4X4 des +ennemis de l’islam+ avec leurs complices“, a déclaré Yoro Abdoulsalam, responsable connu du Mujao, dans un bref entretien téléphonique avec un journaliste de l’AFP à Bamako.
A la question de savoir s’il s’agissait de l’équipe du CICR, il a répondu: „Oui“. „Ils sont en vie et en bonne santé“, a-t-il dit, sans plus de détails.
Interrogé par l’AFP à Genève, Alexis Heeb, porte-parole du CICR, a déclaré ne pas pouvoir confirmer cette revendication d’enlèvement du Mujao avec lequel le CICR est cependant „en contact“.
„Nous sommes en contact avec le Mujao et différents (autres) groupes armés au Mali, mais à ce stade nous ne pouvons pas confirmer cette revendication rendue publique ce (mardi) matin“, a affirmé M. Heeb.Carte de localisation de l'enlèvement d'une équipe du CICR au Mali entre Kidal et Gao

Carte de localisation de l’enlèvement d’une équipe du CICR au Mali entre Kidal et Gao
Lageplan der Entführung von IKRK-Mitarbeitern in Mali zwischen Kidal und Gao

Lors d’une conférence de presse mardi à Bamako, Cheick Oumar Diarrah, ministre malien de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, a déclaré que tout était entrepris par le gouvernement pour retrouver les cinq disparus.
„Nous condamnons les actes d’enlèvement, de prise d’otages et nous avons engagé les actions nécessaires (…) pour retrouver ceux qui sont enlevés“, a-t-il dit, sans parler explicitement du Mujao.
Lundi, le CICR avait annoncé avoir „perdu le contact avec un de ses véhicules, avec cinq personnes à son bord“.
Les cinq personnes sont quatre membres du CICR et un vétérinaire d’une autre organisation humanitaire, tous des Maliens, et leur disparition remonte au 8 février, alors que le véhicule effectuait le trajet entre Kidal (extrême nord-est) et Gao (nord-est), selon Alexis Heeb.
Tous „étaient partis de Kidal pour regagner leur base à Gao lorsque nous avons perdu le contact“, avait précisé dans un communiqué Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali, en affirmant n’écarter „aucune piste“.
Le Mujao est un des groupes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont occupé le nord du Mali en 2012 avant d’en être en partie chassés par une intervention militaire internationale lancée début 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours. Ce mouvement était particulièrement présent dans la ville de Gao, et dans sa région.
– Retour du Mujao sur le terrain –
Ces allégations d’enlèvement interviennent sur fond de tensions dans la région de Gao, où plusieurs habitants évoquent un retour du Mujao sur le terrain.
Un responsable au gouvernorat de la région a indiqué que lundi, des dizaines de combattants armés supposés membres du Mujao avaient fait irruption dans la localité de Djébock, à une cinquantaine de kilomètres de Gao.
Ils étaient à la recherche d’un chef touareg absent au moment de leur passage. Après deux heures de présence sur les lieux sans être inquiétés, ils sont repartis, a indiqué la même source, sans plus de détails.
Dans un communiqué publié lundi, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) avait accusé le Mujao d’être auteur du massacre d’une trentaine de „civils touareg“ le 6 février dans la localité de Tamkoutat (nord-est de la ville de Gao), proche de Djébock. (=> voir commentaire, Ed)
Il ajoutait que „suite à ce massacre terroriste“, ses troupes avaient engagé une course poursuite contre les assaillants“ les 8 et 9 février, en tuant six et faisant deux prisonniers „arabes“. La rébellion a évoqué un mort et un blessé dans ses rangs, et indiqué que certains assaillants avaient fui et traversé la frontière du Niger voisin.
Un élu et un ex-député de la région de Gao avaient indiqué à l’AFP la semaine dernière qu’au moins 30 Touareg avaient été tués le 6 février lors de violences entre communautés peule et touareg dans la zone de Tamkoutat.
Le gouvernement malien avait de son côté dénoncé „des actes terroristes“ – sans citer de noms de groupes – ayant tué une trentaine de marchands revenant d’un grand marché de la même zone, la force de l’ONU (Minusma) évoquant 24 morts dans des „affrontements intercommunautaires“. Ni le gouvernement ni la Minusma n’avaient précisé la communauté d’origine des victimes.
Le vaste Nord malien reste instable, plus d’un an après l’intervention militaire internationale. Des éléments jihadistes ont plusieurs fois frappé ces derniers mois dans ces zones, notamment à Kidal, chef-lieu de région et fief des Touareg qui reste la ville de tous les dangers, où l’armée et l’administration maliennes peinent toujours à imposer leur autorité.
© 2014 AFP

Islamisten bekennen sich zur Entführung in Mali
Deutsche Welle – 11.02.2014
Mali bleibt ein unsicheres Terrain – auch für Helfer von gemeinnützigen Organisationen. Jetzt haben sich Islamisten zu der Entführung von fünf Rot-Kreuz-Mitarbeitern bekannt. Sie seien „Feinde des Islam“.
Die Fünf sind in der Wüste von Nord-Mali spurlos verschwunden. Sie waren am Sonntag in einem Auto zwischen Gao und Kidal unterwegs, zwei Städten im Nordosten des Landes, als sie offenbar von Islamisten verschleppt wurden. Die islamistische Bewegung für Einheit und Dschihad in Westafrika (Mujao) bekannte sich inzwischen in einem Telefonat mit der Nachrichtenagentur AFP zu der Entführung. „Wir haben mit der Hilfe Gottes einen Allradwagen der ‚Feinde des Islam‘ und ihrer Komplizen in unsere Gewalt gebracht“, sagte der Mujao-Vertreter Yoro Abdoulsalam. Die Entführten seien am Leben und es gehe ihnen gut.
Suche bislang erfolglos
Das Internationale Komitee vom Roten Kreuz (IKRK) hatte am Montag eines seiner Teams im Norden von Mali als vermisst gemeldet. Das IKRK habe den Kontakt zu fünf Insassen eines seiner Fahrzeuge verloren, sagte ein Sprecher der Organisation. Nach seinen Angaben handelt es sich um vier einheimische IKRK-Mitarbeiter und einen ebenfalls malischen Tierarzt von einer anderen Organisation.
Malische Streitkräfte und UN-Blauhelmsoldaten sind seit dem Wochenende im Einsatz, um nach den Vermissten zu suchen. „Aber die Suche war bisher erfolglos“, sagte an diesem Dienstag ein Sicherheitsbeamter in der nördlichen Stadt Gao.
Islamisten weiter aktiv
Die Mujao ist eine von mehreren in Mali operierenden Gruppen, die mit dem Terrornetzwerk Al-Kaida verbunden sind. 2012 besetzten sie den Norden Malis, ehe sie im Januar 2013 von französischen und afrikanischen Truppen weitgehend zurückgedrängt wurden. Sie verüben weiterhin Selbstmordanschläge in der Region. Meist sind Kasernen oder andere militärische Einrichtungen ihr Ziel. In jüngster Zeit richten die islamistischen Milizen ihre Anschläge zunehmend gegen die Bevölkerung.
Die Sicherheitslage in Mali ist nach wie vor angespannt. Die UN-Mission MINUSMA, an der sich auch die Bundeswehr beteiligt, soll für Ruhe sorgen. Nach demokratischen Wahlen im vergangenen Jahr hat Frankreich seine Militärpräsenz mittlerweile auf 2300 Soldaten verringert.
© 2014 DW.DE

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3 Gedanken zu “5 MALISCHE ROTKREUZMITARBEITER VON MUJAO ENTFÜHRT – Le Mujao revendique l’enlèvement d’une équipe de la Croix-Rouge au Mali

  1. Voici les faits et des infos supplémentaires sur Djébook:
    Le ministre Cheick Oumar Diarrah au sujet des 30 civils tués à Djébook : « Des arrestations ont eu lieu et seule l’enquête permettra d’identifier les assaillants »
    Bamako (Malijet) – 11.02.2014
    Par Abdoulaye Diakité
    Le ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah a animé ce mardi soir un point de presse sur les récents évènements intervenus dans la Commune rurale de Djébook le 6 février dernier où 30 personnes ont été tuées par des assaillants. Selon le ministre Diarrah, des arrestations ont eu lieu et seule l’enquête permettra d’identifier les assaillants et savoir les motifs.
    Dans ses propos introductifs, le ministre Diarrah a expliqué que ce sont des assaillants sur motos qui ont attaqué un groupe de personnes faisant 30 morts et des blessés dans la Commune rurale de Djébook, région de Gao. Le gouvernement a donc dépêché une mission sur place. Elle était conduite par le ministre de la Sécurité qui a rendu visite aux blessés et aux familles des victimes et présenter les condoléances du gouvernement. Le ministre d’ajouter que suite à ces évènements, des mesures conservatoires, d’urgence ont été prises et des actions sont en cours.
    « Le gouvernement fera en sorte que tous les coupables soient arrêtés et mis à la disposition de la justice. Des arrestations ont eu lieu et les intéressés ont été remis à la gendarmerie. Les enquêtes sont en cours, c’est pourquoi je ne pourrais pas aller loin dans mes commentaires. Mais il faut que les gens sachent qu’il y a un Etat qui a ses lois ».
    (…)
    Y a-t-il un conflit intercommunautaire qui est en dessous de tout ça ? Pour le ministre, ce qui s’est passé est la résultante d’un conflit latent, structuré autour du foncier et du bétail et qui met aux prises Peulhs et Touaregs. « On est dans une zone d’insécurité où les armes circulent librement et l’Etat n’a pas encore une présence effective. Nous avons aussi connu une dégradation de ceux qui y représentaient l’Etat. C’est pourquoi ces conflits peuvent éclater à tout moment », a souligné le ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord.
    En ce qui concerne des actions pour le retour de la paix et la stabilité au Mali, le ministre Cheick Oumar Diarrah dira que tout est mis en œuvre pour trouver une solution définitive à ce problème du Nord. Des contacts sont pris avec tous les acteurs. Déjà le 13 février prochain, il y aura un atelier qui sera organisé en partenariat avec la Minusma sur les leçons apprises des accords passés et le lendemain, suivra un autre sur le processus de cantonnement et du DDR.
    Dans les jours à venir, la Commission vérité justice et réconciliation va être mise en place. Cette commission, aux dires du ministre, se chargera d’établir la cartographie de tous les crimes commis au Mali, organiser le retour des réfugiés, faire en sorte que les auteurs des violences soient répertoriés et punis et que réparation soit faite aux victimes.
    Qui est médiateur ? Pour le ministre, « toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Reste que le gouvernement malien a demandé à l’Algérie de faire un travail exploratoire alors que la Cédéao avait déjà désigné un médiateur au choix duquel le Mali n’a pas participé. On fera en sorte qu’il y ait des discutions au Mali et non à l’extérieur ».
    © 2014 Malijet

    Dreißig Tuareg in Mali ermordet
    Bamako (derstandard) – 7. Februar 2014, 20:14
    Bewaffnete Angehörige der Bevölkerungsgruppe der Fulbe (Peul) in Mali sollen offiziellen Angaben zufolge mindestens 30 Tuareg umgebracht haben. Die Täter hätten ihre Opfer aus Rache für die Entführung eines Stammesmitglieds getötet, sagte ein Regionalbeamter der Nachrichtenagentur AFP am Freitag. „Unsere Verwandten wurden kaltblütig ermordet“, erklärte ein anderer Abgeordneter in Tamkutat.
    Aus Kreisen der staatlichen Streitkräfte hieß es, unter den Ermordeten sei ein Kind. Zudem hätten nur wenige Verletzte überlebt. Demnach waren die Tuareg am Donnerstag auf dem Rückweg von einem Markt angegriffen worden. Eines ihrer beiden Fahrzeuge sei angezündet worden.
    Nach Angaben des Verteidigungsministeriums trafen malische Soldaten am Freitag in der Region ein, um Anrainer zu schützen. Die ethnischen Gruppen der Fulbe (Peul) und Tuareg werfen sich gegenseitig immer wieder Raubüberfälle und Viehdiebstahl in den abgeschiedenen Wüsten des Landesnordens vor.
    © 2014 derstandard.at

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  2. Noch immer keine Spur von den verschleppten IKRK-Mitarbeitern:

    Mali: l’action humanitaire après l’enlèvement des membres du CICR
    RFI – 20.02.2014
    Par David Baché
    Au Mali, on est toujours sans nouvelles des cinq humanitaires enlevés il y a une dizaine de jours (le 8 février) dans le nord du pays. Le Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest, a revendiqué l’enlèvement de l’équipe qui travaillait pour le CICR, le Comité international de la Croix rouge. Tous de nationalité malienne, et tous toujours retenus… Un enlèvement qui rappelle évidemment la difficulté de l’accès à l’espace humanitaire pour les organisations présentes dans le nord du pays.
    © 2014 RFI

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    • Erleichterung nach Lebensbeweisen der IKRK-Geiseln
      Es sind Fotos aufgetaucht, auf denen die 5 entführten IKRK-Mitarbeiter lebend zu sehen sind. Die Umstände der Entführung bleiben vage. Lösegeldforderungen wurden nicht gestellt.

      Mali: soulagement après des preuves de vie des otages du CICR
      RFI – 06.03.2014
      Des photos ont été révélées, où apparaissent les cinq humanitaires, en vie. Les deux photos en question dateraient d’il y a environ deux semaines. Les cinq otages ont été enlevés il y a près d’un mois, le 8 février dernier, dans la région de Gao. Le Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, avait revendiqué l’enlèvement mais aucune nouvelle n’était parvenue depuis à leur sujet. Ces photos ont pour premier effet de rassurer les membres du CICR.
      « C’est quelque chose de concret, ça prouve qu’ils sont toujours en vie, c’est très positif ». Christophe Ludi, chef de mission du CICR au Mali, se dit rassuré. Ni lui ni les familles des victimes n’avaient jusqu’ici reçu de preuves de vie.
      Pour autant, il n’y a pas de quoi modifier la stratégie en place : « Cela confirme les indications que nous avions reçues, explique encore le chef du CICR à Bamako. Nous allons continuer nos démarches auprès de nos contacts locaux pour identifier les ravisseurs et connaître les motifs de leur action. »
      En effet, les circonstances de l’enlèvement des cinq humanitaires demeurent extrêmement floues et ne permettent pas de savoir si l’équipe a été ciblée précisément parce qu’elle travaillait pour une organisation internationale, ou si elle a été ciblée en raison de l’origine ethnique de ses membres : quatre sur cinq sont des Touaregs. Enfin, les cinq humanitaires sont tous de nationalité malienne.
      Or, jusqu’ici les groupes terroristes islamistes n’ont cherché à monnayer que des otages occidentaux, jugés plus rentables. Le Mujao, qui a revendiqué l’enlèvement, n’a exprimé, à ce jour, aucune demande de rançon, aucune exigence, ni dans les médias, ni auprès du CICR.

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