SCHWIERIGER NEUSTART DER SCHULEN IM NORDEN MALIS – Une rentrée difficile pour les écoles du nord du Mali

Die Schulen im Norden Malis haben einen schwierigen Neustart
Bamako ( IRIN) – 1. November 2013
Die Verwüstungen des malischen Konflikts, der den Bildungssektor für fast zwei Jahre lähmte, haben den Beginn eines neuen Schuljahres im Norden des Landes durcheinander gebracht, wo beschädigte Schulen, Personalknappheit und Unsicherheit das Lernen verzögert haben.
Das neue Schuljahr begann überall in Mali im Oktober. Die Regierung und das UN-Kinderhilfswerk (UNICEF) starteten eine Back-to-School-Kampagne, um 500.000 Kindern und 9.000 Lehrer zu helfen, den Schulbesuch neu zu starten. Bamako hatte auch eine Rückkehrprämie für Beamte eingerichtet, die in den Norden des Landes zurückgingen.
„Trotz der Maßnahmen, die von der Regierung getroffen wurden, haben viele Lehrer in Timbuktu ihren Dienst noch nicht wieder angetreten“, sagte Mody Abdoulaye Cissé, der Schulamtsdirektor von Timbuktu. Er erklärte, dass einige Lehrer die 500 US-Dollar der Regierung als Anreiz, in den Norden zurückzugehen, als zu niedrig empfinden und finden, dass die Region noch zu unsicher ist.
„Es ist nicht nur eine Frage des Geldes. Es ist eine Frage auch von Überleben. Jeder weiß, dass der Konflikt noch nicht beendet ist und es überall Selbstmordanschläge gibt. Die Regierung setzt das Leben von Lehrern und Schülern aufs Spiel, indem sie die Schulen unter diesen Bedingungen öffnet. Deshalb habe ich beschlossen, jetzt noch nicht zurückkehren“, erklärte Sekou Sala Koné, ein Lehrer aus Timbuktu, der derzeit in Bamako lebt.

=> WEITER: ggfs. im ENGLISCHEN ORIGINAL UNTER DER FRANZÖSISCHEN VERSION


Foto (c) Katarina Höije/IRIN:
Dans une école du centre du Mali
In einer Schule im Zentrum des Landes
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SCHULANFANG IM OKTOBER: WERDEN ALLE KINDER ZUR SCHULE GEHEN KÖNNEN? – L’UNICEF aide les enfants à retrouver le chemin de l’école, publié le 07/09/2013 dans MALI-INFORMATIONEN
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Une rentrée difficile pour les écoles du nord du Mali
BAMAKO (IRIN) – 5 novembre 2013
Les ravages du conflit malien, qui a paralysé la scolarité pendant presque deux ans, ont perturbé la rentrée scolaire dans le nord du pays où les écoles endommagées, le manque de personnel et l’insécurité ont retardé l’enseignement.
Les écoles ont rouvert dans tout le Mali au mois d’octobre. Le gouvernement et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont lancé une campagne de reprise des classes pour aider 500 000 enfants et 9 000 enseignants à redémarrer une scolarisation. Bamako a également mis en place un programme d’aide financière pour inciter les fonctionnaires à retourner dans le nord du pays.
Le nord du Mali avait été envahi par les militants islamistes et les rebelles séparatistes après le renversement du gouvernement à Bamako en mars 2012. Les islamistes, qui imposent une forme radicale de la loi islamique, ont été délogés par les forces françaises en janvier. Cependant, la sécurité n’est pas encore complètement revenue dans la région.
« Malgré les mesures prises par le gouvernement, beaucoup d’enseignants n’ont pas encore repris leur travail à Tombouctou », a signalé Mody Abdoulaye Cissé, directeur de l’enseignement de Tombouctou. Il explique que certains enseignants considèrent que les 500 dollars donnés par le gouvernement pour encourager un retour dans le Nord sont trop peu et trouvent que la région est encore trop dangereuse pour y retourner.
« Ce n’est pas seulement une question d’argent. C’est aussi une question de survie. Tout le monde sait que le conflit n’est pas fini et que des attaques suicide ont lieu partout. Le gouvernement met la vie des enseignants et des élèves en danger en ouvrant les écoles dans de telles conditions. C’est pour cela que j’ai décidé de ne pas y retourner pour le moment » a expliqué Sekou Sala Koné, un enseignant de Tombouctou qui vit actuellement à Bamako.
– Des années perdues –
Selon le ministère de l’Éducation, le conflit et la crise alimentaire, qui ont frappé la région du Sahel en 2011-2012, ont laissé environ 800 000 enfants maliens sans école pendant deux ans. Même avant le conflit, le taux de scolarisation au Mali était très faible. Selon les estimations, 1,2 million d’enfants en âge d’aller à l’école, des filles pour la plupart, ne sont pas scolarisés.
« Le principal problème est que beaucoup trop d’enfants ont perdu deux ans de scolarité. Cela peut provoquer une réaction en chaîne et décourager les enfants de retourner à l’école », a déclaré à IRIN David Gressly, chef de mission du Bureau des Nations Unies au Mali et coordonnateur humanitaire.
Avec ce début d’année scolaire, la scolarisation a repris sans grandes perturbations dans la région de Tombouctou. Cependant, Mohamed Lamine, dont les enfants viennent juste de reprendre l’école, a précisé que le manque d’enseignants les oblige à travailler le double alors que le calendrier scolaire est faussé.
À Gao, ville du nord du pays, l’Union des enseignants a appelé à la grève au sujet des salaires. Le leader de l’Union, Ibrahim Touré, a affirmé que là-bas, environ la moitié des 2 597 enseignants n’a pas reçu la prime de retour au travail.
Les écoles n’ont même pas repris dans la région Kidal, au Nord-Est, contrôlée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un groupe de rebelles séparatistes touaregs.
« En réalité, les écoles d’ici sont fermées depuis le début de la crise… Des milliers d’enfants sont privés de leur droit à l’éducation », a déclaré Adama Kamissoko, gouverneur de Kidal.
– Pillages –
Soixante-sept pour cent des écoles du nord du Mali ont été mises à sac pendant la crise. Les militants occupaient environ le quart des écoles de la région. D’après l’UNICEF, un plus faible pourcentage des établissements scolaires ont été endommagés ou détruits. Les écoles de Gao sont celles qui ont été le plus saccagées.
L’occupation islamiste de neuf mois a anéanti les services publics. Dans la plupart des endroits comme les hôpitaux et les banques, l’eau et l’électricité viennent seulement de se remettre en marche.
Pour Oumar Touré, un enseignant qui a récemment repris ses fonctions à Tombouctou, « c’est l’avenir de ces pauvres enfants qui doit être pris en compte. Ils ont besoin de nous ».
« Je n’ai pas peur des attaques suicide à la bombe. Vous savez, que vous soyez à Bamako, Sikasso ou Kidal, vous pouvez mourir tout autant », a-t-il déclaré à IRIN.
ob/sd/rz-fc/amz
© 2013 IRIN

North Mali schools off to a hard start
BAMAKO (IRIN) – 1 November 2013
The ravages of Mali’s conflict, which paralysed education for almost two years, have disrupted the start of a new school year in the country’s north, where damaged schools, staff shortages and insecurity have set back learning.
Schools reopened across Mali in October. The government and the UN Children’s Fund (UNICEF) launched a back-to-school campaign to help 500,000 children and 9,000 teachers restart schooling. Bamako also set up a scheme to pay civil servants to return to the country’s north.
Northern Mali was overrun by Islamist militants and separatist rebels after the government was overthrown in Bamako in March 2012. The Islamists, who imposed a harsh form of Islamic law, were dislodged by French forces in January. However, security is yet to fully return to the region.
“Despite the measures taken by the government, many teachers have not yet resumed duty in Timbuktu,” said Mody Abdoulaye Cissé, the Timbuktu education director. He explained that some teachers considered the US$500 government incentive to return to the north too small and felt that it was still unsafe to go back to the region.
“It’s not only a question of money. It’s a matter of life too. Everybody knows that the conflict is not over and there are suicide attackers everywhere. The government is putting the lives of teachers and pupils in danger by opening schools under such conditions. That is why I have decided not to return for the moment,” said Sekou Sala Koné, a teacher in Timbuktu who is currently living in Bamako.
– Years lost –
The conflict and the food crisis that hit the Sahel region in 2011-2012 kept some 800,000 Malian children out of school for two years, according to the education department. Even before the conflict, education levels in Mali were already low, with an estimated 1.2 million school-age children, most of them girls, not attending school.
“The major problem is that too many children have lost two years of schooling. This can have a carry-on impact of discouraging children from returning to school,” David Gressly, the UN deputy representative in Mali and the humanitarian coordinator, told IRIN.
With the start of the new school year, learning in Timbuktu Region has resumed without severe disruptions. However, Mohamed Lamine, whose children just returned to school, said the lack of teachers has forced double shifts while the academic calendar has been skewed.
In the northern city of Gao, the teachers union has called for a strike over pay. Union leader Ibrahim Touré said that around half of the 2,597 teachers there had not been paid the return-to-work grant.
Schools have not even started in the northeastern Kidal region, where the National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA), a separatist Tuareg rebel group, exerts control.
“Here, in fact, schools have been closed since the start of the crisis… Thousands of children are deprived of their right to education,” said Adama Kamissoko, the governor of Kidal.
– Ransacked –
Sixty-seven percent of schools in northern Mali were ransacked during the crisis. The militants occupied around a quarter of the schools in the region. A smaller percentage of school buildings was damaged or destroyed, according to UNICEF. Gao schools were looted the most.
The nine-month Islamist occupation wrecked public services, with hospitals, bank services, water and electricity only just resuming in most areas.
For Oumar Touré, a teacher who recently resumed duty in Timbuktu, “it is the future of these poor children that we should consider. They need us.”
“I am not scared of the suicide bombers. You know, whether you are in Bamako, Sikasso or Kidal, you may still die,” he told IRIN.
ob/sd/rz © 2013 IRIN

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