MALIERIN MIT CHINESISCHEN WURZELN KANDIDIERT IN SEGOU – La chinoise malienne croise le fer pour sortir Segou de la pauvreté

Von Shanghai nach Ségou
derstandard – 23. November 2013
Um die 147 Sitze, die bei den malischen Parlamentswahlen am heutigen Sonntag zu besetzen sind, ringen mehr als 1000 Anwärter. Viele davon gehören unterschiedlichen Ethnien und Religionen an und sprechen verschiedene Sprachen. Aus dieser ohnehin heterogenen Masse sticht eine Kandidatin aber nochmals deutlich hervor. Astan Coulibaly.

DEUTSCH WEITER UNTER DEM FRANZÖSISCHEN ARTIKEL GLEICHEN INHALTS (UND VOR DER ENGLISCHEN ÜBERTRAGUNG EINES AFP-ARTIKELS NACH CHINA)

Foto (c) AFP: La Malienne originaire de Chine, Yu Hong Wei dite Astan Coulibaly est en train de décrocher des voix pour le Mouvement pour un destin commun.
Die als Chinesin geborene Malierin Yu Hong Wei, genannt Astan Coulibaly, gewinnt Unterstützung für die Partei für ein gemeinsames Schicksal

Législatives/Ségou : les chances de Yu Hong Wei face à la liste Montaga Tall-Dramane Dembélé
Ségou (Le Soir de Bamako) – 18 Novembre 2013
Par Moussa TOURÉ
Les élections législatives à Ségou présentent de belles affiches notamment celle présentée par les candidats Mountaga Tall (du Cnid-Fyt) et Dramane Dembélé (candidat de l’Adéma-pasj à la dernière élection présidentielle). Si Dramane Dembélé, qui a été 3ème à l’issue du 1er tour du scrutin présidentiel de juillet dernier, est à son coup d’essai (à une élection législative), Mountaga TALL a par contre à son actif trois (3) mandats de député, tous au compte de sa région de naissance, Ségou. C’est donc un quatrième mandat qu’il veut décrocher.
L’affiche Mountaga Tall-Dramane Dembélé tient donc, du fait de la pointure de ses animateurs, le haut du pavé et jouit de fortes chances de raffler la mise à Ségou.
C’est contre une telle affiche que la chinoise malienne, Yu Hong Wei dite Astan Coulibaly, candidate sur la liste commune à trois partis politiques (dont le parti la Sadi de Oumar Mariko) baptisée „Ségou Kanou“ („L’amour de Ségou“ en bambara), a décidé de faire du kung fu, pardon de croiser le fer. Quelles sont ses chances ? Âgée de 54 ans et née à Shanghai de parents chinois, Yu Hong Wei, devenue malienne et rebaptisée Astan Coulibaly, cherche à être élue députée à Ségou, où elle vit depuis 31 ans. Elle est arrivée au Mali à 23 ans et travaille dans le domaine médical.
Dans ce chef-lieu de région à près de 240 km au nord de Bamako, cette petite femme de 54 ans, visage rond et avenant, est reconnue et interpellée par les habitants. „Tout Ségou connaît cette femme ! Elle était ici bien avant que je ne sois né“, lance Mamadou Diarra, 23 ans. À Ségou, personne n’avait connu avant elle de candidat à un scrutin national qui soit asiatique „à 100%“, c’est-à-dire non métissé. „Depuis 1982, je suis installée à Ségou avec mon mari“, raconte Yu Hong Wei dite Astan Coulibaly, s’exprimant clairement en langue nationale bambara. „Je n’ai vécu qu’ici. C’est pourquoi je veux aider notre ville et nos enfants à sortir de la pauvreté“.
QUELLES SONT LES CHANCES DE YU HONG WEI DITE ASTAN COULIBALY ?
Si elle est élue, elle compte lancer des projets „qui aideront beaucoup les habitants de Ségou“, en améliorant „les conditions de vie des femmes, des enfants et des jeunes sans emploi“. Elle n’exclut pas de demander l’aide de Chinois présents au Mali avec lesquels elle est en contact. „Il y a plus de cent Chinois dans la région de Ségou actuellement“, précise Yu Hong Wei dite Astan Coulibaly. C’est en Chine qu’elle a rencontré à la fin des années 1970 Amadou Coulibaly, alors étudiant dans le domaine de l’industrie textile. „Il m’a demandée en mariage et mes parents ont fini par accepter après quelques temps d’hésitation“, raconte-t-elle, émue. Ils se marient à Shanghai en 1982 puis viennent s’installer à Ségou.
Aujourd’hui Amadou est à la retraite, Astan est toujours dans le domaine médical et a étendu ses activités au transport et à l’immobilier. Elle n’a pas coupé les ponts avec la Chine, où elle se rend chaque année. Le couple Coulibaly a quatre enfants dont le plus jeune a 13 ans, et un petit-fils. Son fils aîné, Ibrahima, soutient „sans réserve“ sa mère. Depuis l’ouverture de la campagne électorale, „j’ai compris que je suis aimée“ dans la région, les habitants „me l’ont prouvé, village après village“, soutient Astan Coulibaly.
A Dioro, localité au bout d’une piste à 60 kilomètres de Ségou, la candidate reçoit un accueil enthousiaste. Mais certains habitants voient surtout en elle un moyen pour accéder à l’aide de la Chine, de plus en plus présente dans la région. „On votera pour toi pour que les Chinois viennent faire la route Ségou-Dioro !“, lance une femme. Un de ses colistiers, Adama Diarra, opérateur économique, explique „la grande popularité“ de Mme Coulibaly par ses actions sociales, notamment „auprès des personnes âgées qu’elle soigne gratuitement même dans les villages“. Pour la liste „Ségou Kanou“, c’est un „avantage“ certain, avance M. Diarra, qui fonde „beaucoup d’espoir sur elle pour gagner les législatives“ dans leur circonscription.
Malgré des atouts réels, la question reste posée : quelles sont les chances de Yu Hong Wei dite Astan Coulibaly ? Surtout face aux candidats soutenus par les deux partis fondateurs, sinon pères fondateurs de la révolution de mars 1991 et de la démocratie malienne. La réponse au soir du 24 novembre courant.
© 2013 Le Soir de Bamako

Von Shanghai nach Ségou
derstandard – 23. November 2013
Von Josef Saller
Um die 147 Sitze, die bei den malischen Parlamentswahlen am heutigen Sonntag zu besetzen sind, ringen mehr als 1000 Anwärter. Viele davon gehören unterschiedlichen Ethnien und Religionen an und sprechen verschiedene Sprachen. Aus dieser ohnehin heterogenen Masse sticht eine Kandidatin aber nochmals deutlich hervor. Astan Coulibaly lebt zwar bereits seit 1982 in Ségou, mit rund 140.000 Einwohnern der fünftgrößten Stadt Malis, und auch ihr Name klingt – für malische Verhältnisse – weder exotisch noch ungewöhnlich. Bevor sie allerdings ihren malischen Mann Amadou heiratet und mit ihm nach Mali zog, hieß sie Yu Hong Wei, war chinesische Staatsbürgerin und in Shanghai geboren und aufgewachsen.
In den mehr als drei Jahrzehnten, die Coulibaly mittlerweile in Mali lebt, hat sie es zu einer Art Prominentenstatus gebracht. Nicht selten wird sie von Einheimischen auf der Straße angehalten. „Ganz Ségou kennt diese Frau. Sie war schon lange hier, bevor ich geboren wurde“, scherzte etwa der 23-jährige Mamadou Diarra gegenüber der „South China Morning Post“. Auf ihrer Wahlkampftour wird Coulibaly oftmals enthusiatisch empfangen. Viele Malier sehen in ihr ein Bindeglied zu China, das sich bereits in vielen afrikanischen Ländern finanziell engagiert. Dieses Engagement ist jedoch weniger altruistischen Motiven als der Versorgung der eigenen Bevölkerung geschuldet. Die häufig bitterarmen afrikanischen Ländern profitieren nur sehr selten davon.
– „Muster erfolgreicher Integration“ –
Sie wolle die Armut in Ségou bekämpfen und die Harmonie zwischen den Ethnien stärken. „Ich habe in Mali schon immer hier (Ségou) gelebt. Das ist der Grund, weshalb ich unserer Stadt und unseren Kindern helfen möchte, der Armut zu entkommen“, sagte Coulibaly, die für die gerade gegründete Partei Mouvement pour un destin commun antritt, der Nachrichtenagentur AFP. Auch wenn es in einem Staat wie Mali, dessen Grenzen und politische Richtung sich in der Vergangenheit unzählige Male verschoben haben, schwer nachzuweisen ist, so dürfte Coulibaly doch eine der ersten Asiaten in einem politischen Amt in Mali sein.
Sie sei „ein Muster erfolgreicher Integration“, sagte Nouhoum Keita, Politiker der linken malischen Partei Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance, über Coulibalys politischen Ambitionen. Seit vielen Jahren führt die 54-Jährige zudem eine Praxis für moderne und chinesische Medizin in ihrer Wahlheimat und lebt mit ihrem Mann und mittlerweile vier Kindern zusammen. Coulibaly ist eine von lediglich 135 Frauen auf den Kandidatenlisten, jeder achte Kandidat ist somit weiblichen Geschlechts.
(…)
© 2013 derStandard.at

Chinese candidate Astan Coulibaly blazes election trail in Mali
Segou (South China Morning Post/AFP) – 18.11.2013
Vow to battle poverty and ability to promote racial harmony wins support for Shanghai-born candidate seeking office in West African state
Unassuming and affable, election candidate Astan Coulibaly would be unremarkable on the campaign trail in Mali, except that as a Chinese national she has been hailed as an embodiment of racial harmony in the fractured west African nation.
The 54-year-old, born Yu Hong Wei in the eastern Chinese metropolis of Shanghai, is competing for a constituency in the city of Segou, 230 kilometres northeast of Malian capital Bamako, in the November 24 parliamentary election.
Now a naturalised Malian, she is thought to be the first Asian — or at least one of the first — to go into politics in Mali, a claim which cannot easily be verified in a country whose historical borders have shifted as much as its politics.
In an election involving more than 1,000 candidates vying for 147 seats in Mali’s national assembly, Coulibaly’s candidacy is undeniably unique.
In Segou, the historic capital of the Bambara Empire and the cradle of the Coulibaly dynasty of kings in the 17th and 18th centuries, no resident claims to know of an Asian ever standing for a seat in parliament.
“I’ve been in Segou with my husband since 1982,” Coulibaly told AFP in fluent Bambara, Mali’s lingua franca.
“I have only ever lived here. This is why I want to help our town and our children to get out of poverty.”
A 23-year-old ingenue when she arrived in the early 1980s, Coulibaly was welcomed in a country largely at peace with itself after a period of political turmoil and several coup attempts.
But today the nation is a melting pot of rival ethnic groups and tensions between the communities intensified during a 10-month Islamist occupation ended by a French-led military intervention launched in January.
The government in Bamako is due to resume talks with its northern populations this month with a view to devolving more power to its marginalised minorities, but racial disharmony remains an urgent problem.
“At a time when other foreign nations are throwing out foreigners we in Mali welcome a successful example of integration,” Nouhoum Keita, of the African Solidarity for Democracy and Independence party, said of Coulibaly’s election hopes.
Coulibaly runs a medical surgery in Segou, where she practises both modern and Chinese medicine.
Her manifesto as a candidate for the recently formed Movement for a Common Destiny party, hardly a radical piece of political philosophy, proposes the kind of changes that anyone would want to see in impoverished sub-Saharan Africa.
If elected, she says, she would launch initiatives that “will help many people in Segou, (improving) the lives of women, children and young people without jobs”.
Coulibaly met her husband Amadou, a native Malian textiles student, in Shanghai in the late 1970s.
“He asked me to marry him and my parents finally agreed after some hesitation,” she recalls, revelling for a moment in the excitement of the romance.
The couple married in Shanghai in 1982 and came to settle in Segou.
Amadou has retired but his wife, ever the entrepreneur, has moved into real estate and haulage, renting trucks to Chinese construction companies and travelling to China at least once a year to shore up business relationships.
The couple have four children — the youngest is 13 — and their eldest boy, Ibrahim, says he supports his mother’s political ambitions “without reservation”.
– Attracting Chinese investment –
Over three decades in her adoptive home, Coulibaly has become something of a celebrity in Segou, where locals often stop her in the street for a chat.
“The whole of Segou knows this woman! She was here long before I was born,” joked Mamadou Diarra, 23.
On the campaign trail in Dioro, 60 kilometres from Segou, Coulibaly receives an enthusiastic welcome, and it is perhaps unsurprising that many supporters see her as means of access to much-needed Chinese aid and investment.
“We’ll vote for you so that the Chinese make the journey here,” one woman cries.
Coulibaly doesn’t rule out tapping her contacts to seek aid from the small but burgeoning Chinese business community in Mali.
“There are more than 100 Chinese in the Segou region now,” she said.
Adama Diarra, a trader and a running mate in Coulibaly’s party, puts her “great popularity” down to her community work, which includes free medical consultations for the elderly, and says many locals are placing their hopes on her.
But victory is far from a done deal for Coulibaly, who is competing with many grandees of the political scene, including the incumbent lawmaker, a lawyer called Mountaga Tall.
Tall says he has known his rival for years and congratulated her on her candidacy.
“I’m very proud that this is happening in Segou,” he told AFP.
© 2013 AFP

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