EIN TAXIFAHRER BERICHTET ÜBER ERPRESSUNG DURCH POLIZISTEN UND SCHWÖRT AUF IBK – Témoignage d’un taximan racketté par la police

Subjektiver, aber wohl realistischer Bericht eines erbosten Taxifahrers über die Praktiken der Hauptstadtpolizei, ergänzt durch den Kommentar eines grenzüberschreitenden Vielfahrers.
Récit subjective mais certainement réaliste d’un taximan en colère

Stoppt polizeiliche Erpressung und anderen unvorstellbaren Missbrauch: Der Feind Malis sind die Malier selbst
Bamako (Zenith Bale) – 11.10.2013
Ich bin Taxifahrer in Bamako, und das nicht erst seit gestern. Mein Auto ist mein Geschäft. Es ernährt meine Familie, versorgt unsere Krankheiten, sichert den Schulbesuch meiner Kinder durch die Einnahmen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Halte au racket policier et autres abus inimaginables : L’ennemi du Mali n’est que le malien lui-même
Bamako (Zénith Balé) – 11.10.2013
Propos recueillis par B. Dabo
Je suis taximan à Bamako cela ne date pas d?hier. Ma voiture est mon entreprise. Elle nourrit ma famille, nous soigne de la maladie, assure la scolarité de mes enfants grâce aux recettes cumulées. La charité bien ordonnée commence par soi-même. Les dures réalités de mon quotidien mériteraient d?être connues et partagées. Et pourtant, tous mes documents sont en règle. Actuellement, je suis devenu la cible prioritaire et la proie des policiers.

mJ 10.10.13
Foto (c) malijet/archives: Un agent de police vérifie un permis de chauffeur de camion au point de contrôle Senou.
Ein Polizist überprüft den Führerschein eines LKW-Fahrers am Kontrollposten Senou.

Je manifeste du mal à joindre les deux bouts. Devant chaque barrage de policiers je paye la rançon à ceux-là mêmes payés par l’Etat tenus à garantir l’ordre dans la circulation routière en préservant la sécurité publique. Aujourd’hui, leur mission est compromise par des malversations qui déshonorent leur fonction. La cupidité des agents de la police nationale devient de jour en jour inquiétant car elle n’a aucune limite. Je me demande pourquoi devons-nous payer pour un oui ou un non ? Les agents tardent à comprendre que nos recettes journalières sont le fruit de la sueur de notre front.
Dans tous les Etats qui se respectent les policiers détiennent des documents administratifs pour dresser les procès-verbaux en vue de sanctionner les infractions. L’argent récolté par ce biais sert à garnir les caisses publiques et non la poche de l’agent en service. Du matin au soir nos porteurs de tenue siégeant dans les ronds-points outrepassent leur mission en pillant les conducteurs de transports publics. Quel manque à gagner pour l’Etat ! Notre pays devrait créer une unité spéciale pour veiller et éradiquer ces pratiques dignes de la mafia. Ceux qui enfreindraient à la règle doivent purement et clairement être radiés de la police Nationale.

Par ailleurs, de nombreux taxis appartenant aux policiers circulent sans assurance ni vignette. Cependant, leur conducteur roule du matin au soir l’esprit tranquille. On aurait dit que ce pays est régi par deux poids et deux mesures. J’estime que le nouveau gouvernement a intérêt à mettre la pendule à l’heure. Le phénomène de mode qui prévaut chez les hommes de tenue demeure de circuler dans des voitures non dédouanées. Au nom de quoi le fonctionnaire lambda, ou l’artisan, ou le paysan, sinon l’infirmier doit dédouaner sa voiture pendant que les porteurs d’uniformes circulent dans les leurs non dédouanées sans s’inquiéter ? Quand on a la charge d’appliquer la loi on se doit d’être un exemple. Tant qu’on ne remédie pas à ces pratiques, notre pays décoléra difficilement vers le progrès. Le laisser aller a mené le Mali et les maliens à la marche à reculons. Nous attendons avec impatience la réaction des nouvelle autorités gouvernementales afin qu’elles prennent de nouvelles dispositions contre ce fléau inadmissible. Sinon rien n’empêche le policier insatisfait de son salaire de céder la place à qui veut acquérir un emploi. A défaut, ceux d’entre eux pris les mains dans le sac méritent d’être rayés des effectifs de la police Nationale.

Par ailleurs, certains artistes ont tendance à croire à l’inexistence de la loi en terre malienne. Juste un rappel à l’ordre serait nécessaire à leur endroit en leur servant de leçon. Sinon comment comprendre que des citoyens au vrai sens du mot se contentent d’écrire leur nom et prénom sur la plaque d’immatriculation pour se promener en toute irrégularité à Bamako au volant de leur voiture ? On est donc en droit de se questionner s’ils sont plus maliens que les autres. Je n’ai jamais appris de la bouche de quiconque sur terre que les plus grandes stars écrivent leur nom et prénom sur la plaque d’immatriculation de leur véhicule pour se balader en liberté à travers leur pays. Au-delà de leur popularité, ils n’ont pas plus de droit que le commun des mortels. Leur talent sait leur procurer de l’argent. Elles se soumettent aux exigences de la loi par respect pour le grand peuple. Allez demander Alpha Blondy, Youssou N’Dour, Salif Kéïta, Jhonny Haliday, Amadou et Mariam, Vanessa Paradis s’ils osent circuler dans le pays de François Hollande en écrivant leur nom sur la plaque d’immatriculation ? Ne vous étonner pas, ils seront très vite rattrapés par la police de Manuel Valls et RFI ne va pas rater l’occasion de relayer l’information à travers le monde dans les minutes qui suivent. Notre pays devrait faire pareillement. À défaut, nous n’allons pas finir de trainer des lourdes et volumineuses casseroles de manque à gagner pour l’Etat. Ne cherchons pas de midi à quatorze heures l’ennemi du Mali n’est que le malien lui-même.

Après les mesures disciplinaires adoptées contre l’armée, le tour devrait prévaloir aux brebis galeuses de la circulation routière et autres personnalités porteurs d’uniformes, ou se qualifiant d’intouchables ou de grosses pointures douées dans le trafic d’influence qui circulent sans daigner faire face aux frais de douanes. Sans oublier que dans le lot les voitures n’ayant aucune plaque d’immatriculation roulent librement en longueur de jour. Quel abus de pouvoir inimaginable ! Je me questionne quand le manque de civisme sera puni dans notre pays ? Mes compatriotes tardent à comprendre que plus personne n’est et ne sera au-dessus de la loi. Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais le nouveau Président de la République du Mali : IBK.
Le taximan en colère
© 2013 Zénith Balé

Dans les commentaires:
Kalime :
Ton article doit être primé. Il est bon. Tu as fait ton devoir d’information même si le racket et l’incompétence des services de sécurité sont connus de tous. Je voyage de Bamako à Dakar régulièrement. Une fois, on m’a fait payer 1000 f à Kidira en territoire sénégalais mais ce qui m’intéresse c’est surtout mon pays le Mali. De Bamako à Diboli, chaque étranger paye environ 6000 f: Kati, kolokani, didieni, diema, kayes et diboli. Ça fait honte quand on voyage en compagnie de ses frères et soeurs des pays voisins. Une autre fois, je partais à Hombori, j’avais sur moi mon permis de conduire, on m’a dit de payer 1000 f comme si le permis n’est pas une pièce d’identification officielle. Et l’infraction commise selon l’agent s’appelle „défaut d’identité“. J’ai accepté de payer et il me tend avec dédain un reçu blanc que j’ai refusé. C’est après qu’il m’a donné une quittance du trésor que je garde toujours. Je pouvais user de mon petit titre ce jour pour me sauver; bon j’enquetais pour…moi-même.. Un autre jour je venais de mon village pour la foire de Ouattagouna en bazin bien
brodé, transporté à moto par un autre frère. Notre accoutrement laissait transparaitre des signes d’aisance. L’agent nous siffle et exige successivement les pieces suivantes: la vignette, le papier d’achat, le permis de conduire, l’assurance. On a pu donner seulement la vignette. Il ajoute à ces griefs le non port de casque et exige une somme de 6000f. L’infraction s’appelle“non respect de la loi en la matière“. Je lui exige un reçu et il dit que cela est un arrangement sinon au service je paierai le double. Il conduit notre moto et nous dit de le rejoindre à son service. Nous arrivons labas les infractions s’appellent: outrage à agent, tentative de fuite, refus d’obtempérer. … Là, j’étais obligé de dire que l’agent assermenté que je suis…La réaction des agents de sécurité : mais chef, il fallait dire ça vous seriez déjà parti. Un autre d’ajouter :“vous savez Patron, à la veille de la fête, il faut qu’on grouille quoi. …“

Stoppt polizeiliche Erpressung und anderen unvorstellbaren Missbrauch: Der Feind Malis sind die Malier selbst
Bamako ( Zenith Bale) – 11.10.2013
Interview von B. Dabo
Ich bin Taxifahrer in Bamako, das nicht erst seit gestern. Mein Auto ist mein Geschäft. Es ernährt meine Familie, versorgt unsere Krankheiten, sichert den Schulbesuch meiner Kinder durch die Einnahmen. Vernünftige Nächstenliebe beginnt bei sich selbst. Die harten Realitäten meines täglichen Lebens würden es verdienen bekannt und gemeinsam geteilt zu werden. Und doch sind alle meine Unterlagen in Ordnung. Derzeit bin ich das primäre Ziel und die Beute der Polizei geworden.
Mir fällt es schwer, über die Runden zu kommen. Vor jeder Polizeisperre bezahle ich das Lösegeld an diejenigen, die vom Staat bezahlt werden für die Regelung des Verkehrs und die Wahrung der öffentlichen Sicherheit. Heute ist ihre Mission durch Misswirtschaft beeinträchtigt, die ihre Funktion entehren.
Die Gier der Polizisten der Nationalen Polizei wird von Tag zu Tag beunruhigender, weil sie keine Grenzen kennt. Ich frage mich, warum wir für ein Ja oder Nein zu zahlen haben? Die Polizisten zu verstehen nur langsam, dass wir unsere tägliche Einnahmen im Schweiße unseres Angesichts erarbeitet haben.
In allen respektablen Staaten verfügt die Polizei über Verwaltungsdokumente, um Protokolle für die Sanktionierung von Rechtsverletzungen zu erstellen. Das auf diese Weise erhobene Geld wird verwendet, um die öffentlichen Kassen und nicht die Taschen der diensthabenden Beamten zu füllen. Von morgens bis abends sitzen unsere Uniformträger in Kreisverkehren und überschreiten bei weitem ihre Aufgabe, indem sie die Fahrer des öffentlichen Personennahverkehrs plündern.
Welche Beträge fehlen so dem Staat ! Unser Land sollte eine spezielle Einheit zur Überwachung und Ausrottung dieser mafiawürdigen Praktiken schaffen. Diejenigen, die gegen die Regel verstoßen, müssen einfach und deutlich aus der Nationalen Polizei entfernt werden.
Übrigens fahren viele Taxis, die Polizisten gehören, ohne Versicherung oder Steuermarke. Allerdings wird deren Fahrer von morgens bis abends unterwegs sein, ohne sich Sorgen zu machen. Man würde sagen, dass dieses Land von zwei Gewichten und zwei Maßnahmen geregelt wird. Ich meine, dass die neue Regierung die Stunde schlagen lassen sollte. Der neueste Trend bei den Männern in Uniiform ist der, in unverzollten Autos herumzufahren.
Nach welcher Regel sollen denn kleine Beamte oder Handwerker oder Bauern, oder Krankenschwestern ihre Autos verzollen, während Uniformenträger dies in aller Ruhe nicht tun? Wenn man beauftragt ist, Gesetze anzuwenden, schuldet man sich, ein Beispiel zu sein. Solange wir diese Praktiken nicht beseitigen, wird unser Land nur schwerlich vorankommen.
Das Laisser faire hat Mali und die Malier in den Rückwärtsgang versetzt. Wir freuen uns auf die Reaktion der neuen Regierungsbehörden gegen diese inakzeptable Geißel. Andererseits, nichts hindert mit ihrem Gehalt unzufriedene Polizisten, den Platz denjenigen zu überlassen, die einen Job erwerben möchten. Ansonsten sollten diejenigen von ihnen, die bei solchen Praktiken erwischt werden, aus der Nationalen Polizei entfernt werden.

Darüber hinaus neigen einige Künstler zu glauben, dass es kein Gesetz auf malischem Boden gibt. Es wäre nur ein Ruf zur Ordnung an ihre Adresse notwendig, als kleine Lektion. Wie sonst sollte man verstehen, dass Bürger im wahrsten Sinne des Wortes einfach ihre Namen und Nachnamen auf das Nummernschild schreiben und in voller Regelverletzung in Bamako am Steuer ihres Wagens sitzen? Wir sind daher berechtigt zu fragen, ob sie mehr Malier als andere sind.
Ich habe nie gehört, dass irgendwo auf der Welt die großen Stars ihre vollen Namen auf das Nummernschild ihres Fahrzeugs schreiben und frei durch ihr Land fahren. Jenseits ihrer Popularität haben sie nicht mehr Rechte als gewöhnliche Menschen. Ihr Talent kann sie mit Geld versorgen.
Sie unterwerfen sich den Anforderungen des Gesetzes aus Respekt gegenüber den anderen. Fragen Siedoch Alpha Blondy, Youssou N’Dour, Salif Kéïta, Johnny Haliday, Amadou und Mariam, Vanessa Paradis ob sie es wagen, im Land Hollandes mit ihren Namen auf dem Nummernschild herumzufahren? Wundern Sie sich nicht, sie werden schnell von der Polizei Manuel Valls aufgegriffen und RFI wird nicht die Gelegenheit verpassen, diese Information innerhalb von wenigen Minuten auf der ganzen Welt zu verbreiten.
Unser Land sollte dies ebenfalls zu tun. Sonst werden wir nicht aufhören, große und schwere Defizite für den Staat mitzuschleppen. Suchen wir nicht von 12.00 Uhr bis Mittag den Feind Malis, er ist nur er selbst.
Nachdem die Disziplinarverfahren gegen die Armee aufgenommen wurden, sollten die schwarzen Schafe der Verkehrspolizei und anderen Uniformträger drankommen.(…) Nicht zu vergessen die vielen Fahrzeuge, die ohne Nummernschild frei herumfahren.
Welch unvorstellbarer Machtmissbrauch! Ich frage mich, wann der Mangel an Bürgersinn in unserem Land bestraft werden wird? Meine Landsleute verstehen nur langsam, dass niemand und keiner mehr über dem Gesetz stehen wird. Das habe nicht ich gesagt, sondern der neue Präsident der Republik Mali : IBK.
Der wütende Taxifahrer
© 2013 Zenith Bale

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