AUSNAHMEZUSTAND IN BAMAKO: DIE GROSSEN ÜBERSCHWEMMUNGEN HABEN 36 TOTE GEFORDERT – Etat d’urgence à Bamako après les grandes pluies, aide aux sinistrés, causes et resposabilités:

Diese Artikelserie zu den Überschwemmungen in Bamako nach den starken Regenfällen Ende August 2013 ist leider nicht übersetzt. Der Eintrag enthält aber zahlreiche aussagekräftige Bilder.
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1. Mali : L’Algérie offre 31 tonnes de vivres au profit des sinistrés des inondations
BAMAKO (Xinhua) – 10.09.2013
Le nouveau ministre malien du Travail et des Affaires sociales et humanitaires, Amadoun Konaté, a réceptionné lundi un don de l’Algérie composé de 31 tonnes de vivres et 3.000 couvertures.
La réception de ces vivres (riz, sucre, pâtes alimentaires) et couvertures a été faite à l’aéroport international de Bamako Sénou. Ces dons sont destinés aux sinistrés des inondations de Bamako, la capitale malienne.
Le 28 août dernier, de fortes pluies se sont battues sur la capitale malienne, ayant causé la mort d’au moins 36 morts et d‘ importants dégâts matériels.
© 2013 Xinhua

2. Sinistrés en Commune IV : en attendant des lendemains meilleurs
Bamako (L’Essor) – 11.09.201
Par L. DIARRA
Avec la rentrée des classes qui se rapproche, les sinistrés seront logés sur un site aménagé sur le terrain de football communal.

Foto (c) malijet/L’Essor: Sinistrés en Commune IV, en attendant des lendemains meilleurs

Nous sommes un matin dans la cour du groupe scolaire Aminata Diop de Lafiabougou en Commune IV de Bamako. Le petit Boubacar et ses camarades jouent à cache-cache. Le jeu est animé et les enfants ont l’air heureux. Ce n’est pourtant pas la récréation car nous sommes en pleines vacances scolaires. Les enfants qui sont en train de jouer sont ceux de familles victimes des inondations du 28 août passé. C’est une partie de ces familles que l’établissement scolaire héberge provisoirement. Les enfants semblent s’être rapidement adaptés à leur nouveau cadre familial. Ils ne se rendent sans doute pas compte de la détresse de leurs parents.

Quelques 808 familles totalisant 7077 personnes sont hébergées aux groupes scolaires Aminata Diop et Taliko A et B. Les deux sites ont été quelque peu aménagés pour la circonstance. Depuis les premiers jours de la catastrophe naturelle, les responsables de la mairie de la Commune IV portent assistance aux sinistrés. Mais les besoins dépassent largement les seuls moyens de la municipalité. Les sinistrés vivent dans des conditions précaires. Le manque d’hygiène et la trop grande promiscuité font désormais partie de leur quotidien. Ainsi au groupe scolaire Aminata Diop, les 545 familles utilisent 9 latrines sur lesquelles 6 sont pleines à déborder.
UN FARDEAU DE DIEU. Dans ce cadre de vie presque misérable, nombre de sinistrés prennent leur infortune avec fatalité. « C’est un fardeau de Dieu. Nous ne pouvons que le porter. S’il le veut dès aujourd’hui, nous trouverons de meilleures conditions de vie », dit Awa, une mère de famille qui vit avec son mari et ses trois enfants dans une salle de classe aux côtés de voisins du quartier.
Avec les aides qui viennent d’un peu partout, la nourriture n’est plus le premier souci des sinistrés. Une seule question les hantent tous : « où allons nous aller à la rentrée des classes ? ».

La mairie de la Commune IV a évidemment pris la mesure de la situation d’urgence. Elle explore actuellement d’autres moyens de reloger les sinistrés. « Nous sommes à pied d’œuvre pour cela. Il ne faut pas que la rentrée des classes soit prise otage par l’occupation des classes. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour faire reloger les sinistrés ailleurs. Pour ce faire, nous avons demandé et obtenu des autorités le terrain de football communal », annonce Issa Sidibé, adjoint au maire et président du comité de pilotage de la crise à la mairie.

Le site, annonce-t-il, sera aménagé avant d’accueillir les sinistrés. Les besoins auraient été évalués et transmis aux autorités compétentes pour cela. Des bâches et des tentes seront installées et le site sera doté de toilettes et d’électricité. Pour ce qui est de l’eau potable, les sinistrés pourront s’approvisionner dans les cuves qui seront installées. La mairie aurait déjà élaboré son programme de relogement. Mais elle attend des fonds de l’Etat.

DES FAUX SINISTRES. Issa Sidibé reconnaît que le travail est énorme. L’une de ses inquiétudes est l’identification des sinistrés. Selon l’édile, de nombreuses personnes se sont fait passer pour des victimes des inondations et ont, à ce titre, bénéficié indûment des aides. « Elles ont été par la suite démasquées et une équipe a été mise en place pour recenser toutes les familles sinistrées », explique l’édile.

Il assure que le nouveau site qui sera aménagé sera réservé aux « vrais » sinistrés. « Nous allons séparer les vraies victimes des profiteurs. Nous envisageons à l’avenir de demander à l’Etat de nous octroyer des parcelles destinées à recaser d’éventuelles victimes de catastrophe. Ces parcelles seront réservées uniquement aux propriétaires des maisons détruites. Pas à ceux qui sont en location. Mais pour l’instant tous les sinistrés seront admis sur le nouveau site », poursuit Issa Sidibé, saluant au passage l’accompagnement des responsables scolaires qui ne semblent guère importunés par la compagnie forcée des sinistrés.

« Cela peut arriver à nous tous. De toutes façons, nous sommes encore en vacances. Nous ne nous sentons nullement envahis par ces gens. Nous apportons notre part à l’élan de solidarité auquel ils ont droit », indique Djélimady Diabaté, directeur d’école au groupe scolaire Aminata Diop VIII.

De son côté, Issa Sidibé se réjouit de la dynamique solidaire que les inondations ont suscitée, tant du côté des autorités que des sociétés publiques ou privées et des Ong et autres organismes d’aide. L’aide est venue de partout en espèces comme en nature : de l’argent liquide, des vivres et des ustensiles de ménage, des habits pour enfants, des draps, etc.

A la date du 9 septembre, le comité de pilotage de la crise mis en place le lendemain par l’équipe communale avait enregistré 5,9 millions de Fcfa d’argent liquide et plusieurs tonnes de céréales composées de mil, de riz et maïs, d’importantes quantités de lait en poudre.

UN BON CLIMAT. La mairie n’est évidemment pas demeurée en marge de ce mouvement. Son apport dès les premières heures de l’inondation est estimé par ses responsables à plus de 20 millions de Fcfa. Ce budget a servi à l’achat de produits pour secourir les sinistrés dans l’urgence. « Des vivres ont été achetés et distribués la nuit même aux sinistrés par les services de la municipalité. Il y avait urgence. On ne pouvait pas attendre le lendemain pour cela. Un comité de crise fut aussitôt mis en place. Il est chargé de collecter les dons et de les acheminer vers les sinistrés. Ce comité est composé de toutes les sensibilités et des forces vives de la société, des représentant des sinistrés, du Haut conseil islamique, de la communauté chrétienne, de la Protection civile et de la Police également », détaille Issa Sidibé.

La distribution des dons est hebdomadaire à raison de 6 kg de mil, la même quantité de riz, de maïs et du sucre et du lait par personne. Dans les centres d’hébergement, un bon climat semble régner entre les familles. Celles-ci sont reparties en fonction de leurs affinités. Par exemple, celles qui étaient voisines ont été mises ensemble dans la même classe. Ce mode de répartition découle de la volonté des familles elles-mêmes, précise le sous-lieutenant Modibo Camara de la direction générale de la Protection civile. Des séances de sensibilisation sont organisées par Mme Diarra Kadiatou Traoré, animatrice de l’Ong Imadel (Initiative malienne d’appui au développement local) sur l’hygiène, l’eau potable et l’assainissement.
© 2013 L’Essor

3a. Les autorités municipales s’attèlent à reloger les victimes des inondations de la capitale malienne
BAMAKO (Xinhua) – 10 Septembre 2013
Les autorités municipales sont en train de prendre les dispositions utiles pour reloger les sinistrés des inondations du 28 août dernier en commune du district de Bamako, la capitale malienne, a affirmé mercredi Badié Diarra, élu en commune I et maire de Banconi, un des quartiers les plus touchés par ces intempéries.
Des „sites ont été repérés en commune I notamment à Djélibougou et des dispositions sont en train d’être prises pour les aménager au plus vite afin de reloger les victimes des inondations au plus tard dans une semaine si tout va bien“, a affirmé M. Diarra.
Plusieurs familles des quartiers des communes I et IV du district de Bamako ont été victimes des pluies diluviennes le 28 août dernier ayant causé au moins 36 morts et de nombreux dégâts matériels. Suite à ces inondations, le Premier ministre sortant de la transition, Diango Cissoko, a décidé de mettre à la disposition de ces sinistres la somme de 300 millions de francs CFA.
Lors de son investiture, le président malien Ibrahim Boubacar Kéita a affirmé qu’une enquête devra être menée pour établir les responsabilités. Ce qui sera une “première enquête à la suite d‘ une inondation dans notre pays“, ont déclaré beaucoup de maliens.
En attendant l’ouverture de cette enquête, les sinistres sont logés dans les écoles. “Nous avons reçu de l’aide alimentaire, des couvertures. Chacun d’entre nous a aussi reçu la somme de 5000 FCFA, pas plus“, ont affirmé des sinistrés de la commune I.
Ce mercredi, l’ONG international Islamic relief a remis des dons (riz, sucre, huile, pâtes alimentaires) d’une valeur de plus de 16 millions de francs CFA aux autorités municipales des communes I et IV du district de Bamako, destinés aux sinistrés, victimes des inondations du 28 août dernier, a-t-on appris ce jour. Selon les donateurs, représentés par Mme Daffa, ces dons “visent à soulager la souffrance des victimes (..)“.
© 2013 Xinhua

3. Création d’une commission interministérielle d’enquête sur les inondations : Est-ce la fin de l’impunité pour les maires ?
Bamako (L’Indépendant) – 11.09.2013
Par Abdoulaye DIARRA
Lors de sa prestation de serment le 4 septembre dernier, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta a promis une enquête approfondie sur les fortes précipitations survenues à Bamako, qui ont causé la mort de 36 personnes, afin de situer les responsabilités de cette tragédie.
Inondation à Bamako, septembre 2013
Foto (c) maliweb: Inondations d’hivernage 2013 à Bamako

Le premier acte posé par le premier ministre Oumar Tatam Ly a été de créer une Commission interministérielle d’enquête pour traduire la promesse présidentielle dans les faits.
Cette Commission qui a été mise en place hier est composée des ministères de l’administration territoriale, de l’urbanisme et de la politique de la ville, du ministère de l’assainissement et celui des affaires foncières. Cette Commission a pour mission de rechercher d’abord les causes de ces inondations et ensuite de situer les responsabilités. Toutefois, s’il s’avère que les maires sont en cause, il n’est pas exclu que ces derniers soient révoqués. Quand on sait que les municipalités ont un budget d’assainissement en vue de faire face aux travaux de curage pour pallier à d’éventuels cas d’inondations. Il nous revient après constat que la plupart des caniveaux du district ne sont pas l’objet d’attention de la part de nos élus municipaux. Ce qui pose inéluctablement la question de savoir l’usage qui est fait de ce budget.
Par ailleurs les constructions illicites au bord des cours d’eau étant formellement interdites, les maires auront du mal à se défendre face aux enquêteurs.
Sans nul doute qu’avec la révocation des maires une fois les responsabilités situées, nous assisterons à la création des délégations spéciales au niveau des municipalités afin d’évacuer les affaires courantes en attendant les prochaines élections municipales.
© 2013 L’Indépendant

4. Ces pluies qui interpellent les autorités communales bamakoises
fasokan.com*) – 14.09.2013
Les populations de Bamako circulant dans l’eau après de fortes pluies
Foto (c) fasokan: Les populations de Bamako circulant dans l’eau après de fortes pluies

Depuis les inondations meurtrières qui ont frappé plusieurs quartiers de Bamako avec plus d’une trentaine de morts et des centaines de sans abri, les populations de Bamako s’inquiètent à chaque fois que des gouttes de pluies commencent à tomber sur la capitale malienne, craignant la reprise de la même tragédie. Au début de chaque pluie, les populations restent très vigilants et se passent des informations par rapport aux traces d’inondation ça et là.
Pour la pluie d’hier, Mohamed Ould Mamouny nous signale des débuts d’inondation à Banconi sur son compte tweeter:
@OuldMamouny: Les deux ponts de Banconi (#Bamako) inondés ce matin suite à la pluie diluvienne. Quelques degâts matériels constatés. #Mali.
Caniveau non entretenu dans le quartier de sangarébougou
Foto (c) fasokan: Caniveau non entretenu dans le quartier de Sangarébougou à Bamako

Les idées divergent sur les causes de cette inondation
Phénomène naturel ? Oui, comme l’on aime dire en pensée africaine : „ce qui doit arriver, arrive !“ Mais suite à des tragédies de ce genre, l’on doit se demander ce qu’on pouvait faire avant et qui aurait pu nous permettre de l’éviter.
Insuffisance de caniveaux à travers la ville et manque d’entretien des canaux d’évacuation d’eau existants ? Il y a insuffisance de caniveaux à Bamako pour faire évacuer l’eau qui tombe sur la ville. Les caniveaux qui existent à travers la ville sont mal entretenus et alors sont bouchés, ce qui fait que l’eau ne coule pas normalement et cela provoque des inondations. Dans les caniveaux et sous les petits ponts à travers les quartiers, nous voyons des petites digues de sable ça et là qui blogue le passage de l’eau. Ainsi, l’eau déborde les caniveaux et fait écrouler des maisons surtout dans les quartiers périphériques où la plus part des constructions est faite en banco.
La construction anarchique des maisons sans permis de construction et le schéma directeur d’urbanisation de la ville?
Oui ! A Bamako, plusieurs propriétaires de maison construisent sans se donner la peine de remplir les formalités c’est-à-dire, chercher à obtenir le permis de construction et suivre le schéma directeur d’urbanisation de la ville. Ainsi, les maisons sont construites partout, même sur des sites facilement inondables, quelques fois au bord même des caniveaux.
L’incivisme des populations à jeter des ordures dans les caniveaux ?
Dans beaucoup de quartiers à travers la ville de Bamako, nous constatons que les populations déversent les ordures ménagères, les déchets plastiques et des objets inutilisables dans les caniveaux. Cela bloque le passage de l’eau et provoque également les inondations.
nueRoute non entrete_goudron totalement caché avec le passage du sable
Foto (c) fasokan: Route non entretenue: goudron totalement caché avec le passage du sable

Alors, à qui la faute ?
A l’analyse détaillée des choses, la responsabilité se situe au niveau non seulement des autorités communales, mais aussi au niveau des populations. Les autorités communales n’accomplissent pas pleinement leurs rôles en la matière : il est du rôle des autorités communales de creuser des caniveaux à travers la ville et d’entretenir les canaux d’évacuation d’eau. Contrairement à cela, l’entretien des voies publiques n’est pas suffisamment faite, ce qui est d’ailleurs une des raisons de la dégradation des voies publiques à Bamako. Les fossés, les passages des eaux de pluies ne sont pas débouchés. Mais, dans tout cela, „quand on dit quelque chose aux beaux parents de Gna (nom de femme au Mali), on doit aussi dire à Gna, sa part de responsabilité des les conflits familiaux“, selon un proverbe Bambara. Oui, toujours le gouvernement, toujours les autorités communales, mais tout es bien ce que nous faisons nous-mêmes ? La question mérite d’être posée car nous devons toujours nous souvenir que les objets ne s’entretiennent pas. Il est indéniable que nous bouchons nous-mêmes les caniveaux avec les ordures ménagères et les déchets plastiques et cela devant tout le monde et personne ne parle, personne ne peut parler, craignant les sales mots venant de ceux qui le font. Le rôle des autorités des communales est de creuser les caniveaux et de les entretenir, mais nous devons aussi savoir que les conséquences de les boucher avec nos actes quotidiens, tombent d’abord sur nous. Ceux qui achètent des lots sur les sites inondables et les construisent sans permis de construction, sans suive schéma directeur d’urbanisation de la ville doivent savoir que ce sont eux d’abord, les premières victimes en cas d’inondation.
Sérieusement difficile pour les habitants de Sangarébougou de traverser ce pont
Foto (c) fasokan: Sérieusement difficile pour les habitants de Sangarébougou de traverser ce pont totalement dégradé par de grands trous au milieu

Les autorités communales ne sont-elles pas responsables de tout cela ?
A l’analyse globale des choses, les flèches des différentes responsabilités pointent sur les autorités communales. Elles doivent non seulement accomplir leurs devoirs de creuser et d’entretenir des caniveaux, construire des ponts et les entretenir, mais également prendre des mesures contre ces gestions quotidiennes non conformes aux normes d’une ville saine, non conformes aux normes du schéma directeur d’urbanisation de la ville pour que les soient dans l’ordre.
Les passagers regardent les effets de l’inondation à banconi, Bamako
Foto (c) fasokan: Les passagers regardent les effets de l’inondation à banconi, Bamako
© 2013 fasokan.com

*) A propos de fasokan: c’est le site de Boukary Konaté, un jeune malien qui se propose d’apprendre le web aux populations rurales en bambara (langue nationale). Et qui se dévoue à la promotion des langues africaines „dans le vestibule de partage d’information et de savoir, qui est Internet.“

*) fasokan ist die website eines jungen Maliers, der sich vorgenommen hat, der Landbevölkerung das Web auf Bambara, einer der Nationalsprachen Malis, beizubringen. Und der sich der Verbreitung der afrikanischen Sprachen im Internet,“dem Vorraum der Weitergabe von Information und Wissen“, verschrieben hat.

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