ICH LADE DIE FRAUEN MALIS EIN, UNABHAENGIG ZU WERDEN: INTERVIEW MIT DER MALISCHEN KUENSTLERIN FATOUMATA DIAWARA – J’invite les femmes maliennes à devenir indépendantes, Entretien

1. Fatoumata Diawara: „Wir müssen die Würde Malis hochhalten“
Bamako (JournalduMali) – 07.02.2013
Künstlerin, Sängerin, Aktivistin, engagiert, war Fatoumata Diawara vor ein paar Wochen in Bamako, um die Single „Maliko“ auf den Markt zu bringen. Interview mit einer Frau mit einem großen Herzen …

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LINK ZUM ORTM-VIDEO
2. Licht ins Dunkel
Hamburg Journal – 08.02.2013 19:30 Uhr
Sängerin Fatouma Diawara aus Mali gilt als Hoffnungsträgerin des afrikanischen Landes. Nicht nur auf dem „Lux aeterna“-Festival“ ist sie wie ein Licht in der Dunkelheit.
3. Sanfte Stimme, starke Frau
Wien (derstandard) – 23. Mai 2013
Wir kennen Angélique Kidjo. Wir kennen Oumou Sangaré. Und auch Rokia Traoré, nebst vielen anderen. Westafrikas Musikszene hat eine erstaunliche Anzahl starker Frauenfiguren hervorgebracht, die sich in ihren Liedern für die Rechte der Geschlechtsgenossinnen einsetzen. Jüngstes Glied in dieser Kette ist die 31-jährige Sängerin Fatoumata Diawara. (Neuer Artikel zu ihrem Auftritt im Mai in Wien)

WEITER S.U.

Nachtrag / addendum:
Fatoumata Diawara décorée par la France
Journal du Mali – 12/12/2014
Par Mame Diarra DIOP
La jeune chanteuse malienne talentueuse, vient d’être élevée au rang de Chevalier des arts et lettres de la République française.
Ce jeudi 11 décembre 2015, à la résidence de l’ambassadeur de France au Mali, Fatoumata Diawara a été élevée au rang de Chevalier des arts et lettres de la République française. Elle rejoint ainsi Georges Clooney, Marion Cotillard, ect….
Pour l’entrepreneur culturel Alioune Ifra Ndiaye, c’est une reconnaissance : „Je suis particulièrement fier de cette distinction parce que Fatoumata Diawara fait partie de mon histoire professionnelle. Elle a été à la hauteur des risques qu’on a pris pour elle. Merci à toi Fatou de nous avoir rendu hommage, à Jean-Louis Sagot-Duvauroux et à moi-même. Merci à la France de continuer à reconnaitre nos talents…

1. Fatoumata Diawara : „Il nous faut relever la dignité du Mali“
Bamako (JournalduMali) – 07/02/2013
Par Mame Diarra DIOP
Artiste, chanteuse, militante, engagée, Fatoumata Diawara était à Bamako, il y a quelques semaines pour lancer le single « Maliko ». Entretien avec une femme au grand coeur
Fatoumata Diawarra
Foto (c) mondomix: La musique pour véhiculer des messages avant tout – Die Musik steht vor allem für die Vermittlung von Botschaften

Elle détonne par ce sourire large et ses belles dents du bonheur. Héroïne de « Sia Yatabaré » ou encore sorcière dans « Kirikou », Fatoumata Diawara a bien grandi depuis. Surtout, elle a désormais le Mali à coeur, après avoir bourlingué sur les scènes du monde, de Paris à Londres, en passant par l’Amérique, la jeune femme veut désormais se partager entre le Mali et ses tournées musicales. Pour aider son pays qui traverse une crise sans précédents, elle a regroupé les plus grandes voix de la chanson malienne, pour véhiculer un message d’optimisme, de grandeur, celle perdue du Mali et qu’il faut à tout prix retrouver. Pour cela, les jeunes comme elles, sont en première ligne pour changer les mentalités.

Journaldumali.com : Tu viens souvent au Mali désormais ? Que t’apporte ces voyages ?

Fatoumata Diawara : Mon pays traverse une crise. Et il a besoin de ses enfants. Je suis très fréquente ici. Je viens surtout entre deux tournées. Mais là, j’entame une tournée jusqu’en Octobre en Europe, mais dès que j’aurai quelques jours de congés, je viendrai au Mali. C’est important pour moi de rester connectée avec le pays, les proches, savoir ce qui s’y passe. Le Mali m’inspire, je veux tout savoir de la situation des femmes et des enfants pour mon travail et être une bonne artiste.

Journaldumali.com : comment vois-tu le rôle des artistes dans cette crise ?

Fatoumata Diawara : Longtemps, on a été en retrait. Mais moi j’ai décidé de plus parler de mon pays. C’est pourquoi, j’ai voulu mobiliser tous ces artistes pour faire de la sensibilisation. Le Mali pâtit aujourd’hui d’une très mauvaise image partout, dans la presse nationale et internationale. On a même l’impression qu’on ne parle plus du même pays. Alors que le Mali est une terre de grands hommes, ce n’est pas non plus un pays de lâches. Il nous faut donc relever la dignité de ce pays. C’est aussi le rôle des artistes. Et lorsqu’on retrouvera un peu de paix et de sérénité, les choses vont repartir.

Journaldumali.com : C’est un peu l’objectif de ce single Maliko ?

Fatoumata Diawara : Oui il réunit près de 40 artistes maliens. De grandes voix comme Amadou et Mariam, Tiken Jah Fakoly, Bassékou Kouyaté, Oumou Sangaré, Toumani Diabaté, Babani Koné, Habib Koité etc… „On est tous venu avec notre vision du Mali, et on était tous très tristes de la situation“, alors, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. „Sans la musique, le Mali ne serait plus le Mali. Aujourd’hui, il n’y a plus de festival dans le monde s’il n’y a pas un artiste malien“.

Journaldumali.com : Comment avez-vous perçu l’arrivée des troupes françaises au Mali ?

Fatoumata Diawara : C’est une bonne chose sinon les rebelles allaient arriver à Bamako. Vous imaginez ! Mais soyons clairs avec nous même. Nous nous sommes assez reposés comme ça. Et cela suffit ! Parce que désormais, il faut que tous les Maliens soient debout pour la suite. Vous savez en Afrique en général, on ne se soutient pas entre nous. Et cette crise doit nous apprendre à rester unis, solidaires et ensemble.

Journaldumali.com : Vous parliez de la dignité perdue du Mali ? Comment la retrouver ?

Fatoumata Diawara : Notre génération, celle des jeunes est en perte de valeurs, de repères. Elle n’a plus le sens patriotique. Nous sommes tous des Maliens et pourtant, il y a un manque d’activisme. Personne ne s’est levé pour dire aux enfants : « battons-nous auprès des enfants. Personne n’a rassemblé les enfants de ce pays pour qu’ils se battent. Il y a trop de discours. C’est vrai, le Mali est une vieille culture, mais un pays parfois trop conservateur. Il y a du bon comme du mauvais. Il faut garder ce qui est positif et jeter le reste. Je parle de la parenté à plaisanterie, de la solidarité, des valeurs dont nous devons être fiers tout en restant ouvert à la modernité. Mais aujourd’hui, je lance un appel, il nous faut croire au Mali. Il y a encore de l’espoir. Moi Fatoumata, je témoigne que j’’aime ce pays et que je me battrai pour qu’il retrouve la paix.

Journaldumali.com : Ça veut dire que vous allez venir faire plus de scènes ici ?

Fatoumata Diawara : Oui c’est clair. Je vais essayer d’être plus souvent au Mali. Beaucoup n’ont pas la chance de sortir du pays. Il faut donc aussi transmettre la réalité de l’extérieur.

Journaldumali.com : La femme malienne occupe une place centrale dans vos chansons et depuis toujours….

Fatoumata Diawara : Vous savez, j’ai compris que cette femme là était brillante. Profonde. Elle possède en elle les valeurs de la famille, mais je l’invite à plus travailler et à devenir indépendante pour se faire respecter davantage. Sinon l’homme ira prendre une deuxième femme. Aujourd’hui, les femmes maliennes, me semblent un peu découragées et se laissent aller. Pourquoi ne voient-elles que le mariage, les enfants, au lieu d’envisager l’avenir. Une femme peut bien conduire un taxi, être mécanicien ou entreprendre des affaires. Mais la malienne est parfois trop figée dans sa mentalité, et cela la dessert et la rend moins autonome par rapport à d’autres pays de la sous région.

Journaldumali.com : Et côté cinéma, quels sont vos projets ?

Fatoumata Diawara : Je viens de finir une production franco-guinéenne. Le cinéma et la musique sont importants dans ma vie. Je chante en tant que femme, en tant que Fatou, pour donner ma vision de la vie. Et lorsque j’entre dans la peau d’un personnage, je suis autre. C’est une formidable dualité. C’est très clair et très précis comme émotion. Malheureusement à cause de la crise, les comédiens ne font pas beaucoup de films en ce moment. La musique elle est toujours là…
© 2013 Journal du Mali
Fatoumata Diawarra
Foto (c) google: Guitariste, intrumentiste, actrice, Fatoumata a plusieurs cordes à son arc – Gitarristin, Instrumentalistin, Schauspielerin, Fatoumata hat mehrere Pfeile in ihrem Koecher

=>VOIR EN PLUS:

L’émission du journal de l’ORTM le jour du lancement du single Mali Ko, le 17 janvier 2013 (nur auf französisch: aus der Tagesschau des malischen Fernsehens am 17.01., Tag des Erscheinens der Single „Mali Ko – Der Frieden“, auf den Tag genau 1 Jahr, 366 Tage nach dem Beginn der Agressionen)

1. Fatoumata Diawara: „Wir müssen die Würde Malis hochhalten“
Bamako (JournalduMali) – 07.02.2013
Von Mame Diarra Diop
Künstlerin, Sängerin, Aktivistin, engagiert, war Fatoumata Diawara vor ein paar Wochen in Bamako,, um die Single „Maliko“ auf den Markt zu bringen. Interview mit einer Frau mit einem großen Herzen …
Sie sprengt den Rahmen mit diesem breiten Lächeln und den wunderschönen Zähnen. Als Filmheldin von „Sia Yatabaré“ oder auch als Hexe in „Kirikou“ bekannt geworden, ist Fatoumata Diawara seitdem gewachsen. Vor allem liegt ihr nun Mali am Herzen. Nach den Bühnen der ganzen Welt, von Paris bis London über Amerika, will die junge Frau sich nun zwischen Mali und ihren musikalischen Tourneen aufteilen. Um ihrem Land in einer beispiellose Krise zu helfen, brachte sie die größten Stimmen der malischen Musikszene zusammen, eine Botschaft des Optimismus, der Erhabenheit zu vermitteln, die Mali verloren hat und die es um jeden Preis wiederfinden muss. Dafür stehen die jungen Leute wie sie an der Spitze, um Mentalitäten zu verändern.
Journaldumali.com: Sie kommen jetzt oft nach Mali? Was bringen Ihnen diese Reisen ?
Fatoumata Diawara: Mein Land ist in der Krise. Und braucht seine Kinder. Ich bin sehr häufig hier. Vor allem zwischen den Tourneen. Aber jetzt beginne ich eine Tour in Europa bis Oktober. Sobald ich einige Tage frei habe, werde ich nach Mali kommen. Es ist wichtig für mich, in Verbindung zu bleiben mit dem Land, den Verwandten, um zu wissen, was los ist. Mali inspiriert mich, ich will die Situation der Frauen und Kinder für meine Arbeit kennen und eine gute Künstlerin sein.
Journaldumali.com: Wie sehen Sie die Rolle der Künstler in dieser Krise ?
Fatoumata Diawara: lange Zeit lebten wir zurückgezogen. Aber ich habe beschlossen, mehr von meinem Land zu sprechen. Deshalb habe ich alle diese Künstler mobilisieren wollen, um aufzuklären. Mali leidet heute an einem sehr schlechten Bild überall in der nationalen und internationalen Presse. Wir haben sogar das Gefühl, wir sprechen nicht mehr vom gleichen Land. Während Mali ein Land der großen Männer ist, ist es nicht ein Land der Feiglinge. Also müssen wir die Würde dieses Landes hochhalten. Das ist auch die Rolle der Künstler. Und wenn wir ein wenig Frieden und Gelassenheit finden, wird es weitergehen.
Journaldumali.com: Das ist in etwa das Ziel dieser Single Maliko ?
Fatoumata Diawara: Ja, sie bringt fast 40 malische Künstler zusammen. Große Stimmen, wie Amadou und Mariam, Tiken Jah Fakoly, Bassékou Kouyaté, Oumou Sangaré, Toumani Diabaté, Babani Koné, Habib Koité etc … „Wir kamen alle mit unserer Vision von Mali, und wir waren alle sehr traurig über die Situation“ , darum dachten wir, es muss etwas getan werden. „Ohne Musik wäre Mali nicht mehr Mali. Heutzutage gibt es kein Festival mehr in der Welt ohne malische Künstler.“
Journaldumali.com: Wie haben Sie die Ankunft der französischen Truppen in Mali erlebt?
Fatoumata Diawara: Das ist eine gute Sache, sonst wären die Rebellen bis Bamako gekommen. Können Sie sich das vorstellen! Aber lasst uns klar sein uns selbst gegenüber. Wir haben uns lange genug ausgeruht. Und das reicht! Denn jetzt müssen alle Malier für die Zukunft aufstehen. Sie wissen, in Afrika im Allgemeinen unterstützen wir uns nicht untereinander. Diese Krise sollte uns lehren, vereint, solidarisch und zusammen zu bleiben.
Journaldumali.com: Sie erwähnten die verlorene Würde Malis? Wie findet man sie wieder?
Fatoumata Diawara: Unsere Generation, die Jugend ist dabei, Werte, Bezugspunkte zu verlieren. Sie hat keinen Sinn für Patriotismus. Wir sind alle Malier, aber es gibt einen Mangel an Aktivismus. Niemand stand auf, um den Kindern zu sagen, „lasst uns mit den Kindern kämpfen“. Niemand hat die Kinder dieses Landes versammelt, damit sie kämpfen. Es wird zu viel geredet. Es ist wahr, Mali ist eine alte Kultur, aber ein Land, das manchmal zu konservativ ist. Da gibt es gute und schlechte Seiten. Man muss das bewahren, was gut ist, und den Rest wegwerfen. Ich spreche von den Scherzverwandtschaften, von Solidarität, Werte, auf die wir stolz sein sollten und gleichzeitig offen sein für Modernität. Aber heute, appelliere ich, müssen wir an Mali glauben. Es gibt noch Hoffnung … Ich, Fatoumata, bezeuge, dass ich dieses Land liebe und dafür kämpfen werde, dass es den Frieden wiederfindet.
Journaldumali.com: Bedeutet es, dass Sie hier weitere Auftritte haben werden?
Fatoumata Diawara: Ja, das ist klar. Ich werde versuchen, öfter in Mali zu sein. Viele haben nicht die Möglichkeit, das Land zu verlassen. Man muss auch die Wirklichkeit von draußen hereinholen.
Journaldumali.com: Die malische Frau nimmt seit jeher einen zentralen Platz in Ihren Songs ein…
Fatoumata Diawara: Wissen Sie, ich merkte, dass diese Frau brillant war. Tiefgründig. Sie besitzt in sich die Werte der Familie, aber ich lade sie ein, mehr zu arbeiten und unabhängig zu werden, um mehr respektiert zu werden. Ansonsten wird der Mann eine zweite Frau nehmen. Heute scheinen mir die malischen Frauen ein wenig entmutigt zu sein und sich gehen zu lassen. Warum sehen sie nur die Ehe, die Kinder, anstatt sich der Zukunft zu stellen. Eine Frau kann gut ein Taxi fahren, ein Mechaniker sein oder Geschäfte machen. Aber die Malierin ist manchmal zu starr in ihrem Denken, und das dient ihr nicht und macht sie weniger autonom verglichen mit anderen Ländern in der Subregion.
Journaldumali.com: Und was sind Ihre Pläne für den nächsten Film?
Fatoumata Diawara: Ich habe gerade einen französisch-guineischen Film produziert. Film und Musik sind in meinem Leben wichtig. Ich singe als Frau, als Fatou, um meine Vision des Lebens zu zeigen. Und wenn ich in die Haut einer Rolle schlüpfe, bin ich ein anderer. Dies ist eine wunderbare Dualität. Es ist sehr klar und präzise, diese Emotion. Leider machen die Schauspieler aufgrund der Krise zur Zeit nicht viele Filme. Die Musik ist immer noch da …
© 2013 Journal du Mali

tagesspiegel 22.01.13_Fatoujawara
Foto (c) tagesspiegel: Fatoumata Diawara

2. Licht ins Dunkel

Hamburg Journal – 08.02.2013 19:30 Uhr
Von Ralph Alexowitz
Sängerin Fatouma Diawara aus Mali gilt als Hoffnungsträgerin des afrikanischen Landes. Nicht nur auf dem „Lux aeterna“-Festival“ ist sie wie ein Licht in der Dunkelheit.
© 2013 ndr.de

=> Hier geht’s zum Video über ihren Auftritt in Hamburg, mit dem Fatoumata Diawarra ein Solarlampenprojekt unterstützt.

„Man kann die Menschen auch erreichen, wenn man nicht die gleiche Sprache spricht“ – mit Liedern in ihrer Heimatsprache Bambara.
„Die Leute hören meine Lieder, und das erlaubt ihnen zu verstehen, dass unsere Brüder, die Tuareg, nicht unsere Feinde sind. Und darauf kommt es an.“

Die kleinen Sonnen/Solarlampen sollen an Menschen verteilt werden, die kein elektrisches Licht haben – immer noch 1,6 Milliarden.
Die kleine Sonne bringt Licht für Kinder um Hausaufgaben zu machen und zu lesen – mit dem Kauf der Lampen hier unterstützen die Hamburger das Projekt von Fatoumata.

3. Sanfte Stimme, starke Frau

Wien (derstandard) – 23. Mai 2013
Von Andreas Felber
Wir kennen Angélique Kidjo. Wir kennen Oumou Sangaré. Und auch Rokia Traoré, nebst vielen anderen. Westafrikas Musikszene hat eine erstaunliche Anzahl starker Frauenfiguren hervorgebracht, die sich in ihren Liedern für die Rechte der Geschlechtsgenossinnen einsetzen.

Fatoumata Diawara
Fatoumata Diawara gilt als hoffnungsvolle Sängerin aus dem Musikland Mali: In ihren Texten bezieht sie Stellung gegen Genitalverstümmelung und arrangierte Heirat.

Jüngstes Glied in dieser Kette ist die 31-jährige Sängerin Fatoumata Diawara, die seit der Veröffentlichung ihres Debüts Fatou (World Circuit, 2011) in vieler Munde ist. Geboren in Cote d’Ivoire, aufgewachsen in Mali, übersiedelte sie als Teenagerin nach Frankreich, um dort eine Schauspielkarriere anzuvisieren.
Diawara spielte u. a. in Filmen des aus Burkina Faso stammenden Regisseurs Dani Kouyaté sowie des malischen Kollegen Cheick Oumar Sissoko und war Teil der Straßentheatertruppe „Royal de Luxe“, ehe sie die Singer/Songwriterin in sich entdeckte. Und dank leichter, aparter Stimme und bedeutungsvollen Texten rasch zur Senkrechtstarterin avancierte. Mittlerweile kann Diawara auf Kollaborationen mit Oumou Sangaré, DeeDee Bridgewater und Bobby Womack verweisen.
In ihren eigenen Liedern verbindet sie die Tradition der für die Entstehung des Blues als bedeutsam eingestuften Wassoulou-Musik aus dem Süden Malis mit Pop, Soul und Folk. Dabei bezieht sie gegen Genitalverstümmelung Stellung und bricht eine Lanze für die selbstbestimmte Partnerwahl. „Als ich 20 war, entschied ich mich, alles in meinem Leben als Frau zu ändern“, sagte sie 2012 im Gespräch mit dem Observer.
„Aber ich weiß, dass viele afrikanische Frauen Angst haben, das zu tun. Wenn endlich das Gros der Frauen das Gefühl hat, sie können sie selbst sein, dann werden sich die Dinge ändern. Mehr junge Frauen werden ihren Ehemann selbst wählen und keine arrangierte Heirat akzeptieren. Das ist wichtig – denn wenn du entscheidest, wen du liebst, kannst du auch viele Schritte weiter gehen.“
© 2013 derstandard.at
(Fatoumata Diawara trat am 24.05.2013 im Konzerthaus Wien auf.)

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3 Gedanken zu “ICH LADE DIE FRAUEN MALIS EIN, UNABHAENGIG ZU WERDEN: INTERVIEW MIT DER MALISCHEN KUENSTLERIN FATOUMATA DIAWARA – J’invite les femmes maliennes à devenir indépendantes, Entretien

  1. Ergänzend:
    Alles selbst gemacht. Fatoumata Diawara war schon eine erfolgreiche Schauspielerin, als sie sich vor zwei Jahren in ein Tonstudio zurückzog, um ihr erstes Album mit selbst geschriebenen und komponierten Liedern aufzunehmen. Sie wird in Frankreich als „die neue Stimme Malis“ vermarktet. Jetzt hat sie 40 malische Musiker zusammengetrommelt, um gegen die Krise ihres Heimatlandes anzusingen. Sie ist zwar in der Elfenbeinküste geboren, doch mit ihren Eltern nach Mali zurückgekehrt, wo sie aufgewachsen ist. Heute lebt sie meistens in Paris.

    Lieder wider die Scharia
    tagesspiegel, Berlin – 23.01.2013 16:42
    von Dagmar Dehmer
    Malische Musiker singen gegen Islamisten an. Mehr als 40 malische Sänger haben gemeinsam einen Song für den Frieden und die Einheit produziert.
    Mali-ko. Frieden. Das ist der Titel eines Liedes, das mehr als 40 malische Musikerinnen und Musiker Ende vergangener Woche in der Hauptstadt Bamako vorgestellt haben. Die 30-jährige Fatoumata Diawara hat dafür mehr als 40 bekannte Musiker aus dem gesamten Land zusammengetrommelt. Unter dem Namen „Voices United for Mali“ (Vereinigte Stimmen für Mali) haben sie ihre verschiedenen Stile zu einem Werk zusammengefügt.
    Dabei herausgekommen ist ein Sieben-Minuten-Lied, das einen guten Einblick in die malische Musikszene bietet. Mit traditionellen Instrumenten untermalt gibt es Folk und Rap in der größten Landessprache Bambara, aber auch ein Tuareg-Musiker aus dem Norden Malis ist dabei, Ag Keidi.
    Fatoumata Diawara hat erst im vergangenen Jahr ihr Debutalbum in Frankreich veröffentlicht. Es sind selbst komponierte Lieder über Mädchen-Hochzeiten und die Beschneidung von Frauen. Dennoch sieht sich Diawara nicht in erster Linie als politische Sängerin.
    Mali-ko ist allerdings sehr politisch gemeint. Mit der jungen Sängerin standen auch die international bekannten Amadou und Mariam im Studio, Oumou Sangaré, die schon auf eine Jahrzehnte lange Karriere zurückblicken kann und der Kora-Spieler Toumani Diabaté. Die Kora ist ein traditionelles Zupfinstrument. „Die Zeit ist für uns gekommen, um über die Krise in Mali zu sprechen“, heißt es im Refrain des Liedes. Fast alle Sänger beschwören die malische Einheit, sie singen für den Frieden und gegen den Krieg. Aber gleichzeitig heißt es mehrfach in dem Lied auch, es sei an der Zeit „aufzustehen“ gegen die Islamisten im Norden, die „uns die Scharia aufzwingen wollen“. Sie singen gegen die Behandlung der Frauen an, die wie ein Ware gehandelt und vergewaltigt würden. Einer der Rapper ruft die Malier dazu auf, sich bereit zu machen, für die Einheit des Vaterlands einzustehen.
    Fatoumata Diawara sagte bei der Pressekonferenz in Bamako: „Die Menschen in Mali sehen zu uns hin. Sie haben ihre Hoffnung in die Politik verloren.“ Die Musik habe immer eine große Rolle in Mali gespielt, sagte sie. Im Norden Malis haben die islamistischen Gruppen, die vor gut neun Monaten die Macht übernommen haben, Musik verboten. Radiostationen dürfen sie nicht mehr spielen, dort gibt es nur noch Predigten oder neue Dekrete der Religionspolizei, die sich vor allem aus Islamisten aus den Nachbarländern rekrutiert. Die Religionspolizei zerstört auch Musikinstrumente, wenn sie bei ihren Razzien welche findet. Dabei hat Mali ein reiches musikalisches Leben und eine Reihe von internationalen Stars hervorgebracht. Neben Amadou und Mariam ist das beispielsweise Rokia Traoré, die wie die meisten erfolgreichen malischen Musiker in Paris lebt.
    © 2013 Der Tagesspiegel

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  2. Liebe Freundinnen und Freunde,
    der öffentliche Diskurs zum Konflikt in Mali wird von militärischen Erwägungen beherrscht. Politische Fragen sind an den Rand gedängt und die Stimmen der malischen Bevölkerung drohen zu verschwinden. Um Diskussions- und damit auch Handlungsräume wieder zu öffnen, haben wir Alassane Dicko von der Association des Maliens Expulsées eingeladen, aus Bamako für den medico-Blog zu schreiben.

    In den nächsten Wochen bloggt er über gesellschaftspolitische Fragen in Mali und aktuelle Entwicklungen des Konflikts aus der Perspektive eines malischen Aktivisten, der nach humanitären und politischen Antworten sucht. Erste Beiträge zur Situation der Binnenflüchtlinge, zum Verhältnis MalierInnen – Tuareg oder zur biometrischen Erfassung der malischen Bevölkerung in Vorbereitung der Wahlen findet ihr bereits online unter http://www.medico.de/blogs/

    In Dickos Worten: „Ein Blog ist ein wichtiger Schritt für die Sensibilisierung der öffentlichen Meinung in Deutschland. So können wir der europäischen Öffentlichkeit die gelebten Realitäten und die Sorgen der Bevölkerung nahebringen, die von der politischen und militärischen Krise betroffenen ist. Die Initiative für einen Blog ist sehr im Interesse der AME. Wir verstehen sie als Antwort auf die Forderung, die gesellschafspolitischen Probleme bekannter zu machen. Durch sie erhoffen wir uns eine größere allgemeine Aufmerksamkeit für Mali.“

    Wir würden uns freuen, wenn der Blog eure Aufmerksamkeit erhält!

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    • Sehr geehrter Herr Hufnagel,

      über Ihre Aufmerksamkeit für unser Blog freuen wir uns.
      Was Herr Dicko sagt, gilt auch genau für dieses Blog MALI-INFORMATIONEN und führte zu seiner Gründung vor über zwei Jahren.
      Die Perspektive von Malierinnen und Maliern ist aber bisher noch zu kurz gekommen, d.h. wir fanden nur wenige, die hier für uns geschrieben haben.

      Darum begrüße ich die Initiative von medico, Herrn Dicko zu bitten, in einem Blog zu schreiben, sehr.
      Schön wäre es, wenn seine Beiträge, die sicher auch auf französisch vorhanden sind, zweisprachig in unserem Blog erscheinen könnten, um damit die deutsche Öffentlichkeit, sofern sie auf unser Blog stößt (im Schnitt 60 pro Tag über die 2 Jahre), noch stärker zu sensibilisieren und mit Mali bekannt zu machen, jenseits purer Kriegsberichterstattung.

      Es existiert bereits ein Interview mit Herrn Dicko im Maliblog:
      Le droit de rester, le droit de quitter – Recht zu bleiben, Recht zu gehen, eingestellt am 30/07/2011.

      Solidarische Grüße,

      aramata

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