TAGE OHNE ZEITUNGEN UND RADIO IN BAMAKO BIS ZUR FREILASSUNG VON BOUKARY DAOU – Journées sans presse jusqu’à la libération de Boukary Daou, directeur de publication arrêté arbitrairement

1. Mali: „Operation Tote Presse“ bis zur Freilassung eines Journalisten
bfmtv.com – 11.03.2013.
Die malischen Journalisten haben beschlossen, von Dienstag an eine Operation „Tote Presse“ zu starten, die bis zur Freilassung eines ihrer letzte Woche von den Geheimdiensten festgenommenen Kollegen durchgeführt werden soll.
2. Nach der Verhaftung von Boukary Daou: Die Anwaltskammer verurteilt die willkürliche und ungerechtfertigte Festnahme und Inhaftierung heftig
Bamako (maliweb.net) – 2013.03.13
Die Anwaltskammer ist über die Verhaftung der letzten Wochen durch die staatlichen Sicherheitsdienste von Politikern, Journalisten und Mitgliedern der Zivilgesellschaft besorgt.
3. Dritter Tag der toten Presse in Mali, für die Freilassung von Daou
Lavoixdelamerique.com – 2013.03.14
Diese Tage, die am Dienstag begannen, setzten sich fort während einige Rechtsanwälte ihre Absicht bekanntgaben, eine Klage gegen den Staat einzureichen wegen der Freiheitsberaubung von Boukary Daou.
4. Mali: Wiederholte Angriffe auf die Pressefreiheit
Bamako (AFP) – 16.03.2013 15:23
Die malischen Journalisten verurteilen die Verbreitung von willkürlichen Verhaftungen und Einschüchterungen gegen sie seit dem Putsch im vergangenen Jahr, nach der jüngsten Verhaftung des Direktors der Tageszeitung Le Républicain vor dem Hintergrund des Krieges.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM UNTEREN FOTO

1er article sur quatre: Mali: opération « presse morte » jusqu’à la libération d’un journaliste
bfmtv.com – 11 mars 2013.
Les journalistes maliens ont décidé de lancer à compter de mardi une opération « presse morte » jusqu’à la libération d’un des leurs arrêté la semaine dernière par les services de renseignements.

« Nous avons décidé à l’issue de notre Assemblée générale de ne pas paraître, et de ne pas diffuser, par voie des ondes, jusqu’à la libération de notre confrère du Républicain arrêté », a déclaré à la presse Sambi Touré, directeur de publication d’Info Matin, autre journal de Bamako.
Au cours de l’Assemblée générale, plusieurs journalistes ont pris la parole pour « dénoncer les violations répétées de la liberté d’expression au Mali ».
Le directeur de publication du quotidien Le Républicain, Boukary Daou (bien Daou), a été arrêté le 6 mars à Bamako, en raison de la publication d’une lettre ouverte de soldats contre le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo.
© 2013 bfmtv.com

2. Suite à l’interpellation de Boukary Daou : Le Barreau condamne avec vigueur cette arrestation et cette détention arbitraires et injustifiées
Bamako (maliweb.net) – 13.03.2013
Le Barreau s’inquiète de l’interpellation depuis quelques semaines par les services de la Sécurité d’Etat d’Hommes politiques, de journalistes et de membres de la société civile.
L’interpellation du Directeur de Publication du journal Le Républicain est une atteinte grave à la liberté de la presse chèrement acquise à la faveur de la Révolution du 26 mars 1991.
Elle est un droit constitutionnel.
L’Etat d’urgence présentement en vigueur sur l’ensemble du pays ne saurait justifier de telles atteintes graves à des libertés fondamentales.
Le Barreau condamne avec vigueur cette arrestation et cette détention arbitraires et injustifiées.
Le Barreau demande l’élargissement sans délai de Monsieur Boukary Daou, Directeur de Publication du journal le Républicain.
Le Barreau encore une fois rappelle au gouvernement son devoir constitutionnel de protection et de promotion des droits et libertés des citoyens.
Le Barreau réaffirme son attachement au respect de l’Etat de droit surtout en ces moments particulièrement difficiles que connait notre pays.
Le Bâtonnier
Issaka Kéïta
© 2013 maliweb

3. Troisième journée de presse morte au Mali, pour la libération de Daou
Lavoixdelamerique.com – 14.03.2013
Ces journées, qui ont débuté mardi, se sont poursuivies alors que certains avocats annonçaient leur intention de porter plainte contre l’Etat pour séquestration du journaliste Boukary Daou, directeur de publication du journal Le Républicain.
(…)
La presse malienne est très montée depuis l’attaque du 2 mars contre Dramane Traoré, animateur de Radio Kayira à Niono, qui a été agressé à domicile et grièvement blessé. Et elle a dénoncé l’interpellation de M. Daou, quelques heures après la publication d’une lettre ouverte rédigée par un soldat malien, reprochant au président de la République du Mali les avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo, à l’origine du coup d’État du 22 mars 2012. Le capitaine a été nommé en février président d’un comité militaire chargé de réformer l’armée malienne.
© 2013 Lavoixdelamerique.com

4. Mali: les atteintes à la liberté de la presse se multiplient
BAMAKO (AFP) – 16.03.2013 15:23 – Par Stéphane JOURDAIN
Les journalistes maliens dénoncent la multiplication des arrestations arbitraires et des tentatives d’intimidation dont ils sont victimes depuis le coup d’Etat de l’an dernier, après l’interpellation récente du directeur du quotidien Le Républicain sur fond de guerre.
„Depuis le coup d’Etat du 22 mars, on a l’impression qu’on essaye par tous les moyens de détruire le métier de journaliste“, assure à l’AFP Neimatou Coulibaly, du quotidien Le Combat. „Il y a des intimidations, des arrestations arbitraires, des agressions. On a peur d’être agressé en ville“.
Le 22 mars 2012, des putschistes menés par le capitaine Amadou Haya Sanogo renversaient le régime d’Amadou Toumani Touré, jugé incapable de lutter contre la rébellion touareg et des groupes islamistes dans le nord du pays. Mais le putsch a en réalité précipité la chute de la région aux mains de ces groupes.
Sous la pression internationale, la junte avait transféré dès le 6 avril le pouvoir à un régime de transition présidé par Dioncounda Traoré.
Depuis le coup d’Etat, Neimatou Coulibaly est persuadée que les journalistes „sont sur écoute“. Ces derniers mois, sa rédaction a reçu des appels téléphoniques anonymes „pour nous interdire de diffuser des articles sur la police, mais nous n’avons pas cédé“, assure-t-elle.
Le dernier épisode qui soulève la colère des journalistes à Bamako date du 6 mars: ce jour-là, le directeur de publication du Républicain est arrêté en raison de la publication d’une lettre ouverte de soldats contre le capitaine Sanogo.
Son arrestation a provoqué une opération „presse morte“, levée jeudi après le transfèrement à la police de Boukary Daou, jusqu’alors détenu par les services de renseignement.
Pour Gilles Yabi, directeur Afrique de l’Ouest de l’ONG International Crisis Group, cette arrestation „est la preuve que l’influence“ de Sanogo „existe toujours“. „On est dans un contexte où le président Dioncounda Traoré, certes renforcé par l’intervention militaire française, cherche toujours à ménager le capitaine Sanogo“, a-t-il affirmé vendredi à RFI.
„Il faut faire très attention“
Le Républicain a réagi en jugeant que „la liberté de la presse a du plomb dans l’aile“ depuis le 22 mars, énumérant une demi-douzaine de journalistes arrêtés ces derniers mois.
„C’est devenu un peu plus dangereux de faire notre travail“, confirme Makan Koné, président de la Maison de la presse, fédération d’associations de presse du Mali. „Il faut faire très attention et c’est vrai que certains confrères sont obligés de s’auto-censurer“, dit-il.
Si la situation empire, M. Koné estime que le Mali „n’a jamais été un pays de liberté d’expression“ et rappelle qu’en 2007, quatre directeurs de publication et un journaliste avaient été arrêtés à la suite d’un article sur la „maîtresse du président“ Touré.
En 2012, avant le putsch, le Mali était pourtant classé au 25e rang mondial en matière de liberté de la presse par Reporters Sans Frontières: sa situation était jugée „plutôt bonne“. En un an, le pays a dégringolé de 74 places.
Depuis le coup d’état, l’ONG Committee to Protect Journalists a dénombré un total „édifiant de 62 violations de la presse à travers le Mali“, des „attaques, menaces, tentatives d’assassinat, arrestations arbitraires“ qui sont le fait „des mouvements séparatistes et islamistes comme des forces de sécurité gouvernementales“.
Il y a aussi la guerre, difficile à couvrir, et son lot de rumeurs. „Nous sommes très vigilants sur les informations que nous recevons, celles par exemple qui portent sur les prétendues exactions de l’armée malienne qui nécessitent un gros travail de recoupement“, dit Sambi Touré, directeur du quotidien Infomatin.
Mais, pour Souleymane Drabo, directeur de publication du journal gouvernemental l’Essor, l’intervention militaire franco-africaine entamée le 11 janvier contre les islamistes armés, a un peu amélioré la situation: „Avant, on ne pouvait pas trop critiquer les putschistes, mais maintenant ils ne sont plus les seuls à avoir les armes“.
© 2013 AFP

Les unes de la presse malienne, le 14 janvier 2013 à Bamako
Titelseiten der malischen Presse, 14. Januar 2013 in Bamako
Les unes de la presse malienne, le 14 janvier 2013 à Bamako
Foto © AFP/Archives – by Issouf Sanogo

1. Mali: „Operation Tote Presse“ bis zur Freilassung eines Journalisten
bfmtv.com – 11.03.2013.
Die malischen Journalisten haben beschlossen, von Dienstag an eine Operation „Tote Presse“ zu starten, die bis zur Freilassung eines ihrer letzte Woche von den Geheimdiensten festgenommenen Kollegen durchgeführt werden soll.
„Wir haben am Ende unserer Vollversammlung beschlossen, nicht zu erscheinen, und nicht zu senden, bis zur Freilassung unseres festgenommenen Kollegen vom Républicain“, sagte der Presse Sambi Touré, publizistischer Leiter von Info Matin, einer anderen Zeitung in Bamako.
Während der Vollversammlung ergriffen mehrere Journalisten das Wort,um „die wiederholten Verletzungen der Meinungsfreiheit in Mali zu verurteilen.“
Der publizistische Leiter der Zeitung Le Républicain, Boukary Daou, wurde am 6. März in Bamako verhaftet, wegen der Veröffentlichung eines offenen Briefes von Soldaten gegen den Ex-Putschisten Kapitän Amadou Sanogo Haya.
© 2013 bfmtv.com

2. Nach der Verhaftung von Boukary Daou: Die Anwaltskammer verurteilt die willkürliche und ungerechtfertigte Festnahme und Inhaftierung heftig
Bamako (maliweb.net) – 2013.03.13
Die Anwaltskammer ist über die Verhaftung der letzten Wochen durch die staatlichen Sicherheitsdienste von Politikern, Journalisten und Mitgliedern der Zivilgesellschaft besorgt.
Die Verhaftung des publizistischen Leiters der Zeitung Le Républicain ist ein schwerer Angriff auf die Pressefreiheit, hart erkämpft während der Revolution vom 26. März 1991.
Sie ist ein Grundrecht der Verfassung.
Der derzeit im ganzen Land verhängte Ausnahmezustand kann derart schwerwiegende Verletzungen der grundlegenden Freiheiten nicht rechtfertigen.
Die Anwaltskammer verurteilt die willkürliche und ungerechtfertigte Festnahme und Inhaftierung.
Die Anwaltskammer verlangt die Freilassung ohne Verzögerung von Herrn Boukary Daou, dem publizistischen Leiter der Zeitung Le Républicain.
Die Anwaltskammer erinnert noch einmal die Regierung an ihre verfassungsmäßige Pflicht zum Schutz und zur Förderung der Rechte und Freiheiten der Bürger.
Die Anwaltskammer bekräftigt ihr Engagement, den Rechtsstaat zu respektieren vor allem in diesen besonders schwierigen Zeiten, die unser Land kennt.
Der Vorsitzende der Anwaltskammer
Issaka Kéïta
© 2013 maliweb

3. Dritter Tag der toten Presse in Mali, für die Freilassung von Daou
Lavoixdelamerique.com – 2013.03.14
Diese Tage, die am Dienstag begannen, setzten sich fort während einige Rechtsanwälte ihre Absicht bekanntgaben, eine Klage gegen den Staat einzureichen wegen der Freiheitsberaubung von Boukary Daou, publizistischer Leiter der Zeitung Le Républicain.
(…)
Die malische Presse ist sehr empört seit dem Angriff vom 2. März gegen Dramane Traoré, Moderator des Radio Kayira von Niono, der zu Hause angegriffen und schwer verletzt wurde. Und sie verurteilten die Verhaftung von Herrn Daou, ein paar Stunden nach der Veröffentlichung eines offenen Briefes von einem malischen Soldaten geschrieben, der dem Präsidenten der Republik Mali die dem Kapitän Amadou Haya Sanogo gewährten Vorteile vorwarf ( er war Anführer des Putsches vom 22. März 2012). Der Kapitän wurde im Februar zum Vorsitzenden eines militärischen Ausschusses, mit der Reform der malischen Armee betraut, ernannt.
© 2013 Lavoixdelamerique.com

4. Mali: Wiederholte Angriffe auf die Pressefreiheit
Bamako (AFP) – 16.03.2013 15:23 – Von Stéphane Jourdain
Die malischen Journalisten verurteilen die Verbreitung von willkürlichen Verhaftungen und Einschüchterungen gegen sie seit dem Putsch im vergangenen Jahr, nach der jüngsten Verhaftung des Direktors der Tageszeitung The Republican vor dem Hintergrund des Krieges.
„Seit dem Putsch vom 22. März scheint man den Beruf des Journalisten mit allen Mitteln zu zerstören versuchen“, sagt Neimatou Coulibaly von der Tageszeitung Le Combat gegenüber AFP. „Es gibt Einschüchterung, willkürliche Verhaftungen, Übergriffe. Wir haben Angst davor, in der Stadt angegriffen u werden.“
Am 22. März 2012 stürzte ein von Kapitän Amadou Sanogo Haya geführter Putsch das Regime Amadou Toumani Touré, weil es nicht in der Lage sei, gegen die Tuareg-Rebellion und die islamischen Gruppen im Norden zu kämpfen. Aber tatsächlich liess dieser Putsch dann die Region in die Hände dieser Gruppen fallen. Unter internationalem Druck hatte die Junta am 6. April 2012 die Macht an eine Übergangsregierung unter Dioncounda Traorés Leitung übertragen.
Seit dem Putsch ist Neimatou Coulibaly überzeugt, dass Journalisten „abgehört werden.“ In den letzten Monaten hat seine Zeitung anonyme Anrufe erhalten, „um uns Artikel über die Polizei zu verbieten, aber wir haben nicht nachgegeben“, sagt sie.
Die letzte Episode, die den Zorn der Journalisten in Bamako am 6. März auslöst: der Herausgeber der Republicain wird verhaftet wegen der Veröffentlichung eines offenen Briefes von Soldaten gegen Kapitän Sanogo.
Seine Verhaftung führte zum Journalistenstreik „Tage der toten Presse“, der Donnerstag aufgehoben wurde nach der Übertragung von Boukary Daou, der zuvor von den Geheimdiensten festgehalten wurde, an die Polizei.
Für Gilles Yabi, Westafrika Direktor der International Crisis Group, ist die Festnahme „ein Beweis, dass der Einfluss von Sanogo noch existiert.“ „Wir sind in einer Situation, wo der Präsident Traoré Dioncounda, der sicherlich durch die französische militärische Intervention gestärkt wurde, immer versucht, den Kapitän Sanogo zu schützen“, sagte er Freitag bei RFI.
„Wir müssen sehr vorsichtig sein“
Der Republicain antwortete, dass „die Freiheit der Presse Blei im Flügel hat“ seit dem 22. März, ein halbes Dutzend Journalisten sind in den letzten Monaten verhaftet worden.
„Es wurde ein wenig gefährlicher für unsere Arbeit“, sagt Makan Kone, der Präsident des Maison de la Presse, ein Dachverband von Verbänden der Presse in Mali. „Wir müssen sehr vorsichtig sein, und es ist wahr, dass einige Kollegen zu Selbstzensur gezwungen werden“, sagte er.
Wenn sich die Situation auch verschlimmert hat, so glaubt Mr. Kone doch, dass Mali „noch nie ein Land der Freiheit der Meinungsäußerung war“ und erinnert daran, dass im Jahr 2007 vier Redakteure und ein Journalist verhaftet wurden nach einem Artikel über die „Maitresse des Präsidenten“ Touré.
Im Jahr 2012, vor dem Putsch, war Mali jedoch auf Platz 25. in der Weltrangliste von Reporter ohne Grenzen in Bezug auf die Pressefreiheit: seine Situation wurde als „ziemlich gut“ bezeichnet. In einem Jahr ist das Land um 74 Plätze gefallen.
Seit dem Putsch hat die NGO Committee to Protect Journalists insgesamt “ 62 Verstöße gegen die Pressefreiheit in Mali“ gezählt, „Attacken, Drohungen und versuchter Mord, willkürliche Verhaftungen“ sind Fakten seitens sowohl der „islamistischen und separatistischen Bewegungen wie auch der Sicherheitskräfte der Regierung.“
Es ist auch der Krieg, für Journalisten schwer zu decken, und die Gerüchteküche brodelt. „Wir sind sehr vorsichtig mit den Informationen, die wir erhalten, zum Beispiel denjenigen über die angeblichen Missbräuche der malischen Armee, die eine Menge Arbeit an Überprüfung erfordern“, sagte Sambi Touré, Direktor der Tageszeitung Infomatin.
Aber für Souleymane Drabo, Redakteur der regierungsnahen Zeitung l’Essor, hat die französisch-afrikanische militärische Intervention gegen bewaffnete Islamisten seit 11. Januar die Situation leicht verbessert: „Früher konnten wir den Putsch nicht kritisieren, aber jetzt sind sie nicht die einzigen, die Waffen haben. “
© 2013 AFP

Advertisements

2 Gedanken zu “TAGE OHNE ZEITUNGEN UND RADIO IN BAMAKO BIS ZUR FREILASSUNG VON BOUKARY DAOU – Journées sans presse jusqu’à la libération de Boukary Daou, directeur de publication arrêté arbitrairement

  1. => Réaction dans la presse française:
    Mali : Laurent Fabius s’exprime sur l’opération « presse morte »
    afrik.com – 14.03.2013
    L’arrestation du journaliste malien Boukary Daou n’alarme pas davantage Paris qui se dit persuadé que le gouvernement malien saura prendre les bonnes décisions et ainsi faire respecter la presse, rapporte LeMonde.fr. « Je suis sûr que le gouvernement malien fera ce qu’il faut pour que la presse soit respectée » a annoncé Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères sur la chaîne TV5 Monde. Néanmoins, cette arrestation a enclenché une opération de protestation dite « presse morte » qui a mobilisé plus de 95% des journaux et radios du pays.

    Gefällt mir

  2. Maison de la presse du Mali : Déclaration
    11 mar 2013

    Suite à l’arrestation de notre confrère Boukary Daou, Directeur de Publication du journal Le Républicain, le mercredi 6 Mars 2013 et à la longue liste de harcèlements, d’intimidations et d’agressions dont ont fait l’objet ces derniers temps :

    Dramane Traoré dit Mamy, animateur à Radio Kayira Niono ;
    Ramata Dia, Directrice de Radio Guintan ;
    Dramane Aliou Koné, Directeur de Publication de l’Indicateur du Renouveau et Président de l’ASSEP ;
    Abi Baby, Rédacteur en chef du journal L’Agora ;
    Hamidou Wane, Directeur de Publication du journal L’Impact ;
    Lassine Traoré, Directeur de la radio FR3 ;
    Makan Koné, Président de la Maison de la Presse du Mali ;
    Abdrahamane Keïta, Directeur de la Rédaction du journal Aurore ;
    Chahana Takiou, Directeur de Publication du journal 22 Septembre ;
    Birama Fall, Directeur de Publication du journal Le Prétoire ;
    Saouti Haïdara, Directeur de Publication du journal L’Indépendant ;
    Jacques Dez, Directeur de Radio Klédu ;
    Kassim Traoré, rédacteur chef adjoint de Radio Klédu ;
    Les installations de Radio Kayira à Bamako et Koutiala ;

    Les Responsables des organisations faîtières de la presse privée malienne, réunis en Assemblée Générale à la Maison de la Presse ce jour, ont décidé ce qui suit, qu’ils ont l’honneur de porter par cette Déclaration à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale :

    – L’instauration de Journées sans presse à compter du mardi 12 Mars 2013, jusqu’à la libération de Boukary Daou,

    – La non couverture de toutes les activités institutionnelles, jusqu’à nouvel ordre.

    – et le dépôt d’une plainte contre l’Etat pour arrestation arbitraire de notre confrère du journal Le Républicain.

    En outre, en vertu de la séparation des pouvoirs Exécutif et Judiciaire, telle que garantie par la Constitution de la République du Mali, l’Assemblée Générale s’indigne des déclarations sur une radio étrangère du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, accusant Boukary Daou de «faute».

    L’Assemblée Générale sait pouvoir compter sur la compréhension, l’accompagnement et la solidarité de tous les démocrates épris de justice, de liberté et de paix, à l’image du Barreau malien.

    Bamako, le 11 Mars 2013

    L’Assemblée Générale

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s