EINE FRAU VERBREITET SICHERHEIT AN DER SPITZE DER MALISCHEN ARMEE IN GAO – La numéro deux de l’armée à Gao mène ses hommes d’une main de fer

Mali: die Nummer zwei der Armee in Gao führt ihre Männer mit eiserner Hand
GAO (AFP) – 2013.03.14 24:01 – Von Stéphane Jourdain
Mit ihrem Drillichanzug, dem beigen Baumwolltuch um den Kopf und ihrer Sonnenbrille stellt sie etwas dar am Steuer ihres Pickup. Nummer zwei der malischen Armee in Gao, kreuzt Oberstleutnant Nema Segara durch die große Stadt im Norden von Mali, um Waffenlager zu finden und die Menschen zu beruhigen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Mali: la numéro deux de l’armée à Gao mène ses hommes d’une main de fer
GAO (Mali) (AFP) – 14.03.2013 12:01
Par Stéphane JOURDAIN
Avec son treillis, son chèche beige autour de la tête et ses lunettes de soleil, elle porte beau au volant de son pick-up. Numéro deux de l’armée malienne à Gao, le lieutenant-colonel Nema Segara sillonne la grande cité du nord du Mali pour trouver les caches d’armes et rassurer.
Le lieutenant-colonel Nema Segara, numéro deux de l'armée malienneFotos (c) AFP/John Macdougall: Le lieutenant-colonel Nema Segara, numéro deux de l’armée malienne, le 12 mars 2013 à Gao – Oberstleutnant Nema Segara, die Nummer zwei in der malischen Armee, am 12. März 2013 in Gao
Le lieutenant-colonel Nema Segara serre la main d'habitantes de Gao
Fotos (c) AFP/John Macdougall: Le lieutenant-colonel Nema Segara serre la main d’habitantes de Gao, au Mali, le 12 mars 2013 – Oberstleutnant Nema Segara schüttelt Hände der Bewohnerinnen von Gao, am 12. März 2013

Après deux semaines de fermeture, le grand marché incendié en février lors d’un raid jihadiste reprend du service. Suivie par des militaires, une télévision malienne et des badauds, „Nema“ déambule entre les étals comme un politique en campagne. On la salue, on vient la voir, on la remercie.
Le message est ferme: „Je vous demande d’être vigilant. Les infiltrations ont commencé par ici, c’est pour ça que ça a brûlé. On ne veut plus d’autres attaques“, dit-elle aux femmes qui vendent les viandes, poissons et légumes dans une halle noircie par les flammes.
Le marché est bien approvisionné en poissons malgré l’interdiction de naviguer en pirogue sur le fleuve Niger, par où les jihadistes se seraient infiltrés en ville pour leur raid. L’air sévère, la militaire va au bord de l’eau rappeler à l’ordre une trentaine de „bozos“, des pêcheurs. Ils répondent qu’ils meurent de ne plus travailler.
Nema est née à Bamako il y a une cinquantaine d’années, mais elle ne donnera pas sa date de naissance. Originaire du pays dogon (sud-est), elle a intégré l’armée en 1986. Quatre ans plus tard, elle part pour Paris où elle suit une formation de santé de l’armée de terre au Val-de-Grâce. „A Paris les gens ont un complexe de supériorité. Mais ceux qui ont voyagé ont du respect pour les autres“, dit-elle à l’AFP.
Elle poursuit sa formation, au Sénégal et au Nigeria, et travaille au service des ressources humaines de l’armée malienne. Puis elle rejoint les Etats-Unis pour de nouvelles études militaires en Alabama, puis après quelques années au Liberia pour l’ONU, elle rejoint à Washington la National Defence University.

– „Ici ce n’est pas Hollywood“ –
Elle rentre au pays en 2012 pour intégrer le commandement à Sévaré (centre), alors que des islamistes armés ont conquis facilement tout le nord du Mali. Elle a maintenant le grade de lieutenant-colonel de l’armée de l’air, chef de l’action „civilo-militaire“ malienne dans la région, d’où les jihadistes ont été chassés depuis janvier par les troupes franco-africaines.
Dans la rue ensablée, une soixantaine de femmes l’attendent en rang, elles lui font fête. L’une d’elles, Fatoumata Maïga, se met au garde-à-vous: „Merci! Merci! Que Dieu vous bénisse. Grâce à vous, on circule comme on veut. Maintenant nous sommes libres“.
„Elles sont contentes de pouvoir sortir, elles n’avaient pas le droit de parler aux hommes, de monter sur une moto“, raconte-t-elle. Nema retire le voile que porte une petite fille, vestige du règne des islamistes: „tu n’as plus besoin de ça“.
Elle-même sans enfant, elle mise sur les femmes. „Nous sommes là pour la reconstruction du pays et ça passe d’abord par les femmes“.
Elle ne craint pas de faire preuve de „poigne“, comme elle dit. A la polyclinique qui sert de gendarmerie provisoire, elle attaque bille en tête des défenseurs locaux des droits de l’Homme: „J’ai entendu dire que vous disiez aux détenus qu’ils étaient libres de ne pas répondre. Ce n’est pas Hollywood ici. Ce n’est pas du cinéma. Des gens ont été violés, amputés. Nous sommes face à des terroristes“.
Réponse d’un militant: „La façon dont les détenus sont gardés va à l’encontre de toutes les conventions“.
bannerwomenDevant la vingtaine de femmes d’une association, elle répète encore: „Si vous voyez des choses inhabituelles, il faut les signaler“. Un conseiller municipal lui glisse: „Si vous voulez être candidate à la présidence, elles vous soutiendront“. Sans hésiter, elle réplique: „Pour l’instant, il y a les opérations. Nous voulons savoir où sont les caches d’armes“.
© 2013 AFP

Mali: die Nummer zwei der Armee in Gao führt ihre Männer mit eiserner Hand
GAO (AFP) – 2013.03.14 24:01 – Von Stéphane Jourdain
Mit ihrem Drillichanzug, dem beigen Baumwolltuch um den Kopf und ihrer Sonnenbrille stellt sie etwas dar am Steuer ihres Pickup. Nummer zwei der malischen Armee in Gao, kreuzt Oberstleutnant Nema Segara durch die große Stadt im Norden von Mali, um Waffenlager zu finden und die Menschen zu beruhigen.
Nach zwei Wochen der Schließung nimmt der große Markt, der im Februar bei einem Überfall der Dschihadisten in Flammen aufging, den Betrieb wieder auf. Begleitet von Militärs, einem malischen Fernsehen und Schaulustigen, wandert „Nema“ zwischen den Ständen wie ein Politiker auf Wahlkampagne. Man grüßt sie, man kommt um sie zu sehen, man dankt ihr.
Die Botschaft ist eindringlich: „Ich fordere euch auf, wachsam zu sein. Die Infiltration begann hier, darum hat es gebrannt. Wir wollen keine Angriffe mehr,“ sagt sie zu den Frauen, die Fleisch, Fisch und Gemüse verkaufen, in einer von den Flammen geschwärzten Halle.
Der Markt ist gut mit Fisch versorgt, trotz des Verbots , den Fluss Niger mit Pirogen zu befahren, von wo aus die Dschihadisten die Stadt infiltriert haben sollen für ihren Überfall. Die Soldatin geht ans Wasser und rügt 30 Bozo-Fischer. Sie antworten, sie sterben, weil sie nicht mehr arbeiten können.
Nema wurde vor etwa 50 Jahren in Bamako geboren, aber sie verrät nicht ihr Geburtsdatum. Sie stammt aus dem Dogon-Land (Südosten) und trat im Jahr 1986 in die Armee ein. Vier Jahre später zieht sie nach Paris, wo sie eine Ausbildung der Armee auf dem Gesundheitssektor in Val-de-Grâce absolviert. „In Paris haben die Menschen einen Überlegenheitskomplex. Aber diejenigen, die gereist sind, zeigen Respekt für andere“, sagt sie der Nachrichtenagentur AFP.
Sie setzt ihre Ausbildung in Senegal und Nigeria fort und arbeitet in der Personalabteilung der malischen Armee. Dann geht sie in die Vereinigten Staaten, um weiter in Alabama zu studieren, dann nach ein paar Jahren in Liberia für die UNO, geht sie an die National Defence University in Washington.
– „Hier ist nicht Hollywood“ –
Sie kehrt ins Land zurück im Jahr 2012, um im Kommando in Sévaré (Mitte) mitzuarbeiten, während bewaffnete Islamisten den ganzen Norden Malis leicht erobert haben. Sie hat jetzt den Rang eines Oberstleutnants der Luftwaffe, Chefin der malischen „zivil-militärischen“ Aktion in der Region, von wo die Dschihadisten seit Januar von den französisch-afrikanischen Truppen vertrieben wurden.
Auf der sandigen Straße stehen 60 Frauen in der Warteschlange, sie feiern die Soldatin. Eine von ihnen, Fatoumata Maïga, salutiert: „Danke, danke! Gott segne dich. Deinetwegen können wir uns frei bewegen. Jetzt sind wir frei!“
„Sie sind freuen sich rauszugehen, sie durften nicht mit den Männern reden, nicht auf einem Motorrad fahren“, erzählt sie. Nema zieht einem kleinen Mädchen den Schleier weg, ein Überbleibsel der Herrschaft der Islamisten: „Du brauchst das nicht mehr.“
Selbst kinderlos, setzt sie auf die Frauen. „Wir sind hier für den Wiederaufbau des Landes, und das beginnt mit den Frauen.“
Sie scheut sich nicht, ihre „Faust“ zu zeigen, wie sie sagt. In der Klinik, die vorläufig als Gendarmerie dient, greift sie unerschrocken die lokalen Menschenrechtler an: „Ich habe gehört, Sie sagen den Gefangenen, dass sie nicht die Fragen zu beantworten brauchen. Hier ist nicht Hollywood. Dies ist kein Kino. Menschen wurden vergewaltigt, amputiert. Wir stehen Terroristen gegenüber.“
Antwort eines Aktivisten: „Die Art und Weise, in der die Gefangenen festgehalten werden, sind gegen alle Konventionen.“
Vor de 20 Frauen eines Vereins wiederholt sie noch einmal: „Wenn ihr etwas Ungewöhnliches seht, müsst ihr das melden.“ Ein Stadtrat flüstert ihr zu: „Wenn Sie ein Präsidentschaftskandidat sein wollen, werden sie Sie unterstützen.“ Ohne zu zögern, antwortet sie: „Zur Zeit gibt es die Operationen. Wir wollen wissen, wo die Waffenlager sind.“
© 2013 AFP

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2 Gedanken zu “EINE FRAU VERBREITET SICHERHEIT AN DER SPITZE DER MALISCHEN ARMEE IN GAO – La numéro deux de l’armée à Gao mène ses hommes d’une main de fer

  1. En supplément:
    Nema Segara, l’atout des officiers de l’armée malienne à Gao
    =>Voir la vidéo publiée par afpfr le 14 mars 2013

    Principale adjointe du responsable de l’armée malienne dans la région de Gao, la lieutenant-colonel Nema Segara est une femme, en charge des relations entre l’armée et les civils, dans un ville qui a passé plusieurs mois sous contrôle des islamistes.

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  2. Nach dem Krieg und den Präsidentschaftswahlen:
    Après la guerre et les présidentielles:

    Promotion des officiers supérieurs au rang de généraux : Le colonel Néma Sagara, une héroïne engagée et dynamique, mérite de passer au grade de général
    Bamnako (L’Indépendant) – 16.08.2013
    Par Clarisse NJIKAM
    L’amazone de l’armée malienne, le Colonel Néma Sagara, seule femme militaire malienne au front, a positivement joué son rôle en cette période cruciale pour le pays. Cette héroïne s’est battue au même titre que les hommes. Numéro 2 des opérations à Gao, après le Colonel Major Didier Dackouo, son dévouement et son engagement lui ont valu d’être nommée au poste de directrice du centre d’instruction de Koutiala.

    Néma Sagara ne cache pas son amour pour son pays en ce sens qu’elle est guidée par sa motivation d’aller sur le champ de bataille et se battre au même titre que les hommes. » J’ai fait l’armée par amour et par vocation. J’ai décidé d’aller au nord au lieu de rester au sud, parce que c’est là-bas que ça se passe. Je me sentais plus utile sur le front, pour me battre contre les terroristes, les djihadistes, les indépendantistes et tous les ennemis du Mali « , dit-elle fièrement à Celestin Edjangué, chef de l’information de Africa 24.

    En effet, le Lieutenant Colonel Nema Sagara est une héroïne de guerre. On se souvient qu’elle a fait la guerre en Sierra-Leone, avant de retourner aux Etats-Unis pour de nouvelles études militaires en Alabama. Pendant que l’occupation battait son plein, l’amazone était admise à la National Defence University, à Washington DC, la plus grande école de guerre des États-Unis. Preuve qu’elle est suffisamment expérimentée en la matière. » L’armée malienne se battait bien avant l’arrivée des forces étrangères, mais ce qui a manqué, c’est la logistique. Comme vous le savez, un médecin par exemple, pour sauver un malade, doit avoir du matériel. L’armée malienne avait la volonté de se battre, mais sans logistique c’est compliqué. J’étais sur le terrain avec les militaires. Je les voyais se battre avec le cœur. Prenez l’exemple sur le Vietnam qui a été attaqué par presque toutes les grandes puissances, mais avec le cœur, ils ont toujours su se défendre » a-t-elle rappelé.

    L’enfant du pays dogon qui a été nommée directrice du centre d’instruction de Koutiala reconnait que l’armée a besoin de plus de ressources humaines, surtout avec ces envahisseurs. « Je suis en train de former présentement des jeunes combattants, je dis bien des combattants, qui recevront une formation à l’échelle internationale. Il faut reconnaître que vu l’ampleur de la situation sécuritaire, le Mali a besoin de ressources humaines capables. Et ces jeunes qui seront prêts d’ici peu de temps n’ont besoin que du soutien de la population » précisera-t-elle.

    De nos jours à Gao, Néma est la personnalité la plus aimée des Maliens. Selon une de nos sources, la population de Gao aurait demandé à l’amazone de se présenter à l’élection présidentielle, preuve qu’elle est vue comme le sauveur d’un peuple. On se souvient aussi du témoignage fait par le Lieutenant-colonel Aldo des forces Serval, à un de nos confrères, qui s’est dit admiratif du dévouement de cet officier qui respecte l’uniforme. » Notre collaboration avec le lieutenant-colonel Néma Sagara, pour le travail qu’on a réalisé ensemble auprès des autorités et des populations de Gao, était exceptionnelle. J’ai toujours trouvé en Néma un soldat qui est disponible et très dynamique au profit des Maliens. Nous avons établi un véritable partenariat. Nous étions vraiment ensemble, côte à côte, elle et toute mon équipe pour organiser les réunions de conciliation sur les problèmes qui pouvaient exister éventuellement entre les communautés. On était aussi côte à côte, pour organiser la campagne de prévention contre les munitions non explosées.

    Qu’il s’agisse du passage dans les écoles pour expliquer aux enfants ce qu’il fallait faire pour se passer des minutions non explosées ou de la campagne qui nous a permis d’afficher les panneaux d’information pour les populations sur les minutions non explosées. Elle a été également d’un très grand appui pour la réalisation des travaux de réhabilitation du marché de Gao qui avait été détruit en février pendant les combats. Et que nous nous sommes attachés à réhabiliter sur fonds financiers français. Donc, par ses excellentes connaissances et ses relations avec différentes personnalités de la ville et les populations, elle nous a facilité pour la réhabilitation de ce marché. Je suis très admiratif du travail du lieutenant Nema. C’est une femme militaire qui n’a pas hésité une seule seconde à aller sur la ligne de front. Dans notre esprit d’homme, ce n’est pas du tout facile, à plus forte raison une femme. Ce sont des conditions de vie très particulières « .

    Après la promotion au grade de généraux de certains officiers à l’issue du conseil des ministres du mercredi 14 Août dernier, un lecteur nous a confié être satisfait de ces promotions, mais regrette le fait que le Lieutenant Colonel Néma Sagara ne soit pas dans cette vague. » Néma Sagara nous a prouvé qu’elle est capable de se battre pour son pays, elle a été au Nord sans même l’accord de sa hiérarchie, par amour pour la nation. Elle méritait d’être promue. J’espère que son tour ne tardera pas à venir » dira-t-il avec espoir.

    On a beau le dire, seul le travail paie et nous sommes convaincus que le Lieutenant Colonel Néma Sagara, présentement directrice du centre d’instruction de Koutiala et qui a longtemps été numéro 2 du Colonel Major Didier Dakouo, aujourd’hui récompensé et promu au grade de général, tout comme le Colonel Ould Méïdou, actuellement conseiller militaire au ministère de la défense et le Colonel-major Aladji Gamou méritent eux aussi d’être élévés au grade supérieur.
    © 2013 L’Indépendant

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