UNTERRICHT UND ABSCHLUSSPRÜFUNGEN IN GAO – ODER SEVARE? – L’école à Gao vit toujours; mais les femmes sont prisonnières de la charia

by blogautorin aramata:

Die Schule in Gao, von Bamako vergessen, lebt weiter
Gao (22 Septembre) – 11. Oktober 2012
Seit einigen Wochen haben alle Ebenen des Bildungssystems der Stadt Gao, und sogar darüber hinaus, den Unterricht wieder aufgenommen, trotz des roten Strichs, den die Behörden in Bamako unter die gesamte Region gezogen haben, und vor allem trotz des schreienden Mangels an Ressourcen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Ein leicht sarkastischer Bericht über die Schulsituation in Gao von einem dorthin entsandten Sonderkorrespondenten der Zeitung 22 Septembre – Un rapport légèrement sarcastique sur la situation scolaire à Gao, établi par l’envoyé spécial du journal 22 septembre

ECOUTEZ AUSSI ce reportage de RFI:
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A Gao, les femmes prisonnières de la loi des islamistes

RFI – 01.10.2012

Reuters_gaofemmes en classe2012_09_10T141815Foto (c) REUTERS/Adama Diarra: Les femmes sont les premières concernées par l’application de la charia, la loi islamique, dans les villes contrôlées par les extrémistes – Die Frauen sind als erste von der Anwendung der Scharia, dem islamischen Recht, betroffen, in den von den Extremisten besetzten Städten.

Ecole : Gao, oubliée par Bamako, vit toujours
Gao (22 Septembre) – 11 octobre 2012
Par Paul Mben, Envoyé spécial
Depuis plusieurs semaines, tous les ordres d’enseignement de la ville de Gao, et même au-delà, ont repris les cours, malgré le trait rouge que les autorités de Bamako ont tiré sur toute la région et surtout le manque de moyens, criard.Lundi 1er octobre 2102. Pendant que les élèves des lycées reprenaient le chemin de l’école à Bamako, ceux de Gao en faisaient autant. A l’heure de la récréation, nous nous sommes rendus dans l’une des nombreuses écoles déjà fonctionnelles. A l’entrée de l’établissement, un monde fou et des vendeuses de petits amuse-gueule pour les écoliers. On en aurait, le temps de regarder à gauche et à droite, oublié qu’on était dans le fief des Islamistes du MUJAO. Mais, les Hijabs des écolières nous l’ont très vite rappelé.

AMAP 16.08.2012examen BTFoto (c) OUMAR DIOP, AMAP, EDUCATION: EXAMEN DU BREVET DE TECHNICIEN (BT) , LE 16/08/2012 – Abschlussprüfung einer technischen Oberschule, am 16.08.2012

A l’intérieur de la cour, une future élève de 9ème Année. Elle nous explique, dans un français très limpide que «les cours n’ont pas encore débuté en 9ème Année, car, à Bamako, les autorités veulent que les élèvent des 9èmes et du lycée aillent à Sévaré pour passer le DEF, le Bac, le CAP et le BT». Elle s’étonne: «pourquoi, quand les balles sifflaient à Gao, on n’a pas demandé aux élèves de cesser les cours?».
La même question est posée par un groupe d’élèves que nous rencontrons à l’Ecole de Gao 5. Ils sont de différents ordres d’enseignement et doivent passer des examens de fin de cycle. La trentaine de jeunes, filles et garçons, qui nous accueillent n’est pas seulement originaire de Gao. «Il y en a qui ont fait un repli tactique de Kidal, d’Ansongo ou de Ménaka», nous lance ironiquement Alhousseini Diarra, précédemment élève en Terminale au Lycée Attaher de Kidal, section Langue et Littérature. Et de Kidal, apprend-on, sont venus plus de 130 lycéens comme lui. Ces jeunes n’ont pas encore de porte-parole pour revendiquer leur volonté de vouloir «passer les examens à Gao», mais ils répètent en chœur la même chose: «pendant les événements, nous étions en classe. Aujourd’hui, on veut nous amener à Sévaré pour les examens. Tant que Tombouctou, Gao et Kidal restent en République du Mali, nous resterons ici pour passer nos examens». Très remontés, les élèves nous confient que «c’est le MUJAO qui a fourni, avant la rentrée, du matériel didactique aux différentes écoles».
Dans la cour du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Gao, sous un hangar, quelques cadres de l’éducation de Gao échangent autour des différents sujets de l’heure. Le plus brûlant est l’organisation des examens de fin de cycle à Sévaré ou plutôt «au Sud», comme on le dit ici.
Cette décision du gouvernement étonne même certains responsables. Et la Directrice Adjointe du CAP de Gao depuis 2009, Mme Touré Ouleymatou Maïga, elle non plus, ne la comprend pas: «nous avons été très inquiets d’apprendre que les examens doivent aller se dérouler au Sud. Quand on était encore en classe, les balles crépitaient. Ces Islamistes n’ont rien à voir avec l’école. Ils ne sont jamais venus regarder l’intérieur des classes, ils ne se sont jamais présentés pour discuter de la question de l’école. Je crois fermement que nous pouvons bien faire les examens ici, et sans problème. Nous avons fait savoir au gouvernement que les Islamistes nous ont affirmé qu’ils sont même prêts à sécuriser les examens. Il suffit de les informer de la date. C’est tout. Bamako a fait la sourde oreille et campe sur sa position».
Lors de notre entretien avec Mme Touré, nous avons appris que Bamako avait non seulement demandé la délocalisation des examens, mais surtout refusé que les candidats libres composent. «Nous ne sommes pas d’accord avec toutes ces décisions. Les candidats libres d’autres régions ont composé, pourquoi pas les nôtres?» a martelé le Professeur principal d’enseignement.
(…)
Pour ceux qui ne le savent pas, le CAP de Gao ne bénéficie plus de crédits de fonctionnement. Pour tout outil de travail, il n’y a qu’un ordinateur portable, que Mme Touré a récupéré avant la grande casse perpétrée par les combattants du MNLA. Pendant la courte visite que nous avons effectuée au CAP, nous avons constaté que même les fils électriques avaient été sectionnés. De la structure, il ne reste que les quatre murs. Résultat: les techniciens de l’enseignement dans la Cité des Askias doivent mettre la main à la poche pour faire fonctionner le CAP. A moins que le Cadre de concertation ou certaines bonnes volontés ne volent à son secours.
Au-delà de toutes ces rencontres et des témoignages que nous avons recueillis sur place, il faut retenir que, sans vouloir le dire tout haut, Bamako a tout simplement rayé les trois régions Nord du Mali de sa carte scolaire. Même si le discours ridicule des politiques feint toujours de dire le contraire.
© 2012 22 septembre

Die Schule in Gao, von Bamako vergessen, lebt weiter
Gao (22 Septembre) – 11. Oktober 2012
Von Paul Mben, Sonderkorrespondent
Seit einigen Wochen haben alle Ebenen des Bildungssystems der Stadt Gao, und sogar darüber hinaus, den Unterricht wieder aufgenommen, trotz des roten Strichs, den die Behörden in Bamako unter die gesamte Region gezogen haben, und vor allem trotz des schreienden Mangels an Ressourcen. Montag, 1. Oktober 2102. Während Gymnasiasten in Bamako wieder ihren Weg zur Schule gingen, taten die von Gao dasselbe. In der Pause gingen wir in eine der vielen bereits funktionsfähigen Schulen. Am Eingang des Gebäudes irrsinnig viele Leute und Frauen, die Häppchen für die Schüler verkaufen. Man könnte gut und gern vergessen, dass man sich in der Hochburg der Islamisten der MUJAO befindet. Aber durch die Hijabs der Schülerinnen wurden wir schnell daran erinnert.
Im Innenhof, eine zukünftige Schülerin des neunten Jahrgangs. Sie erklärt in einer sehr klaren Französisch, dass „der Unterricht in der 9 noch nicht begonnen hat, da die Behörden in Bamako wollen, dass die Schüler der 9.und 12. Klassen nach Sevare fahren, um dort ihre Prüfungen abzulegen.“ Sie ist überrascht: „Warum hat man nicht, als die Kugeln in Gao pfiffen, den Schülern gesagt, dass der Unterricht ausfällt?“
Die gleiche Frage wird von einer Gruppe von Schülern, die wir an der Schule Gao 5 treffen, gestellt. Sie sind von verschiedenen Ebenen des Bildungssystems und müssen Abschlussprüfungen ablegen. Diese etwa 30 Mädchen und Jungen sind nicht alle aus Gao. „Es sind diejenigen, die einen taktischen Rückzug aus Kidal, Menaka und Ansongo vollzogen haben,“ sagt uns ironisch Alhousseini Diarra, ehemaliger Schüler der Abschlussklasse am Lycée Attaher in Kidal, sprachlicher-literarischer Zweig. (Weil im Februar/März immer die Rede von taktischen Rückzügen des malischen Militärs war, Ed.) Und aus Kidal, erfahren wir, kamen mehr als 130 Schüler wie er. Diese jungen Menschen haben noch keinen Sprecher, um ihren Willen auszudrücken, „die Prüfungen in Gao abzulegen,“ aber sie wiederholen im Chor das Gleiche: „während der Ereignisse waren wir in der Klasse. Heute wollen sie uns für die Prüfungen nach Sévaré schicken. Solange Timbuktu, Gao und Kidal in Mali sind, bleiben wir hier, um unsere Prüfungen zu machen.“ Die Schüler sind sehr ärgerlich und teilen uns mit, dass „die MUJAO den einzelnen Schulen zu Beginn des Schuljahres Unterrichtsmaterialien zur Verfügung gestellt hat.“
Im Innenhof des Schulamtes (CAP) von Gao, unter einer Remise, tauschen sich einige Ausbilder rund um verschiedene Themen des Tages aus. Das heißeste ist die Organisation der Prüfungen am Ende der Grundstufe in Sévaré oder vielmehr „im Süden“, wie sie hier sagen.
Diese Entscheidung überrascht sogar einige der leitenden Beamten. Und die stellvertretende Direktorin des CAP von Gao seit 2009, Frau Toure Ouleymatou Maïga, versteht es auch nicht: „Wir waren sehr besorgt, als wir erfuhren, dass die Prüfungen im Süden stattfinden sollten. Als wir noch Unterricht hatten, krachten die Kugeln. Diese Islamisten haben nichts mit der Schule zu tun. Sie kamen nie in die Klassenzimmer, sie kamen nie, um über schulische Fragen zu diskutieren. Ich glaube fest daran, dass wir die Prüfungen gut hier abhalten können, ohne Probleme. Wir haben der Regierung gesagt, dass die Islamisten uns versichert haben, sie seien sogar bereit, die Prüfungen zu schützen. Wir sollten sie nur über das Datum informieren. Das war’s. Bamako stellte sich taub und beharrt auf seinem Standpunkt .“
In unserem Interview mit Frau Touré, haben wir erfahren, dass Bamako nicht nur die Verlagerung der Prüfungen gefordert hat, sondern sich insbesondere weigerte, die freien Kandidaten ihre Arbeiten schreiben zu lassen (das sind ehemalige Schüler, die z.B. das Abitur wiederholen und sich außerhalb der Schule darauf vorbereiten, Ed). „Wir sind mit all diesen Entscheidungen nicht einverstanden. Die freien Kandidaten aus anderen Regionen haben geschrieben, warum nicht unsere?“ betonte einer der langjährigen Schulräte.
(…)
Für diejenigen, die es nicht wissen, das Schulamt von Gao verfügt über keinerlei Mittel mehr. Das einzige Werkzeug ist ein Laptop, den Frau Touré vor der großen Verwüstung durch die Kämpfer der MNLA sichergestellt hatte. Während des kurzen Besuchs, den wir im CAP machen konnten, stellten wir fest, dass auch die elektrischen Leitungen durchtrennt wurden. Von der Einrichtung gibt es nur noch die vier Wände. Ergebnis: die Techniker der Bildung in der Stadt der Askias müssen aus ihrer eigenen Tasche zahlen, wenn das CAP funktionieren soll. Sofern nicht der Beratungsleiter oder einige Gutwillige zu ihrer Rettung einspringen.
Über all diese Treffen und Zeugenaussagen, die wir vor Ort gesammelt haben, hinaus wollen wir festhalten, dass Bamako, ohne es laut sagen zu wollen, einfach die drei nördlichen Regionen von seiner Schullandschaft gestrichen hat. Auch wenn der lächerliche politische Diskurs immer das Gegenteil vortäuscht.
© 2012 22 septembre

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