BRIEFING DER INTERNATIONAL CRISIS GROUP ZU MALI: FÜR EINE INTERNATIONALE ENTSCHIEDENE UND KOORDINIERTE AKTION – Pour une action internationale résolue et concertée

by aramata

– Statt einer deutschen Übersetzung finden Sie unter dem Original die englische Version der Synthese sowie die Pressemitteilung der ICG –

INTERNATIONAL CRISIS GROUP
http://de.wikipedia.org/wiki/International_Crisis_Group

Mali : pour une action internationale résolue et concertée

Briefing Afrique N°90 – 24 sept. 2012
SYNTHESE
http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-de-louest/mali/b090-mali-the-need-for-determined-and-coordinated-international-action.aspx
En l’absence de décisions rapides, fortes et cohérentes aux niveaux régional (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, Cedeao), continental (Union Africaine, UA) et international (Nations unies) avant la fin de ce mois de septembre, la situation politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali se détériorera. Tous les scénarios sont encore ouverts, y compris celui d’un nouveau coup d’Etat militaire et de troubles sociaux dans la capitale, aboutissant à une remise en cause des institutions de transition et à un chaos propice à la propagation de l’ex­trémisme religieux et de la violence terroriste au Mali et au-delà. Aucun des trois acteurs qui se partagent le pouvoir, le président intérimaire Dioncounda Traoré, le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et le chef de l’ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, ne dispose d’une légitimité populaire et d’une compétence suffisantes pour éviter une crise plus aiguë. Le pays a urgemment besoin de la mobilisation des meilleures compétences maliennes au-delà des clivages politiques et non d’une bataille de positionnement à la tête d’un Etat qui risque de s’écrouler.
Près de six mois après le coup d’Etat qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) et l’abandon par l’armée malienne des trois régions administratives du Nord à des groupes armés – les indépendantistes touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et les islamistes d’Ançar Eddine, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et d’al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) –, aucun pôle de l’Etat malien n’a pu donner une direction claire à la transition politique et formuler une demande précise et cohérente d’assistance à la communauté internationale pour reprendre le contrôle du Nord, qui représente plus de deux-tiers du territoire. Les six prochains mois seront déterminants pour la stabilité du Mali, du Sahel et de toute l’Afrique de l’Ouest, tant les facteurs de risque sont nombreux et les déficits de leadership à tous les niveaux de prise de décision ont jusque-là été patents.
Les messages du rapport de Crisis Group de juillet 2012 sur le Mali sont toujours d’actualité. Il ne s’agit pas de s’opposer au principe d’une action militaire dans le Nord. Le recours à la force sera vraisemblablement nécessaire pour neutraliser les groupes armés à vocation transnationale qui combinent terrorisme, jihadisme et trafics de drogue et d’armes et pour restaurer l’intégrité territoriale de l’Etat malien. Mais l’usage de la force doit être impérativement précédé d’un travail politique et diplomatique visant à isoler les questions qui concernent les antagonismes communautaires entre Maliens, le mode de gouvernance politique et économique du Nord, la gestion de la diversité religieuse, de celles qui relèvent de la sécurité collective de l’espace sahélo-saharien. Ce n’est pas l’armée malienne et les forces de la Cedeao qui pourront s’attaquer aux flux de combattants et d’armes entre la Libye fragmentée et le Nord-Mali à travers le Sud algérien et/ou le Nord du Niger. Le rétablissement d’une sécurité minimale et durable au Nord-Mali ne peut être envisagé, en particulier, sans une implication claire des responsables politiques et militaires algériens.
A l’issue de la réunion consacrée à la sécurité dans le Sahel prévue le 26 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, les acteurs maliens, leurs partenaires africains et non africains et les Nations unies doivent préciser les actions qu’ils s’apprêtent à entreprendre et clarifier les objectifs minimaux à atteindre d’ici mars 2013.
Le président et le Premier ministre doivent :
q constituer immédiatement un groupe informel de taille restreint composé de personnalités maliennes, de préférence retirées de la scène politique, disposant d’une compétence spécifique et d’une expérience avérée dans les domaines de la sécurité intérieure, de l’administra­tion du territoire, de l’organisation des élections, de la décentralisation, de la médiation intercommunautaire et des relations internationales, en particulier de la diplomatie de voisinage, afin d’aider le gouvernement à la définition d’une stratégie globale de sortie de crise.
Les dirigeants de la Cedeao doivent :
reconnaitre les limites de l’organisation aussi bien dans le domaine de la médiation que dans celui de la planification d’une mission militaire au Mali et travailler désormais étroitement avec l’Union africaine et surtout les Nations unies qui sont mieux habilitées à répondre aux défis posés par une crise qui menace la paix et la sécurité internationales.
Le Conseil de sécurité des Nations unies et des Etats membres représentés lors de la réunion sur le Sahel doivent accorder leur soutien au secrétaire général afin de :
nommer un envoyé spécial du secrétaire général pour le Sahel et mettre à sa disposition les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission, qui doit se focaliser sur le rapprochement des positions des pays membres de la Cedeao, des pays du champ (Algérie, Mauritanie, Niger et Mali) et des pays occidentaux ;
renforcer la présence de l’ONU au Mali pour aider le gouvernement de transition à résister à la crise économique et sociale, à affiner une feuille de route crédible visant la restauration de l’intégrité territoriale du pays et l’organisation d’élections transparentes dans les meilleurs délais et à préserver l’Etat de droit en collectant des informations précises sur les violations des droits de l’homme commises au Sud (Bamako et Kati notamment) comme au Nord ;
entreprendre, de concert avec l’UA et la Cedeao, une mission en vue de la réconciliation au sein de l’armée malienne, afin de prévenir un nouveau coup de force aux conséquences imprévisibles.
Les partenaires extérieurs du Mali, en particulier l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis doivent :
soutenir l’effort de reconstitution des forces de défense et de sécurité maliennes, dans le sens d’un renforcement de leur cohésion, de leur discipline et de leur efficacité dans le but d’assurer la sécurité au Sud, de constituer une menace crédible de recours à la force au Nord et d’être capables de participer à des actions ciblées contre les groupes terroristes ;
contribuer à la préservation de l’économie malienne et de l’emploi par une reprise rapide de l’aide extérieure afin de ne pas contribuer à une explosion sociale qui ne pourra qu’aggraver la crise politique et humanitaire ;
répondre favorablement aux demandes d’aide humanitaire d’urgence aux populations civiles durement affectées par la crise au Mali et dans tout le Sahel, formulées depuis plusieurs mois par les Nations unies et qui n’ont jusque-là pas suscité une mobilisation à la hauteur de la gravité de la situation.
Dakar/Bruxelles, 24 septembre 2012
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Mali: The Need for Determined and Coordinated International Action
Dakar/Brussels  |   24 Sep 2012 – Press release
http://www.crisisgroup.org/en/publication-type/media-releases/2012/africa/mali-the-need-for-determined-and-coordinate-international-action.aspx
Mali: The Need for Determined and Coordinated International Action , the latest briefing from the International Crisis Group, raises alarm over the deteriorating political, security, economic and social situation in the country, stemming from the power vacuum following the military coup. To prevent further disintegration of the state and the spread of violence and extremism to the neighbouring area, swift and concerted action must be taken at national, regional and international levels.
“All scenarios are still possible, including another military coup and social unrest in the capital, which risk undermining the transitional institutions and creating an even more explosive situation”, says Gilles Yabi, Crisis Group’s West Africa Project Director.
Six months on from a military coup in March, none of the pillars of the Malian state has been able to give a clear direction to the political transition. The announcement on 23 September of a hard-won agreement between Mali and the Economic Community of West African States (ECOWAS) on the conditions for deployment of a West African force is promising, but over the last few months the regional organisation has shown serious limitations, which now require it to work more closely with the African Union and the UN.
The use of force may well be necessary at one point to neutralise some of the armed groups involved in transnational crime activities combining terrorism, jihadism and drug trafficking.  However, any military intervention should be preceded by political and diplomatic efforts aimed at isolating questions regarding intercommunal tensions within Malian society from those concerning collective security of the Sahel-Sahara region. Further, minimal and lasting security cannot be reestablished in northern Mali without the clear participation of the Algerian political and military authorities and other North African countries from where armed groups get their supplies, including sophisticated weapons.
The country’s political institutions and armed forces remain unstable. Under the auspices of the UN, African Union and the ECOWAS, a mission to facilitate reconciliation within the Malian army needs to be undertaken to prevent another coup with unpredictable consequences. The three organisations must work closely together and harmonise their initiatives, to guarantee security and stability in the south to allow space for the resolution of the conflict in the north.
The international community must stand by Mali, and help the transitional government confront the economic and social crisis, and produce a credible roadmap for the restoration of the country’s territorial integrity and rule of law.
“The following six months will be crucial for the stability of Mali, the Sahel and the entire West African region”, says Comfort Ero, Crisis Group’s Africa Program Director. “The country urgently needs to mobilise the best Malian expertise irrespective of political allegiance rather than engaging in power plays that will lead the country to the verge of collapse”.
Concerted effort by national, regional and international actors at a special Sahel meeting on 26 September, on the margins of the UN General Assembly in New York, is urgently needed to stop Mali from descending further into chaos.
© 2012 International Crisis Group

Please note the full briefing is only available in French
OVERVIEW
(… see above)
Following the high-level meeting on the security situation in Sahel scheduled for 26 September, on the margins of the UN General Assembly in New York, Malian actors, their African and non-African partners and the UN will have to specify their course of action and clarify minimal objectives to be reached by March 2013.
The president and the prime minister should:
constitute immediately a small informal group including Malian personalities, preferably retired from the political scene, who have specific skills and significant experience in the areas of internal security, governance and public administration, organisation of elections, decentralisation, inter-community mediation and international relations, in particular regional diplomacy, in order to help the government define a global strategy to resolve the crisis.
ECOWAS leaders should:
recognise the limitations of the organisation in mediating the crisis and planning a military mission in Mali, and work closely with the African Union and above all with the UN, which are better equipped to respond to challenges posed by a crisis threatening international peace and security.
The UN Security Council and member states represented at the high-level meeting on the situation in Sahel should provide support to the Secretary-General to:
appoint a special representative of the Secretary-General for the Sahel and provide him with the necessary means to achieve his mission, which must focus on reconciling the positions of ECOWAS member states, regional players (Algeria, Mauritania, Niger and Mali) and Western countries;
boost the UN presence in Mali to help the transitional government withstand the economic and social crisis, produce a credible roadmap for the restoration of territorial integrity and the organisation of transparent elections as soon as possible, and uphold the rule of law by gathering detailed information on human rights violations committed in the south (in particular in Bamako and Kati) as well as in the north;
begin, together with the AU and ECOWAS, a mission to facilitate reconciliation within the Malian army to prevent another military coup with unpredictable consequences.
Mali’s foreign partners, in particular the European Union and the U.S., should:
support efforts to reestablish the Malian defence and security forces by enhancing their unity, discipline and efficacy in order to ensure security in the south, constitute a credible threat of the use of force in the north and be able to participate in operations against terrorist groups;
contribute to the resilience of the Malian economy, and employment in particular, through a rapid resumption of foreign aid so as to prevent social unrest that risks deepening the political and humanitarian crisis;
respond favourably to demands for urgent humanitarian assistance to the civilian population seriously affected by the crisis in Mali and the entire Sahel region, in accordance with what the UN has been advocating for several months without generating mobilisation adequate to the seriousness of the situation.
Dakar/Brussels, 24 September 2012

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