ACHILLESFERSE DER MALISCHEN REGIERUNG: DIE KOMMUNIKATIONSPOLITIK (MEINUNG VON ALIOU HAMADOUN YONFO, JOURNALIST) – Le talon d’Achille du gouvernement (Commentaire d’un journaliste malien)

Kommunikation und Handhabung der Krise: Wenn Minister Hamadoun Touré seine Zielgruppen verfehlt
Bamako (Le Guido) – 25 Juli 2012
Da er seit seinem Einsatz bei der Operation der UNO in der Elfenbeinküste als Experte für Krisenkommunikation galt, weckte seine Ankunft im Kommunikationsministerium viel Hoffnung. In der Tat konnte man wegen seiner Eigenschaft als ausgebildeter Journalist wenigstens eine freimütige Zusammenarbeit mit den Medien und ihren guten Gebrauch für das Management der Krise erhoffen, die unser Land durchläuft.

DEUTSCH (ÜBERSETZUNG VOM BLOGLESER, JOOURNALISTEN UND KENNER DES ORTM WILFRIED HOFFER, VIELEN DANK!) WEITER UNTER DEM FOTO

Communication et gestion de la crise malienne : Quand le Ministre Hamadoun Touré rate ses cibles
Bamako (Le Guido) – 25 juillet 2012.
Censé être un expert de la communication de crise depuis son passage à l’ONUCI, son arrivée au Ministère de la communication a suscité beaucoup d’espoir. En effet, en tant que journaliste de formation, la moindre des choses à laquelle on pouvait s’attendre, c’était une franche collaboration entre lui et les médias, un bon usage de ces derniers pour gérer au mieux la crise que traverse notre pays. On ne pouvait espérer un meilleur défenseur du sacro-saint principe de la liberté d’expression dans notre pays.
Cependant, tout porte à croire qu’il est un adepte de la censure, de la caporalisation de la presse privée. L’histoire retiendra qu’il est coupable, ne serait-ce que d’une complicité passive, dans la violence déclenchée contre celle-ci.
Par ailleurs, il faut noter que la communication a toujours été le talon d’Achille du Gouvernement, voire l’une des causes profondes de la chute du régime d’ATT. Le Département avait alors, à sa tête, un autre professionnel qui a transformé l’ORTM en instrument de propagande gouvernementale dans un contexte de démocratie multipartiste. En l’occurrence, celui-ci s’est comporté en fossoyeur des acquis en matière de pluralisme de l’information pour retourner aux vieilles recettes dont il avait su user ad nauseam sous le régime du parti unique. Aussi, il n’hésitait pas à faire la leçon aux journalistes de la presse privée.
Tout se passait comme si l’objectif affiché était de contrôler tous les canaux d’information pour anéantir toute critique de l’action gouvernementale. Il fallait couvrir uniquement les faits et gestes de l’appareil d’Etat et museler toutes les voix discordantes pouvant parvenir de la société civile ou des partis politiques noyés, la plupart dans le brouillard d’un consensus triomphant.
Le comble : vers la fin du régime agonisant d’ATT, le Ministre de la communication, Sidiki N’fa Konaté, a réuni tout le gratin de la communication gouvernementale à Sélingué pour un séminaire historique sur la communication afin de se préparer face aux enjeux cruciaux (crise des Nord et différentes élections). C’était trop tard…
En ce qui concerne le nouveau Ministre «onusien», il s’est contenté d’un plat réchauffé avec le même Secrétaire général. Depuis les ratages, les maladresses et les sorties réactives, les contradictions et les incohérences se multiplient. Par exemple, récemment, à la Maison de la Presse , le Ministre des Sports a voulu livrer le message du Gouvernement en tant Ministre intérimaire du Département de la communication, mais il s’est vu ravir la vedette par le Secrétaire général dudit Département.
En outre, à propos de la création d’une Unité spéciale pour la sécurisation des institutions, deux communiqués contradictoires sont venus semer la confusion quant à celui qui coiffera cette structure. Quelques jours plus tard, le Ministre de la Défense , Yamoussa Camara, profitera de la remise du rapport d’inspection des experts de la Force en Attente de la CEDEAO pour rectifier encore le tir.
De surcroît, les attaques répétées, les intimidations et autres écoutes téléphoniques des journalistes démontrent que l’amateurisme, l’incurie dans la gestion des communications gouvernementales ont atteint leur paroxysme. Dans cette escalade, de l’exemplarité du Mali en matière de démocratie et de liberté de presse, on ne pourra plus s’en enorgueillir.
Dans un tel contexte, soit l’actuel Ministre Hamadoun Touré confond le contrôle de l’information et communication. Soit que la communication gouvernementale, dans son entendement, revient à obtenir le consentement ou l’embrigadement des médias et des journalistes par la baillonnette. La confusion est telle qu’on se rend à l’évidence que le Gouvernement de Transition ne dispose toujours pas d’une communication de crise digne de ce nom, d’une communication à hauteur des défis auxquels le pays est confronté.
Il urge que cette communication gouvernementale s’abreuve aux sources pour être le reflet d’une société libre, démocratique et multipartiste. Pour ce faire, elle doit retourner aux fondamentaux, c’est-à-dire au service du dialogue, de la confrontation des idées, de la promotion d’une culture de la paix et de la solidarité. Elle se doit de l’être davantage en ces temps de crise multidimensionnelle qui menace la survie de notre communauté nationale. Elle doit également refléter les représentations collectives, notre appartenance à une même Nation, nos aspirations à un Mali meilleur, à un Mali de diversité, de paix, d’unité, de stabilité et de prospérité.
En temps normal comme en temps de crise, la communication gouvernementale doit reposer sur des principes, des valeurs, des politiques sectorielles, des programmes, des plans d’action et un contrôle. Mais, il ne saurait y avoir de communication gouvernementale sans des ressources financières et humaines, des agents bien formés, expérimentés, un véritable corps de la fonction publique nationale. Chaque Département doit mobiliser les ressources pour atteindre des objectifs sectoriels dans le cadre d’une stratégie globale.
La communication gouvernementale doit suivre des axes prioritaires tels que la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance, le développement économique et social et la confiance des citoyens dans les institutions.
Dans le contexte de crise, la communication doit contribuer à recoudre le pays ; rassurer les citoyens quant à la continuité et à la disponibilité de l’Etat ; voler à leur secours ; soutenir avec toute la compassion nécessaire les victimes et les déplacés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Dans cette optique, une offensive médiatique sur le plan national et international doit être entreprise. Une gestion intelligente des rumeurs et d’autres erreurs de notre presse, la sensibilisation des médias peuvent favoriser la transparence de l’action gouvernementale.
Une communication ouverte doit être menée en direction de la société civile. Chaque Département ministériel doit s’inscrire dans la stratégie globale. Les agents doivent agir en toute synergie avec le Ministre de la communication. Un système de veille médiatique, c’est-à-dire, une gestion stratégique des médias, de la presse locale et internationale pour répercuter les messages de façon cohérente.
Les communicateurs doivent faire comprendre que les Maliens s’attachent aux valeurs démocratiques et demeurent hostiles au terrorisme sous toutes ses formes. Que les Maliens désirent recouvrer l’intégrité de leur territoire et vivre en paix avec leurs voisins et le reste du monde dans la paix et la fraternité. Les Maliens continueront de défendre les valeurs de justice, d’égalité et de coopération entre les peuples.
Toute cette démarche de communication doit s’inscrire dans une logique de planification stratégique. Ce qui implique une analyse objective du contexte politico-institutionnel du pays. Elle doit ainsi tenir compte des forces et des faiblesses du Gouvernement, des opportunités et des menaces. Le choix des cibles (pas les journalistes) doit se faire de façon rationnelle. La violence n’est jamais un moyen de faire taire une cible. Même Goebbels, le chef de la propagande moderne dans l’Allemagne Nazie, utilisait des moyens plus subtils pour gagner à sa cause les journalistes.
Aujourd’hui, le Mali se doit de communiquer de façon stratégique avec les organisations internationales, l’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine et la CEDEAO. La stratégie que le Mali doit mettre en œuvre sera celle des sept épées, mise en œuvre dans plusieurs pays confrontés à des crises similaires pour s’en sortir. Dans cette stratégie, les médias d’Etat doivent jouer un rôle différent. Pour cela, l’ORTM doit être reformé pour sortir de sa léthargie décriée maintes fois par nombre d’acteurs.
Dans cette mouvance, il faut se rendre compte qu’on ne devait loger l’information et la communication à la même enseigne, au sein d’un même Département ministériel. Car, informer, implique une quête d’objectivité, neutralité, impartialité et l’utilité pour les citoyens ; tandis que dans l’acte de communiquer, il y a une volonté manifeste d’influencer l’autre pour l’amener à adopter le comportement voulu. Un ministre de l’information donnera le message qu’on entend contrôler celle-ci.
En effet, les ondes appartiennent au peuple, c’est l’expression de sa souveraineté. Aucune clique ne peut s’accaparer des ondes pour promouvoir ses ambitions pouvoiristes au détriment du droit des Maliens à une information utile, attrayante, objective, neutre et impartiale. Un tel objectif peut être atteint en favorisant le pluralisme de l’information au sein de l’ORTM. Il faudra faire place à la critique, aux analyses, aux commentaires, aux éditoriaux et aux billets d’humour.
Da cette optique, l’ORTM doit devenir autonome pour en finir avec une gestion bancale. Son budget doit être voté par l’Assemblée Nationale et elle doit rendre compte à celle-ci. De même, il urge d’assainir la gestion des ressources humaines à l’ORTM pour accueillir les meilleurs talents, améliorer le traitement du personnel et promouvoir le professionnalisme. L’indépendance de l’ORTM vis-à-vis du gouvernement et des forces politiques doit être consacrée par la loi. L’ORTM aura un statut d’entreprise publique à caractère industriel et commercial avec une responsabilité sociale(le droit du public à l’information crédible).

Aliou Hamadoun YONFO, MA, MAP
yonfo@hotmail.com
Diplômé de l’ENAP du Québec
Journaliste consultant en communication,
Public affairs and governance

© 2012 Le Guido

Hamadoun Touré, Minister für Kommunikation, Post und Neue Technologien im Übergangskabinett von CMD
Foto (c) L’Essor: Hamadoun Touré, ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles technologies – Hamadoun Touré, Minister für Kommunikation, Post und neue Technologien

Kommunikation und Handhabung der Krise: Wenn Minister Hamadoun Touré seine Zielgruppen verfehlt
Bamako (Le Guido) – 25 Juli 2012
Da er seit seinem Einsatz bei der Operation der UNO in der Elfenbeinküste als Experte für Krisenkommunikation galt, weckte seine Ankunft im Kommunikationsministerium viel Hoffnung. In der Tat konnte man wegen seiner Eigenschaft als ausgebildeter Journalist wenigstens eine freimütige Zusammenarbeit mit den Medien und ihren guten Gebrauch für das Management der Krise erhoffen, die unser Land durchläuft. Man konnte sich in unserem Land keinen besseren Verteidiger des sakrosankten Prinzips der Meinungsfreiheit erwarten.
Indessen weist alles darauf hin, dass er ein Anhänger der Zensur und der Unterwerfung der privaten Presse ist. Die Geschichte wird vermerken, dass er schuldig ist und sei es nur wegen einer passiven Komplizenschaft mit der gegen sie verübten Gewalt.

Im übrigen muss man festhalten, dass die Kommunikation immer schon die Achillesferse der Regierung gewesen ist wenn nicht gar eine der tieferen Ursachen des Zusammenbruchs des ATT-Regimes. Das Ministerium hatte damals einen anderen Fachmann an seiner Spitze, der die Radio- und Fernsehanstalt in ein Instrument der Regierungspropaganda im Kontext einer Mehrparteiendemokratie verwandelt hatte. Er verhielt sich wie ein Totengräber der Errungenschaften auf dem Gebiet der Informationsvielfalt, um zu den alten Rezepten zurückzukehren, die er unter dem Regime der Einheitspartei bis zum Überdruss angewandt hatte. Er zögerte auch nicht, den Journalisten der Privatpresse eine Lektion zu erteilen.
Alles geschah, als wäre das erklärte Ziel, alle Informationskanäle zu kontrollieren, um jede Kritik des Regierungshandelns im Keim zu ersticken.
Man musste nur über die Tatsachen und Gesten des Staatsapparats berichten und alle nicht übereinstimmenden Stimmen der Zivilgesellschaft oder der politischen Parteien knebeln, von denen die meisten sich im Nebel eines triumphierenden Konsens verirrt hatten.
Der Höhepunkt: gegen Ende des im Sterben liegenden Regimes von ATT hatte der Kommunikationsminister Sidiki N’fa Konaté die Creme der regierungstreuen Medien zu einem historischen Seminar über die Kommunikation versammelt, um sich auf die entscheidenden Herausforderungen (Krise im Norden, Wahlen) vorzubereiten. Es war zu spät…
Was den neuen «UNO»-Minister angeht so hat er sich mit einem, mit demselben General-sekretär „aufgewärmten“ Gericht zufrieden gegeben. Seither multiplizieren sich die Misserfolge, Ungeschicklichkeiten, die Widersprüche und Unsinnigkeiten. Zum Beispiel wollte kürzlich der Sportminister in Vertretung seines Kollegen als Regierungssprecher im Pressehaus auftreten, doch hat ihm der Generalsekretär des Kommunikationsministeriums die Show gestohlen. Außerdem wurde in Verbindung mit der Schaffung einer speziellen Einheit zur Sicherung der Institutionen durch zwei widersprüchliche Mitteilungen Verwirrung darüber gesät, wer diese Einheit leiten sollte. Ein paar Tage später wird der Verteidigungs-minister, Yamoussa Camara, anlässlich der Übergabe des Prüfberichts der Experten der Eingreiftruppe der ECOWAS die Angelegenheit richtigstellen.
Obendrein beweisen die wiederholten Angriffe, die Einschüchterungen und das Telefon-abhören der Journalisten, dass der Dilettantismus und die Nachlässigkeit in der Handhabung der Regierungsmitteilungen ihren Paroxysmus erreicht haben. In dieser Eskalation kann man nicht mehr auf die Beispielhaftigkeit Malis hinsichtlich Demokratie und Pressefreiheit stolz sein.
In einem solchen Zusammenhang verwechselt der aktuelle Minister Hamadoun Touré entweder die Kontrolle von Information und Kommunikation oder die Kommunikationspolitik der Regierung läuft in seinem Verständnis darauf hinaus, die Einwilligung oder die Einreihung der Medien und der Journalisten durch Gewalt zu erreichen.
Die Verwirrung ist so gross, dass jetzt klar ist, dass die Übergangsregierung immer noch nicht über eine Krisenkommunikation verfügt die diesen Namen verdient, eine Kommunikation, die der Herausforderung entspricht, mit der das Land konfrontiert ist.
Es ist dringend notwendig, dass die Kommunikationspolitik sich „an den Quellen“ tränkt, um die Spiegelung einer freien, demokratischen und Mehrparteiengesellschaft zu sein.
Um dies zu tun, muss sie zu den Grundlagen zurückzukehren, das heißt zum Dialog und der Konfrontation der Ideen, der Förderung einer Kultur des Friedens und der Solidarität. Sie muss es umso mehr in diesen Zeiten mehrdimensionaler Krisen, die das Überleben unserer nationalen Gemeinschaft bedrohen. Sie muss auch die kollektiven Vorstellungen widerspiegeln: unsere Zugehörigkeit zu ein und derselben Nation, unser Verlangen nach einem besseren Mali, einem Mali der Vielfalt, des Friedens, der Einheit, von Stabilität und Wohlstand.
In normalen Zeiten wie in Zeiten der Krise muss die Regierungskommunikation auf Prinzipien, Werten, Sektorpolitiken, Programmen, Aktionsplänen und auf Kontrolle basieren. Aber es kann keine Regierungskommunikation ohne finanzielle und personelle Ressourcen, geschulte und erfahrene Mitarbeiter geben, einer echten Körperschaft des nationalen öffentlichen Dienstes. Jede Abteilung muss Ressourcen mobilisieren, um sektorale Ziele im Rahmen einer Gesamtstrategie zu erreichen.

Die Kommunikationspolitik der Regierung muss sich an Prioritäten wie der Stärkung der Demokratie und guten Regierungsführung, wirtschaftlicher und sozialer Entwicklung sowie der Stärkung des Vertrauens der Bürger in die Institutionen orientieren. Im Zusammenhang mit der Krise muss die Kommunikation helfen, das Land zu heilen; die Bürger über die Kontinuität und Einsatzfähigkeit des Staates beruhigen, zu ihrer Hilfe zu eilen, die Opfer und die Flüchtlinge im Inneren des Landes und außerhalb mit allem notwendigen Mitgefühl zu unterstützen.
Unter diesem Gesichtspunkt muss eine Medienoffensive auf nationaler und internationaler Ebene unternommen werden. Eine intelligente Handhabung der Gerüchte und anderer Fehler unserer Presse und die Sensibilisierung der Medien kann die Transparenz der Regierungs-aktivitäten begünstigen.
Eine offene Kommunikation muss in Richtung der Zivilgesellschaft geführt werden. Jedes Ministerium muss sich in die globale Strategie einfügen. Die Beamten müssen in voller Synergie mit dem Minister für Kommunikation handeln. Ein System der Medienaufsicht, das heißt ein strategisches Management der Medien, der lokalen und internationalen Presse, um die Mitteilungen kohärenter Art und Weise zu reflektieren, ist erforderlich.
Die Kommunikatoren müssen verständlich machen, dass die Malier sich um die demokratischen Werte bemühen und feindselig gegenüber dem Terrorismus aller Art bleiben. Dass die Malier wünschen, die Integrität ihres Territorium wiederzuerlangen und mit ihren Nachbarn und dem Rest der Welt im Frieden und Brüderlichkeit zu leben. Die Malier werden weiterhin die Werte der Gerechtigkeit, der Gleichheit und der Zusammenarbeit zwischen den Völkern verteidigen.
All dieses Kommunikationsvorgehen muss in einer strategischen Planungslogik erfolgen, was eine objektive Analyse des politisch-institutionellen Zusammenhangs des Landes impliziert. Sie muss so die Stärken und die Schwächen der Regierung, die Chancen und Bedrohungen berücksichtigen. Die Wahl der Zielgruppen (nicht die Journalisten) muss vernünftig erfolgen. Die Gewalt ist nie ein Mittel, eine Zielgruppe zum Schweigen zu bringen. Sogar Goebbels, der Chef der modernen Propaganda in Nazi-Deutschland, benutzte scharfsinnigere Mittel, um die Journalisten für seine Sache zu gewinnen.
Heute muss Mali strategisch mit den internationalen Organisationen, der UNO, der Europäischen Union, der afrikanischen Union und der CEDEAO kommunizieren. Die Strategie, die Mali verwirklichen muss, wird jene „der sieben Schwerter“ sein, die in mehreren Ländern umgesetzt wurde, die mit ähnlichen Krisen konfrontiert waren, um sie zu überwinden. In dieser Strategie müssen die Staatsmedien eine andere Rolle spielen. Dafür muss das ORTM reformiert werden, um aus seiner Lethargie herauszukommen, die häufig von vielen Beteiligten beklagt wurde.

In diesem Bereich muss man sich bewusst sein, dass man die Information und die Kommunikation nicht innerhalb ein und desselben Ministeriums unterbringen durfte. Denn zu informieren impliziert die Suche nach Objektivität, Neutralität, Unparteilichkeit und dem Nutzen für die Bürger; während es im Kommunikationsakt einen offenkundigen Willen gibt, den anderen zu beeinflussen, um ihn dazu zu veranlassen, das gewollte Verhalten anzunehmen.
In der Tat gehört der Äther dem Volk, ist der Ausdruck seiner Souveränität. Keine Clicke kann sich des Äthers bemächtigen, um ihren Machtehrgeiz auf Kosten des Rechts der Malier auf eine nützliche, ansprechende, objektive, neutrale und unparteiische Information zu fördern. Eine solche Zielsetzung kann erreicht werden, indem man den Pluralismus der Information innerhalb des ORTM begünstigt. Man wird der Kritik, den Analysen, Kommentaren und Leitartikeln aber auch Glossen Platz machen müssen.
Unter diesem Gesichtspunkt muss das ORTM unabhängig werden, um ein brüchiges Management zu beenden. Sein Budget muss von der Nationalversammlung bewilligt werden, und es muss dieser Rechenschaft ablegen. Ebenso muss die Verwaltung der Personal-ressourcen im ORTM dringend reformiert werden, um die besten Talente aufzunehmen, die Behandlung des Personals zu verbessern und den Professionalismus zu fördern. Die Unabhängigkeit des ORTM gegenüber der Regierung und den politischen Kräften muss durch das Gesetz bestätigt werden. Das ORTM wird das Statut eines öffentlichen Unternehmens von industriellem und kommerziellem Charakter mit sozialer Verantwortung erhalten (das Recht der Öffentlichkeit auf glaubwürdige Information).

Aliou Hamadoun YONFO, MA, MAP
Diplômé de l’ENAP du Québec
Journaliste consultant en communication, Public affairs and governance
© 2012 Le Guido

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