Mali, les ruines d’un business agricole (LMD-webdocumentaire) – MALIBYA, RUINEN EINES AGROBUSINESS

A l'Office du Niger
Foto (c) farmland/JournalduMali
– Liebe deutsche LeserInnen, bitte haben Sie Geduld: die deutsche Version folgt. Die Untertitelung des 11 minütigen Web-Dokumentes wird erst im März erfolgen, da die Ausstrahlung aufgrund des schwachen Netzes in Mali dauernd unterbrochen wird. –
=>Lesen Sie HIER die Dokumentation der LMD vom September 2011!

Mali, les ruines d’un business agricole

afrik.com – 8 janvier 2012
Par Fouâd Harit
La ruée vers les terres agricoles au Mali est la fois une aubaine pour l’économie du pays et un drame pour les populations rurales de la région de l’Office du Niger, dans le centre. Dans un Webdocumentaire, Le Monde Diplomatique retrace les étapes d#un projet censé enrichir le Mali et appauvrir les paysans de l’Office du Niger. «Ruée sur les terres agricoles au Mali», un document poignant signé Le Monde Diplomatique.
Soucieux de moderniser son agriculture, le Mali lance en 2008 un appel aux investissements étrangers. Et c’est la Libye qui est la première à proposer ses services. Le projet Malibya voit alors le jour dans la même année. A l’époque, les dirigeants libyen, Mouammar Kadhafi, et malien, Amadou Toumani Touré, s’entendent sur les clauses de ce qui est censé réduire la dépendance alimentaire du Mali et moderniser ses champs d’exploitation. Un projet ambitieux qui toutefois a causé de graves préjudices aux populations locales de la région de l’Office, épicentre du projet Malibya. Le Monde Diplomatique a publié un webdocumentaire à ce sujet avec pour illustration une série d’images inédites en noir et blanc.

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Pour mettre sur pied 90 000 hectares de terres agricoles il a en effet fallu déplacer des villages entiers, parfois avec la force. Habituée à l’agriculture pluviale, le maréchage et l’élevage, la population rurale de l’Office du Niger n’arrive toujours pas à concevoir que l’on puisse détruire des terres agricoles traditionnelles pour en faire de vastes champs „à fric“. Pour elle, «la terre c’est la vie». Tout juste consultée, la population subit aujourd’hui les conséquences des grandes manoeuvres foncières.

Le Journal du Mali écrivait le 25 septembre 2009: «Pour les notabilités de Kolongo, à Ségou, le projet Malibya a conquis l’adhésion de presque tous les paysans. Au début des opérations, on n’avait rien compris. Il a fallu des échanges nombreux afin de faire comprendre l’utilité du projet. Aujourd’hui, chacune des familles touchées par le projet a eu son lot. Pour cela 13 ha nous ont été donnés sur lesquels nous avons prévu 130 lots à usage d#’habitation. Mieux, la bagatelle de 116 millions de FCFA a été gracieusement distribuée aux recasés
«Presque», précisait-il alors. En réalité, nombreux sont les paysans qui contestaient et contestent toujours cette décision. Ils ont dû être délocalisés, malgré eux. L’armée serait même intervenue pour expulser les plus coriaces. Quant aux dédommagements, un habitant de Kolongo, région de Ségou, affirme qu’ils ont été, contrairement à ce qu’avance le Journal du Mali, «très mal dédommagés». La plupart des populations expulsées vivaient sur ces terres depuis «des cinquantaines d’années». Aujourd’hui, ils dénoncent une expropriation.

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Un projet au point mort
A Kolongo, la première étape du projet a été d’élargir un canal d’irrigation de 40 km et de construire une route. L’arrivée de machines agricoles a provoqué une levée de boucliers chez les habitants. «Aujourd’hui, le projet n’avance plus». Quelques centaines d’hectares d’arachides et de tournesols ont été plantés.

Alors que l’irrigation n’a pas encore débuté, les maraîchers de la zone se plaignent déjà de la pénurie d’eau consécutive à l’élargissement du canal. De toute manière, le contrat signé entre les deux Etats stipule que Malibya a la priorité sur l’accès à l’eau durant la saison sèche et dégage la société de ses responsabilités dans tout conflit pouvant surgir avec la population. En plus d’avoir déplacé des villages entiers, les deux gouvernements n’ont pas trouvé gênant de priver des centaines de villageois d’eau en cas de sécheresse, et ce, au profit du projet d’irrigation. Comme dirait Seydou Dembé du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger: «Si tu souhaites que la terre t’appartienne il faut avoir l’argent, si tu n’en as pas alors tu es un animal. Nous sommes donc devenus des animaux.»
Pour les habitants de l’Office du Niger, le combat continue. En novembre 2011, ils participaient à la conférence Paysanne Internationale organisée à Nyéléni, sous l’égide de Via Campesina, mouvement international des paysans et des paysanes. Le rendez-vous avait rassemblé plus de 200 représentants d’organisations paysannes et d’ONG, venus du monde entier et de l’Office du Niger pour protester contre l’accaparement des terres agricoles.
© 2012 afrik.com

Le webdocumentaire du MONDE DIPLOMATIQUE
© 2012 LE MONDE DIPLOMATIQUE

ANNEXE:
Sept principes internationaux

Pour encadrer l’investissement foncier, Banque mondiale, FAO, Cnuced et FIDA ont adopté des principes a minima :

Principe 1 : les droits fonciers existants sont reconnus et respectés

Principe 2 : les investissements ne mettent pas en danger la sécuríté alimentaire, mais au contraire la renforcent.

Principe 3 : on veille à la transparence, à la bonne gouvernance et à la création d’un environnement propice.

Principe 4 : consultation et participation (des populations concernées).

Principe 5 : la viabilité économique et la responsabilité des projets agricoles.

Principe 6 : la durabilité sociale (les investissements génèrent un impact social positif et distributif et n’augmentent pas la vulnérabilité).

Principe 7 : la durabilité environnementale (quantification et minimisation des impacts environnementaux).

Janvier 2010, http://www.responsibleagroinvestment.org/rai

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2 Gedanken zu “Mali, les ruines d’un business agricole (LMD-webdocumentaire) – MALIBYA, RUINEN EINES AGROBUSINESS

  1. – Version française en bas –

    Wenn auch hier in Mali oft ins Feld geführt wird, dass das Land seit der Unabhängigkeit nur 100 000 Hektar urbar machen konnte von 1 000 000 verfügbaren bewässerungsfâhigen (nachdem unter der französischen Kolonialherrschaft kaum Land erschlossen worden war), also auf finanzkräftige in- und ausländische Investitoren angewiesen war, so scheinen hier doch die Weichen falsch gestellt worden zu sein. Und das Resultat, drei Jahre nachdem die malische Regierung diesen Deal gemacht hat, lässt auch nicht.hoffen.
    Der Artikel des JournalduMali (siehe Auszug unten *), 09/2010) war da insgesamt etwas optimistischer.
    ORTM (staatlicher Rundfunk): Heute morgen sprach der für das Office du Niger zuständige Minister von sogar 1 900 000 erschließbaren Hektarn, was Mali zur Kornkammer Afrikas machen könnte – und von bisher nur 70 000 erschlossenen ha in 50 Jahren.

    MALI-INFORMATIONEN wird weiter berichten.

    *)…Die Erschließungen, die hier gemacht werden, sind ein großer Beitrag für das Gebiet des Office du Niger auf der Suche nach einer integrierten Entwicklung. Weil man kein Omelett machen kann ohne Eier zu zerschlagen, verursacht die geplante Erschließung von 100 000 ha de Malibya die Umsiedlung eines Teils der Bewohner von Kolongo. Diese Tatsache wurde von einigen Leuten falsch interpretiert, die behaupteten, dass der Staat Land des Office du Niger an Libyer verkauft habe und dass unsere Bauern jetzt Landarbeiter für libysche Investoren geworden seien. (…) Ansonsten hat Malibya, ein gemeinnütziges Projekt, alle gebotenen Maßnahmen getroffen, um die Menschen, die durch die Erschließungen betroffen waren, zu „entschädigen“. …
    * * * * *
    Au Mali on avance souvent que depuis son indépendance, le pays n’a pu mettre en valeur que 100 000 hectares sur 1 000 000 d’hectares irrigables – après un nombre minime d’hectares mis en valeur aux temps des colons. Donc on avait besoin d’investisseurs nationaux et étrangers qui apportaient beaucoup d’argent. Mais dans ce projet on a dû faire trop d’erreurs. Et le résultat, trois ans après son démarrage, ne donne pas à espérer.
    L’article du JournalduMali abordait l’affaire avec plus d’optimisme.
    Ce matin le ministre responsable de l’Office du Niger, dans une interview de l’ORTM (la radiodiffusion malienne), parlait même de 1 900 000 hectares de terres aménageables, ce qui pourrait faire du Malier le grenier de l’Afrique – et de 70 000 hectares de terres aménagées dans 50 ans.

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