TOUMANI DIABATE, MEISTER DER KORA, ÜBER DIE MUSIK IN MALI (INTERVIEW) – Le maître de la kora parle de la musique au Mali

Der unbestrittene Meister der Kora, Toumani Diabaté: „In den letzten Jahren hat die malische Musik ihre führende Stellung in der Welt dank ihrer Vielfalt und Qualität zurückerobert.“
Bamako (L’Indépendant) – 16/12/2011

Zurück von einer langen internationalen Tournee, hat sich der unbestrittene Meister der Kora, Toumani Diabaté, unserer Zeitung anvertraut. Während dieses Interviews mit Bandiougou DIABATE stellte der Künstler die verschiedenen Etappen seiner Tournee vor, seine Grammy-Nominierung, sprach über Ali Farka Touré und viele andere.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ZWEITEN VIDEO

Kora – Wikipedia
de.wikipedia.org/wiki/Kora
Die Kora ist eine mit beiden Händen gezupfte westafrikanische Stegharfe (auch „Harfenlaute“ oder „Doppelharfe“)….

Le maître incontesté de la kora, Toumani Diabaté : „Ces dernières années, la musique malienne a récupéré sa place de premier plan dans le monde grâce à sa diversité et sa qualité“
Bamako (L’Indépendant) – 16/12/2011
Par Bandiougou DIABATE

De retour d’une longue tournée internationale, le maitre incontesté de la kora, Toumani Diabaté, s’est confié à L’Indépendant Week-end. Au cours de cet entretien, l’artiste nous a dévoilé les différentes étapes de sa tournée, sa nomination aux Grammy Awards, d’Ali Farka Touré et bien d’autres.

L’indépendant : Vous revenez d’une longue tournée. Où est ce qu’elle vous a conduit et combien de spectacles avez-vous faits ?
Merci de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer. Je suis rentré le mercredi dernier d’une tournée qui m’a conduit en Hollande, en France, en Angleterre, en Espagne. Le groupe est revenu à Bamako le 16 novembre. Moi, j’ai continué avec un autre projet avec un musicien pianiste allemand, Hanne Lidernan, un pianiste classique du Jazz. Il a beaucoup travaillé dans le monde entier avec des musiciens. Cela fait 12 ans que Hanne et moi n’avons pas joué ensemble. La toute première fois c’était ici à Bamako pendant la visite du président allemand sous Alpha Oumar Konaré. A la résidence de l’ambassadeur, Hanne représentait l’Allemagne et moi le Mali. On a animé le dîner offert par le Président Alpha Oumar Konaré à son homologue allemand. C’est pendant ce temps que Hanne m’a demandé cette collaboration. Celle-ci nous a amenés à Hambourg, Berlin et Cologne. Nous avons fait des projets dans la plus grande université conservatoire à Berlin. Nous avons eu un stage à Berlin, à Hambourg et des concerts dans ces différentes villes.

Après, je suis allé en Italie pour rejoindre un grand musicien qui s’appelle Enzo. Un film documentaire est en train d’être réalisé sur la vie musicale de ce dernier par l’un des plus grands réalisateurs du nom de Jonnathan Ben. Pour ce film, Enzo a sollicité quinze grands artistes du monde à se joindre à lui pour pouvoir faire ce tournage dont Kalhed de l’Algérie, David Touré, le fils de Touré NKounda et Eliadès Ochowa. C’est avec Eliadès qu’on a enregistré l’album “Afrocubisme“ dans lequel Djélimady Tounkara, Bassékou Kouyaté, Kassé Mady Diabaté et Baba Cissoko ont participé. Donc en Italie, plus précisément à Naples, nous avons fait le tournage de ce film documentaire sur la vie musicale d’Enzo puis j’ai fait une pause à Paris avant de m’envoler pour l’Inde. Là, j’ai joué dans le cadre du mois de lutte contre le VIH/Sida. J’ai joué avec un musicien Hindou et son fils du nom de Baht. Un musicien très célèbre et détenteur d’un Grammy Awards avec Rey Cooder qui a également eu un Grammy avec feu Ali Farka Touré.
En ma qualité d’ambassadeur des Nations Unies pour la lutte contre le Sida, j’ai été invité officiellement par le gouvernement hindou à faire une collaboration avec Baht. Nous avons joué dans les plus grandes villes de ce pays.

Durant toutes ces tournées, j’ai été accompagné par mon ingénieur de son, Johanes et Ben Abdoul Karim Wahab. Une tournée qui a été un véritable succès. Pour couronner tout cela, l’album “Afrocubisme“ dont je venais de parler a reçu la nomination aux Grammy Awards tout comme le groupe “Tinariwen“. Je ne suis pas le seul africain à être nominé. Il y a aussi l’un des albums de Fémi Kuti qui est nominé dans la catégorie musique du monde et musique contemporaine. Voila résumé la tournée qui m’a pris une quarantaine de jours en dehors du Mali.
 Lors de ce spectacle en Inde, quel message avez-vous véhiculé sur le VIH/Sida?
Le message véhiculé était : zéro stigmatisation, zéro infection et l’augmentation d’aide à l’endroit des séropositifs afin que d’ici 2015, aucun malade ne meurt de cette maladie. Le plus difficile, c’est la discrimination des malades du VIH/Sida. De plus en plus, ces malades sont marginalisés et humiliés. Moi en tant qu’ambassadeur, je lance un appel à tout le monde pour aider ces malades à remonter leur moral. Pour cela, je remercie ma maison de disque d’avoir accepté de mettre ce message de sensibilisation dans mes albums.

Une autre nomination aux Grammy Awards, est-ce que cela prouve que Toumani Diabaté demeure toujours le maître incontesté de la Kora ou l’un des meilleurs artistes du monde?
Je dirai Dieu merci. Toutes ces gloires sont des ?uvres du Tout-Puissant. Je le remercie en tant que croyant. Il y a des musiciens très talentueux mais qui n’ont pas eu cette chance. Par contre moi j’ai eu cette chance. Après deux Grammy Awards avec le grand maitre feu Ali Farka Touré (paix à son âme) et un autre Grammy Awards cette année avec l’album de collaboration qu’on a eu à faire avec Herbi Engok (avec la participation d’Oumou Sangaré) qui a été nominé. Je suis très heureux de toutes ses récompenses car le Grammy Awards est la plus grande distinction offerte à un artiste pour le saluer pour son travail. Comme je l’ai toujours dit, le Mali est détenteur du record du Grammy sur le continent africain. Je ne peux que me réjouir de cela.

Avec toutes ces grandes distinctions obtenues par des artistes comme Oumou Sangaré, Salif Kéïta, Rokia Traoré, Amadou et Mariam, Mamadou Diabaté?, quel regard portez-vous sur le paysage musical du Mali ?
Je dirai que le paysage musical malien est “green“ comme disent les Anglais. Il a reçu beaucoup de nominations et c’est grâce à ces grands artistes que le Mali est très bien connu sur le plan international. Durant ces dernières années, la musique malienne a récupéré sa place de premier plan dans le monde entier grâce à sa diversité et à la qualité de sa musique.
Comme je l’ai toujours dit aux occidentaux ils n’ont pas encore tout de la diversité de la musique malienne. Ils n’ont vu seulement que de 5% de cette grande culture malienne voire africaine. Par exemple au Mali, la musique du nord est différente de celle du sud comme celle de l’est est différente de la musique de l’ouest. Et chaque ethnie donne de la qualité par rapport à ce qu’elle fait. Raison pour laquelle il faut tout faire pour promouvoir cette musique et l’apprécier à sa juste valeur. Je remercie de passage tous les acteurs dans ce domaine mais l’art en général. Je leur demande de continuer à travailler positivement comme ils l’ont toujours fait. Je pense à Salif Kéïta, Cheick Tidiane Seck, feu Ali Farka Touré, Vieux Farka Touré, Bassékou Kouyaté, Kassé Mady Diabaté, Djélimady Tounkara, Mamadou Diabaté, Rokia Traoré, Baba Sissoko, Soumaïla Kanouté et bien d’autres.

Revenons à votre carrière solo, quand en est-il ?
Dieu merci j’ai eu la possibilité de travailler avec le Symétric Orchestra mais chaque projet a son groupe spécifique. Avec “Mandé Variation“, nous avons monté un petit groupe dont on entend plus le son de la kora. Symétric était un grand groupe avec 55 musiciens qui ont joué dans l’album dont le saxophoniste de James Brown. L’album que j’ai réalisé avec Ali Farka Touré a également un groupe dont Samba Touré, Vieux Farka Touré et autres. En dehors de tout cela, il y a aussi le projet “Symphonie“. Un projet qui regroupe 50 joueurs de Kora avec qui j’ai tourné un peu partout en Europe. Je viens d’entamer tout récemment un nouveau projet avec deux musiciens brésiliens qui sont venus enregistrer un album dans mon studio “Africa Studio“ avec mon fils Siriki. Ces musiciens brésiliens sont très connus chez eux car ils ont vendus des millions de disque. Il s’agit du chanteur Arlando et du guitariste Edgard, j’ai fait leur connaissance lors du festival “Back to black“ au Brésil où j’ai représenté le Mali avec Vieux Farka Touré. Ce festival est un grand événement où les plus grands artistes du monde sont invités à faire des fusions avec les artistes brésiliens. Après le festival, j’ai donc réalisé un album avec ces deux musiciens brésiliens avec la collaboration de quelques éléments du Symétric. L’album est nommé “La Curba Dancentura“. Il est déjà disponible au Brésil et très bientôt dans les bacs en Europe et aux Etats-Unis.

Avec toutes ces collaborations, on peut dire que Toumani Diabaté est plus international que national.
Mon problème est de rester toujours un griot. Comme je l’ai toujours dit on nait griot on ne le devient pas. Mon objectif est de jouer ce rôle de griot dans le bon sens. La Kora que je joue est un instrument qu’on ne rencontre qu’en Afrique mandingue. C’est le passeport de la culture mandingue. Le Mandé a beaucoup d’instruments à corde. Les autres instruments à corde changent de nom selon les pays et selon les continents mais la Kora est unique. Il n’y a pas dans un pays un instrument similaire à la kora à cause de sa fabrication et la façon de la jouer. Je suis fier de représenter le Mali à travers le monde avec cet instrument. Mais, il faut que les Maliens sachent que je reste toujours Malien et fier de représenter cette culture malienne.

Au regard de tous ces succès que vous connaissez, quel message donneriez-vous aux jeunes artistes qui aimeraient vous ressembler ?
Je dis aux jeunes de rester eux-mêmes c’est-à-dire de ne pas négliger tout ce que nous avons comme richesse culturelle. Si l?on a tout le matériel qu’on veut et qu’on manque de culture, on a tout sauf l’essentiel. Car, c’est la culture qui fait l’homme. C’est dans la culture qu’on retrouve réunies la religion et l’éducation. Il faut qu’on soit fier de ce que nous avons. Nous sommes les ambassadeurs de cette culture, donc il est de notre devoir d’être respectés et de respecter cette culture afin de mieux la valoriser.

Quels sont les futurs projets de Toumani?
En tant que croyant, je ne peux pas dire que je ferai ça ou ceci. Tout dépend de Dieu. Mais pour l’instant, c’est le projet de l’ouverture de mon studio “Africa studio“.
Le week-end dernier, vous et les amis d’Ali Farka Touré avez rendu un hommage à ce grand artiste.

Que représentait il pour vous ?
Ali Farka Touré, c’est le Molar de la musique malienne. Il est le recordman du Grammy Awards en Afrique. Il n’a pas fait la musique non seulement pour le Mali mais pour le monde entier. En tant que musicien, j’ai appris beaucoup de choses avec Ali. Il est resté égal à lui-même malgré toute sa richesse. Il était exceptionnel. Le monde entier le regrette. Mais, il ne doit rien regretter car il doit être fier de l’empire qu’il a su bâtir avec sa famille, ses amis d’ici et d’ailleurs à travers le monde. Je le remercie pour tout ce qu’il a fait.
© 2011 L’Indépendant

Der unbestrittene Meister der Kora, Toumani Diabaté: „In den letzten Jahren hat die malische Musik ihre führende Stellung in der Welt dank ihrer Vielfalt und Qualität zurückerobert.“
Bamako (L’Indépendant) – 16/12/2011

Zurück von einer langen internationalen Tournee, hat sich der unbestrittene Meister der Kora, Toumani Diabaté, unserer Zeitung anvertraut. Während dieses Interviews mit Bandiougou DIABATE stellte der Künstler die verschiedenen Etappen seiner Tournee vor, seine Grammy-Nominierung, sprach über Ali Farka Touré und viele andere.

L’Indépendant: Sie kehren von einer langen Tournee zurück. Wohin hat Sie diese geführt und wie viele Auftritte hatten Sie?
Danke, dass Sie mir die Gelegenheit geben, hier zu sprechen. Ich kehrte am vergangenen Mittwoch von einer Tournée zurück, die mich nach Holland, Frankreich, England und Spanien führte. Die Band kam schon am 16. November nach Bamako zurück. Ich fuhr fort mit einem anderen Projekt mit einem deutschen Pianisten, Hanne Lideman, einem klassischen Jazzpianisten. Er hat weltweit mit vielen Musikern zusammen gearbeitet. Es ist schon 12 Jahre her, seit Hanne und ich zuletzt zusammen gespielt haben. Das allererste Mal war es hier in Bamako während des Besuchs des deutschen Bundespräsidenten bei Alpha Oumar Konare. Bei einem Empfang des Botschafters vertraten Hanne Deutschland und ich Mali. Wir haben während des Diners gespielt, zu dem Präsident Alpha Oumar Konaré seinen deutschen Amtskollegen eingeladen hatte. Es war zu dieser Zeit, dass Hanne mir diese Zusammenarbeit anbot. Sie führte uns nach Hamburg, Berlin und Köln. Wir haben Projekte im größten Konservatorium in Berlin durchgeführt. Wir hatten ein stage in Berlin, Hamburg, und Konzerte in diesen Städten.

Danach ging ich nach Italien, um einen großen Musiker namens Enzo zu treffen.. Ein Dokumentarfilm wird über das musikalische Leben des letzteren von einem der größten Regisseure namens Jonnathan Ben gemacht. Für diesen Film solliciter Enzo fünfzehn große Künstler der Welt, sich ihm anzuschließen, um diesen Film zu drehen. Dabei war aus Algerien Kalhed, David Toure, der Sohn von Toure NKounda, und Eliadès Ochowa. Mit Eliades nahmen wir das Album “Afrocubisme“ auf, an dem Djelimady Tounkara, Bassékou Kouyaté, Kassé Mady Diabaté und Baba Cissoko mitgewirkt haben. In Italien also, genauer in Neapel, haben wir die Dreharbeiten zu diesem Dokumentarfilm über das musikalische Leben Enzos gemacht, dann hatte ich eine Pause in Paris, bevor ich nach Indien flog. Dort spielte ich im Rahmen des Kampfmonats gegen HIV / AIDS. Ich spielte mit einem Hindu-Musiker und seinem Sohn namens Baht. Ein berühmter Musiker, der einen Grammy mit Rey Cooder erhalten hat, der bekam auch einen Grammy mit dem verstorbenen Ali Farka Touré.

In meiner Eigenschaft als Botschafter der Vereinten Nationen im Kampf gegen AIDS wurde ich offiziell von der indischen Regierung zu einer Zusammenarbeit mit Baht eingeladen. Wir spielten in den großen Städten des Landes.

Während dieser Tourneen wurde ich von meinem Tontechniker, Johanes, und Ben Karim Abdul Wahab begleitet. Eine Tour mit wirklichem Erfolg. Zur Krönung hat das Album “Afrocubisme“, von dem ich eben gesprochen habe, die Grammy-Nominierung ebenso wie die Gruppe „Tinariwen“ erhalten. Ich bin nicht der einzige afrikanische Nominierte. Auch eines der Alben von Femi Kuti ist in der Kategorie Weltmusik und zeitgenössische Musik nominiert. Das war also eine Zusammenfassung der Tournee von 40 Tagen außerhalb von Mali.

Bei dem Konzert in Indien, welche Botschaft haben Sie über HIV / AIDS vermittelt?
Die Botschaft war: Null Stigmatisierung, Null Infektion und eine verstärkte Unterstützung der seropositiven Menschen, so dass bis 2015 kein Patient mehr an der Krankheit stirbt. Das Schwierigste ist die Diskriminierung von Menschen mit HIV / AIDS. Zunehmend werden diese Patienten ausgegrenzt und gedemütigt. Ich als Botschafter, ich appelliere an alle, diesen Kranken zu helfen, ihre Moral zu stärken. Dafür danke ich meiner Plattenfirma für die Zustimmung, diese Botschaft der Sensibilisierung in meine Alben aufzunehmen.

Eine weitere Grammy-Nominierung: beweist das, dass Toumani Diabaté der unbestrittene Meister der Kora oder einer der besten Künstler der Welt bleibt?
Ich sage Gott sei dank. Alle diese gloire sind Werke des Allmächtigen. Ich danke ihm als ein Gläubiger. Es gibt sehr talentierte Musiker, die nicht so viel Glück hatten. Ich dagegen hatte die Chance. Nach zwei Grammy Awards mit dem verstorbenen großen Meister Ali Farka Touré (Friede seiner Seele) und einer weiteren Grammy-Nominierung in diesem Jahr mit dem gemeinsamen Album mit Herbie Engok (mit der Teilnahme von Oumou Sangare). Ich bin sehr glücklich über all diese Auszeichnungen, denn der Grammy Awards ist die höchste Ehre, die einem Künstler für seine Arbeit zuteil werden kann. Wie ich schon immer gesagt habe, ist Mali der Grammy-Rekordhalter auf dem afrikanischen Kontinent. Ich kann mich nur darüber freuen.

Mit all diesen großen Auszeichnungen von Künstlern wie Oumou Sangare, Salif Keïta, Rokia Traoré, Amadou und Mariam, Mamadou Diabaté …, was ist Ihre Sicht auf die musikalische Landschaft von Mali?
Ich würde sagen, dass die malische Musikszene „grün“ ist, wie die Engländer sagen. Sie hat viele Nominierungen erhalten und dank dieser großen Künstler ist Mali international sehr gut bekannt. In den letzten Jahren hat die malische Musik ihre führende Stellung in der Welt dank der Vielfalt und Qualität ihrer Musik zurückerobert.
Wie ich den Westlern immer gesagt habe, sie haben noch nicht alles von der Vielfalt der malischen Musik. Sie haben bisher nur 5% der großen malischen Kultur und sogar Afrikas gesehen. Zum Beispiel in Mali unterscheidet sich die Musik des Nordens von der des Südens genau wie die des Ostens ist anders als die Musik des Westens. Jede ethnische Gruppe gibt Qualität in dem, was sie tut. Darum müssen wir alles tun, um diese Musik zu fördern und ihren wahren Wert zu schätzen. Ich danke im Vorbeigehen allen Akteuren in diesem Bereich, und der Kunst im allgemeinen. Ich bitte sie, weiterhin positiv zu arbeiten, wie sie es immer getan haben. Ich denke an Salif Kéïta, Cheick Tidiane Seck, den verstorbenen Ali Farka Touré, Vieux Farka Touré, Bassékou Kouyaté, Kassé Mady Diabaté, Djélimady Tounkara, Mamadou Diabaté, Rokia Traoré, Baba Sissoko, Soumaïla Kanouté und viele andere.

Zurück zu Ihrer Solo-Karriere, wie steht es damit?
Gott sei Dank hatte ich die Gelegenheit, mit dem Symétric Orchestra arbeiten, aber jedes Projekt hat seine besondere Band. Bei “Mandé Variation“ haben wir eine kleine Band, bei der man den Klang der Kora besser hört. Symétric war eine große Band mit 55 Musikern, die das Album mit dem Saxophonisten James Brown eingespielt haben. Das Album, dass ich mit Ali Farka Toure gemacht habe, hatte auch eine eigene Band mit Samba Touré, Vieux Farka Toure und anderen. Abgesehen davon gibt es auch das Projekt “Symphonie“. Ein Projekt, das 50 Koraspieler zusammenbringt, mit denen ich un peu partout in ganz Europa herumgereist bin. Ich habe vor kurzem ein neues Projekt begonnen mit zwei brasilianischen Musikern, die ein Album in meinem Studio“Africa Studio“mit meinem Sohn Siriki aufgenommen haben. Diese brasilianischen Musiker sind in ihrem Land sehr bekannt, da sie Millionen von Platten verkauft haben. Es sind der Sänger Arlando und der Gitarrist Edgard, ich traf sie beim Festival “Back to Black“ in Brasilien, wo ich mit Vieux Farka Touré Mali vertreten habe. Dieses Festival ist eine tolle Veranstaltung, bei der die weltweit größten Künstler zu Fusionen mit brasilianischen Künstlern eingeladen werden. Nach dem Festival machte ich also ein Album mit den beiden brasilianischen Musikern in Zusammenarbeit mit einigen Elementen von Symétric. Das Album heißt “La Curba Dancentura“. Es ist bereits in Brasilien in den Läden und sehr bald auch in Europa und den Vereinigten Staaten.

Angesichts all dieser Projekte kann man sagen, dass Toumani Diabaté mehr international als national ist.
Mein Problem ist immer noch ein Griot zu sein. Wie ich immer gesagt habe, man wird als Griot geboren, man kann es nicht werden. Mein Ziel ist es, die Rolle des Griot im guten Sinne zu spielen. Die Kora, die ich spiele, ist ein Instrument, das es nur im Mandingo Gebiet Afrikas gibt. Dies ist der Reisepass der Mandingo-Kultur. Die Mandé-Kultur hat eine Menge von Saiteninstrumenten. Die anderen Saiteninstrumente ändern ihre Namen je nach Land und Kontinent, aber die Kora ist einzigartig. Es gibt in keinem Land ein Instrument ähnlich der Kora, wegen ihrer Herstellung und der Art, wie man sie spielt. Ich bin stolz, Mali in der Welt zu vertreten mit diesem Instrument. Aber die Malier müssen wissen, dass ich immer Malier bleibe und stolz darauf bin, diese malische Kultur zu repräsentieren.

Angesichts all dieser Erfolge, die Sie erfahren, welche Botschaft geben Sie jungen Künstlern, die Ihnen nacheifern möchten?
Ich sage jungen Menschen, sie selbst zu sein, das heißt, nicht all das, was wir als kulturellen Reichtum besitzen, zu vernachlässigen. Wenn man alle technischen Möglichkeiten hat, aber keine Kultur, dann fehlt das Wesentliche. Denn die Kultur macht den Menschen. In der Kultur finden sich Religion und Bildung vereinigt. Wir müssen stolz sein auf das, was wir haben. Wir sind die Botschafter dieser Kultur, so ist es unsere Pflicht respektiert zu werden und diese Kultur zu respektieren, um sie besser zu schätzen.
Was sind die zukünftigen Projekte Toumanis?
Als Gläubiger kann ich nicht sagen, dass ich dies oder das tun werde. Es hängt alles von Gott ab. Aber erstmal ist es das Projekt der Eröffnung meines Studios“Africa Studio“.

Am letzten Wochenende haben Sie und die Freunde von Ali Farka Touré an diesen großen Künstler geehrt. Was bedeutete das für Sie?
Ali Farka Toure ist der Molar der malischen Musik. Er ist der Rekordhalter der Grammy Awards in Afrika. Er hat nicht nur Musik für Mali gemacht, sondern für die ganze Welt. Als Musiker habe ich viel von Ali gelernt. Er ist sich selbst treu geblieben trotz seines ganzen Reichtums. Es war außergewöhnlich. Die ganze Welt vermisst ihn. Aber sie muss nichts vermissen, sondern sollte stolz sein auf das Reich, das er mit seiner Familie, seinen Freunden von hier und von anderswo auf der Welt aufgebaut hat. Ich danke ihm für alles, was er tat.

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