Le Mali épinglé par Human Rights Watch – MALI VON HUMAN RIGHTS WATCH ERTAPPT

Le Mali épinglé par Human Rights Watch

Dans un rapport daté du 06 décembre, Human Rights Watch dénonce l’exploitation de milliers d’enfants dans des mines d’or artisanales du Mali. L’Ong s’inquiète par ailleurs du risque d’intoxication au mercure des enfants

Human Rights Watch appelle enfin à une application effective des lois maliennes protégeant les enfants. Retrouvez ci-dessous l’interview avec Juliane Kippenberg chercheuse au département Droits des enfants à Human Rights Watch. Elle est l’auteur dudit rapport.

bannergold 240-170In einem Bericht vom 06. Dezember prangert Human Rights Watch die Ausbeutung von Tausenden von Kindern in handwerklichen Goldminen in Mali an. Die NGO ist auch über das Risiko einer Quecksilbervergiftung der betroffenen Kinder beunruhigt.
Human Rights Watch ruft zu einer wirksamen Umsetzung der Gesetze zum Schutz von Kindern in Mali auf. Hier finden Sie das Interview mit Juliane Kippenberg, Forscherin in der Abteilung Kinderrechte von Human Rights Watch. Sie ist die Autorin des Berichts.

Séquence audio sur le sujet

1. Kinderarbeit: Mali im Auge des Hurrikans
Bamako ( MALI DEMAIN) – 10.12.2011
Von Benjamin SANGALA
Sie sind sehr jung, ihr Alter reicht von sechs bis zu zehn Jahren. Sie müssten alle in der Schule sein. Aber sehr oft aus wirtschaftlichen Gründen, finden sie sich, freiwillig oder mit Gewalt, in den Goldwäschereien im ganzen Land.
Im Folgenden lesen Sie Auszüge aus dem 124-seitigen Bericht von HRW mit dem Titel :“Mali, eine toxische Mischung. Kinderarbeit, Quecksilber und Goldwäsche“ und aus dem obigen Interview mit Juliane Kippenberg, Forscherin in der Abteilung Kinderrechte von Human Rights Watch:
2. Mali : Die Goldminen greifen auf Kinderarbeit zurück
Bamako (maliweb.net) le 6 décembre 2011

„Diese Kinder setzen buchstäblich ihr Leben aufs Spiel.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO
Mali_mercurygold2
Foto (c) ILO: Kinder arbeiten in einer handwerklichen Goldmine, Kreis Kenieba, Mali.

1. Travail des enfants : Le Mali dans l’oeil du cyclone
Bamako (Mali Demain) – 10/12/2011
Par Benjamin SANGALA

Ils sont très jeunes, leurs âges varient entre six et dix sept ans. Ils auraient dû être tous à l’école. Mais très souvent pour des raisons économiques, ils se retrouvent de gré ou de force dans les orpaillages à travers le pays. Ils sont « à peu prés 20 000 » selon le rapport qu’a publié Human Rights Watch rendu public mardi 6 novembre dernier à la Maison de la Presse.
C’est un rapport de 124 pages intitulé : « Mélange toxique : travail des enfants, mercure et orpaillage au Mali » dont l’enquête a été réalisée sur les sites miniers du cercle de Kenieba dans la région de Kayes; Baroya et Tabacoto dans les communes de Sitakili et Sensenko à Kéniéba. L’équipe d’enquête a également rendu visite à un site minier dans la région de Sikasso précisément la mine de Worognan.
Plus de 150 personnes ont été interrogé dans le cadre de l’enquête. Il ressort que « les enfants subissent de nombreuses exploitations ». Chaque témoignage est choquant. Les enfants, sont nul doute utilisés pour des fins commerciales. Ces travaux dans les mines sont de très grands risques pour les enfants, la plupart des enfants interrogés déclarent souffrir des douleurs régulières dans le dos, à la tête, dans la nuque, aux bras ou aux articulations ».
Le témoignage de cet enfant dont l’âge est estimé à 6 ans (à Baroya dans la région de Kayes) est interpellateur : « je travaille sur le site minier. Je m’occupe des autres enfants et je transporte des minerais. C’est dur.». Mieux, le rapport indique que « les enfants descendent dans les puits instables qui peuvent à tout moment s’écrouler et transportent des charges qui pèsent plus lourd qu’eux et ils touchent et inhalent du mercure, l’une des substances les plus toxiques sur la terre ».
Le mercure fréquemment utilisé dans les sites
Dans tous les sites, « le mercure est fréquemment utilisé pour l’extraction des minerais. Cependant bon nombre ne savent pas le risque qu’ils courent en l’utilisant », précise les enquêteurs. Le mercure, est une substance toxique qui s’attaque au système nerveux central, est particulièrement nocif pour les enfants. Le pire est que ces enfants ne savent pas le danger au contact du mercure. « Je travail avec du mercure et je le touche. Le mercure, c’est un négociant qui me l’a donné…Il m’a dit que le mercure, était du poison et qu’il ne fallait pas l’avaler, mais il n’a rien dit d’autre sur le mercure », explique Mariam une jeune fille travaillant dans le site de Worognan dont l’âge est estimé à 11ans.
Au delà de nombreuses maladies que peut engendrer l’utilisation du mercure, les enfants risquent (souffrent) des maladies respiratoires qui vont de la bronchite à la pneumonie, en passant par la tuberculose.
Les troubles musculosqueléttiques sont très fréquents chez les enfants due au fait de tirer, creuser, de soulever et de transporter les lourdes charges de minerai. « Quand vous quittez la mine et que vous arrivez chez vous, vous avez mal partout, surtout la poitrine et dans le dos. J’ai aussi des problèmes de respiration, je tousse parfois », se plaint Oumar K, un enfant orpailleur dans la mine de Sensenko, dont l’âge estimé à 11 ans.
Les sites miniers lieu privilégié de prostitution
Le taux de prostitution est très élevé dans les sites d’orpaillage artisanal. Certains enfants (les filles) se livrent au commerce de sexe pour des raisons économiques. Certaines filles s’identifient comme étant des travailleuses du sexe. Les ONG sur la question de la prévention et du traitement du VIH dans les zones minières sont en contact avec les travailleuses de sexe adultes et enfants dans les mines artisanales de la région de Sikasso et de Kayes.
Il y existe des cas de viols. Cependant des responsables gouvernementaux décrient le viol comme pratique courante. Le rapport indique qu’une fille de 8 ans a été violée à la mine de M’pekediassa apparemment par un adulte de 53 ans. Ce cas n’est qu’un parmi tant d’autres.
La fuite en avant des autorités des chambres minières
« Il n’y a pas de travail des enfants dans les mines d’or artisanales… un enfant ne peut pas faire ce travail. Certains ressemblent peut être à des enfants, mais ce sont des adultes, s’est qu’expliqué M. Abdoulaye Pona, tout nouveau président de la Chambre des Mines du Mali. Pourtant c’est tout le contraire qu’indique le rapport. La main d’œuvre des enfants des les orpaillages artisanaux est pour certains d’un apport économique important. Ils l’ont soit hérité des parents ou entrainé par d’autres personnes. Bon nombre d’enfants se plaignent également de la maigre paye journalière. Elles varient entre1000 à 3000 F cfa selon la capacité physique des uns et des autres.
Certaines entreprises internationales d’achat d’or ont arreté leurs relations avec le Mali comme « Kaloti jewellery international » basée à Dubaï après avoir été informé du rapport de Human Rights watch qui fait du travail des enfants son cheval de bataille.
Le Mali traine le pas dans l’application des accords internationaux dans la promotion des droits de l’enfant
De nombreux textes sont en vigueur sur la promotion des droits des enfants. Mais leur application demeure un sérieux problème. C’est pour cela que l’ONG Human Rights Watch exhorte les autorités maliennes à plu s de vigilance et également de travailler à oeuvrer avec les agences internationales pour éradiquer le travail des enfants.
© 2011 Mali demain

2. Les mines artisanales d’or recourent au travail des enfants
Bamako (maliweb.net) – 06 /12/ 2011
Au moins 20 000 enfants travaillent dans les mines d’or artisanales du Mali dans des conditions extrêmement dures et dangereuses, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le gouvernement malien et les bailleurs de fonds internationaux devraient prendre des mesures visant à mettre fin au travail des enfants dans l’orpaillage, a souligné Human Rights Watch. Les orpailleurs disposent de moyens rudimentaires et s’organisent souvent de façon informelle.
Le rapport de 124 pages, intitulé « Mélange toxique: travail des enfants, mercure et orpaillage au Mali », révèle que des enfants qui n’ont parfois pas plus de six ans creusent des puits de mines, travaillent sous terre, remontent des charges de minerai pesantes, et transportent, concassent et procèdent au panage du minerai. De nombreux enfants travaillent également en utilisant du mercure, une substance toxique, pour séparer l’or du minerai. Le mercure attaque le système nerveux central et s’avère particulièrement nocif pour les enfants.
« Ces enfants mettent littéralement leur vie en péril », a fait remarquer Juliane Kippenberg, chercheuse senior à la division Droits de l’enfant de Human Rights Watch. « Ils portent des charges qui pèsent plus lourd qu’eux, descendent dans des puits instables, et ils touchent et inhalent du mercure, l’une des substances les plus toxiques sur la Terre. »
Sur les 33 enfants travailleurs interrogés par Human Rights Watch, 21 ont déclaré qu’’ils souffraient de douleurs régulières dans le dos, à la tête, dans la nuque, aux bras ou aux articulations. Les enfants souffrent également de toux et de maladies respiratoires. Un garçon d’’environ six ans a décrit la douleur qu’’il ressentait lorsque, des heures durant, il creusait des puits à l’’aide d’une pioche. Un autre a confié qu’’il avait « mal partout » lorsqu’’il rentrait chez lui après une journée de travail sous terre.
La plupart des enfants travaillent aux côtés de leurs parents pour arrondir quelque peu les maigres revenus que les orpailleurs adultes tirent en vendant de l’’or aux négociants locaux. D’’autres enfants migrent seuls vers les sites d’’orpaillage et finissent par être exploités et maltraités par des proches ou des étrangers qui s’’approprient leur paie. Certaines filles sont victimes d’’abus sexuels ou se livrent au commerce du sexe afin de pouvoir survivre. Certains enfants travaillant sur les sites d’’orpaillage sont originaires d’’autres régions du Mali, ainsi que de Guinée, du Burkina Faso et d’’autres pays limitrophes.
En juin 2011, le gouvernement malien a adopté un Plan d’’action national pour l’’élimination du travail des enfants. Ce plan constitue un pas important, mais sa mise en oeuvre a été différée et le gouvernement a pris peu de mesures sur le terrain, a noté Human Rights Watch. Les mines artisanales ne font pas l’’objet d’’inspections du travail régulières, et une interdiction des travaux dangereux des enfants, considérés comme les pires formes de travail des enfants, n’’est pas appliquée. Aux termes de la législation malienne et du droit international, les travaux dangereux, qui incluent le travail dans les mines et avec du mercure, sont interdits pour toute personne âgée de moins de 18 ans.
Le gouvernement s’’est aussi largement mis en défaut de rendre l’’éducation accessible et abordable pour les enfants orpailleurs, dont beaucoup ne vont jamais à l’école. Les écoles sont souvent éloignées, réclament des frais de scolarité et n’’encouragent pas les enfants migrants originaires d’’autres régions à se scolariser. Lorsque les enfants travailleurs vont à l’école, ils ont souvent du mal à suivre le rythme scolaire.
« Le Mali a adopté des lois strictes sur le travail des enfants et sur l’’enseignement gratuit et obligatoire, mais malheureusement, le gouvernement ne les applique pas pleinement », a déploré Juliane Kippenberg. « Les autorités locales tirent souvent profit de l’’orpaillage et se soucient peu de la lutte contre le travail des enfants. »
Le gouvernement n’’a pris aucune mesure pour mettre fin à l’utilisation du mercure par les enfants travailleurs et il devrait immédiatement élaborer une stratégie visant à s’’attaquer aux effets du mercure sur la santé des orpailleurs enfants et adultes, a déclaré Human Rights Watch. L’intoxication au mercure occasionne une série de troubles neurologiques, notamment des tremblements, des problèmes de coordination, des troubles de la vue, des maux de tête, des pertes de mémoire et des problèmes de concentration. Les effets toxiques du mercure ne s’’observent pas immédiatement mais se développent au fil du temps. La plupart des orpailleurs ignorent que l’’utilisation du mercure a des conséquences pour la santé.
La plus grande partie de l’’or produit dans les mines artisanales du Mali est acheté par des petits négociants qui fournissent des intermédiaires et des maisons de négoce à Bamako, la capitale du pays. La plupart des 12 négociants maliens interrogés par Human Rights Watch se sont montrés peu préoccupés par le travail des enfants et par les risques que présente l’’utilisation du mercure pour la santé. L’’un des négociants a déclaré : « Notre idée, c’’est juste de gagner de l’argent ». Le président de la Chambres des Mines du Mali, un organe représentant le secteur minier, a été jusqu’à nier l’existence de main d’oeuvre infantile dans le secteur de l’orpaillage traditionnel.
Selon les chiffres obtenus par Human Rights Watch auprès du Ministère malien des Mines, la quantité d’or artisanal exporté chaque année s’élève à environ quatre tonnes, soit une valeur approximative de 218 millions de dollars américains aux prix de novembre 2011. La plus grande partie de cet or est exporté vers la Suisse et les Émirats arabes unis, en particulier Dubaï.
Human Rights Watch a été en mesure de contacter trois entreprises internationales qui ont acheté de l’’or provenant des mines artisanales du Mali. Kaloti Jewellery International, basée à Dubaï, et une société belge, Tony Goetz, ont informé Human Rights Watch des procédures de diligence raisonnable qu’’elles ont mises en place pour s’’assurer que l’’or qu’’elles achètent provient de sources légitimes. Kaloti a cessé d’’acheter de l’’or artisanal malien après avoir été mise au courant des résultats des recherches de Human Rights Watch. Decafin, une société suisse, a fait valoir qu’’elle n’intervenait qu’’au bout d’’une chaîne d’’approvisionnement composée d’’au moins quatre intermédiaires et qu’’elle n’avait aucun contact ni avec les entreprises productrices ni avec le gouvernement malien. La compagnie a toutefois précisé qu’’elle interrogeait ses fournisseurs sur l’’origine de l’’or et sur les conditions de travail, et qu’’elle interpellerait la Chambre des Mines du Mali afin d’’obtenir de plus amples informations.
« Si elles ne l’’ont pas encore fait, les entreprises doivent mettre en place des procédures visant à s’’assurer que leur or n’’est pas extrait par des enfants », a souligné Juliane Kippenberg. « Elles devraient également œoeuvrer aux côtés du gouvernement et des agences internationales pour éradiquer le travail des enfants dans les mines. Un boycott n’’est pas la réponse à ce problème. »
Le travail des enfants dans l’’orpaillage est fréquent dans de nombreux pays à travers le monde, en particulier dans la ceinture aurifère de l’’Afrique de l’’Ouest, qui s’’étend sur le Burkina Faso, la Côte d’’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Niger, le Nigeria et le Sénégal. Le Mali est le troisième plus grand producteur d’’or d’Afrique.
Il n’existe actuellement aucune alternative simple à l’utilisation du mercure dans l’orpaillage, mais selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), les quantités utilisées peuvent être fortement réduites, et ses effets beaucoup mieux contrôlés. Il s’agirait par exemple d’utiliser des conteneurs appelés cornues pour retenir les vapeurs de mercure, et de mettre fin à l’amalgamation dans les zones résidentielles. Les mines d’or industrielles disposent de technologies plus complexes et plus coûteuses sans mercure, mais elles emploient du cyanure.
Human Rights Watch a appelé le gouvernement et ses bailleurs de fonds internationaux à :
– Faire appliquer les lois existantes qui mettraient fin à toutes les formes de travail des enfants dans l’orpaillage ;
– Mettre en oeuvre le plan d’action gouvernemental de juin 2011 sur l’élimination du travail des enfants ;
– Améliorer l’accès à l’éducation, notamment en abolissant tous les frais de scolarité, en apportant un soutien de l’État aux écoles communautaires et en mettant en place un programme de transfert en espèces pour financer la scolarité des enfants vulnérables ;
– Élaborer une stratégie globale en matière de santé visant à s’attaquer aux effets du mercure ;
– Fournir un soutien économique plus important aux orpailleurs, par exemple via la création de coopératives.
Human Rights Watch a exprimé son inquiétude quant à la décision des États-Unis de suspendre son financement de projets visant à mettre un terme au travail des enfants au Mali. Les bailleurs de fonds internationaux devraient appuyer financièrement, politiquement, et sur le plan de l’’expertise technique, les initiatives ayant pour but d’éliminer les travaux dangereux des enfants, a déclaré Human Rights Watch. L’’Organisation internationale du Travail devrait réactiver l’’initiative mondiale Minors out of Mining (« Les mineurs d’’âge hors des mines ») qu’’elle avait lancée en 2005 pour éradiquer le travail des enfants de l’’industrie minière.
« L’or, c’est glamour », a conclu Juliane Kippenberg. « Le travail des enfants et l’intoxication au mercure ne le sont pas, et ils ne devraient pas faire partie du processus d’orpaillage. »
Source: Human Rights Watch

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Foto (c) rfi.fr: Un jeune chercheur d’or malien en activité – Junger malischer Goldsucher bei seiner Arbeit

Voici le Rapport et le Communiqué de presse: Un mélange toxique
Travail des enfants, mercure et mines d’or artisanales au Mali

1. Kinderarbeit: Mali im Auge des Hurrikans
Bamako ( MALI DEMAIN) – 10.12.2011
Von Benjamin SANGALA

Sie sind sehr jung, ihr Alter reicht von sechs bis zu zehn Jahren. Sie müssten alle in der Schule sein. Aber sehr oft aus wirtschaftlichen Gründen, finden sie sich, freiwillig oder mit Gewalt, in den Goldwäschereien im ganzen Land. Sie sind „etwa 20.000“, so der Bericht, den Human Rights veröffentlichte letzten Dienstag, 6. November im Maison de la Presse.
Es ist ein 124-seitiger Bericht mit dem Titel „Toxische Mischung: Kinderarbeit, Quecksilber und Gold-Bergbau in Mali“, in denen die Untersuchung in Abbaustätten des Kreises Kenieba in der Region Kayes durchgeführt wurde, in Baroya und Tabacoto in den Gemeinden Sitakili und Sensenko. Das Untersuchungsteam besuchte auch eine Mine in der Region Sikasso, genauer in Worognan.
Über 150 Menschen wurden für die Umfrage interviewt. Es scheint, dass Kinder vielen Ausbeutungen unterworfen sind. Jede Aussage ist schockierend. Kinder werden zweifellos für kommerzielle Zwecke missbraucht. Die Arbeit in den Minen birgt sehr große Risiken für Kinder, berichten die meisten der befragten Kinder mit regelmäßigen Schmerzen im Rücken, Kopf, im Nacken, Armen oder Gelenken.“
Die Aussage des Kindes, dessen Alter auf 6 Jahre geschätzt wird (in Baroya in der Region Kayes) ist interpellateur: „Ich arbeite in der Mine. Ich kümmere mich um andere Kinder und ich trage Mineralien. Es ist schwer…“ Weiter, so der Bericht, dass „Kinder in die Gruben steigen, die instabil sind und jederzeit zusammenbrechen können und Lasten tragen, die mehr wiegen als sie, und sie berühren und inhalieren Quecksilber, eine der giftigsten Substanzen auf der Erde.“
Quecksilber wird häufig in den Gruben verwendet
An allen Abbauorten, „Quecksilber wird allgemein für die Gewinnung von Mineralien verwendet. Doch viele wissen nicht, welches Risiko sie eingehen, indem sie es verwenden“, sagen die Untersucher. Quecksilber ist eine toxische Substanz, die das zentrale Nervensystem angreift, und besonders schädlich für Kinder. Das Schlimmste ist, dass die Kinder die Gefahr in direktem Kontakt mit Quecksilber nicht kennen. „Ich arbeite mit Quecksilber, und ich berühre es. Das Quecksilber hat mir ein Händler gegeben … Er sagte, dass es Gift ist und dass wir es nicht verschlucken sollen, aber er sagte nichts anderes darüber „, sagt Mariam, ein Mädchen, das arbeitet in der Grube von Worognan von schätzungsweise 11 Jahren.
Über die vielen Krankheiten hinaus, die aus der Verwendung von Quecksilber entstehen können, leiden die Kinder an Atemwegserkrankungen von Bronchitis bis Lungenentzündung, über Tuberkulose.
Muskel-und Skeletterkrankungen sind sehr häufig bei Kindern aufgrund des Grabens, Hochhebens und des Tragens schwerer Lasten des Erzes. „Wenn man die Mine verlässt und nach Hause kommt, hat man Schmerzen am ganzen Körper, besonders in Brust und Rücken. Ich habe auch Probleme mit der Atmung, manchmal huste ich „, klagt Oumar K, ein Goldwäscherkind in der Mine Sensenko, geschätzt auf 11 Jahre.
Die Minen sind privilegierte Orte der Prostitution
Die Rate der Prostitution ist sehr hoch in den Anlagen des handwerklichen Goldabbaus. Einige Kinder (die Mädchen) liefern sich dem Sexgewerbe aus wirtschaftlichen Gründen aus. Einige Mädchen identifizieren sich als Sexarbeiterinnen. NGOs arbeiten auf dem Gebiet der Prävention und Behandlung von HIV in den Bergbaugebieten und sind in Kontakt mit erwachsenen Sexarbeiterinnen in den Minen der Regionen Sikasso und Kayes.
Es gibt Fälle von Vergewaltigung. Aber Regierungsbeamte beklagen Vergewaltigung als eine gängige Praxis. Der Bericht gibt an, dass eine 8-jährige in der Mine von M’pekediassa offenbar von einem Erwachsenen (53)vergewaltigt wurde. Dieser Fall ist nur einer unter vielen.
Bergbaubehörden auf der Flucht nach vorn
„Es gibt keine Kinderarbeit in handwerklichen Goldminen … ein Kind kann diese Arbeit nicht machen. Einige mögen so aussehen wie Kinder, aber sie sind Erwachsene“, hat Abdoulaye Poona erklärt, neuer Präsident der Bergbaukammer von Mali. Doch das Gegenteil zeigt der Bericht. Die Arbeit von Kindern in der Goldwäsche leistet einen wichtigen wirtschaftlichen Beitrag. Sie haben sie entweder von den Eltern übernommen oder sind durch andere reingekommen. Viele Kinder klagen auch über die kargen Tageslöhne. Sie variieren zwischen 1000 und 3000 CFA-Francs (1,50 bis 4,50 €€) je nach der physischen Kapazität der einzelnen.
Einige internationale Goldhandelsunternehmen haben ihre Beziehungen zu Mali gestoppt, wie „Kaloti jewellery international“ (Dubai), nachdem sie über den Bericht von Human Rights Watch informiert wurden. Für HRW ist Kinderarbeit ein bevorzugtes Thema.
Mali ist im Rückstand bei der Umsetzung der internationalen Vereinbarungen zur Förderung der Rechte der Kinder
Viele Gesetze sind in der Tat über die Förderung der Rechte des Kindes in Kraft. Aber ihre Umsetzung bleibt ein ernsthaftes Problem. Deshalb hat die NGO Human Rights Watch die malischen Behörden aufgefordert zu mehr Wachsamkeit und auch dazu, mit internationalen Organisationen zusammen zu arbeiten, um Kinderarbeit zu beseitigen.

Im Folgenden lesen sie Auszüge aus dem 124-seitigen Bericht von HRW mit dem Titel :„Mali, eine toxische Mischung. Kinderarbeit, Queccksilber und Goldwäsche“ und aus dem obigen Interview mit Juliane Kippenberg, Forscherin in der Abteilung Kinderrechte von Human Rights Watch:
2. Mali : Die Goldminen greifen auf Kinderarbeit zurück
Bamako (maliweb.net) le 6 décembre 2011
….
„Diese Kinder setzen buchstäblich ihr Leben aufs Spiel. Sie tragen Lasten, die mehr als sie wiegen, steigen in die instabilen Gruben, und sie berühren Quecksilber und atmen es ein, eine der giftigsten Substanzen auf der Erde.“
….
Die meisten Kinder arbeiten gemeinsam mit ihren Eltern, um die
Einkommen der erwachsenen Goldwäscher durch den Verkauf von Gold an lokale Händler zu ergänzen. Andere Kinder wandern allein zum Goldwaschen und am Ende werden sie ausgebeutet und missbraucht von Verwandten oder Fremden, die ihnen ihren Lohn abnehmen. Einige Mädchen werden sexuell missbraucht oder bieten Sex an, um zu überleben. Einige Kinder, die hier arbeiten, sind aus anderen Regionen von Mali oder aus Guinea, Burkina Faso und anderen Nachbarländern.

Im Juni 2011 hat die malische Regierung einen Nationalen Aktionsplan für die Beseitigung der Kinderarbeit verabschiedet. Dieser Plan ist ein wichtiger Schritt, doch seine Umsetzung wurde verzögert und die Regierung unternahm wenige Massnahmen vor Ort. Die Arbeit in kleinen Minen unterliegt nicht regelmäßigen Inspektionen, und ein Verbot gefährlicher Arbeit für Kinder, als die schlimmste Form der Kinderarbeit, erfolgt nicht. Nach malischem Recht und Völkerrecht ist gefährliche Arbeit, die Arbeit in Bergwerken und mit Quecksilber einschliessen, für jede Person unter 18 Jahren verboten.
Die Regierung hat auch versäumt, Bildung zugänglich und erschwinglich für Goldwäschekinder zu machen, von denen viele nie zur Schule gehen. Schulen sind oft weit weg, verlangen Schulgebühren ermutigen Migrantenkinder nicht. Wenn arbeitende Kinder in der Schule sind, haben sie es oft schwer, mitzuhalten in der Schule.

„Mali hat strenge Gesetze über Kinderarbeit und die kostenlose Bildung und Schulpflicht verabschiedet, aber leider setzt die Regierung sie nicht voll um“, beklagte sich Juliane Kippenberg. „Die lokalen Behörden profitieren häufig vom Goldwaschen und scheren sich wenig um den Kampf gegen Kinderarbeit.“
Die Regierung hat nichts unternommen, um die Verwendung von Quecksilber bei Kindern zu beenden … Die toxische Wirkungen von Quecksilber sind nicht sofort sichtbar, sondern entwickeln sich im Laufe der Zeit. Die meisten Goldwäscher sind sich nicht bewusst, dass die Verwendung von Quecksilber Auswirkungen auf die Gesundheit hat.
Der Großteil des im handwerklichen Bergbau in Mali produzierten Goldes wird durch kleine Händler gekauft, die Zwischenhändler und Handelshäuser in Bamako beliefern. Die meisten der 12 malischen von Human Rights Watch interviewten Händler haben sich wenig besorgt über Kinderarbeit und die Gesundheitsrisiken der Verwendung von Quecksilber gezeigt. Ein Händler sagte: „Unsere Idee ist nur, Geld zu verdienen.“ …
Nach den Zahlen, die Human Rights Watch vom malischen Ministerium für Bergbau erhalten hat, werden an handwerklichem Gold jährlich etwa vier Tonnen im Wert von rund $ 218 Millionen $ exportiert (Preise vom November 2011). Die Mehrheit dieses Goldes wird in die Schweiz und die Vereinigten Arabischen Emirate, insbesondere Dubai, exportiert.
….
„Wenn sie nicht bereits getan haben, sollten Unternehmen Verfahren festzulegen, um sicherzustellen, dass ihr Gold nicht von Kindern gewonnen wird“, sagte Juliane Kippenberg. „Sie sollten auch mit der Regierung und internationalen Organisationen arbeiten, um Kinderarbeit in den Minen zu beseitigen. Ein Boykott ist nicht die Antwort auf dieses Problem. “
Kinderarbeit in Goldminen ist in vielen Ländern auf der ganzen Welt verbreitet, besonders im Gold-Gürtel von Westafrika, in Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinea, Niger, Nigeria und Senegal. Mali ist der drittgrößte Goldproduzent in Afrika.

Derzeit gibt es keine einfache Alternative zu der Verwendung von Quecksilber im Goldbergbau, aber nach dem United Nations Umweltprogramm der UN (UNEP) können die eingesetzten Mengen stark reduziert werden, und deren Auswirkungen viel besser kontrolliert werden. Dies könnte mit Hilfe von Behältern geschehengenannt Retorten die den Quecksilberdampf zurückhalten, und dem Stopp der in Wohngebieten. Der industrielle Gold-Bergbau hat komplexere und teurere quecksilberfreie Technologien, aber sie verwenden Cyanid.

HRW hat internationale Geber und Regierungen aufgefordert zur Durchsetzung bestehender Gesetze, so dass alle Formen der Kinderarbeit in Goldminen beendet würden;
– Ausführung des Aktionsplan der Regierung vom Juni 2011 über die Beseitigung der Kinderarbeit;
– Verbesserung des Zugangs zu Bildung, insbesondere durch die Abschaffung aller Schulgebühren, durch staatliche Unterstützung der Gemeindeschulen und Einführung eines Cash-Transfer, um die Ausbildung benachteiligter Kinder zu finanzieren;
– Entwicklung einer umfassenden Strategie zur Bekämpfung der gesundheitlichen Auswirkungen von Quecksilber;
– Bereitstellung von mehrwirtschaftlicher Unterstützung der Goldwäscher, zum Beispiel durch die Gründung von Genossenschaften.
Human Rights Watch äußerte sich besorgt über die Entscheidung der USA, die Finanzierung von Projekten zur Beendigung der Kinderarbeit in Mali auszusetzen. Die internationalen Geber sollten finanziell und politisch und in Bezug auf die technische Kompetenz, Initiativen unterstützen, die sich zum Ziel gesetzt haben, gefährliche Kinderarbeit zu beseitigen, sagte Human Rights Watch. Die Internationale Arbeitsorganisation sollte ihre globale Initiative „Minderjährige raus aus den Minen“ reaktivieren, die sie im Jahr 2005 ins Leben gerufen hatte, um Kinderarbeit im Bergbau zu beseitigen.
„Gold ist glamourös“, sagte Juliane Kippenberg. „Kinderarbeit und Quecksilbervergiftung sind es nicht und sie sollten nicht Teil des Goldwaschprozesses werden.»
Quelle: Human Rights Watch – 6. Dezember 2011

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5 Gedanken zu “Le Mali épinglé par Human Rights Watch – MALI VON HUMAN RIGHTS WATCH ERTAPPT

  1. C’est regrettable ces pratiques, mais ya pas que les mines d’or, d’autres secteurs profitent du travail des enfants (domestiques etc) pratiqué par les ministres, les directeurs nationaux, régionaux et nous tous !

    Donc, ce rapport passe inaperçu car le travail des enfants est une pratique globalle dans nos foyers, dans notre pays .

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  2. Traité d’interdiction du mercure : Il faut interdire l’utilisation du mercure par les enfants mineurs d’or
    hrw.org/maliweb – 25 juin 2012
    Des stratégies de santé publique doivent être intégrées dans le traité pour lutter contre le danger toxique.
    (Punta del Este, le 25 juin 2012) – Les négociations concernant un traité international visant à limiter l’utilisation du mercure devraient chercher à protéger les droits à la santé des communautés minières artisanales aurifères, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui, à l’approche d’un nouveau cycle de réunions sur le traité en Uruguay. Les réunions sont prévues du 27 juin au 2 juillet 2012, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Les gouvernements envisagent d’adopter le traité fin 2013.

    LIRE LA SUITE => « Le mercure est hautement toxique…

    Les délégués aux négociations d’Uruguay devraient faire pression pour inclure les éléments suivants dans le traité, selon Human Rights Watch :

    – Des plans d’action nationaux obligatoires sur l’exploitation minière artisanale de l’or, notamment :
    Une interdiction de l’utilisation du mercure par les enfants et des stratégies visant à mettre en pratique cette interdiction ;
    Des stratégies visant à limiter l’utilisation du mercure par les femmes en âge de procréer, en particulier les femmes enceintes ou qui allaitent ;
    Des mesures de santé publiques visant à prévenir l’exposition au mercure et à remédier aux effets du mercure sur la santé des communautés minières artisanales d’or ; et
    Des mesures visant à réduire l’utilisation et les émissions du mercure dans l’orpaillage, notamment l’introduction de cornues et de technologies sans mercure.
    – Des stratégies de santé publique obligatoires pour les populations touchées par toutes les formes de l’utilisation du mercure, notamment la formation des travailleurs de la santé, la collecte de données et la surveillance, la mise en place de protocoles médicaux, le dépistage dans des laboratoires bien équipés et le traitement.
    – Un engagement en faveur des traités internationaux pertinents relatifs aux droits humains et une référence claire dans le préambule à ces traités, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention 182 sur les pires formes de travail des enfants.
    _————————————–
    Récits émanant de communautés minières artisanales
    « Nous avons des dizaines de cas d’empoisonnement au mercure. Ils [les patients] deviennent somnolents. Ils sont absents. Ils regardent fixement le mur. Vous ne pouvez pas leur parler ; ils ne comprennent pas, ils sont absents. Ils sont comme des zombies. Et nous avons plusieurs cas qui n’ont pas guéri. »
    -Dr. Moises Grenade, médecin-chef à l’Hôpital de Paiam qui traite régulièrement des mineurs d’or artisanaux, Paiam, Papouasie-Nouvelle-Guinée, novembre 2010

    « Une fois que le minerai est étalé, vous y mettez un peu de mercure. Vous frottez le minerai et le mercure ensemble avec vos deux mains. Puis, lorsque le mercure a attiré l’or, vous le mettez sur une boîte en métal et vous le brûlez. Quand j’ai fini, je vends l’or à un négociant. Je le fais tous les jours …. Je sais que le mercure est dangereux, mais je ne sais pas de quelle manière. Je ne me protège pas. »
    -Fillette âgée de 11ans, Worognan, Kolondiéba cercle, Mali, avril 2011

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