NICHT NUR AIR FRANCE, AUCH AIGLE AZUR UNTERSTÜTZT BRUTALE AUSWEISUNGEN – Comme AIR FRANCE, AIGLE AZUR favorise les expulsions

Dies ist ein Bericht in einer malischen Tageszeitung über die Praktiken bestimmter Fluggesellschaften, den französischen Behörden bei der Ausweisung von „illegalen“ Migranten aus Frankreich zu sekundieren.
Im Januar 2011 wurde bereits eine Abschiebung in einem AIR FRANCE Flug von Passagieren verhindert, hier durch ein Video dokumentiert.
Wie viele unverhinderte Abschiebungen finden in Linienflügen statt?

Die Blogautorin bringt hiermit ihre Hochachtung gegenüber der mutigen Französin zum Ausdruck und hofft, dass ihr Beispiel trotz des bedauerlichen Ausgangs andere Fluggäste ermutigt.

– Deutsche (von mir verbesserte google-)Übersetzung unter dem Original

Voici un rapport dans un journal malien comment certaines compagnies aériennes favorisent les expulsions de force de sans-papiers par les autorités françaises.
En janvier 2011, il y avait une protestation spontanée dans un avion AIR FRANCE en destination de Bamako par des participants de la caravane Bamako-Dakar, documentée ici par une vidéo.
Combien d’expulsions de force par un vol de ligne sont effectuées sans qu’on les empêche?

L’auteure de ce blog exprime sa considération envers cette Française courageuse. Espérons que son modèle encouragera d’autres passagers malgré son issue déplorable.

Pour avoir protesté contre une expulsion «musclée»: Une Française débarquée d’un vol Aigle Azur

BAMAKO (22 Septembre) – 03/11/2011

Le 28 octobre dernier, une passagère française a été débarquée, ainsi que d’autres témoins, d’un vol Aigle Azur à destination de Bamako, pour avoir protesté contre le traitement dégradant infligé à un homme manifestement en train d’être expulsé violemment contre son gré. Elle croyait à tort qu’au pays des droits de l’homme la liberté d’expression (et celle d’indignation) était un acquis. En conséquence, c’est au porte-monnaie qu’on la frappera ensuite, la forçant à acheter un nouveau billet auprès d’une autre compagnie pour pouvoir prendre part aux Rencontres photographiques qui se tiennent actuellement à Bamako. Lisez plutôt son récit hallucinant.

Vendredi 28 octobre 2011. Vol Aigle Azur ZI 0521. 15h20: le Commandant de bord nous souhaite la bienvenue. Les ceintures s’attachent, le moteur tourne et l’avion commence à rouler tranquillement. Sur cent vingt passagers, trois ou quatre Blancs seulement, dont moi. Soudain, un remous à l’arrière, au dernier rang. Des cris et, surtout, des gestes violents.

Les gens se retournent. Deux rangs derrière moi, une passagère s’écrie: «Il est attaché! Non, pas de ça! Ce n’est pas un chien! C’est scandaleux!»

Très vite, plusieurs personnes se mettent à crier. Je distingue alors mieux la présence au dernier rang d’un homme aux mains effectivement attachées, qui gesticule dans tous les sens et se fait violemment maîtriser par deux hommes portant un brassard où est inscrit «Police». La scène est cruelle et intolérable. Très vite, la tension monte. Les ¾ des passagers sont debout. Des cris surgissent de toutes parts. Cinq ou six passagers commencent à frapper sur les coffres à bagages, certains avec leurs chaussures. Le couloir central est encombré. Les hôtesses tentent de se frayer un chemin et hurlent aux passagers de s’asseoir. J’en interpelle une: «on peut avoir des explications?». Elle me dit de garder mon calme et nous explique, montrant le sans-papiers reconduit, que «c’est une personne malade, qui fait des crises. On n’a pas d’autre solution que de l’attacher». Je redouble de colère, comme l’ensemble de mes voisins, aussi stupéfaits que moi de cette réponse.

De toute évidence, on court vers l’émeute si l’avion ne fait pas demi-tour. Le Commandant de bord fait irruption et nous hurle l’ordre de nous rasseoir. Face au refus général, il repart. Les hôtesses nous disent de nous calmer: «l’avion va revenir à la case départ et le passager va être débarqué». La tension ne baisse que légèrement et, alors que l’avion roule à nouveau, la moitié des passagers au moins restent debout. Le mot scandale fuse.

L’avion s’arrête finalement et les policiers en descendent, encadrant la personne expulsée. Des conversations plus apaisées s’engagent.

Les passagers assis côtés hublots racontent ce qui se passe en bas. L’homme a bien débarqué et est monté dans un fourgon. Puis plus rien. Aucune explication. Une hôtesse s’avance enfin et nous explique que ce qui s’est passé est grave: «On s’est fait frapper.

Des portes de rangements de bagages sont abimées. On ne sait pas si l’avion repartira». Au bout d’une demi-heure, peut-être, trois policiers remontent et interpellent les passagers qui ont assisté au plus près à la scène. De ma position, je ne vois pas grand-chose. Je ne m’aperçois donc pas qu’ils font descendre deux passagers, avec leurs bagages à main. Puis les mêmes policiers s’avancent vers nous et demandent son passeport à la femme qui, la première, s’est aperçue que l’homme avait les mains ligotées et a crié. Elle le leur donne, en demandant ce qu’elle a fait. Le policier près d’elle ne répond pas et lui dit de prendre son bagage à main.

Je l’interpelle et lui demande ce que cette personne a fait. Il m’intime l’ordre de me taire et de ne pas poser de questions. Je lui réponds que la femme n’a fait qu’exprimer son désaccord face à un acte illégal et qu’à ma connaissance la liberté d’expression existe encore dans notre pays. J’ajoute que, quelques secondes après qu’elle ait dénoncé la violence de la scène, 50 personnes tenaient les mêmes propos qu’elle, restaient debout et refusaient de s’asseoir, comme elle. Le policier me fustige du regard et me conseille une nouvelle fois de me taire. Je lui dis que nous avons le droit de savoir pourquoi ils débarquent cette personne, qui n’a rien fait de plus que les autres et que, si elle descend de l’avion, ce sont 50 personnes, dont moi-même, qui doivent descendre. Les policiers m’ignorent, encadrent la femme et descendent avec elle.

Il est alors annoncé au micro qu’«il semblerait que des personnes souhaitent débarquer de leur plein gré» et celles-ci sont sommées de faire vite. Après quelques secondes, je me lève, espérant que mon geste en encouragera d’autres et que les personnes injustement débarquées seront ramenées dans l’avion. J’explique à mes voisins que tout le monde devrait se lever. Voyant que je reste seule debout et que les autres passagers m’incitent à me rassoir, je me dis qu’en descendant de mon plein gré, je serais immédiatement séparée des personnes débarquées sans raison, dont le sort m’inquiète. Je me rassois. L’avion ne redémarre pas.

Quelques minutes plus tard, les trois policiers remontent dans l’avion et se dirigent vers moi.

Le scénario se reproduit. Je leur montre mon passeport et ils me disent de récupérer mon bagage à main. Je tiens les mêmes propos que quelques minutes auparavant. Un policier m’explique alors que c’est le personnel de bord qui ne désire pas que je reste dans l’avion et demande à ce que je sois débarquée. Lui ne fait qu’accomplir sa mission. Je me plie à ses ordres. Les voitures de police nous conduisent au commissariat de l’aéroport, selon un découpage racial. Dans la première, plusieurs policiers et les trois passagers noirs débarqués. Dans la seconde, une hôtesse de l’air qui veut déposer plainte pour coups et moi. Elle blague avec les policiers, expliquant que c’est bientôt la pleine lune. Je me tais.
Arrivée au commissariat, je suis assise dans le couloir à côté des trois autres personnes débarquées. Des policiers nous entourent. Je demande à téléphoner, ce qui m’est refusé. Nous sommes tous appelés dans des bureaux différents. Je m’assois et un policier, relativement jeune, m’explique les accusations portées à mon encontre. La première, je crois, est d’avoir troublé l’ordre public. La deuxième, d’avoir entravé le bon déroulement du vol. La troisième, enfin, d’avoir incité les autres passagers à la rébellion. Je fais un long récit des scènes hallucinantes auxquelles j’ai assisté, relis ma déposition bourrée de fautes et la signe. Un second policier arrive. J’ai alors droit au quart d’heure moralisateur et à un discours visant à me prouver l’inutilité de mon acte. «Ce que vous ne savez pas, Madame, c’est que les sans-papiers qu’on reconduit chez eux sont des délinquants». Ou encore «Vous avez une solution pour accueillir tous les sans-papiers, vous? Si vous avez un grand jardin, alors parquez-les dedans». Je décide de ne pas répondre à la provocation et tente de garder mon calme. Les policiers finissent par me dire que c’est terminé et me demandent de quitter les lieux. Je sors, me disant que j’aurai plus tard des nouvelles du sort des autres car j’ai récupéré le n° de téléphone de la femme débarquée juste avant moi. Je suis exaspérée et pense avec horreur au sort que pourraient nous réserver les futures élections…

Ramata DIAOURE
© 2011 22 Septembre

Wegen Protests gegen „muskulöse “ Ausweisung : Eine Französin wird von Bord eines Flugs von Aigle Azur gewiesen
Bamako (22 Septembre) – 03.11.2011
Von Ramata DIAOURE

Am 28. Oktober wurden eine französische Passagierin sowie andere Reisende von Bord eines Flugs von Aigle Azur mit dem Ziel Bamako gewiesen, weil sie gegen die entwürdigende Behandlung eines Mannes protestierten. Dieser, so war deutlich zu sehen, wurde gewaltsam gegen seinen Willen ausgewiesen. Die Französin glaubte zu Unrecht, dass im Land der Menschenrechte die Freiheit der Meinungsäußerung (und die der Empörung) eine Errungenschaft sei. Danach war sie gezwungen, ein neues Ticket einer anderen Airline zu kaufen, um an den Rencontres africaines photographiques teilnehmen zu können, die derzeit in Bamako stattfinden. Lesen Sie ihre erstaunliche Geschichte lieber selbst.

Freitag 28. Oktober 2011. Flug Aigle Azur ZI 0521. 15.20 Uhr: Der Kapitän heißt uns willkommen. Sicherheitsgurte befestigt, der Motor läuft und das Flugzeug beginnt zu rollen. Von 120 Passagieren, nur drei oder vier Weiße, darunter auch ich. Plötzlich, einen Wirbel hinten, in der letzten Reihe. Schreie und vor allem gewalttätige Gesten.

Die Leute wenden sich um. Zwei Reihen hinter mir ruft ein Passagier: „Er ist angebunden! Nein, nicht! Er ist kein Hund! Das ist skandalös! “

Bald beginnen viele Passagiere zu schreien. Ich kann den Mann jetzt besser sehen, der in der letzten Reihe sitzt und dem effektiv die Hände gefesselt sind. Er gestikuliert in alle Richtungen und wird von zwei Männern mit Armbinde, worauf „Polizei“ steht, gewaltsam unter Kontrolle gehalten. Die Szene ist grausam und unerträglich. Schnell steigt die Spannung. Drei Viertel der Fahrgäste stehen. Schreie hört man von allen Seiten. Fünf oder sechs Passagiere beginnen auf die Gepäckkästen zu klopfen, einige mit ihren Schuhen. Der Mittelgang ist voll mit Leuten. Die Stewardessen versuchen, sich einen Weg zu bahnen und schreien, dass die Passagiere sich setzen sollen. Ich rufe einer zu: „Kann man eine Erklärung dafür haben?“. Sie sagt mir, meine Ruhe zu bewahren und erklärt uns, dass dieser sans-papiers (Migrant ohne Papiere) „eine kranke Person ist, die eine Krise durchmacht. Wir haben keine andere Wahl, als ihn anzubinden. “ Meine Wut verdoppelt sich, wie die aller meiner Nachbarn, genau so betäubt wie ich über diese Antwort.

Offensichtlich kommt es zum Aufruhr, wenn das Flugzeug nicht umkehrt. Der Kapitän erscheint und befiehlt uns schreiend uns hinzusetzen. Angesichts der allgemeinen Weigerung geht er zurück ins Cockpit. Die Stewardessen sagen, wir sollen uns beruhigen: „das Flugzeug wird zum Ausgangspunkt zurückkehren und der Passagier wird von Bord gehen.“ Die Spannung vermindert sich nur geringfügig, während das Flugzeug wieder rollt, bleibt zumindest die Hälfte der Passagiere stehen. Das Wort Skandal ertönt.

Das Flugzeug steht endlich und die Polizisten steigen aus, den Ausgewiesenen zwischen sich. Friedlichere Gespräche kommen in Gang.
Die Passagiere an den Fenstern berichten, was unten läuft. Der Mann wird in einen Transporter gesetzt. Dann nichts. Keine Erklärung. Eine Stewardess sagt uns schließlich, dass etwas Ernstes passiert ist, dass Türen der Gepäckfächer beschädigt sind. „Es ist nicht bekannt, ob das Flugzeug starten wird. “
Nach einer halben Stunde, vielleicht, kommen drei Polizisten an Bord und fordern die Passagiere auf, die die Szene aus nächster Nähe beobachtet hatten. Von meiner Position kann ich nicht viel sehen. Ich sehe jedoch, dass sie zwei Passagiere mit ihrem Handgepäck aussteigen lassen. Dann kommen die Polizisten auf uns zu und fragen nach dem Pass der Frau, die als Erste entdeckt hatte, dass der Mann an den Händen gefesselt war, und geschrien hatte. Sie gibt ihnen den Pass und fragt, was sie gemacht hat. Der Polizist reagiert nicht und fordert sie auf, ihr Handgepäck zu nehmen.

Ich spreche ihn an und frage, was diese Person getan hat. Er erteilt mir den Befehl zu schweigen und keine Fragen zu stellen. Ich sage ihm, dass die Frau nur ihren Dissens gegenüber einer rechtswidrigen Tätigkeit zum Ausdruck gebracht hat und dass meines Wissens die Meinungsfreiheit in unserem Land noch existiert. Ich füge hinzu, dass ein paar Sekunden, nachdem sie die Gewalt der Szene verurteilt hatte, 50 Personen das gleiche darüber sagten, stehen blieben und sich weigerten sich hinzusetzen, wie sie. Der Polizist verurteilt mich mit seinen Blicken und rät mir wieder, den Mund zu halten. Ich sage ihm, dass wir das Recht haben zu wissen, warum sie die Person, die nichts weiter getan hat als die anderen, von Bord holen, und wenn sie aussteigt, dann gibt es 50 Personen, darunter auch ich, die ebenfalls aussteigen müssen. Die Polizisten ignorieren mich, nehmen die Frau zwischen sich und steigen mit ihr aus.

Es wird dann am Mikrofon bekannt gegeben, dass „es scheint, dass Personen freiwillig aussteigen wollen“ und dass diese es schnell tun sollen. Nach ein paar Sekunden stehe ich in der Hoffnung auf, dass meine Geste andere ermutigt und dass die zu Unrecht herausgeholten Passagiere wieder einsteigen können. Ich sage meinen Nachbarn, dass jeder aufstehen soll. Ich sehe, dass ich allein stehe und dass die anderen Passagiere mich zum Hinsetzen bewegen wollen, und ich denke, dass wenn ich freiwillig aussteige, würde ich sofort von den Personen getrennt, die ohne Grund herausgeholt wurden, deren Schicksal mir Sorgen macht. Ich setze mich. Das Flugzeug startet nicht.

Ein paar Minuten später steigen die drei Polizisten wieder ein und kommen zu mir.

Das Szenario wiederholt sich. Ich zeige ihnen meinen Pass und sie sagen mir, mein Handgepäck zu nehmen. Ich sage das gleiche wie vor ein paar Minuten. Ein Polizist erklärt mir, dass das Bordpersonal nicht will, dass ich im Flugzeug bleibe. Er erfüllt nur seinen Auftrag. Ich füge mich seinen Befehlen. In Polizeifahrzeugen fahren wir zur Polizeiwache des Flughafens, nach Rassen getrennt. Im ersten, mehrere Polizisten und die drei von Bord geholten schwarzen Passagiere. Im zweiten eine Stewardess, die eine Beschwerde wegen Körperverletzung aufgeben will, und ich. Sie scherzt sie mit den Polizisten und erklärt, dass es fast Vollmond ist. Ich bin still.
Nach der Ankunft auf der Wache sitze ich im Flur neben den drei anderen, die aus dem Flugzeug kommen. Polizisten umgeben uns. Ich will telefonieren, das wird abgelehnt. Wir werden alle in verschiedene Büros gerufen. Ich setze mich und ein Polizist, relativ jung, erklärt mir die gegen mich erhobenen Vorwürfe. Der erste, glaube ich, ist es, die öffentliche Ordnung gestört zu haben. Der zweite, einen reibungslosen Flug behindert zu haben. Der dritte, die anderen Passagiere zur Rebellion angestiftet zu haben. Ich erzähle eine lange Geschichte von den unglaublichen Szenen, die ich erlebte, lese meine Aussage, die voll von Fehlern ist, noch einmal durch und unterzeichne. Ein zweiter Polizist kommt. Ich habe dann ein Anrecht auf eine Viertelstunde moralisierenden Diskurses, der mir die Sinnlosigkeit meines Tuns beweisen soll. „Was Sie nicht wissen, Madame, ist, dass illegale Einwanderer, die ausgewiesen werden, Straftäter sind.“ Oder: „Sie haben eine Lösung dafür, alle Illegalen unterzubringen? Wenn Sie einen großen Garten haben, dann können sie ja dort übernachten. “ Ich entscheide mich, nicht auf Provokationen zu reagieren und versuche, ruhig zu bleiben. Die Polizisten schließlich sagen mir, dass es vorbei ist und dass ich jetzt gehen soll. Ich gehe raus und sage mir, dass ich später etwas über das Schicksal der anderen erfahren werde, weil ich die Telefonnummer der Frau habe, die kurz vor mir von Bord geholt wurde. Ich bin verzweifelt und denke mit Schrecken, welches Schicksal die künftigen Wahlen für uns bereithalten könnten…

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Ein Gedanke zu “NICHT NUR AIR FRANCE, AUCH AIGLE AZUR UNTERSTÜTZT BRUTALE AUSWEISUNGEN – Comme AIR FRANCE, AIGLE AZUR favorise les expulsions

  1. …Que dire ?

    J’écris tous les jours contre le mauvais sort des femmes dans le monde,

    Mais je suis toujours aussi…VIOLEMMENT choquée, quans je lis toute la violence de traitement humain contenue dans ton post

    Rocard a dit que “ La France ne peut accueillir toute la misère du monde“, et…C’est vrai

    Mais tout l’inacceptable est dans la…Manière de faire exécuter la loi

    Je t’embrasse petite soeur

    Gefällt mir

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