TABASKI (IV) récit de Kati et Bamako – BERICHT AUS KATI UND BAMAKO

– Version française en bas sous les moutons-

Tene und Enkel Babanin, Tabaski 2011Fadih am Tag nach TabaskiMah  am Tag nach Tabaski

Habit de fête x 3,5
(KLICK aufs Bild zum Vergrößern – CLIQUEZ pour agrandir)

Fotos (c) aramata

Tabaski, das große Fest, seliba im Unterschied zum selideni, kleinen Fest, am Ende des Ramadan. Hier, wo etwa 90 % der Bevölkerung islamischen Glaubens sind, feiert also fast jeder mit großer Begeisterung – egal wo man sich gerade befindet – die Erinnerung an die Bereitschaft Abrahams, seinen Sohn zu opfern, aber Gott gab ihm ein Schaf. Wenn man die Mittel hat, versucht man auch bei seiner Familie zu sein – ob man dafür 1200 km mit dem Bus nach Gao fährt oder eben mal einen Flug übers Wochenende von Paris nach Bamako unternimmt.

WANN feiert man eigentlich: am 10. Tag des letzten islamischen Monats. 2 Monate und 10 Tage nach dem Ramadanfest. Wann der Monat beginnt, ist die Frage. Generell an dem Tag, wenn die Mondsichel nach dem Neumond mit bloßem Auge zu sehen ist. Und das kann variieren: Wetterbedingungen, Entfernung von Mond und Sonne bei Sonnenuntergang, Luftverschmutzung, selbst das Auge des Beobachters spielt eine Rolle. Somit wäre geklärt, warum der Feiertag in verschiedenen Gegenden auf verschiedene Tage fallen kann, und warum es auch jedes Jahr wieder spannend ist, wann denn nun der Ramadan beginnt. Auch das ist vom Auftauchen der Mondsichel irgendwo in diesem großen Land abhängig, und ein Imam gibt dann das Kommando, das überall über die Radiosender verkündet wird. In diesem Jahr verkündeten Radio und TV einige Tage vorher, dass es nun der 6. November war und nicht der 7.

Heiße Zeiten für die Schneider, die hier an allen Ecken und auf den Märkten sitzen, zum Teil noch mit fußbetriebenen Nähmaschinen, und die das zweitwichtigste Accessoire dieser Tage, das Festgewand, nähen. Jetzt musste alles noch einen Tag eher fertig sein, und bei manchem hat es nicht gereicht.
Das „habit de fête“ sieht nicht aus wie ein normales Kleidungsstück, das auch schon sehr elegant ist, immer wenn Malierinnen sich aus dem Haus begeben. Es muss aus einem besonderen Stoff (bazin, eine Art Damast) und mit mehr oder weniger aufwendigen Stickereien verziert sein. Der Stoff kann schon mal bis zu 100 € kosten, das Schneidern mit den Verzierungen vielleicht bis 200 €. Allerdings kann man auch ein weniger aufwendiges habit für 10 000 FCFA (ca. 15 €) erstehen.

Wie wichtig das ist, zeigt eine dramatische Geschichte aus Kati: Ein Familienvater war glücklich, mit seinen beschränkten Mitteln mindestens einen annehmbaren Hammel für seine Familie gefunden zu haben. Das sagte er seiner Frau und meinte, sie müsse diesmal auf das habit de fête verzichten. Sie hat sich völlig unüberlegt verzweifelt in einen Brunnen gestürzt.Als sein Sohn ihm deswegen Vorhaltungen machte, kam es zu einem Handgemenge, bei dem der Vater den Sohn mit einem Messer erstach.
So sollte man es auch einem Bittsteller nicht abschlagen, ein bisschen Geld für das habit de fête beizusteuern.

Eine andere Form der Hilfe wird durch eine Stiftung präsentiert, die Schafe oder Teile von Rindern an hilfsbedürftige Familien verteilt: FONDATION PARTAGE, bitte klicken!, eine ONG der alten First Lady Mme Ba Konaré. In diesem Jahr sind dadurch 1500 Familien versorgt worden.

Ansonsten verlief es eher beschaulich, wenn man mal vom Schlachten der Hammel absieht. Vorher wurde das Tier gründlich gewaschen und gebürstet („Gott mag keine schmutzigen Sachen“ war die Erklärung). Jede Familie muss mindestens einem Tier die Kehle durchschneiden, auch junge Familien, und die Teile verteilen. In größeren Familien sind es auch mehrere. Ein Drittel wird den Nachbarn abgegeben und den Verwandten, ein Drittel bedürftigen Leuten. Morgens geht man zur Moschee (allerdings die Männer mit bis zu den kleinsten Söhnen, und die Frauen ab verheiratet) um dort gemeinsam zu beten und die Predigt des Imam zu hören. Und nachmittags besucht man sich – wie bei uns an hohen Feiertagen auch. Das ist schon ein bisschen anstrengend – außer man bleibt zu Hause, wie die Älteren unter uns, und dauernd kommt jemand vorbei.

Ein Hammel, der erst am zweiten Tag geschlachtet wurde, hat tatsächlich
in der Schlafkammer eines Sohnes übernachtet.

Tabaski, zweiter Feiertag – das heißt einfach, dass man sich am Tag danach von den Strapazen erholen muss, also ist es traditionell ein arbeitsfreier Tag. Die Straßen in Bamako sind menschen- und fahrzeugleer, na ja, nicht ganz, aber eine ungewohnte Erfahrung. Auch die sonst Tag und Nacht geöffneten Boutiquen (man würde eher Kioske sagen) sind verrammelt.


Foto (c) maliweb.net: Das Schlachten der Schafe für die Fondation Partage in Bamako am Morgen des 6.November

Tabaski, la Grande fête, seliba contrairement à selideni, la fête à la fin du ramadan. Ici, où environ 90% de la population sont musulmans, chacun – ou presque – s’y livre avec beaucoup d’excitation – peu importe où il se trouve actuellement – pour fêter la mémoire de la disposition d’Abraham de sacrifier son fils, mais Dieu lui a donné un mouton. Si on a les moyens, on fait des efforts pour fêter au sein de sa famille – qu’il s’agisse de faire 1200 km en car pour aller à Gao ou de prendre un vol de Paris à Bamako juste pour le week-end.

Quelle est enfin la date de la fête? Le 10e jour du dernier mois musulman. 2 mois et 10 jours après la fête du Ramadan. Et le mois commence quand? Généralement, c’est le jour après la nouvelle lune où la lune est visible à l’œil nu. Et cela peut varier: d’après les conditions météorologiques, la distance entre le soleil et la lune au coucher du soleil, la pollution de l’air, même l’œil de l’observateur joue un rôle. Ainsi ça s’explique pourquoi les fêtes peuvent être fixées à des dates différentes dans différentes régions, et c’est pourquoi tout le monde attend avec impatience, chaque année, le début du ramadan. Qui a vu le croissant de lune quelque part dans ce grand pays? Un imam donne ensuite la commande, ce qui est proclamé sur toutes les stations de radio. Cette année, quelques jours avant la fete, on a annoncé à la radio et à la télévision que c’était le 6 Novembre est pas le 7.

Des jours chauds pour les tailleurs qui se trouvent partout dans de petits boutiques et aux marchés, dont certains ont encore des machines à coudre mécaniques, et travaillent à la fabrication du second accessoire le plus important de ces jours, l’habit de fête. Comme ils avaient une journée de moins cette fois-ci, ils ont dû travailler toute la nuit.
Ce n’est pas comme les vêtements de tous les jours. Ceux-ci sont aussi très élégants, et les Maliennes aiment beaucoup se faire belles chaque fois qu’elles sortent. „L’habit de fête“ doit être d’un tissu spécial (bazin, une sorte de damas) et orné de broderies plus ou moins élaborées. Le tissu peut parfois coûter jusqu’à 100 €, la couture avec la broderie peut-être jusqu’à 200 €, ça dépend. Mais vous pouvez aussi trouver un habit moins coûteux pour 10 000 FCFA (15 €).
Quelle en est l’importance, montre une histoire dramatique survenue à Kati: Un père de famille était heureux d’avoir trouvé avec ses moyens limités au moins un mouton convenable pour sa famille. Il a dit à sa femme qu’elle devrait donc renoncer à l’habit de fête cette fois-ci. Elle, désespérée, s’est jetée dans un puits. Quand son fils lui a fait des reproches, il y avait une bagarre qui se terminait par la mort du fils poignardé avec un couteau.
Alors, on ne doit pas refuser à un prétendant à lui passer un peu d’argent pour les habits de fête.
On trouve une autre forme d’aide dans la distribution de moutons ou de morceaux de bœufs à des familles démunies par une fondation: FONDATION PARTAGE, s’il vous plaît cliquez!, une ONG de l’ancienne Première Dame Mme Ba Konaré. Cette année l’opération a permis d’offrir de la viande à 1500 familles.

Sinon, la fête se passait plutôt calme, si vous laissez de côté l’abattage des moutons. Avant ça, l’animal a été soigneusement lavé et brossé („Dieu n’aime pas les choses sales“, c’était l’explication). Chaque famille abat au moins un animal, y compris les jeunes familles, et distribue les morceaux. Dans les grandes familles, il y en a plusieurs. Un tiers est donné à des voisins et des proches, un tiers à des personnes démunies.
Dans la matinée, les hommes jusqu’au fils cadet vont à la mosquée ainsi que les femmes mariées pour prier ensemble et d’écouter la prêche de l’Imam. Et dans l’après-midi on rend visite aux parents – comme chez nous aussi aux plus importants jours fériés. Pour ne pas trop se fatiguer, les vieux comme nous restent à la maison, et tout le temps des gens arrivent pour saluer.

Un mouton qui n’a été abattu qu’au deuxième jour avait effectivement passé la nuit dans la chambre d’un fils.

Tabaski, deuxième jour férié. Tout le monde doit se reposer de ces fatigues de la fête. Donc c’est traditionnellement un jour de congé. Les rues de Bamako sont vidées de gens et de véhicules – pas tout à fait, mais c’est quand même une expérience inhabituelle. Même les boutiques normalement ouvertes jour et nuit sont barricadées.

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