L’’Aïd el Kébir « la Grande fête » et les moutons -Tabaski (III)

Voilà la 3e part de notre rapport sur Tabaski, un article du journal L’Essor sur le marché des moutons. Un récit personnel qui va bien éclairer les autres volets de la fête suivra sous peu.

Hier ist der dritte Teil unseres Berichts über Tabaski, das muslimische Fest Aïd el Kébir (Opferfest), ein Artikel der landesweiten Tageszeitung L’Essor (in von mir verbesserter google-Übersetzung unter dem zweiten Foto) über die Marktsituation für Schafe zwei Tage vor dem Fest. Ein weiterer persönlicher Bericht, der die anderen Facetten der Feierei ausleuchtet, folgt in Kürze.

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Foto (c) aramata: Les moutons sont arrivés en voiture – Die Schafe sind da: im Kofferraum vom Markt im nächsten Dorf hertransportiert

Mouton de la Tabaski : PLUS CHER OU NON QUE L’’ANNEE DERNIERE ?

Bamako (L’ESSOR) – vendredi 4 novembre 2011
La capitale est bien approvisionnée. Mais l’’effet de cette abondance sur le niveau des prix est diversement apprécié.
Par Doussou Djiré
La date de la fête de Tabaski est fixée à ce dimanche dans notre pays. Comme nous le disions dans notre livraison du 28 octobre dans un article consacré au marché du mouton à Bamako, la guerre d’’usure entre vendeurs et acheteurs de mouton est lancée depuis des semaines. Un peu comme les autres années, du reste. Aujourd’’hui, l’’on n’’a pas forcément besoin de statistiques pour constater que la capitale est inondée de moutons. Les bêtes tant sollicitées pour la fête de Tabaski sont visibles partout : dans les marchés à bétail évidemment, dans les rues, sur les places publiques et autres points de ventes occasionnels et spontanés. Les petits troupeaux de bêtes accompagnés de leurs propriétaires ou d’’intermédiaires arpentent les rues toute la journée. Tout le monde (enfin presque) admet l’’abondance du mouton sur le marché. Et à trois jours de la fête, les camions venant de l’’intérieur du pays continuaient de débarquer d’’importantes quantités d’’animaux, notamment au marché à bétail de Niamana, sans doute le plus grand de la capitale. Ici, propriétaires de moutons, intermédiaires, acheteurs, vendeurs d’’aliments-bétail et d’’autres produits connexes, se côtoient dans un tohu-bohu assourdissant pour les non habitués d’’une telle atmosphère. Les marchandages sont longs et serrés. De prime abord donc, les éleveurs et propriétaires des bêtes font de bonnes affaires. Mais les apparences peuvent être trompeuses. Du moins si l’’on en croit certains vendeurs. Boubacar Ali Yattara est de ceux-ci. L’’homme est venu du cercle de Douentza (Région de Mopti). Il affirme avoir débarqué avec 352 têtes de moutons. Il se dit dépassé par le mouvement des animaux vers la capitale. « Le marché croule sous les moutons. J’’ai amené 352 têtes et depuis 10 jours et je n’’ai vendu que 107 bêtes. Je suis sûr d’’au moins une chose : il n’’y aura pas de pénurie de moutons cette année. Je suis même désespéré en constatant que les prix ont commencé à chuter depuis trois jours. Mais avons-nous véritablement le choix ? Il faut vendre les moutons ou retourner avec eux chez nous avec tout ce que cela implique de pertes », confie le berger avec une bonne dose de lucidité. Quid des prix ? Boubacar Ali Yattara pointe du doigt les intermédiaires communément désignés sous le vocable de « coxers ». Comme d’’habitude ceux-ci sont accusés de contribuer à renchérir les prix des animaux. « Les acheteurs doivent apprendre à faire la différence entre les intermédiaires et les vrais commerçants de moutons. Ceux qui se promènent avec les moutons à longueur de journée dans les rues ou ceux qui se précipitent à la rencontre des clients dès leur arrivée au marché ne sont pas les propriétaires des animaux. Ils cherchent toujours à aller bien au-delà des prix que nous proposons pour pouvoir gagner quelque chose. Sinon normalement avec 50.000 Fcfa, on doit pouvoir acquérir un bon mouton de Tabaski », assure le berger. Au « garbal » (marché à bétail) de Faladié, c’’est surtout à partir de 18 heures que l’’affluence est grande. C’est ici que Oumar Sangaré, un vendeur, s’’est installé. Il confie : « Je m’’approvisionne chez des bergers venus de Niéna, Koumatou, Bougouni et Sélingué (Région de Sikasso, NDLR). Ici, les animaux ne sont pas trop chers. Il s’’agit des moutons du sud qui sont de moindre gabarit par rapport à ceux du Sahel. Pour le prestige, les Bamakois sont plus attirés par les béliers grands de taille mais pas forcément bien en chair. Nous, nos moutons sont courts mais ils ont un gros embonpoint. Les bêtes coûtent ici entre 25.000 et 75 000 Fcfa. Et les affaires marchent. Nous avons notre clientèle qui n’’est pas fortunée », assure le commerçant. Qui poursuit : « C’’est normal que les moutons qui viennent de loin soient chers. Il faut louer un camions à 250.000 Fcfa, des fois jusqu’’à 350.000 Fcfa pour transporter ces moutons de Gossi, Douentza, Fatoma ou Koro à Bamako ».

DANS LA HANTISE DES VOLEURS : Dans tous les cas comme les autres années, la question fondamentale est de savoir si les prix sont abordables pour le consommateur moyen. En fait, c’’est selon. Certains pensent que les prix sont moins élevés que l’’année dernière. D’’autres soutiennent le contraire. Mais dans l’’ensemble, beaucoup estiment qu’’il n’y a pas la flambée redoutée. D. T., un chef de famille croisé au marché de moutons de Kalabancoro fait partie du deuxième groupe. Après, un long marchandage, il a payé son bélier à 70 000 Fcfa. Il estime qu’’il y a de bons moutons en quantité suffisante sur le marché mais qu’’ils sont hors de portée des bourses moyennes. « La Tabaski, ce n’est pas seulement le mouton qu’’il faut acheter. Il y aussi les habits. Surtout pour les femmes et les enfants. En tout cas pour moi, les choses sont claires. Ce n’’est pas une obligation de sacrifier un mouton si on en n’’a pas les moyens. Je ne vais jamais m’’endetter pour me procurer un bélier. C’’est même condamné par les principes de notre religion », assure l’’homme qui semble pourtant débarrassé d’une forte pression après avoir eu son bélier. Il faut dire qu’’il est difficile voir impossible d’’expliquer la logique des prix. En effet, le marché des moutons échappe à tout contrôle. Chacun fixe son prix à sa guise et selon le contexte. Globalement, les prix vont de 25.000 Fcfa à 150.000 Fcfa, voire plus. Malheureusement avoir son mouton ne signifie pas forcément que l’’on a la paix. Il y a les autres dépenses liées à la fête (habits, prix des condiments) et aussi les… voleurs. A ce propos, beaucoup de chefs de famille ne dorment que d’’un oeœil dès qu’’ils ramènent leur bête à la maison. Et ils ont raison. Les maraudeurs profitent de la moindre inattention pour s’emparer de bêtes acquises souvent après beaucoup d’’acrobaties. Dans certaines familles, on enferme même le bélier dans la chambre à coucher ou dans le salon au moment de se coucher. Quitte à supporter les bêlements intempestifs de l’’animal, pour ne pas parler de ses déjections. Le Programme d’’appui au développement de l’’élevage dans le Sahel occidental (Padeso) qui organise depuis quelques années des ventes promotionnelles propose une solution à ce problème. La clientèle de ses points de vente est essentiellement constituée de travailleurs des services publics ou des sociétés. Les achats sont donc généralement groupés. Et on peut laisser son mouton au point de vente jusqu’’au jour de la fête. Oumar Diallo, encadreur du programme au stade municipal de l’’Hippodrome, indique ainsi que près d’un millier de moutons ont été achetés et laissés ici par les propriétaires par crainte des voleurs. « Ils donnent quelque chose pour l’’achat de l’’aliment bétail et de l’’eau pour les bêtes. Certains viennent quand même voir leur mouton tous les soirs. Ici, on ferme la porte du stade à 20 heures. La sécurité est donc garantie », assure-t-il. Lui aussi explique les prix jugés parfois élevés, par les intermédiaires qui allongent la chaîne de commercialisation. « Ils peuvent créer une pénurie artificielle à l’approche de la fête. La demande devenant en apparence plus forte que l’’offre, les prix renchérissent. Pour les opérations de vente promotionnelle du Padeso, il n’’y a pas d’’intermédiaire, les clients discutent directement avec les éleveurs. C’’est ce qui fait que nos moutons sont moins chers », assure-t-il. Qui mieux que les acheteurs peut apprécier ?
© 2011 L’Essor

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Foto (c) L’Essor: Le marché aux moutons dans les rues de Bamako – In Bamako werden die Schafe auf der Straße verkauft

Das Schaf für Tabaski: teurer als letztes Jahr oder nicht ?
Bamako (L’Essor) – 4. November 2011
Die Hauptstadt ist gut bestückt. Aber die Wirkung dieses Überflusses auf das Preisniveau wird unterschiedlich eingeschätzt.
Von Doussou Djiré

Das Datum des Tabaskifestes ist in unserem Land auf diesen Sonntag festgesetzt. Wie wir in unserer Zeitung vom 28. Oktober über den Markt in Bamako berichteten, hat der Zermürbungskrieg zwischen Käufern und Verkäufern von Schafen seit Wochen begonnen. Ähnlich wie in anderen Jahren. Heute muss man nicht unbedingt Statistiken haben, um zu sehen, dass die Hauptstadt mit Schafen überflutet ist. Die für Tabaski so unerlässlichen Tiere sind überall sichtbar: auf den Viehmärkten natürlich, auf Straßen, öffentlichen Plätzen und anderen spontanen Verkaufsstellen. Kleine Herden von Tieren, die mit ihren Besitzern oder Zwischenhändlern die Straßen den ganzen Tag durchstreifen. Jeder (oder fast jeder) gibt zu, dass es zu viele Schafe auf dem Markt gibt. Und drei Tage vor dem Fest brachten weitere Lkws aus dem Inneren des Landes eine große Anzahl von Tieren, besonders auf dem Viehmarkt von Niamana, wahrscheinlich der größte in der Hauptstadt. Hier treffen sich Eigentümer, Zwischenhändler, Käufer, Verkäufer von Futter was sonst noch dazu gehört, in einem ohrenbetäubenden Lärm für Leute, die nicht an eine solche Atmosphäre gewöhnt sind. Die Verhandlungen sind lang und intensiv. Auf den ersten Blick machen Züchter und Besitzer der Tiere gute Geschäfte. Doch der Schein kann trügen. Zumindest, wenn man einigen Verkäufern glaubt. Boubacar Ali Yattara ist einer von ihnen. Der Mann kommt aus dem Kreis Douentza (Region Mopti). Er sagt, er sei mit 352 Schafen eingetroffen. Er sei von dem Ansturm der Tiere in Richtung der Hauptstadt überwältigt. „Der Markt ist überschwemmt von Schafen. Ich habe 352 Köpfe mitgebracht und seit 10 Tagen nur 107 Tiere verkauft. Ich bin mir wenigstens einer Sache sicher: Es wird keinen Mangel an Schafe geben in diesem Jahr. Ich bin sogar verzweifelt feststellen zu müssen, dass die Preise seit drei Tagen fallen. Aber haben wir wirklich eine Wahl? Wir müssen die Schafe verkaufen oder mit ihnen zurückkehren mit allem, was das an Verlust bedeutet „, sagt der Schäfer mit einem gesunden Maß an Einsicht. Was über den Preis? Boubacar Ali Yattara verweist auf die Zwischenhändler, gemeinhin bekannt unter dem Begriff „coxers.“ Wie üblich sind werden diese für die Erhöhung der Preise verantwortlich gemacht. „Die Käufer müssen lernen, den Unterschied zwischen Zwischenhändlern und den wirklichen Schafhändlern zu sehen. Diejenigen, die mit den Schafen den ganzen Tag lang in den Straßen herumspazieren oder diejenigen, die sich auf die Kunden stürzen direkt bei deren Ankunft auf dem Markt, sind nicht die Eigentümer der Tiere. Sie versuchen immer, weit über die Preise zu kommen die wir vorschlagen, um noch etwas verdienen zu können. In der Regel müsste man mit 50.000 CFA-Francs (ca. 75 €) einen guten Tabaski-Hammel erwerben können“, sagt der Schäfer. Auf dem „garbal“ (Viehmarkt) von Faladié (Viertel im Süden Bamakos) ist die Kundschaft vor allem ab 18 Uhr zahlreich. Hier hat sich Oumar Sangare, ein Verkäufer, niedergelassen. Er sagt: „Ich kaufe bei den Hirten aus Niena, Koumatou, Bougouni und Sélingué ( Region Sikasso, Ed) ein. Hier werden die Tiere nicht zu teuer. Dies sind die Schafe aus dem Süden, die kleiner als die aus dem Sahel sind. Des Ansehens halber suchen die Bamakoer eher große Widder, aber nicht unbedingt fleischreich. Unsere Schafe sind kleiner aber haben ein gutes Gewicht. Die Tiere hier kosten zwischen 25.000 und 75.000 CFA-Francs. Und das Geschäft ist gut. Wir haben unsere Kundschaft, die nicht reich ist „, sagt der Händler. Und fährt fort: „Es ist normal, dass Schafe aus der Ferne teuer sind. Sie müssen einen Lastwagen für 250.000 CFA-Francs mieten, manchmal für bis zu 350.000 CFA-Francs (ca. 500 €), um die Schafe von Gossi, Douentza, Fatoma oder Koro nach Bamako zu transportieren. „

Angst vor Dieben: Wie in anderen Jahren ist die grundsätzliche Frage, ob die Preise erschwinglich für den durchschnittlichen Verbraucher sind. In der Tat, es hängt davon ab. Einige Leute denken, dass die Preise niedriger als im Vorjahr sind. Andere argumentieren, im Gegenteil. Aber insgesamt sagen viele, dass es nicht zu der befürchteten Hausse kommt. D. T., Oberhaupt einer Familie, der mir auf dem Markt von Kalabancoro über den Weg läuft, gehört zur zweiten Gruppe. Nach langem Feilschenen zahlte er für seinen Widder 70 000 CFA-Francs (ca. 110 €). Er schätzt, dass es gute Schafe in ausreichender Menge auf dem Markt gibt, aber sie sind für Leute mit bescheidenen Einkommen nicht erschwinglich. „Zu Tabaski muss man nicht nur den Hammel kaufen. Dazu kommt die Kleidung. Speziell für Frauen und Kinder. Zumindest für mich sind die Dinge klar. Es ist keine Verpflichtung, ein Schaf zu opfern, wenn man es sich nicht leisten kann. Ich werde nie Schulden machen, um einen Widder zu bekommen. Es ist sogar gegen die Prinzipien unserer Religion“, sagt der Mann, der aber doch erleichtert erscheint, nachdem er seinen Hammel hat…….Leider bedeutet das Schaf noch nicht, dass man Ruhe hat. Da sind die anderen Ausgaben im Zusammenhang mit dem Fest (Kleidung, Einkauf fürs Kochen) … und auch die Diebe. In dieser Hinsicht können viele Haushaltsvorstände nachts nur ein Auge zumachen, wenn sie ihr Tier zu Hause bringen. Und sie haben Recht. Diebe nutzen jede Unaufmerksamkeit, um der Tiere habhaft zu werden, oft erst nach vielen Kletterabenteuern. In einigen Familien sperrt man den Widder sogar im Schlaf- oder Wohnzimmer ein vor dem Schlafengehen. Auch wenn man dann das heftige nächtliche Blöken des Tieres ertragen muss, ganz zu schweigen von den Fäkalien. Das „Programm zur Entwicklung der Tierhaltung im westlichen Sahel“ (Padeso), das in den letzten Jahren Aktionsverkäufe organisiert, bietet eine Lösung für dieses Problem. ….Man kann sein Schaf bis zum Tag des Festes am Verkaufsort lassen. Oumar Diallo, der das Programm am städtischen Stadion Hippodrom betreut, weist darauf hin, dass hier fast tausend Schafe gekauft und von den Besitzern hiergelassen wurden aus Angst vor Dieben. „Sie geben etwas für den Kauf von Tierfutter und Wasser für die Tiere. Einige kommen jeden Abend ihre Schafe besuchen. Hier wird die Tür des Stadions um 20 Uhr geschlossen. Die Sicherheit ist also gewährleistet“, sagt er. … Für Verkäufe im programm Padeso gibt es keine Zwischenhändler, die Kunden sprechen direkt mit den Züchtern. Das macht unsere Schafe billiger „, sagt er. Wer könnte das besser schätzen als der Käufer?

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Ein Gedanke zu “L’’Aïd el Kébir « la Grande fête » et les moutons -Tabaski (III)

  1. Ich möchte mal im Vorhinaus danken für diese nicht zu toppende Berichterstattung in mehreren Teilen zum muslimischen EID AL-ADHA Fest, das lokal Tabaski genannt wird. Merci.

    Warum nur kommt bei mir, ähnlich wie bei unserem Weihnachten, Ostern oder Pfingsten, keine richtige Feierstimmung auf, zu der ich zu anderen Zeitpunkten doch fähig bin?

    Ich hoffe sehr, dass mir dieses Blog dazu wohl nicht eine Antwort liefert, vielleicht aber ein kleines Lichtlein erhellt.

    Über den Prozentsatz der nach der Islamisierung Nordafrikas verhökerten Sklaven gegenüber den von den Christen Europas eroberten Menschen mögen sich bitte die kommenden Historiker streiten.

    Aktuell interessiert mich aber zum Beispiel: Wie verbreitet ist die Polygamie in Mali? Nicht in Bezug auf die Bevölkerung, in Bezug auf die oberen 20%, die sich das leisten können, denn der Islam stellt ja immerhin das als Bedingung.

    Und jetzt weiss ich auch wieder, warum mir bei all diesen religiösen Festlichkeiten so schwummerig wird.

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