CHANCE FÜR DEN FRIEDENSPROZESS IM NORDEN MALIS: TOD DES TOUAREG-REBELLEN-CHEFS IBRAHIM AG BAHANGA – Une chance pour le processus de paix au nord Mali

– deutscher Text siehe unter dem 1.Artikel, insbesondere auch die beiden trackbacks im Kommentarbereich –

1er ARTICLE SUR TROIS: Mort du chef rebelle touareg Ag Bahanga

Foto (c) DWW: Touaregs dans le nord du Mali
Ibrahim Agbahanga, le plus radical des chefs rebelles touaregs au Mali, a péri vendredi dans un accident de la circulation. Quelques heures avant sa mort, il accusait Bamako d’équiper AQMI.

La mort de celui qui était présenté comme un homme ayant toujours voulu évoluer en dehors des accords d’Alger signés en juillet 2006 est diversement interprétée. Surtout que quelques heures avant son décès, Ibrahim Agbahanga a fait des révélations chargeant Bamako. „C’est avec l’autorisation de Bamako que les otages sont enlevés -par AQMI, Al-Qaïda au Maghreb islamique-“ a-t’il déclaré au journal algérien El-Watan.

Ecoutez ici Chahana Takiou, directeur du journal 22 septembre. Il pense que la mort du chef rebelle est une chance pour le processus de paix au nord Mali et réfute les allégations à l’encontre du régime malien. Chahana Takiou répond aux questions de Carim Camara.
=>ou ici:
http://www.blog.de/srv/media/dewplayer.swf?son=http://data7.blog.de/media/815/5831815_1a12e515e7_a.mp3

Edition : Marie-Ange Pioerron

Dieser Beitrag ist eine Einführung zu der nicht-übersetzten Radioreportage von Deutsche Welle-World sowie eines Portraits von Ag Bahanga und eines eindringlichen Kommentars in der malischen Tageszeitung L’indépendant; allerdings finden Sie viele Informationen zum Thema mit Klick auf die beiden „trackbacks“ im Kommentarbereich!

Übersetzung von oben:

Ibrahim Ag Bahanga, radikalster Führer der Tuareg-Rebellen in Mali, kam am Freitag bei einem Verkehrsunfall ums Leben. Stunden vor seinem Tod beschuldigte er Bamako, AQMI (Al-Qaïda im islamischen Maghreb) zu unterstützen.

Sein Tod wird unterschiedlich interpretiert. Er wurde dargestellt als ein Mann, der immer außerhalb des Algier-Abkommens (unterzeichnet im Juli 2006 zwischen der malischen Regierung in Bamako und den Rebellen) agieren wollte. Besonders ein paar Stunden vor seinem Tod hat Ag Bahanga Enthüllungen gemacht, die Bamako beschuldigen. „Die Geiseln sind mit der Genehmigung Bamakos von der AQMI entführt worden,“ hat er der Zeitung El-Watan erklärt.
Chahana Takiou, Direktor der Zeitung 28 Septembre, erklärt in der Radioreportage, der Tod des Rebellenführers sei eine Chance für den Friedensprozess im Norden Malis, und widerlegt die Anschuldigungen gegen die malische Regierung.

2. Bahanga frappé par la main de Dieu « La nuit du destin » ( Leylatulqadr) : Le véhicule du terroriste aurait sauté sur une mine posée par lui-même à Tin Zawatten
BAMAKO (L’indépendant) 29.08.2011
Par Yaya SIDIBE
La nouvelle a été donnée par une source officielle malienne puis confirmée par la presse internationale: Ibrahima Ag Bahanga, le plus radical des bandits armés qui ont endeuillé le Nord-Mali, ces dernières années, a trouvé la mort dans les massifs de l’Adrar des Ifoghas, précisément dans le Tamesna, sa région natale. Des sources indiquent qu’il s’est tué en sautant sur une mine antipersonnel dans la nuit du vendredi 26 août au samedi 27 août correspondant à la „Nuit du Destin“ (Leylatul Qadr). Autant dire que le terroriste a été frappé par la main de Dieu.

Cette nouvelle a été accueillie par le commun des Maliens par un ouf de soulagement tant le sinistre personnage s’était illustré par une série de crimes plus odieux les uns que les autres. Il n’est qu’à se rappeler, à titre d’exemple, les carnages qu’il a commis lors des attaques d’Abéïbara et de Nampala, les enlèvements de civils et de militaires et les mines qu’il a posées à Tinzawaten. Combien de familles a-t-il endeuillées ? Des centaines sans doute.

Des hommes des femmes et même des enfants ont été mutilés à vie par les mines qu’il a eu à poser. Il n’en a jamais eu cure. Au contraire, il narguait littéralement la République. De là à voir une complicité passive des plus hautes autorités, il n’y avait qu’un pas que certains, y compris dans les milieux militaires, ont allègrement franchi en son temps. Des autorités qui, au nom d’une certaine gestion politique du dossier du nord, donnaient carte blanche au bandit ou, tout au moins, lui assurait une certaine impunité. Cela a commencé avec Alpha Oumar Konaré et ATT n’a fait que continuer. Il est arrivé même un moment où, à cause des morts et des blessés de Bahanga, la cote d’ATT était au plus bas dans l’opinion nationale.

Si le très tristement célèbre Ibrahim Ag Bahanga a commencé son action sous le manteau de la rébellion, très vite, il commencera à flirter avec les activistes du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) un groupe qui, après son allégeance à Al Qaïda, prendra la dénomination Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Faisant feu de tout bois, Bahanga intégrera par la suite, sans état d’âme, la nébuleuse du trafic en tous genres : drogue, armes, cigarettes…Devenant ainsi un bandit sans foi ni loi. A cause de sa vénalité et le mercantilisme qui en découle, il finira par être excommunié par ses frères de l’Alliance de 23 Mai 2006. Entretemps ceux-ci rentreront dans les rangs en abandonnant les montagnes de Tinzawaten.

Il a été confirmé qu’Ibrahim Ag Bahanga avait repris les chemins du maquis contre la volonté de sa famille qui ne demandait qu’à vivre en paix. Ses amis des grottes de Tin Zawaten l’avaient surnommé le “ berger “ allusion au fait qu’il possédait des centaines de têtes d’ovins-caprins dans son village de Chibro. C’est cette douce et bucolique vie de riche éleveur qu’il a choisi d’abandonner au profit de celle plus lucrative de trafiquant et preneur d’otages, mais hautement plus dangereuse. La preuve c’est qu’il est parvenu à se faire beaucoup d’ennemis.

Une kyrielle de légendes ont couru sur lui le donnant tantôt mort, tantôt blessé, tantôt réfugié en Libye. La vérité est que le tristement célèbre bandit de grand chemin s’était retiré dans le pays de Kadhafi qu’il connait très bien pour y avoir subi une instruction militaire à l’instar de nombre de ses frères Touareg dans les camps créés pour les besoins de la cause. Le “ Frère Guide “ ne se considère-t-il pas à moitié Touareg à cause de sa mère ?

Ibrahima Ag Bahanga se replie alors vers la Libye. Il revient discrètement au Mali, avant de retourner en Libye en plein conflit. Sur place, comme d’autres chefs de groupes armés, il aurait fait d’importantes provisions en armements et en munitions, avant de regagner son milieu naturel, le désert malien, où il a trouvé la mort.

Dans cette mort, dont les circonstances sont loin d’être élucidées, on serait même tenté de voir la main de Dieu, une espèce de retour de la manivelle. En somme, Bahanga, le bandit à la main tachée de sang, qui paie pour ses nombreux crimes. Et pour l’empêcher, pourquoi pas, d’en commettre de nouveaux. Car avec l’armada qu’il a pu récolter en Libye à la faveur des évènements ayant abouti à la chute du Colonel Kadhafi, il devenait nettement plus dangereux. Qu’il recommence à s’illustrer de façon plus sanguinaire, plus aguerri qu’il est, n’était plus qu’une affaire de semaines, voire de jours. Et les perspectives d’une déstabilisation durable et à grande échelle du septentrion du Mali et, partant, de tout le pays avec, étaient loin d’être une simple vue de l’esprit. D’autant que parmi l’armada venue de la Libye, il se trouve des armes très sophistiquées.

Il faut être réaliste : la mort d’Ibrahima Ag Bahanga ne veut pas, cependant, dire que tout danger est écarté. Les armes continuent de circuler dans le Nord-Mali. La vigilance et la proactivité doivent être de rigueur. Comme nous l’écrivions, il y a quelques mois, la crise libyenne aura inéluctablement des effets collatéraux pour notre pays. Nos autorités compétentes seraient bien inspirées d’anticiper sur les problèmes en renforçant les unités militaires du Nord-Mali. Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ? Des conseils formulés au début de la crise libyenne qui sont aujourd’hui, malheureusement, d’une brûlante actualité.

Foto (c) AFP : Ibrahim Ag Bahanga

3. La mort de Bahanga accueillie avec joie dans les garnisons militaires
BAMAKO (L’Indépendant) 29.082011
Par Mamadou FOFANA
Annoncée très tôt le vendredi dernier, la nouvelle s’est aussitôt répandue dans la ville comme une traînée de poudre. Plusieurs familles de militaires à Kati, à Bamako et ailleurs au Mali, ont appris la mort en martyrs de leurs fils ou filles par le fait de ce bandit qui fut longtemps chouchouté par les autorités. D’après les informations qui nous sont parvenues, dans toutes les garnisons du pays, c’est la joie. Même si, en bons musulmans, les gens se gênent à l’extérioriser. D’Alpha Oumar Konaré à l’actuel président de la République, ce terroriste a fait la pluie et le beau temps. Et tout ce temps, les familles des militaires n’ont cessé d’enterrer leurs morts. Le plus souvent, en catimini, pour éviter que le terroriste ne se fâche contre les autorités.

Conseiller national depuis plusieurs années, Ibrahima Ag Bahanga n’a jamais siégé au sein du Haut Conseil des Collectivités, mais n’a jamais été en manque d’argent également. Chaque fois que son trésor de guerre tarissait quelque peu, il actionnait le téléphone pour sommer Koulouba de l’approvisionner …en liquidité. Et cela depuis son château de Kidal.

Voilà un homme qui a été toujours considéré comme l’ennemi public n°1, mais que le palais de Koulouba n’a jamais voulu éliminer. Maintenant qu’il a sauté sur une mine probablement posée par ses propres mains à la frontière Mali-Algérie, les Maliens peuvent pousser un grand ouf de soulagement. C’est dire qu’un crime ne reste jamais impuni. Il reviendra aux autorités de retenir cette leçon et de ne plus jamais laisser un autre Bahanga se moquer de la nation. Une fin triste devant servir de leçon à tous ceux qui osent prendre des armes contre leur propre peuple.

=> LIRE AUSSI l’article de jeune afrique du mois de janvier: Discret retour au pays pour Ag Bahanga

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2 Gedanken zu “CHANCE FÜR DEN FRIEDENSPROZESS IM NORDEN MALIS: TOD DES TOUAREG-REBELLEN-CHEFS IBRAHIM AG BAHANGA – Une chance pour le processus de paix au nord Mali

  1. GADDAFI IM NORDEN MALIS? TOD VON REBELLENCHEF BAHANGA – Kadhafi au nord du Mali? Mort de Bahanga, chef des rebelles touaregs1.Mali: Libysche Pro-Gaddafi-Militärs infiltrieren den Norden
    Bamako(jeune afrique) 26/08/2011 08h:55
    Von Baba Ahmed
    Eine Kolonne von mindestens zehn bewaffneten Fahrzeugen aus dem südwestlichen Libyen ist nach Mali hereingekommen über die Grenz…

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  2. MALI (Niger): RÜCKKEHR VON pro-GADDAFI- KÄMPFERN DER TOUAREG MACHT SORGEN – Au Mali, le retour d’anciens combattants pro-Khadafi suscite l’inquiétude1. Hunderte von Touareg, Kämpfer für Gaddafi, kehren nach Niger und Mali zurück
    Gao (Mali) (AFP) – 2011.08.29 11.06
    Hunderte von Tuareg aus Mali und Niger, die für Muammar Gaddafi kämpften, jetzt in Libyen von Aufständischen gejagt, haben begonnen in…

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